Les soeurs Cancanne

Trois canes en pleine campagne se disputaient un minuscule ver de terre. Je suis bien déçue dit la première, celui ci n'est pas trés gros et ne ressemble en rien à celui de la fois dernière.
La seconde au contraire le trouvait tout à son goût et paraissait s'en satisfaire.
Et moi, dit la dernière, je trouve au contraire qu'il se renforce en bonne chaire !
De toutes façons dit la première, ce n'est pas si grave, je trouve qu'un petit ver + un autre petit ver ce n'est pas un véritable revers  et puis, nous ne somme pas ici pour nous nourrir uniquement de vers de terre. 
Et bien moi, dit la seconde, je me félicite de cette prise, je suis ici sur mon terreau et je flaire les bonnes affaires, trés satisfaite d'avoir raflé la mise, se rengorgeant de toutes ses plumes, prête qu'elle était a s'en rouler par terre.
Allons ensemble prés du roi qui jugera qui de nous trois devra gober ce menu morceau de vermisseau, dit la dernière, car il ne sera pas dit que je renonce à ma part, même un peu amère.
Arrivées chez Jupiter, nos trois cancanes   exposèrent leur requête en vers.
Celles là, dit la première, parlant des 2 autres commères, essaient de me la faire à l'envers. C'est d'abord moi qui ai trouvé ce tout petit ver.
Mais pas du tout, dit la seconde, c'est moi qui l'ai trouvé en grattant dans la terre !
Et bien moi dit la dernière, je l'avais vu d'abord, et me précipitant, j'ai mordu la poussière.
Le roi stupéfait de voir à qui il avait à faire, les trouvant bien naïves leur confisqua  l'affaire sans plus de manière, et pour arroser l'aubaine, s'offrit un petit verre.

j'ai trié les lettres de mon père.

Non ce n'est  pas la pleine lune qui agit sur mon mental, puisque ce n'est pas la pleine lune !
Alors pourquoi cette angoisse qui me tenaille aux tripes sans  me lâcher plus depuis quelques jours ?
 Ah je sais ! nous somme déjà au milieu de l'année et je ne vois pas le temps qui passe.
Non ! ce n'est pas le temps qui passe, c'est moi qui vieilli. Trop. Par rapport à ce que je suis capable d'encaisser. Le poids des ans ne se mesure pas seulement avec une date de départ, qui chaque jour vous rapproche de celle de l'arrivée. Il ne se mesure pas seulement avec le poids du corps toujours plus lourd à porter. Il se mesure aussi avec la distance qui s'installe avec ceux que l'on a un jour portés. Ils s'éloignent tout doucement au début. puis vous font faux bond à la première occasion. Si bien qu'au bout de la route,quand vous vous retournez soudain, derrière vous, il n'y a plus rien. Rien que le vide et le poids des ans. Le vide dans lequel vous vous débattez et où vous planez sans bien savoir ce qu'est ce vide que vous avez tant redouté. Le silence et l'absence qui vous laisse seul, posé là, comme un objet que l'on a oublié. Que l'on a choisi d'oublié. Parce qu'on avait mieux à faire. Parce qu'on pensait qu'un jour il nous encombrerait et aussi parce qu'on est jeune, nous, et qu'on n'a pas besoin d'un objet démodé, usé, et dont on n'a plus l'utilité.
Hier, j'ai trié les lettres de mon père, je les ai classées. Je ne crois pas l'avoir un jour négligé. Pourtant je sais que je lui ai, moi aussi, cruellement manqué.

En ligue, en bande, en procession.





Bien désolée d'avoir voulu faire de la place sur ce blog pour mettre de nouvelles photos, voilà que j'ai scratché toutes celles mise ici depuis prés de 3 ans. Impossible de remonter le temps. Avec toutes mes excuses.
Donc puisque le territoire des régions s'est considérablement agrandi, je me suis déplacée le coeur en fête sur la côte Limousine (qui n'a rien à voir avec celle à laquelle vous pensez tous à cette heure de la journée).
Le Limousin, ses plages, ses montagnes ! quelles merveilles ! De l'église et du cimetière d'Arcangue où repose Luis Mariano,



 Nous avons posé nos valises tout près du cimetière d'Ascain où repose Chaban.


 Là nous avons fait notre cure de soleil et d'arumathérapie
avant de gagner les sommets tout proches.
Par le petit train pour les uns par les cailloux de la montagne pour les autres


 Nous avons retrouvé peut être Laïka, arrivée bien avant nous
Laïka ?




Au galop des Pottocks,  en ligue, en bande, en procession,  nous avons marché sur la Rhune !
Mais le brouillard fit son apparition fulgurante, nous bouchant toute possibilité d'évasion.


Sur un air de fandango, nous avons regagné la vallée.
Le soir la montagne nous révélait ses secrets pour un lendemain plein de promesses.
Et la belle rando en douches collectives s'est bientôt transformée.

Même eux n'en pouvaient plus !

Mais après une accalmie, nous avons apprécié un peu de ce chateau avant de regagné le port.


 en espérant échapper au procés que pourrait nous intenter Louis XIV, pour utilisation abusive de son droit à l'image et salué la mémoire du peuple résistant engagé contre l'ennemi et sacralisé sur le port de St Jean de Luz par une plaque en l'honneur du réseau Orion



On ne badine pas avec l'honneur.

Louis est consigné dans sa chambre. Il est puni. C'est pour cela qu'il tire une tronche de six pieds de long. Son carnet de note autant que celui de liaison ne sont que plaintes et gémissements de la part de ses professeurs et de ses encadrants. Louis le premier de cordée, qui se croit toujours tout permis, vient enfin de voir mis fin à sa suprématie.   Son règne de petite frappe des beaux quartiers n'avait que trop duré. Il a fallu cette algarade avec ses camarades au sujet de Suzon, la prof d’esthétique, dont il se vantait d'avoir les faveurs. Or comme chacun le sait, Suzon préfère Hanna, la douce et timide, élève modèle de la classe de 4ème C. C'est Emile le frère d'Hanna qui a vendu la mèche, déclenchant une bagarre générale, en osant traiter Louis de menteur et de fanfaron. Naturellement ce dernier ne l'entendant pas de la même oreille, déclencha le plan "baston" en rameutant son clan. Identifié comme  chef de troupe,  Louis risque l'exclusion. Que vont dire ses parents quand ils auront vent de l'affaire ? C'est un peu ce qui l'inquiète. C'est bientôt son anniversaire et il risque de ne pas avoir la jolie porshe 911 qu'il convoitait pour ses 18 ans.  C'est qu'on ne badine pas avec l'honneur dans cette famille de banquiers  honorable et bien connue dans la région !

Géométrie variable


La poésie du losange
Sur ce modèle, créez un poème en losange
en vous inspirant du tableau proposé.
 ( mais jusqu'à dix pieds pour la ligne du milieu,
 car nous ne sommes plus au cours élémentaire !)
Un
chat noir
fatigué
se reposait
sur un doux coussin
quand la souris
chatouilla
son nez
fin.
(Pauline, CE1)



Petit
Chaperon Rouge
dans la verte clairière
cherchait des champignons
Elle en trouva des bruns des rouges
des jaunes des bistres  et des marrons
Sous les chênes, où rien ne bouge
pas même un papillon
Elle avançait si fière
vers l'horizon
bleui

Un livre, une histoire.

Un livre, à quoi ça tient des fois ! A peu de choses, trés peu de choses. Et là je vais vous raconter l'histoire d'un livre en particulier. Pas d'un que j'ai écrit, non. Mais d'un que j'ai lu. Cette idée bizarre de vous en parler m'est venue tout soudain, hier, en lisant un message posté par quelqu'un que je ne connais pas à propos d'une de mes photos.
Figurez vous que cette fois là, j'avais besoin de lecture, de beaucoup de lecture. Hospitalisée pour une intervention chirurgicale, je savais que le temps serait long, que les programmes télé seraient nuls et que je ne pourrai pas bouger, ni tricoter, ni écrire, ou si peu. Donc lire me semblait une saine occupation. Aprés avoir consulté ma bibliothèque, j'embarquais avec moi tous les Signol que je pouvais. Mais je pensais être suffisamment gourmande pour n'en avoir que trop peu. J'en choisis donc d'autres à la boutique culture de mon supermarché.
Celui dont je vais vous parler m'accrocha par sa quatrième de couverture. C'était l'histoire d'un enfant parisien qui venait passer des vacances dans un coin de campagne au début des années cinquante.
Tiens me dis-je, cela peut être intéressant de découvrir la campagne dans le regard de cet enfant. Et je ne fus pas déçue ! Oh ça non !
 J'ai d'abord retrouvé l'enfant dans les rues du dix huitième, où il écumait les quartiers des Batignoles à Marx Dormoy, de Clignancourt à Barbès, passant la rue Letort, la rue Championnet, la rue Danrémont .... tiens tiens, me dis je... voilà un quartier que je connais ! Bien même ! Oh la la !
Lorsque le gamin prit le métro, sa valise à la main, je le suivis pas à pas le long des stations que j'empruntais jadis. Tiens, me redis je, il doit se rendre gare de Lyon, peu probable ! Effectivement, je montais dans le train avec lui et retrouvais cette odeur si désagréable des trains d'autrefois. Les gares de banlieue défilaient sous nos yeux : Alfortville, Melun. Jusqu'à Nevers, tiens me redis je encore, il se dirige vers le sud, cet enfant. Je pensais le suivre  encore un peu Puis vint Moulins, St Germain des Fossés, où je pensais le voir prendre une bifurcation pour une contrée inconnue, lointaine, voisine peut être...  mais il resta dans le train, la tête perdue dans ses rêveries et bien calée contre sa valise en carton. Intriguée, je le suivis plus loin, vinrent Riom, Clermont Ferrand,
tiens il doit se rendre... je ne sais où !....  et ben pas du tout ! réveillé en sursaut, il quitta le wagon et changea de quai.  Quai numéro 2, il m'en souvient. Mais c'est là que je changeais pour attendre la micheline d'Issoire ! sans doute continu t il sur Nimes.... ou Langeac, saint Georges d'Aurac, ou Saint Chély.  En effet, quelques instants plus tard, il monta dans le train partant sur Cournon Sarliève, Le Cendre Orcet, Vic le Comte Longues, Parrent Coudes Champeix.... les gares défilaient, puis Issoire.... tiens !
et voilà qu'il sortit de la gare et attendit son car. Car des cars il y en avait à l'époque et plusieurs !  dans  toutes les directions... Saint Rémi de Chargnat, Besse, Saint Germain Lembron, Solignat, Parentignat, Orbeil......Le vernet La varenne... Sauxillanges. Mais ? C'est celui qu'il prend ! mince ! le même que moi ! Ah ben c'est pas banal, ça ! et les villages défilaient : Parentignat, Varenne / Usson.... Commandaire, Javode, Janley,  Bou Diou ! que d'émotions ! puis Sauxillanges.
Mais à la sortie de Saux,
 voilà que le car  biffurqua, au lieu de monter sur Condat les Montboissiers, il longea le ruisseau de la Coirie  et se dirigea sur.... Montméane, euh, Chaméane, sans doute ! au lieu dit La Vachère, il se retrouva bloqué dans le car par un troupeau de vaches tachetées de rouge marquées de blanc. Cahin caha, derrière les vaches, il continua sa route, tandis que des enfants descendaient ici ou là. Puis il arriva enfin  : Saint Genis La Tour et je reconnus Saint Genet la Tourette... où  la Jeanne  qui avait déjà eu le temps de charger sa tourte de pain dans le tombereau conduit par la Marquise et la Mignone, l'attendait.
Elle le conduisit aux Bastides, et je traduisis les Batisses, Hautes ou Basses ?  Car il existe les deux, mais peu importe je le saurais un jour...
Il s'installa donc dans le tombereau et arrivé dans la chambre-réduit il déposa sa valise en attendant d'aller garder les vaches du côté de Sartarelle, que nous connaissons, nous ici,  plus sous le nom de Sautarelle... ,avec son chien, non loin de la pâture de la Marinette ( qui  peut être était la Renée ou une autre que je connais... allez savoir !) Marinette lui apprit deux ou trois rudiments de patois pour parler au chien, aux vaches, pendant que la Jeanne s'occupait de son pauvre Charles en attendant la visite du docteur Guerniller (celui là même, qui peut être s'en revenait d'un autre village non loin de là où une patiente venait d'accoucher de son premier enfant. C'était une petite fille, et cette fille, et bien c'était... moi !
Chaque talus, je l'ai reconnu, chaque mot de patois je l'ai employé, les prés et les chemins, je vois trés bien... Quelle impression étrange, quand on est loin de chez soi et malade, de retrouver des lieux autant familiers ! Mais quel plaisir et quel réconfort...
"le vent du Peyradoux" par James Gressier. Un véritable bonheur, plaisir intense et exceptionnellement étrange ! Je voulais vous en parler, car mon impression reste intacte et le plaisir d'en parler tout pareil.
Voilà l'histoire d'un livre qui m'est tombé entre les main, un peu par hasard. Et vous ? Cela a bien du vous arriver tout pareillement ? 

Odes et balades du temps qui passe...

Une semaine supplémentaire s'achève. C'est fou ce que le temps passe trop vite ! Elle ne fut pas terrible côté météo. Froide, pluvieuse, ennuyeuse. Mes jolies pivoines n'ont pas résisté.

 D'autres commencent à peine à s'ouvrir. Les roses restent en bouton. Les iris s'étiolent et les coquelicots ? Rougissent tant ils sont timides. Les fraises n'en rougissent pas pour autant et les pommes de terre ont eu froid. Peu de balades en conséquences, guère de photos à vous montrer. Calme plat sur toute la ligne, il ne se passe pas grand chose par ici.
Lundi et mardi une timide sortie à la découverte d'endroits se voulant spectaculaires mais on ne peut plus quelconques, nous ont conduits à travers landes et bocages.
Le bocage d'abord où chêne, boeuf et chat énormes ont ponctué le trajet

La lande ensuite, ciel menaçant, quelques gouttes de pluies et quelques insolites nous ont accompagné.


 Il existe près de chez nous, de nombreuses landes de serpentines. Une roche friable extraites pour récupérer l'amiante qu'elle contient. La lande recouverte d'ajonc tient lieu de pâture à moutons. On ne sait pas si la voiture présente sur cette lande appartenait aux maquisards canardés par l'ennemi ou à quelque paysan venu faire paître ses moutons. Criblée de balles, elle laisse toutefois supposer qu'elle aurait pu appartenir aux Résistants. Mais le doute subsiste, les gens sont parfois peu regardants !
Mercredi, sortie ratée. Juste quelques clichés, la batterie de mon appareil photo tombant en panne au mauvais moment.
Jeudi nouvelle marche dans les rues cette fois. Cortège coloré, banderoles et calicots demandant justice sociale à des autistes têtus et revanchards.
Petit moment passé avec ma Ponette enchantée.
Hier méga angoisse, je n'ai pas pu joindre son frère dont les téléphones, portable et maison sont restés muets toute la journée. Proposition d'un séjour sur la côte Limousine avec des amis pour quelques jours ? Ai je raison ? Ou bien tort ? Je ne sais pas encore si on partira. Cela dépend si j'ai des nouvelles ou pas, si elles sont bonnes ou pas car si elles sont inquiétantes, je changerai de direction naturellement, bien que j'ai en prévision d'y aller faire un tour d'ici la fin du mois, j'avancerai mon escapade jusqu'en pays Auvergnat...

vers là...


 ou là bas...

Confidences

Je vous invite en poésie, grâce à Pierre et Guillaume.

1) Commencez votre texte par les vers suivants :
"Les lampes s'éteignaient derrière les rideaux
Il ne faut pas aller trop vite
Crainte de tout casser en faisant trop de bruit."
C'est Pierre qui le dit, Sur la pointe des pieds, aux Sources du vent...

2) Terminez par ce vers de Guillaume :
"Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire"
Expérience menée lors d'une Nuit rhénane noyée dans les Alcools...

Entre les deux... casez ce que la nuit vous confie. En vers ou en prose, vous verrez bien !


Les lampes s'éteignaient derrière les rideaux
                     Il ne faut pas aller trop vite
        crainte de tout casser en faisant trop de bruit.

Laissez, mon ami, le temps fragile,
lui dit elle en écho,
si vous voulez de son arbre en cueillir les fruits.
 Quand les lampes s'éteignent derrière les rideaux
il n'est pas toujours temps de partir à l'assaut
Je connais des combats qui ne se mènent pas 
et pourtant victorieux sans aucun éclat. 

On pourrait dire, ma belle, que l’absinthe vous dicte les mots
Pendant qu'à vos pieds je me morfonds hagard
en penchant  mon regard 
jusque dans l'échancrure de votre robe indigo
Si l'éclat de vos yeux 
ne me laissait pas croire 
qu'à vaincre sans boire
ne fait pas trés sérieux.

Oubliez, monsieur, cet éclat de mes yeux 
et gardez  pour une autre vos discours miséreux.
Si à vaincre sans péril, vous triomphez sans gloire
retournez  au comptoir 
et posez sur le zingue votre élan amoureux.

Ma belle, je vous ai entendu
pour cet amour  perdu 
j'ai voulu me détruire 
et c'est au point du jour avec un beaujolais nouveau,
 que dans la lumière qui naissait à travers les rideaux,
je suis tombé dans un profond délire
et mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.



Un temps de chiens pourris.

Quel temps de chien pourri ! Le temps, pas le chien. Bien que si on y regarde d'assez prés, au bout d'un temps, les chiens, ça pourri aussi. L'occasion d'étrenner mon joli pull bien chaud que je viens de terminer.
J'aurai bien pris la poudre d'escampette pour aller me balader, mais pluie, froid, vent glacial, dire qu'en février on avait si chaud !
L'autre jour j'ai quand même risqué une promenade, en auto, car impossible de trouver le départ de cette balade dite des bergère. En fait de bergère, j'ai aperçu 4 vaches, les ai prises en photo et suis partie avec mon bâton de pèlerin  et ma pèlerine,  au milieu des bois, je suis arrivée à une fourche de deux chemins tous deux barrés d'une croix jaune. Comme il n'y avait pas de troisième voie, j'en ai pris un, au hasard, un peu comme quand on vote au deuxième tour, vous voyez ?  Mais là, je  me suis retrouvée à mon point de départ sans conséquences fâcheuses. C'est toujours ça ! Heureusement.  Au retour, j'ai acheté 4 paires de nouvelles chaussettes, deux pyjamas, un long et un court pour le Patou. J'ai rangé tout ça dans son armoire en rentrant et  mise en train de retoucher mes photos, qui ne ressemblaient à rien.


et pour finir, retour au jardin pour profiter de l'éclat de ces merveilles :



Résistance.

Beaucoup de monde hier dans les rues pour fêter non pas le commerce du muguet mais bien le travail dévalorisé, massacré, méprisé. Beaucoup de monde pour exiger des vrais moyens pour vivre, pour travailler pour que le monde aille bien. Nous avons marché ensemble, les rouges, les jaunes, les demi teints et les fonds de teint. C'était une belle manif par une belle journée.
Rentré tard à la maison, nous avons improvisé un repas léger et sommes partis en balade. Beaucoup de monde aux bords des routes boisées. Les chercheurs cueilleurs étaient à l'ouvrage. Nous n'avons pas trouvé le départ de la balade que nous voulions mais nous sommes arrêté ça ou là pour admirer quelques oeuvres  sacrées des hommes et la beauté d'un paysage printanier. Je me prends à pardonner à cette région son inhospitalité et moi qui n'aimais pas tout le mal qu'on m'avait fait, je commence à trouver du charme à ces vieilles pierres, ces arbres centenaires et ces gens rudes de la terre qui n'est pas la mienne mais que je vais finir par adopter.


Mes pivoines sont toujours aussi belles. Il a plu cette nuit. Ce matin les a trouvé toutes recroquevillées pour se protéger. Elles sont comme nous, elles se replient pour échapper à la méchanceté. Celle du ciel ou de la terre, peu importe. Le tout est de résister et de savoir s'armer pour avancer.

Le temps du muguet.

Il est revenu le temps du muguet
et des rengaines du premier mai.
Les casseurs sont à pied d'oeuvre


 La foule bat le pavé.



 Même elle veut descendre dans la rue

Elle sait bien qu'un monde meilleur est nécessaire !

Question d'hygiène.

Mr Caillebotte n’a pas peint que le pont de l’Europe, la gare Saint Lazare, des « racleurs de parquet » ou les trottoirs parisiens. Non, ...