La Sainte Paule






Nous sommes le 26 janvier, jour de Sainte Paule, et de foire à Issoire. Bonne fête à toutes les Paule, Marie Paule, Paulette et autres Pauline, Paula et leurs dérivés.
Cette foire a toujours lieu, et si je n'y suis pas venue depuis de nombreuses années,  je me souviens de ces foires d'antan.
Depuis le moyen age où on y vendait les poissons venus des collines des Dombes, c'est une des plus grandes et des plus célèbres de la région, elle est l'occasion de retrouvailles festives au détours des places et boulevards de cette ville marchande fière de sa tradition.
La place de la République traditionnellement réservée au marché du samedi se transforme en hall d'exposition tandis que les rues adjacentes regorgent de commerçants, camelots et autres saltimbanques de passage. Une foule nombreuse se presse devant la Halle aux grains  et sur les boulevards ainsi que sur les places de la Montagne, du Champ de foire et de l'ancienne place du marché aux cochons.  Machines agricoles, bétail, productions locales constituent l'essentiel de l'attraction pour une journée qui enchante grands et petits.



Je me souviens quand nous y venions avec papa. C'était pour lui une telle fête ! Il en profitait pour acheter ce qui lui ferait besoin pour les nouvelles saisons. La ficelle pour les bottes de foin, les outils pour travailler les champs, les clous et le fil de fer  pour les clôtures et aussi le sel pour la tuade du cochon. Parfois il se laissait aller à acheter quelques piles de linge pas par besoin, mais disait il pour les futurs trousseaux de ses filles qu'il avait à marier. Nous achetions le brin de mimosa que maman aimait tant. Nous buvions un coup avec quelques connaissances retrouvées pour l'occasion et en fin de journée, la tête pleine de bruits et d'images inoubliables, nous rentrions à la maison. Il arrivait qu'au passage nous reconduisions une payse qui avait fait le déplacement. C'était alors l'occasion d'un dernier petit verre, d'un vin doux ou vin de noix dont elle avait le secret et de prolonger encore un peu le bonheur de cette journée. Je n'oublie pas ces doux moments que je garde précieusement en moi comme un trésor à nul autre comparable.

Droit et Devoir d'etoffe

Sur une proposition de Lakévio, intégrer dans le texte la phrase suivante : 

"Au lieu donc de me laisser aller au désespoir, j'ai pris le parti de mélancolie active pour autant que j'avais la puissance d'activité, en d'autres termes j'ai préféré la mélancolie qui espère et qui aspire et qui cherche, à celle qui, morne et stagnante, désespère."



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 Ce début d'année 2019 sera bien dans la veine de l'année précédente. Que dis je ? Des années précédentes. Jupiter en son langage l'a confirmé  : cette année on continue : les retraites, la sécu, la réforme de l'état, et bien d'autres choses encore dont je ne vous parle pas... il n'y a pas de raison qu'on arrête, je suis suis là pour appliquer "mon" programme et je le ferai. 
Fin de non recevoir.
Gilets jaunes, bonnets phrygiens, chiffons rouges, blousons noirs, chapeaux melon et bottes de cuirs, vous pouvez tous descendre dans la rue, me traquer sur les ronds points, me narguer sur les réseaux, m'alpaguer dans les assemblées, me dénigrer sur vos blogs... je n'en ferai qu'à ma guise, celle qu'en grand duc de la finance, pour laquelle j'ai été choisi. Et son programme, dicté par les richissimes banquiers, par l'Europe à leur service  et par les financiers du monde entiers, c'est celui qu'il nous inflige !
  
Bon ben, alors si c'est comme ça, pas la peine de faire croire aux bougres que nous sommes, qu'on nous écoute puisqu'on ne nous entend pas. Pas la peine de faire tant de discours puisqu'on reste sourd à toute marque de bon sens. 
On a bien remarqué que pour tous ceux là, qui n'aspirent qu'à dévorer le festin commun, il y a une certaine confusion entre les intérêts   collectifs et leurs intérêts particuliers. Mais à ce point ? 
C'en est tellement écoeurant que les trois quart de la planète en crève et nous avec. Désespérant !

Pourtant sous la pression de la rue, il arrive que l'édifice vacille. Que quelques coups bien assénés déstabilisent et qu'afin de préserver un peu plus longtemps ses privilèges, la classe dominante, consente à quelques sacrifices momentanés. Chose qu'à la première occasion elle rattrapera
 et bonifiera  quand la foule rendormie se calmera. 
Tout est question de circonstances. Choisir les bonnes ne s'improvise pas. Déstabiliser ne suffit pas. Pour qu'un édifice s'ébranle, il faut toucher la pierre angulaire. La toute petite pierre qui au coeur du maillage de la construction, entrainera toutes les autres. Et si cette pierre, c'était Bénalla ? Ou autre chose, ou un autre quelqu'un ? N'y a-t-il pas quelque part quelque chose qui fera qu'un jour petit marquis et ses laquais devront rabattre leur caquet ?
 Car par Jupiter ou par un autre, il ne serait pas le premier qui droit dans ses bottes aurait dit : " je ne cèderai jamais". D'autres aussi illustres et grands hommes divins se crurent-ils, l'ont dit aussi et qui emportés par la vague déferlante,  par la petite porte sont sortis. On peut citer Napoléon, le tsar de Russie, Pétain, Musolini, .... et combien d'autres encore... Dans nos livres d'histoire, chaque page de sang et de larmes écrite nous rappelle que si rien n'est jamais  définitivement acquis, c'est vrai pour eux aussi.

 C'est pour ça, qu' "au lieu donc de me laisser aller au désespoir, j'ai pris le parti de mélancolie active pour autant que j'avais la puissance d'activité, en d'autres termes j'ai préféré la mélancolie qui espère et qui aspire et qui cherche, à celle qui, morne et stagnante, désespère." 

Parce que ma vie n'est pas finie, parce que j'ai des enfants, parce que d'autres aprés moi viendront et continueront à leur tour de le  porter, le chiffon rouge de la liberté,  j'y crois encore, moi aux lendemains qui chantent et jusqu'au bout de mes dernières forces, au bout de mon dernier souffle, je continuerai de lutter et surtout d'espérer.

La nuit.

Par grisaille et par temps calme, je ronge mon frein dans mon coin. Il fait relativement doux ce matin quand j'émerge enfin. La matinée est quasi terminée et le soleil s'invite derrière mes carreaux. Si le temps le permet, je tenterai bien une sortie cet aprés midi.
Que néni ! voici l'aprés midi et le soleil est reparti. Un petit ciné alors tout à l'heure si sans nouvelle de demoiselle Ponette, je suis.
Hier le long de routes infinies nous avons trainé nos guêtres et nos chaussettes. Le brouillard de l'hiver habillé de gris enveloppaient nos paysages. Je me suis dis qu'il faudrait que je lui tricote un pull over. Mais vu sa taille ? Quasi impossible, il est bien trop immense car il contient tout ce que j'ai envie de supprimer.
La misère. La maladie. Les soucis grands et petits. La pauvreté. La détresse. Le petit marquis et ses laquais. La bêtise et la lâcheté. Toutes les affres de notre planète, du système et même celles que l'homme a crée de toutes pièces dans l'univers et qui un jour sur nos têtes retomberont.
Cela fait beaucoup de choses pour assombrir un décor déjà bien noir. Parviendrons nous un jour à y voir clair ? Ce serait heureux que nous le puissions, car au train où vont les choses, si rien n'est fait dans ce sens, on ne tardera pas à disparaitre à notre tour.
Bon je crois que je vais retourner dormir, puisqu'il fait nuit.

Je déménage

Evidemment, ce n'est pas sans un pincement au coeur que je quitte cette ville trépidante où tout est plus facile  : transports à proximité, commerces, services, centre d'intérêt et de culture pour le monde entier. Ville lumière. Ville de mes amours. Ville de la richesse et de la prospérité. Mais l'administration qui m'emploie a décidé de décentraliser ses service dans une contrée lointaine, afin disent ils d'apporter un peu d'activité, maintenant qu'ils ont tout fermé.
Je vais donc devoir vivre petitement dans cet espace semi délabré. Un deux pièces cuisine qui donne sur une allée où seuls les pigeons viennent se ravitailler. C'est tout ce que j'ai trouvé pour me loger sans avoir à me ruiner. Naturellement, aucun des meubles que je voulais emmener ne logent dans cet espace étriqué ! Adieu armoire et chambre à coucher. Adieu sofa, meuble télé. Si cuisinière et  garde manger passe dans le réduit prévu à cet effet, je suis obligée de caser le frigidaire et la machine à laver ailleurs, car il n'y a pas la place de se tourner. Je mettrai donc le frigidaire, ici dans l'angle prés de la fenêtre, avec un complément d'installation, je devrais me débrouiller pour l'arrivée d'eau et l'évacuation de la machine à laver. Je vais voir si le réduit sur le côté peut servir à stocker quelques produits de première nécessité. Ce qui est certain c'est que je ne peux pas non plus caser la salle à manger. Tout juste une petite table avec deux chaises en formica et encore, on ne dansera pas la samba autour ! ça c'est moi qui vous le dis ! Dire qu'on nous a tant vanté les mérites de la campagne et de sa tranquillité ! Il fallait bien nous appâter pour nous faire accepter de tout quitter ! On nous a promis une vie plus facile, avec moins de commodité, c'est sûr que cela va être simplifié ! Vivement que je redéménage car mes meubles ne vont pas rester à demeure dans le garage de tante Adèle qui a bien voulu me dépanner !

Variant

 Encore un temps de mrd aujourd'hui. Pas engageant. Peu de choses pour nous réjouir.  Comme souvent depuis quelques temps.  C'est po...