Ephémères.

 Depuis maintenant un mois, j'ai, enfin nous, avons vécu à l'heure estivale. Celle qui apporte souvent la petite pépite qui fait pétiller les yeux et les rempli de malice et de complicité. Malgré une chaleur étouffante et insupportable, nous avons profité de bien jolis moments de partage et avons agrémenté nos journées de jeux, de discussions, de convivialité. J'ai fait des courses  et de la cuisine, nous avons ramassé ensemble légumes et pommes de terre, parfois sous un soleil de plomb. Nous avons rempli nos journées de visite à ceux et celles qui travaillaient, parfois partagé avec eux des petites sorties  fort  agréables. Des balades quand la chaleur s'endormait et faisait place à un peu de fraicheur.





Et puis soudain,  la maison  s'est vidée. Le frigo s'est dégarni. Le coeur s'est gonflé et la gorge s'est serrée toute  emplie de choses amères, de larmes qui se coincent et les yeux se sont embués une fois de plus. Les vacances sont finies. demain il  faudra reprendre le collier et se retrouver sur les rails du temps qui déraille parfois. 

 

Le ciel s'est obscurci. Le vide s'est installé. 

Un été de plus qui s'achève, plein des projets inaboutis que nous avions prévu et qu'il a fallu différer. La prochaine fois, peut être, mais nous serons plus vieux encore.  L'incertitude qui guète chacun d'entre nous, la vie qui passe et qui se tasse. Les jours qui se dérobent et les espoirs qui s'envolent. Illusions éphémères,  brinquebalées, espoirs déçus, chassés au cimetière  des moments perdus. 



Le lac des cygnes

 Aujourd'hui, n'est pas coutume, j'ai assisté à un spectacle de balais : une représentation inédite du lac des cygnes.





Parmi eux, une intruse, jolie dame bernache s'invitant sur la scène, plus loin dans un pré un pauvre cheval cherchait un peu d'herbe fraiche, pendant que sous le couvert d'une hêtraie nous devisions gaiement.



Fourbue et desséchée, je ne parvins qu'à grand peine au bout du chemin. Quatrième balade de la saison, je dois manquer d'entrainement !

Désolation.

 Voilà une belle balade faite aujourd'hui, la troisième de l'été, c'est à dire depuis fin juin. Deux mois de canicule avec des pointes à 47°. Une chaleur intenable, heureusement la maison est fraiche (et accueillante !)  Deux mois durant lesquels on a alterné jeux de société et voyages grâce aux émissions d'Arte. Du coup, je renforce mes connaissances en trivial poursuite et autres quiz divers et variés.

 Bien que j'ai sélectionné mes photos dans l'ordre du déroulement de la balade, blogger les affiche en sens inverse. 

Cela n'a pas d'importance, l'idée c'est avant tout de partager de belles prises de vue et aussi de vous montrer la détresse de nos éleveurs et de leurs troupeaux qui n'ont véritablement plus rien.

Cette belle Limousine gestante aurait pourtant bien besoin de bonne herbe fraiche
mais voyez l'état de ce puits, à sec depuis longtemps, au milieu de ce qui fut une cour de ferme avec une superbe grange  qui a dû abriter du bon foin !
Ce vannoir reconverti en objet d'ornement ne serait pas des plus utile pour vanner un grain quasi absent dans des champs jaunis par un soleil si brulant que ces pauvres laitières sont contraintes, comme la cigale de la fable de manger les réserves de foin récoltées pour l'hiver prochain.
Là par contre, je suis obligée d'intervenir pour remette de l'ordre là dedans.  

Lorsque je l'aperçois au loin, elle broute tranquillement, je clique sur le déclencheur, intriguée, elle pointe l'oreille. Au deuxième clic, elle décampe dans le taillis voisin.

Magnifique chevrette à l'ouïe si fine qui a su rester prudente, j'espère que les chasseurs ne l'auront pas, mais rien n'est moins certain.

Les couleurs de l'automne voisinent avec les fleurs d'été qui pâtissent elles aussi du manque cruel d'eau et n'offrent que de toutes petites touches de couleur sur les talus dorés.

Ici une vieille maison semble se jouer du temps qui passe et se laisse caresser par la végétation.
comme ce puits fleuri qui hélas est à sec depuis bien longtemps, lui aussi. 

Majestueuses créatures que l'éleveur a bien du mal à rassasier.
Ne leur restera bientôt plus que ces rudes fleurs de pastanades un peu dures à mastiquer, qui laissent la langue rêche et la gorge nouée devant tant de désolation. Pour le coup j'en avais l'envie de pleurer. Mais cela n'aurait pas changé grand chose, alors, je les ai abreuvée de douces paroles et leur ai dit que je les aimais. Elles n'ont pas compris les mots mais ont su à l'intonation employée que c'était vrai que je les aimais.

Misère !