Demain

On le fera demain ! ben oui, puisqu'on ne l'a pas encore fait  hier et qu'on ne le fera pas non plus aujourd'hui !
Quoi ?  Me direz vous, qu' as tu de si précieux à faire, qui ne puisse attendre ?
Ben ? tout voyons ! tout !
Comme par exemple :
- la peinture des volets qui se dégrade d'année en année. Bon d'accord, au bout du bout on fini par gagner quand même du temps si au bout de 20 ans on ne l'a fait qu'une fois alors qu'il en aurait fallu
4 !
- la toiture de l’appentis aux outils qui prend l'eau depuis qu'il est appentis (ou presque) recouvert de vieilles tuiles qui pouvaient encore servir mais pas tant que ça puisque c'est pour cela qu'on les avait enlevées de sur la maison.
- la peinture de la salle à manger qu'on devait refaire depuis déjà l'année d'avant de l'année d'avant l'année dernière et dont le papier se décolle et se déchire (merci Flocon). Oh, c'est sur que d'un coup sur l'autre, il finira bien par l'avoir le papier, le Flocon ! Et je le vois déjà avec ses petites pattes essayer de peindre les murs d'un côté et avec sa queue ceux des murs d'en face (la pièce n'est pas si large non plus!). Surtout qu'il n'y a pas si longtemps que le matériel attend patiemment dans le garage, non plus puisqu'on l'avait acheté il y a.... bouf ! ben l'année de l'année d'avant celle .... Oh c'est sûr qu'on l'a payé moins cher du coup, mais de telles dépenses pour n'en rien faire, quand
même !
- Je ne vous parle même pas de l'isolation des combles dont le matériel est posé, toujours en rouleau par terre dans le grenier depuis le début du siècle ! (et ce siècle à déjà 18 ans !) oh bien sûr, vous allez me dire, à l'échelle de l'histoire, c'est pas grand chose ! c'est sûr !
- Ni de la salle de bain dont nous devons changer la baignoire pour une douche plus pratique, car si à l'échelle de l'histoire... à celle d'une vie, c'est assez court une vie, et en vieillissant, vous avez remarqué, non ?
Vu qu'en attendant, il y a des volets à changer chez belle maman puisqu'elle a déjà investi une petite fortune pour l'occasion et qu'elle aimerait bien pouvoir enfin.... Mais ce travail ne peut se faire qu'à la fraiche car s'il ne pleut pas, il fait bien trop chaud la journée. En attendant, le temps passe, rien ne bouge, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ou qu'il fasse beau temps, moi c'est le mien temps que je perds à attendre et à ne pas faire ce que je veux.
Mais demain... peut être ! 

Au clair de la lune

Tout le monde connait, ça, au clair de la lune. Et bien voici une version remastérisée et illustrée par Flocon, le roi de la  fadaise.
Au clair de la lune

Mon ami heureux
Prête moi ta plume 
Pour faire de beaux jeux



La gamelle est pleine
De mets délicieux
Pour toute la semaine 
Ils sont trés copieux.
Au retour des garennes
Comme des chats loqueteux
On revient sans problème
Dans nos coins duveteux
On miaule à la porte
Comme des miséreux
Faisant de la sorte
Qu' on se précipite
Jusqu'à la marmite
Pour manger un peu. 
On va dans la cuisine
Où mijote sur le feu 
Quelques langoustines
Qui font des envieux.
Quand la panse est pleine
on s'en va tout heureux
Se léchant les babines 
S'étirant langoureux
Pour une sieste sereine
Dans un  lit à deux.


Pour le plaisir



En hommage à ces merveilleux artistes qu'étaient Maurice Fanon et Pia Colombo.
Interprétée par Jean marie Vivier

Et par Francesca Solleville cette belle ode à Pia écrite par Maurice et dont voici les paroles.
 Sur le piano qui pianote pour Pia
Les notes de la ultima canzone
Est-ce une goutte de pluie qui s’écrase
Ou est-ce una notturna lacrima ?
Sur le trottoir qui s'arrête pour Pia
Un couple marche qui ne comprend pas
Que c’est bien plus qu’un morceau d’Italie qui s’en va
Arrivederci Pia !

La la la...

Une colombe s’envole pour Pia
Dans le ciel de Paris, la paloma
Emporte dans le soleil una prima donna
Più bella che una stella
Est-ce la vie qui s'achève pour Pia
Ou commence una eterna vita ?
Un homme pleure à Paris, une femme à Bastia
Arrivederci Pia !

Un oiseau vient de Milan
Et je n’étais qu’un enfant
Un oiseau passe en chantant
La colombe avait vingt ans

Pianiste, joue pianissimo pour Pia
Les notes de la ultima canzone
Qu'on entende encore une fois
La voix de Maria Amelia Pia
Et toi, le rideau, tremble encore pour Pia
Comme tu tremblais la dernière fois
Lorsque tu t’étais ouvert pour elle, à l’Olympia
Arrivederci Pia !

Un oiseau passe en chantant
Et je n’étais qu’un enfant
Un oiseau sur un volcan
Et voilà que j’ai cent ans

Sur le piano qui pianote pour Pia
Les notes de la ultima canzone
Est-ce une goutte de pluie qui s’écrase
Ou est-ce una notturna lacrima ?
Dans le théâtre qui s’ouvre pour Pia
Un couple écoute qui ne comprend pas
Que c'est bien plus qu'un morceau de ma vie qui s’en va
Arrivederci Pia !

La la la...

C’était à Paris, en avril, je crois
Ciao, ciao bella !

J'en ai vu que du bleu !

Tout avait bien commencé en ce jour ensoleillé, 3ème de l'été. La veille sur l'escabeau perchée, j'avais cueilli mes cerises, prêtes à embarquer sous un beau torchon bien propre et dans une jolie cagette bleue.

Mais voilà rien ne se passe vraiment tout à fait comme prévu et là on en voit que du bleu.
Au moment de partir, un coup de fil un peu délicat et j'en oublie l'essentiel. La Ponette, fraichement rentrée embarque son petit rat missou, le Patou cherche partout son GPS, vous savez sans doute ce que c'est un homme qui cherche partout ses affaires : c'est forcément vous qui ne les avez pas rangées au bon endroit !  et moi dans l'affolement je cherche l'itinéraire et surtout l'adresse pour s'y rendre ! Arrivé à mi chemin, c'est à dire plus d'une heure après, je réalise que ... une fois de plus j'ai oublié quelque chose.Et voilà, du coup, les cerises sont restées tranquillement à nous attendre à la maison sous leur beau torchon tout propre, dans leur belle cagette bleue.
Mais arrivés à destination petite Maëly nous attendait, toute belle dans son beau plaid bleu gris.
Et moi toute contente j'ai attendu la fin du repas pour une petite balade en compagnie de son papa pendant qu'elle dormait tranquillement et que sa maman se reposait.
Évidemment on ne va pas dans le Cantal sans faire de jolies photos !



Comme la Ponette était un petit peu pressée de renter, vu qu'elle avait une soirée d'anniversaire à honorer, je n'ai non plus pas pris le temps d'aller chercher la fourme !  Non la nulle c'est moi ! (et pas qu' à cause des cerises)

La fugue en vrai.




 - Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Que peut-elle bien faire encore au-dehors, dans ce noir ?" Emprunt à Jean et sa divine Ondine.
- Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Elle farda ses joues et ses lèvres, avec minutie; puis, ayant gagné la rue, marcha au hasard." Emprunt à François et sa Thérèse D.
- Entre les deux, casez ce que vous voulez !





- "Que peut elle bien faire, encore au dehors, dans ce noir ? Je me le demande bien ! Voilà plus de 6 heures qu'elle est partie de la maison et elle n'est toujours pas rentrée. ce n'est pourtant pas son habitude ! et je ne l'ai pas élevée comme ça, moi, bon sang !
Il lui est arrivé quelque chose, ma parole. Ce n'est pas possible ! Mais qu'ai je fait au Bon Dieu pour mériter un tel châtiment ?   D' autres je dis pas, des dévergondées, mais elle ? hein, elle, qui ne s'en va jamais sans moi, tout de même ! Il faut qu'il lui soit arrivé malheur ! Oh mon Dieu,  je ne me le pardonnerais jamais s'il lui est arrivé quelque chose. Je vais mettre ma pèlerine et partir à sa recherche. Pourvu que je la trouve.
Pépette ? Pépette, où es tu ? Fais toi entendre, miaule,  je sais pas moi, fait quelque chose nom d'un chien !
Elle n'est pas ici, elle n'est pas là, pas de derrière la haie, ni dans l'allée sombre du jardin, faut que j'aille voir plus loin moi !
Mais où encore est elle aller courir, celle là ? Elle me fait bien du souci, quand même !
La pauvre germaine cherchait ainsi son chat. Ne l'ayant pas trouvé aux abords de sa maison, elle remonta à l'étage et se prépara  un repas de fortune et se mis entrain. Elle farda ses joues et ses lèvres avec minutie ; puis ayant gagné la rue, marcha au hasard. 

la Chouette



  Elle est chouette la chouette
Dans son bel habit gris
Sur son perchoir elle guette
Et s'effraie au moindre bruit.
Elle est chouette la chouette
Quand vient le soir, elle s'apprette
A sortir pour la nuit.
Elle chasse dans le noir,
Et revient l'air hagard, 
Dire bonsoir à ses petits.
Ils sont chouettes ses petits
Tout tremblants au bord du nid.
Ensemble ils attendent leur mère
Ils ne sont pas bavards
Et n'écoutent pas les chimères
Qui se racontent dans les bars
Dans les bars au bord de nuit
Elle est chouette la chouette
Toute grise dans la nuit. 
Dans ses yeux se reflètent
Les lueurs d'autres planètes
Qui s'allument sur la toile
Quand brillent au ciel les étoiles
Et que la  ronde lune est là qui luit.
Elle est chouette la chouette
Qui chasse la nuit pour ses petits.


Le monde incertain des rêves.

Ambre me donne l'occasion, avec son billet d'aujourd'hui,  de me pencher sur la question du rêve et du souvenir. Comme quoi, les blogs des copines servent aussi à alimenter nos propres espaces; merci donc à elle.

Comme vous tous, je rêve. parfois debout. Souvent éveillée, en faisant autre chose ou en ne faisant rien. Je rêve de manière consciente  et à ce que je veux. Mais plusieurs fois par nuit et sans vraiment le savoir, c'est là que les choses m'intriguent. Le plus souvent, je ne me souviens pas de mes rêves. Parfois ils sont cauchemars et me réveillent en sursaut. Je suis alors contente d'être dans la réalité. parfois je mets longtemps à reprendre mes esprits. Le malaise est si grand que j'appréhende le jour qui suit. D'autres fois, ils sont apaisants et me bercent. Quand je m'éveille  j'éprouve un tel bien être qu'il dure une grande partie de la journée. J'essaie de prolonger le rêve, de le retenir mais plus je veux l'apprivoiser, plus il se défile et s'efface. J'ai la même sensation avec certains de mes souvenirs. plus je cherche la précision, plus ils deviennent flous et s'installe le doute  ou l'obscurité.
Je rêve souvent de personnes chères, disparues aujourd'hui. Dans ces cas là, je n'éprouve pas de malaise. Certaines présences me rassurent. Je fais souvent des rêves qui se rapportent à des lieux précis. Je vois ces lieux transformés ou intacts, souvent le danger rôde. Par exemple, la maison est inondée bien prend feu. Il s'y déroule des drames, les scènes qui s'y jouent sont inconfortables et inquiétantes. Mes parents sont souvent au centre de ces tragédies. Par contre si je rêve de la personne avec qui j'aurais voulu vivre ma vie, je me retrouve toujours au sein de scènes où bienveillance et sécurité règnent en parfaite harmonie.
Curieux que le monde du rêve.
Je pense cependant qu'ils sont structurants et nous aident à vivre des épreuves douloureuses ou difficiles, même s'ils nous inquiètent et sont sens de mauvais présage.
Je fais beaucoup de rêves prémonitoire, dont je fais le rapprochement avec des évènements qui les suivent. Il en est desquels je me méfie. J'aimerai percé ce mystère qu'ils constituent.
Et vous, qu'en pensez vous ?

Lettre à Elise



On a tous envie de découvrir qui écrit à Elise !





Elise, mon adorée,

Me voilà enfin prêt à venir te chercher. Bientôt je te serrerai dans mes bras et ce n'est pas cette fichue guerre qui m'en dissuadera. Le chemin me semblera bien long depuis mon exil, encore tant d'obstacles nous séparent. La distance n'est pas le moindre. Mère me dis de faire attention à moi, je sais qu'elle a raison, car le chemin est pavé d'embuches, mais, tu le sais rien ne peut nous séparer. Je t'aime tant, et tu me manques tellement.
Quand nous nous reverrons, tu me trouveras bien changé. Une longue barbe recouvre mon visage et mes yeux n'ont plus l'éclat que tu aimais. Ils ont tant pleuré. De longs sillons creusent mon visage et mon dos courbé semble porter le poids des ans. Mais mon coeur est intact. Intacte ma foi en toi mon aimée, intacte, chère Elise, l'ardeur qui me conduit à toi. Toi que je vois dans le clair matin de ma nuit, courant dans la rosée. Toi qui durant toutes ces longues années m'a guidé vers la lumière et grâce à qui toutes ces routes d'exil m'ont semblées moins longues. J'ai hâte de te revoir ô éclat de ma vie. Ensemble nous partirons vers ces lieux enchantés que pour moi tu évoquais jadis quand à ton bras je me suspendais. Dans la chaleur de notre été nous irons dans la clairière nous inonder de fraicheur, nous récolterons tel des rayons de miel sur tes lèvres parfumées, les premières baies d'airelles voluptueusement gonflées par la rosée. Je déposerais délicatement au creux de la soie de ton cou, un collier de dentelle de fougères minutieusement sculptées et nous baignerons dans l'eau du ruisselet nos corps épuisés de s'être tant aimé.
Tu le sais, malgré les épreuves traversées, nous pouvons tout recommencer. Un long chemin ensemble se découpe à l'horizon et il me tarde tant de le commencer. Ô ma bien aimée, je te serre sur mon coeur et m’enivre de toi jusqu'à l'éternité.
Ton irremplaçable amour, à jamais.
Rodolphe.

Tuer le temps.

Comment tuer le temps par un dimanche pluvieux, où un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? Telle est la question ultime qui se pose à moi en cette journée morne et sans joie, où seule l'ombre me gagne, sans flute qui m'accompagne gaiement au fond des bois.
La ponette est partie , son train est bien arrivé. Son avion a eu du mal à décoller et ne sais quand elle va arriver. Pourvu qu'elle arrive à bon port sans dégât sans mal et qu'elle passe une bonne semaine ! En attendant, ce matin, j'ai fait le ménage, le marché et la vaisselle. J'ai encore charrié mon fromager qui ne connait pas la fourme du Cantal, bien que producteur lui même, depuis 47 ans m'a-t-il dit.
A midi j'ai ouvert une bouteille de rosé pour accompagner mes petites pommes de terre de l'ile de Ré, majeures ! elles étaient cuites à point, dorées et au bon goût de noisette, accompagnées de radis rouges de mon jardin, de cerises noires et d'un morceau de fourme comme il se doit.
Quelques messages via la Ponette m'ont renseigné sur le fait qu'elle soit bien montée dans l'avion et ne sais quand elle arrivera. Mais semble -t-il assez tôt pour son lieu de rendez vous pour sa destination finale. 8 jours de vacances, vite passés, à peine le temps de décompresser et il faudra reprendre le collier.  15 jours consécutifs sont d'ordinaire recommandés et nécessaires pour repartir d'un bon pied. Sauf dans les hôpitaux français où les employés vont finir plus malades que les patients ! Ils sont vraiment entrain de tout nous enlever, congés payés compris. Qui donc va les arrêter. Si ce n'est pas nous, le peuple des pauvres et des sans dent ? Mais bon sang, révoltez vous ! que diable ! Vous n'en avez pas marre de vous faire exploiter ?

Les amis

Les amis ? En ai-je beaucoup ? Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Que font-ils ?
Voici en vrac quelques questions qui me sont venues ce matin dès l'aube à l'heure où l'orage dévastait la campagne. Je revenais du train où j'ai embarqué ma douce Ponette, et me disais que de véritables amis, seraient des personnes avec qui j'aurais plaisir à partager aventures, soucis, rires et tristesse et chez qui à cette heure matinale, (6h du mat, un dimanche !) je m'arrêterai en passant avec les croissants et qui m'offriraient un café.
Ma fois, s'il y a beaucoup de gens à qui je fais la bise quand je les croise dans la rue, il m'en est venu aucun à l'esprit, chez qui m'arrêter !

Une histoire de chats


Il est des jours où on ne regrette pas de s'être levé tôt. Aujourd'hui en fait partie. Réveillée de bonne heure, je vois par la fenêtre (je ne peux pas dormir avec les volets fermés) un ciel tout moutonné de blanc sur un fond bleu d'azur presque transparent.
Le temps de me lever et hop, à peine j'ouvre la porte, que je découvre  Plume encastrée dans un recoin du meuble où sont rangés les cassettes vidéo. Top drôle la Plume là dedans. Le temps de chercher l'appareil photo, et hop, la Plume envolée ! Dommage me dis-je. tans pis pour la Plume, me reste le ciel moutonné. Baste, le jour se lève et le ciel change vite, plus de nuage, quand j'arrive  à la fenêtre.
Mince,  me dis-je ! c'est encore raté !
Arrivée en bas, la Ponette entrain de déjeuner (elle travaille aujourd'hui !) me dit :"je viens de voir un chevreuil de trés prés  tout à l'heure, il a fait peur à la Plume, d'ailleurs" "Ah ?" Lui dis-je. "Oui, là dans le pré, au bord du grillage, il cherchait un passage pour venir de l'autre côté." En effet, je me penche et voit un superbe daguet entrain de brouter, puis d’attraper les basses branches du cerisier. Re - mince, me dis-je, c'est décidément pas ma journée, inutile d'aller chercher l'appareil photo, déjà il est plus rapide que moi et dés que je vais ouvrir la fenêtre,, il va s'en aller ! Finalement, si j'avais ouvert la fenêtre quand je me suis levée, il serait parti et personne n'aurait pu l'observer !
 Ceci mis à part, hier c'était chasseur d'appart avec la Ponette. Chasse infructueuse finalement. Beaucoup d'hésitations :"je prends, je ne prends pas? " Nous avons d'abord pesé le pour et ensuite le contre. Ce dernier l'emportant, la décision finale est d'attendre de meilleures propositions. La Plume va être contente, elle va profiter de sa Ponette encore un peu. Moi ? euh.... ! Aprés il s'en trouvera pour nous dire que les chats sont indépendants et solitaires ! Mais bien sûr !

Plus je regarde cette petite minette, plus je lui trouve des ressemblances avec ma vraie Minette. Celle ci nous l'avions trouvée sur un marché, un samedi matin. Une petite fille la donnait contre bons soins. Les grands parents venaient de perdre un chat auquel ils étaient trés attachés. Je trouvais que Minette lui ressemblait un peu. Déjà sa couleur, puis ses longs poils me firent craquer. Nous avons donc embarqué Minette, dont on nous dit qu'elle était trés indépendante, donné un petit billet à la gamine, et calfeutrant la petite boule de poils, nous sommes partis faire notre marché. Arrivés à la maison, Minette s'installa directement sur les genoux de Romain et se mit à ronronner. Le lendemain c'était dimanche. Je travaillais. Toute la famille partit sans moi, avec Minette, chez les grands parents. Au moment de repartir, Romain s'exclama, où est Minette ? ? La grand mère : "Mais je croyais qu'elle était pour moi ! "Ah, non, c'est mon chat ! Voilà comment durant 14 ans, Minette nous accompagna dans nos déplacements et turpitudes.
Quittant la ville pour la campagne. C'était une maitresse chatte, et personne ne pouvait lui résister. Quand je dis qu'elle nous accompagnait, elle nous suivait partout. On allait en promenade, elle venait, on partait en voyage, elle suivait. Un jour, nous avions des amis à la maison. Après le repas, nous avons décidé une petite promenade. Minette trottinait à nos côtés. Notre amie, rencontra un couple sur la balade, qu'elle connaissait. Une petite discussion  s'amorça. Notre amie est bavarde, la conversation s'éternisa. C'est ainsi qu'on pu voir Minette, assise à nos pieds, comme un petit chien l'aurait fait et attendre qu'on reprenne la marche tranquillement, pour en faire autant.
Minette nous donna une portée de 6 chattons. Un tout pareil au leur, fut pour les grands parents. Il lui arriva quelques aventures peu communes, comme prendre un bain d'huile dans la friteuse (heureusement l'huile était froide ! ( je ne vous dis pas la tête de la grand mère quand elle découvrit le désastre, ni celle du chat, mais la Ponette a bien ri cette fois là ! ou sauter à pattes raccourcies sur le dessus de la cuisinière et bondir comme un diable hors de sa boite (la cuisinière était chaude !).

Trois moururent en bas age, l'un à la naissance, les deux autres sous les roues d'une voiture. Un autre fut empoisonné par le voisin, le dénommé empereur. Quant à la dernière, une petite Chipie, elle se fit mordre par un serpent. Minette fut trés triste et la chercha pendant longtemps. Nous primes alors une petite Lolotte, qu'elle essaya de perdre à plusieurs reprises. Sans succès. Elle finit par se faire à sa compagnie. Elles devinrent inséparables.
 
Qui n'a pas observé le comportement de ces gracieuses créatures ne peut pas savoir à quel point, elles sont attachantes.
Plus je repense au comportement de Minette, plus j'observe Plume, plus je me dis qu'elle est son exacte réplique. Elles n'ont aucun lien entre elles et leur berceau est bien trop éloigné pour qu'elles puissent en avoir un quelconque. On dit que les chats ont sept vies.  Alors réincarnation ? 

Dialogue de sourd

Je ne sais pas s'il vous est déjà arrivé de rencontrer sur votre route ce genre de personne à qui il n'est pas nécessaire de faire la conversation, celles ci se débrouillant trés bien toutes seules pour les questions comme pour les réponses.
J'en ai plusieurs du style dans mon entourage. Voici à peu prés ce que cela donne :
Elles (pour elle) moi (pour moi) et (-) mes observations, ou pensées silencieuses.

- elles :" Ah je suis bien contente de vous voir je me disais il y a bien longtemps que je n'ai vu personne alors ce mariage s'est il bien passé ? vous êtes revenu tard vous avez eu beau temps y avait il beaucoup de monde on a eu un orage cette nuit et les poules ont pondu si tu veux emmener des oeufs il y en a quelques uns dans la porte du frigo tu pourras faire un clafouti il faudrait couper les branches du cerisier si c'est pas malheureux les cerises tombent toutes seules les merles les mangent mais on peut pas aller tout en haut c'est dangereux c'est fragile comme du verre et faudrait pas que si c'est pas malheureux tout de même....
-moi :"oui !
-Elles :" la boulangère est passé cette nuit maintenant il va y avoir du monde c'est l'été et tes chats vont ils toujours bien si c'est pas malheureux tout de même j'ai pas pu aller chez le dentiste car il n'était pas là tu as un joli pantalon où est ce que tu trouves tout ça si c'est pas malheureux tout de même ici on ne trouve rien mais vous en ville vous faites plus facilement demain c'est l'ouverture de la chasse je verrai peut être Jean ou alors il m'apportera un morceau de gibier il faut que dise à Cristhobal de fermer la fenêtre sinon la chipie va se foutre le camp je vais me promener au congrés des laveurs de vaisselle et demain c'est lundi....

- Moi :"oui" !
Et comme ça toute l'après midi. Et bien c'est long !
Alors j'y vais plus, j'y vais moins. mais c'est toujours aussi ennuyeux.

Colère

Le mot et la couleur du mois proposés par Anne,  le rouge. La colère.
En effet quand elle n'est pas noire, la colère se veut d'être rouge.
Rouge comme le sang versé pour le mot liberté
Rouge comme les oeillets d'une Révolution passée.
Rouge du temps des cerises chanté par un peuple révolté.


Rouge de l'espoir, qu'un mois de mai a fait naitre au siècle dernier.
Rouge encore de celui auquel on croyait jusqu'en avril passé.
Pour moi le rouge se conjugue avec cet espoir auquel je continue de croire, même s'il y en a encore pour de nombreuses années avant que ne fleurissent enfin mes voeux  de voir mis en oeuvre les mots  gravés par la République,  sur le fronton de nos écoles et qui me semble juste de rappeler.

Si la colère me prend parfois, c'est juste de voir que nombre de ceux pour qui ces mots ont été sculptés, s'amenuise au point de les laisser tomber dans l'oubli. Alors je me dis que nos pères et nos mères seront morts pour rien si personne ne reprend le flambeau remettre le bonheur, la joie de vivre et la justice sociale au service de tous. J'ai mal à mon pays de voir ce qu'il devient. Je me dis qu'il n'est pas possible que l'humain capable de tant de belles choses, par ailleurs, laisse faire et ne se dresse pas collectivement contre l'arrogance d'une caste qui pie les richesses et toute l'histoire écrite dans le sang et les larmes  de tant des nôtres. Et c'est avec colère que je crie : isolés, seuls nous ne sommes rien,  ça suffit ! Ensemble nous sommes tout.   Résistez !

La lettre.

A vous de jouer, avec : éclat, farcis, musaraigne, saison, s'époumonait, retentit, machiniste, poubelle, document, distingué.
 Videz votre sac, lundi !



C'était un lundi, nous étions à la belle saison.  j'attendais sur ce quai que la rame s'arrête pour pouvoir monter à mon tour et découvrir Paris. Au dehors, le soleil brillait de milles éclats, tandis que dans les jardins couraient à foison, lézards et musaraignes  se faufilant sous les terrains farcis de minuscules cachettes pour ce monde invisible des promeneurs trop pressés.
Alors que le train s'arrêtait à ma hauteur, et que le machiniste s'époumonait à annoncer le nom de la station, je montais à bord du wagon bondé de pèlerins. Jusqu'à Belleville, je voyageais debout, laissant mon regard vagabonder sur l'un ou l'autre de mes compagnons d'infortune. 
Ils avaient le regard vague des gens qui se lèvent matin. La mine fatiguée et le teint sombre des modestes ouvriers qui font le pays prospère et la fortune de ceux qui vivent de cette richesse ainsi produite. 
Quand la correspondance s'annonça et que le signal du départ retentit, j'allais enfin m'assoir et pus entreprendre cette lettre à ce cher président qui n'était pas le notre, mais celui des nantis. 

Monsieur le cher président, 
vous qui, n'aimait que les riches et n'avait pas de mots assez durs pour le pauvre monde, tel que votre mépris le vous dicte, sachez qu'en ce jour de semaine, la France d'en bas qui se lève tôt qui n'a pas de dent et qui n'est rien, vous dit haut et fort, que votre morgue, maintenant, ça suffit.
Demain, nous serons en grève et vous n'en aurez pas fini de nous entendre ni de nous voir en cortège jusqu'à ce que vous compreniez que sans nous vous n'êtes rien. Vous n'êtes qu'un pantin, au service d'une caste qui vous jettera à votre tour quand vous lui aurait bien servi. Tous les documents l'attestent, vous et votre clan, une fois finis, c'est dans les poubelles de l'histoire que tout ce monde atterri.  
Vous souhaitant de finir au pilori, recevez président, l'expression de mon distingué et  plus  profond mépris.

le temps des cerises

C'était déjà hier...Chanson symbole que j'aime à fredonner.
Symbole de lutte, symbole de résistance, symbole de renouveau, symbole d'espoir... Il me semble que nous en avons grandement besoin. Aussi, on ne s'en lasse pas. Se souvenir que d'autres sont morts pour notre liberté, se souvenir que d'autres ont sacrifié leur vie pour que nous ayons une vie meilleure et rappeler qu'on n'a jamais rien sans lutter me semble plus qu'essentiel à l'heure où beaucoup se résignent laissant un boulevard libre à ceux qui les oppressent. Oui, résister, oui, s'engager.... On n'a rien sans rien. Mais surtout ne pas oublier et garder au coeur et à l'esprit qu'il sert toujours à quelque chose de lutter. C'est l'inverse qui ne sert à rien. Et comme  le disait Aragon, rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force, ni sa faiblesse.... C'est vrai pour tout le monde, à bon entendeur salut, der président !

Sinon, je ne devais pas ramener des cerises, moi, hier ?






mon linge séchait tranquillement,  jusqu'à ce qu'un violent orage.... n'est ce pas, Ambre, c'est bien connu, quand Délia sort sa lessive.....

Question d'hygiène.

Mr Caillebotte n’a pas peint que le pont de l’Europe, la gare Saint Lazare, des « racleurs de parquet » ou les trottoirs parisiens. Non, ...