Mon cocon, c'est une espèce de carapace que je me suis forgée depuis longtemps. Dis comme ça, ça ne veut rien dire du tout. Je suis partie à l'age de 12 ans de la maison, pour aller en pension. Ce fut trés dur. Des cinq qu'à duré mon exil, dans ce collège pénitencier, je passais les 3 premières années à pleurer. Je retrouvais juste un semblant de bonne humeur le samedi midi (tous les 15 jours) au moment où nous descendions nos affaires prêts à attendre le car de ramassage qui allait nous ramener chez nous. Evidemment, dès la fin du dimanche, le cafard me reprenait en refermant mon cartable et ranger mes affaires pour une autre éternité. Qu'ils étaient longs ces jours loin de mon foyer. Combien de fois me suis je ennuyée ! Comme la fois où je suis repartie dans la neige en laissant ma toute nouvelle et toute petite soeur, sachant trés bien que je ne la connaitrais pas assez et ne la verrais pas grandir. En effet, nos 13 années d'écart ne nous assuraient pas de vivre beaucoup de complicité. Il nous fallut grandir et surtout vieillir pour en créer. Ce fut à l'âge adulte que nous nous sommes retrouvées. Pour moi les pensions se sont succédées. Puis ce fut son tour, mais avec plus de légèreté. Je travaillais loin à cette époque, une nouvelle fois déracinée. Il m'a fallu attendre encore pour retrouver un cocon qui à son tour s'est vu déserté. Les enfants ayant quitté le nid, c'est un cocon désuet qui me protège aujourd'hui.
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Et oui, les écarts d’âge entraînent un éloignement entre frères et sœurs, on ne vit pas du tout les mêmes choses au même moment.
RépondreSupprimerLorsque j’ai lu le texte de ma dernière sœur pour notre frère, je me suis rendue compte qu’aucun de ses souvenirs m’étaient connus… Et pourtant j’avais beaucoup moins d’écart que toi.
Moi par contre l’internat a été une libération…
Je t’embrasse ma Delia , bon dimanche.
Je comprends que dans ton cas ce le fut. Je t'embrasse.
SupprimerDeux de nos gars sont allés à l'internat. Simon a trouvé ça extra, Victor terrible...
RépondreSupprimerBien sûr, tout est relatif ! cela dépend des carractères, des conditions, de l'environnement... enfin, tant mieux quand ça se passe bien. Ma soeur cadette n'a pas bien vécu ces années pension non plus, tandis que les plus jeunes ont davantage apprécié. Il faut dire que nous avons connu tout cela avant 1968 (je suis entrée en pension en 1964) heureusement les choses avaient un petit peu évoluées aprés.
RépondreSupprimeron a besoin de se sentir bien dans son cocon même quand on vit seule ;-)
RépondreSupprimerJe dirai même encore plus quand on se sent isolé (on peut ne pas vivre seul et être seul quand même, c'est alors qu'on éprouve sans doute le plus ce besoin de se replier dans un cocon bien douillet) au moins moralement. Je ne sais pas, je me l'imagine en tout cas.
RépondreSupprimerD'accord avec ton commentaire chez moi, les cocons ne sont pas forcément étanches...
RépondreSupprimerPas toujours, non.
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