Ces petites phrases qui nous emprisonnent.

Évidemment, cette toile de Thierry Duval me rappelle quelque chose.
Mais à vous ?
Rappelle-t-elle quelque chose qui commencerait par « La joie venait toujours après la peine ».
Et si en plus votre récit se clôt sur « Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! » ce sera parfait.
À vous de jouer !
À lundi.

Devoir de Lakevio du Goût_141.jpg


La joie venait toujours aprés la peine. Cela peut être déroutant, voir culpabilisant mais les peines même les plus grosses ne peuvent dispenser de quelques instants de bonheur parfois même de trés grands... La vie est ainsi faite. C'est ce que venait de me dire madame doc gynéco, alors que je sanglotais à gros bouillons en recevant la nouvelle de l'arrivée future d'une petite graine qui poussait déjà dans mes entrailles. Marchant le long des quais de la Seine, je pensais à mon père qui venait de nous quitter. Le printemps s'annonçait doux, nous étions fin mars et les arbres déjà avaient leurs premières feuilles. Comme la vie qui poussait en moi, ils renaissaient du long hiver qui les avait dépouillés de leurs attraits.  Moi j'étais triste. Il faut  dire que cette tristesse ne m'assaillait pas par hasard. Une certaine culpabilité en découlait que je ne parvenais pas à maitriser. Selon les anciens, qui le répétaient souvent quand une lumière s'éteint, une autre s'allume. Je pensais sans cesse à ce  moment où je l'entendis de la bouche de mon père. Mon grand père, son père à lui, venait de s'éteindre. 8 jours plus tôt une petite loupiote s'était allumée. Nous savions que le vieil homme allait bientôt partir.  Mon père nous répéta souvent que cette nouvelle lumière allumée dans la nuit, remplaçait celle qui venait de s'éteindre. C'est ainsi que ma petite soeur endossa le message et ne se vit qu'en remplaçante, toute sa vie, et encore aujourd'hui. Je me disais que moi, en choisissant de donner la vie, c'est la mort que je provoquais. Je ne parvenais pas à me défaire de cette idée. Plus le temps passait, plus je culpabilisais. Si bien que lorsque le grand jour arriva  de ma délivrance, en voyant cette petite être si fragile,  je crus lire en elle tant d'inquiétude, tant de souffrance, celle que malgré moi, je lui avais faite porter et je culpabilisais davantage encore. De ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir consacré plus de temps à préparer sa venue, de l 'avoir  laissée seule et démunie pendant que dans mon ventre, elle grossissait, de ne pas l'avoir aimée plus  alors qu'en devenir, déjà elle ressentait le poids de tout ce qui l'entourait,  d'avoir fait peser sur elle une chose si lourde... J'étais LA mauvaise mère, celle par qui le malheur arrive et se perpétue. Celle qui, égoïste n'avait pensé qu'à sa peine et pas au bonheur nouveau d'être ensemble avec cette nouvelle personnalité. Que tout cela n'allait pas l'aider à grandir... et malgré moi je la surprotégeais, n'arrivant plus à m'en détacher, aggravant par là même le problème de fusionnalité. Car fusionnelles nous l'étions désormais. Longtemps aprés nous le sommes restées. Peut être même, sans doute, sans aucun doute, nous le sommes toujours.

Il m'arrive encore aujourd'hui de penser à tout cela et de me dire qu'au fond si les choses étaient ainsi, ce n'est pas le verre à moitié vide, qu'il faut voir mais au contraire, la fin étant inéluctable,  la naissance est l'éternel recommencement. Elle ne remplace pas l'absence, elle ne comble pas un vide, elle est la source du bonheur inépuisable, celui sans lequel on ne peut avancer. C'est le sens profond des paroles de mon père : la joie vient toujours aprés la peine.  Imprégnons nous en. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin !

 

pom pom pom pomme

 Aujourd'hui je n'ai rien fait de beau. Depuis mon retour d'Auvergne, je ne songe qu'à y  retourner.

En attendant, depuis le début de la semaine j'ai essayé  de travailler des chataignes, pour les transformer en marrons glacés. L'essai n'est pas trés concluant je dois bien l'avouer ! et le résultat est loin d'être à la hauteur des efforts engagés.

Pendant qu'ils sèchent, je suis allée baguenauder dans un endroit où je sais trouver de la pomme d'origine. C'est à dire de vieilles variétés. Carrette , Paradis Carteau, Denise, Belle d'ici, Belle de là ou de là bas, Belle limousine, Belle-fille (Hollande de l’Indre), Calville rouge de Savignac, de Verneuil...

Chaque canton avait sa pomme, celle qui n'avait que le goût de son terroir, rien d'autre, différent sur chaque parcelle. Nos anciens n'ont pas attendu les écolos pour faire du bio et du local. Richesse inestimable de nos terroirs, on n'imagine pas la quantité de variétés que l'on pouvait trouver avant. Avant la golden si  délicieuse que des chercheurs on dû la croiser avec une autre variété à peine meilleure pour en faire un ersatz de fruit consommable par quelqu'un qui ne veut pas s’aseptiser. Pas besoin d'avoir le covid pour perdre le goût avec de telles besognes ! l'avantage étant qu'en les mangeant, on ne sait pas si on a chopé le virus, on peut donc l'oublier. C'est simple finalement pas besoin d'un vaccin à plusieurs doses, ni de  l' hydroxychloroquine du professeur Raoult, c'est Chirac qui avait raison, mangez des pommes !

Bref, comme le ramassage est autorisé, un peu comme dans le temps quand les glaneuses ramassaient les épis de blé oubliés, ou les grappilleurs les grains de raisins aprés les vendanges j'ai ramassé quelques fruits, de quoi me régaler, car ceux là sont fameux et non trafiqué. Comme ça je verrai bien si je souffre d'un simple rhume ou d'autre chose de plus dangereux. 

Tout cela me ramène évidemment à mon enfance quand avec mon père on ramassait nos pommes. Il aimait bien ses pommes, et lui aussi avait pris soin de diversifier son verger. Il y avait de la Carteau justement, avec sa joue rouge et l'autre jaune, il y avait la  reinette grise dont ma mère fabriquait de fameuses gelées, la reinette de Normandie, beaucoup de pommes à cidre, si amères qu'on ne pouvait pas les manger, mais par contre, quel bon cidre on fabriquait avec !

 Aller, vive les pommes !

Ma cueillette du jour fera de bonnes pompes aux pommes. Et nature, ce sera un pur régal !

 



































s.

26 octobre 13h05

 Juste un petit SMS à l'heure pile.

Je ne sais plus quoi vous raconter depuis le temps qu'on se connait, au risque de me répéter. Ce qui est sûr, c'est qu'il passe vite le temps. La semaine dernière, c'était l'Auvergne que je retrouvais pour quelques jours de liberté entravée. Entravée, car les difficultés d’approvisionnement en carburant, faute à qui vous savez surement.  (et je ne vise bien entendu pas les malheureux actionnaires et pédégés qui empochant 19 Milliard de bénéfices....  Ah ! ces salauds de grévistes et ces salauds de pauvres qui n'ont qu'une idée en tête em...millarder le riche, celui qui réussi, celui qui... non ! )

Bon, l'Auvergne c'était bien. Mais aujourd'hui, c'est bien aussi. Ma Ponette... vous le savez aussi... fête son anniversaire. Comme je vous ai déjà raconté pas mal de choses à ce sujet, je vais me contenter de peu. J'ai fais des cookies, des cookioches, des paquets cadeaux et maintenant  et bien je réfléchi. 

Quelle photo vais je choisir ? 

Celle là qui représente un endroit de notre coin d'Auvergne que nous aimons ? La Modière 28 octobre 2021



Celle là, qui date de son dernier anniversaire ?

Celle ci, peut être ? 02 novembre 2021

J'aime bien celle là, ,au cours d'une de nos promenades d' automne




Mais celle ci aussi. Mon jardin au mois de mai


Mais je vais choisir celle là parce qu'elle symbolise à la fois nos peurs, nos craintes, nos espoirs et le bonheur d'être ensemble. Une embellie aprés la pluie. Sainte Feyre, mai 2022.

Bon anniversaire ma Ponette. Bien sûr que nous aurons encore des jours heureux !

PS : (mais non ! pas le parti socialiste ! ) je dois vraiment les aimer ces photos, parce que je viens de me rendre compte, qu'à part les deux dernières datant de 2022,  c'est celles que j'avais déjà choisi l'an dernier pour vous parler d'elle et de son anniversaire.

ici

Juste une légende

 Enfin ! depuis un an que j'attendais ! Je n'étais pas revenue depuis novembre dernier. J'ai trouvé bien du changement, tant dans mes lieux familiers que parmi mes proches éprouvés par la maladie pour certains, l'age pour d'autres, les soucis aussi pour chacun. Les petits ont bien grandi, les adultes plus ou moins bien vieilli.L'Auvergne est toujours aussi belle. Nos seules sorties furent pour aller en foret nous balader.
 

J'ai pu constater encore une fois combien une mère peut être attachée à son enfant. N'ayant plus rien à se mettre sous la dent, ces deux petits garnement avaient franchi la clôture pour aller batifoler au bois voisin. Les mères inquiètes les ont appelé, nous avons pu voir rappliquer sans tarder les deux petits intrépides et prendre un bon petit gouter.













Nos visites furent pour la famille, exclusivement les plus proches. Quelques jours, c'est vite passé.
De vielles variétés de pommes et de poires attendent d'être pressées. Elles vont donner un jus de fruit excellent et je vais me régaler. Je ne seras pas la seule. Petit Homme s'est empressé d'aider à la fabrication du jus de pomme. Il a même payé sa tournée, plusieurs fois même, c'était fabuleux de voir ce petit bonhomme pas plus haut que trois pommes assises, avec son regard  émerveillé, participer comme un grand, donnant la main à son pépé pour  ce travail que bien peu connaissent encore. Le pressoir, un vieux pressoir, une vieille antiquité qui marche encore, datant, nous dit le pépé, de son propre grand père, soit au moins 150 ans. Le bonheur pour une fois, était dans le pré.



Et puis, coïncidence,  le lendemain, dans mon village, que les néoruraux ont colonisé,

une démonstration de pressage était donnée  à l'aide d'un petit pressoir à main, rien à voir avec celui de la veille. Celui là c'était de la rigolade pour amuser le citadin.  J'en ai profité pour refaire à pied une partie du chemin de l'école et j'ai admiré une fois encore ces paysages tant aimés.




Mes racines un peu partout disséminées se sont réveillées, j'étais tellement heureuse et c'était tellement bien de les retrouver. De voir ma vielle cheminée à nouveau fumer. 





Ma vieille porte, datant de je ne sais quelle année. Elle tient toujours. mais un jour il faudra la remplacer.

Ils sont craquants ceux là aussi !



Je ne me suis pas lassée de ces magnifiques paysages. Seul le temps m'a manqué. Obligée de restreindre sorties et visites sous peine de ne pouvoir circuler et rentrer à la maison retrouver mes malades et mon Petit Lion toujours aussi beau et autant familier.




Il a une façon de me regarder qui me fait immédiatement craquer. Il est fondant mon Lionceau !



 Le ciel, lui, est toujours aussi beau.

Vitesse de croisière.

 J'ai plein de choses à vous montrer. Il y a longtemps que cela aurait dû se passer. Mais il y a eu la crise covid. L'annulation de l'évènement, le report de celui ci, puis sa réannulation. Bref  un goût d'arlésienne pour cette cure que devait faire mon beau frère, en région Charentaise. La cure a donc débuté début septembre et comme il n'y a pas de soin le WE, c'est en voisins du moment que ma soeur et lui nous ont rejoint. Le temps d'élaborer quelques réjouissances, comme une balade bien arrosée suivie d'une soirée crèpes comme je vous le disais dans un précédent billet. Le temps aussi d'échafauder un plan sortie pour le WE suivant, où c'est nous qui avons fait le déplacement. La journée fut chaude et ensoleillée, juste entrecoupée de nuages blanc, histoire de colorer  le ciel et rendre la lumière intéressante pour les photos. Partant du port de Vitrezay, nous avons remonté la Gironde jusqu'à celui de Pauillac à bord du Saintongeais pour une croisière commentée. Carrelet, observatoires, châteaux vinicoles, vignes et marais, rien ne manquait et les explications du guide accompagnateur étaient riches et trés documentées.











 Et comme il  faut abuser des bonnes choses,  nous avons prolongé la sortie par une visite de la ville de Pons, une antique citée  remarquable  avec un patrimoine architectural et culturel splendide.  Haut lieu de l'histoire de France, n'a-t-elle pas connu Emile Combe,


le père de la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état, Agrippa d'Aubigné, Pierre Dugua cofondateur du Québec, et bien d'autres  encore dont l'histoire a marqué la ville de leurs empreintes  ? 

La Seugne coule à leurs pieds et se confond avec la Venise Verte voisine, offrant un have de paix à la découverte de ses ponts et de ses colonies de canards col verts.














Une journée exceptionnelle dans un décor d'exception... J'ai adoré cette journée.

Misère !