Ephémères.

 Depuis maintenant un mois, j'ai, enfin nous, avons vécu à l'heure estivale. Celle qui apporte souvent la petite pépite qui fait pétiller les yeux et les rempli de malice et de complicité. Malgré une chaleur étouffante et insupportable, nous avons profité de bien jolis moments de partage et avons agrémenté nos journées de jeux, de discussions, de convivialité. J'ai fait des courses  et de la cuisine, nous avons ramassé ensemble légumes et pommes de terre, parfois sous un soleil de plomb. Nous avons rempli nos journées de visite à ceux et celles qui travaillaient, parfois partagé avec eux des petites sorties  fort  agréables. Des balades quand la chaleur s'endormait et faisait place à un peu de fraicheur.





Et puis soudain,  la maison  s'est vidée. Le frigo s'est dégarni. Le coeur s'est gonflé et la gorge s'est serrée toute  emplie de choses amères, de larmes qui se coincent et les yeux se sont embués une fois de plus. Les vacances sont finies. demain il  faudra reprendre le collier et se retrouver sur les rails du temps qui déraille parfois. 

 

Le ciel s'est obscurci. Le vide s'est installé. 

Un été de plus qui s'achève, plein des projets inaboutis que nous avions prévu et qu'il a fallu différer. La prochaine fois, peut être, mais nous serons plus vieux encore.  L'incertitude qui guète chacun d'entre nous, la vie qui passe et qui se tasse. Les jours qui se dérobent et les espoirs qui s'envolent. Illusions éphémères,  brinquebalées, espoirs déçus, chassés au cimetière  des moments perdus. 



Affaires à suivre....

 Pas trop top en ce moment. Il fait gris, mais un gris d'acier, comme le ciel, métallique qui refuse de donner de belles couleurs. Je suis privée de photo, en plus d'être privée de balade. Il fait chaud, la météo annonce des orages, mais nous ne voyons aucune goute de pluie. 

Les aventures médicinales  de mon mari continuent, aprés le coeur, les reins, la prostate, les ennuis se multiplient à  foison.

Chez sa mère aussi, pose de pile pour le coeur ?  Elle est réticente à mon âge dit elle, pourtant malgré tout, elle reste super active et dispose de l'énergie nécessaire pour encore de belles années.  Son jardin est superbe, et superbement entretenu, alors que le mien n'est que désolation et terre desséchée. 

Les vacances se terminent et lundi, la solitude sera de retour pour nous. Aprés un intermède d'un mois, ce sera dur.

Et puis, il y a le quotidien qui n'est pas en reste. Hier j'avais un mail suspect, que je n'ai pas ouvert, au  sujet d'une somme d'argent qui me serait débitée, conséquente la somme, sans que je n'ai effectué aucune dépense. Aujourd'hui, disparition inquiétante de tous mes messages, sans que j'en sois à l'origine. Aprés les services d'Europol du général Rodriguez, qui sont à mes trousses, comme à beaucoup d'entre nous et de mes connaissances (on forme un joli réseau ! n'est ce pas ?)  Voilà donc la brigade financière, la CIA, l'ex KGB, la maffia surement ? 

 Bref, affaires à suivre... j'ignore ce que sera la suite.

Le lac des cygnes

 Aujourd'hui, n'est pas coutume, j'ai assisté à un spectacle de balais : une représentation inédite du lac des cygnes.





Parmi eux, une intruse, jolie dame bernache s'invitant sur la scène, plus loin dans un pré un pauvre cheval cherchait un peu d'herbe fraiche, pendant que sous le couvert d'une hêtraie nous devisions gaiement.



Fourbue et desséchée, je ne parvins qu'à grand peine au bout du chemin. Quatrième balade de la saison, je dois manquer d'entrainement !

Désolation.

 Voilà une belle balade faite aujourd'hui, la troisième de l'été, c'est à dire depuis fin juin. Deux mois de canicule avec des pointes à 47°. Une chaleur intenable, heureusement la maison est fraiche (et accueillante !)  Deux mois durant lesquels on a alterné jeux de société et voyages grâce aux émissions d'Arte. Du coup, je renforce mes connaissances en trivial poursuite et autres quiz divers et variés.

 Bien que j'ai sélectionné mes photos dans l'ordre du déroulement de la balade, blogger les affiche en sens inverse. 

Cela n'a pas d'importance, l'idée c'est avant tout de partager de belles prises de vue et aussi de vous montrer la détresse de nos éleveurs et de leurs troupeaux qui n'ont véritablement plus rien.

Cette belle Limousine gestante aurait pourtant bien besoin de bonne herbe fraiche
mais voyez l'état de ce puits, à sec depuis longtemps, au milieu de ce qui fut une cour de ferme avec une superbe grange  qui a dû abriter du bon foin !
Ce vannoir reconverti en objet d'ornement ne serait pas des plus utile pour vanner un grain quasi absent dans des champs jaunis par un soleil si brulant que ces pauvres laitières sont contraintes, comme la cigale de la fable de manger les réserves de foin récoltées pour l'hiver prochain.
Là par contre, je suis obligée d'intervenir pour remette de l'ordre là dedans.  

Lorsque je l'aperçois au loin, elle broute tranquillement, je clique sur le déclencheur, intriguée, elle pointe l'oreille. Au deuxième clic, elle décampe dans le taillis voisin.

Magnifique chevrette à l'ouïe si fine qui a su rester prudente, j'espère que les chasseurs ne l'auront pas, mais rien n'est moins certain.

Les couleurs de l'automne voisinent avec les fleurs d'été qui pâtissent elles aussi du manque cruel d'eau et n'offrent que de toutes petites touches de couleur sur les talus dorés.

Ici une vieille maison semble se jouer du temps qui passe et se laisse caresser par la végétation.
comme ce puits fleuri qui hélas est à sec depuis bien longtemps, lui aussi. 

Majestueuses créatures que l'éleveur a bien du mal à rassasier.
Ne leur restera bientôt plus que ces rudes fleurs de pastanades un peu dures à mastiquer, qui laissent la langue rêche et la gorge nouée devant tant de désolation. Pour le coup j'en avais l'envie de pleurer. Mais cela n'aurait pas changé grand chose, alors, je les ai abreuvée de douces paroles et leur ai dit que je les aimais. Elles n'ont pas compris les mots mais ont su à l'intonation employée que c'était vrai que je les aimais.

Au musée 2

Cette toile de Joseph Lorusso, comme celle de Karin Jurick que je vous ai proposée la semaine dernière, montre un tableau intitulé « Le Baiser ».
Il n’est pas peint par Klimt mais par Toulouse Lautrec.
Vous inspire-t-il ?
Je vous le propose comme « devoir de vacances ».
Et pour ce « devoir de vacances » ce serait gentil si vous vouliez bien user des mots suivants :

- Oreiller.
- Douceur.
- Roux.
- Parfum.
- Chatouillent.
- Main.
- Chaleur.
- Cou.
- Cadre.
- T-shirt.

À lundi j’espère.

http://le-gout-des-autres.blogspirit.com/media/01/02/2793846189.jpg 

 

Et celui là, tu ne le trouve pas... comment dire  ? 

Sensuel ?

Oui, c'est ça, sensuel, rien qu'à  regarder ce cadre,  j'ai envie d'enlever ton tee shirt, sentir ton doux parfum et la douceur de ta peau au creux de ton cou, passer ma main dans tes cheveux roux, retrouver ta chaleur  et ne plus penser qu'à nos étreintes folles  dans ces draps enchevêtrés. J'imagine nos corps mélés dans une chaleur moite sur ces oreillers moelleux, nos baisers langoureux,bien plus encore que je ne saurais décrire ici, dans ce musée. Si j'osais ....

Oh ! tout de même ! tu ne dévoilerais pas notre intimité ici, en public et en plus, moi, ça me coupe tous mes moyens !

Dommage, parce que, sortis d'ici, je ne sais si je serais si bien loti ! 

Quel rustre tu fais ! on n'est pas des bêtes tout de même !

Pourtant elles étaient belles...

 Mercredi, la journée n'était pas bonne. Triste et grise. Même pas pluvieuse. Puis la pluie est venue. Froide, glacée. Nous sommes parti...