le dire avec des fleurs

 Que retenir de ce mois de juin frissonant, pluvieux et sans éclat ? Qu'il se termine ce soir sans laisser place à beaucoup d'espoir de voir juillet s'enflammer ? 

 Alors avant de clore cette moitié d'année gachée, je vous le dis avec des fleurs, j'ai bien peur que la deuxième mitant ne nous voit plus enchantée.







Dans quelques jours un an de plus. Un de plus ou de moins qu'est ce que ça fout quand c'est foutu ? Des vacances ? Il n'y aura qu'à peine quelques jours autour d'un évènement festif. Des rencontres ? Pas encore puisque tout le monde se terre chez lui, derrière son masque et sa peur. Des surprises ? Et bien des fois, il vaut mieux qu'il n'y en ait pas.  Des joies ? Peut être. Des peines ? Sans doute. Des soucis et des tracas, à n'en plus finir comme les autres fois. 

En attendant, commencez bien juillet que je souhaite un peu plus chaleureux sans l'être trop non plus. J'essaierai quand même de faire de belles photos pour vous montrer au fil de l'été et si tout va bien, je vous raconterai aussi comment cela se passe en attendant la rentrée.

Tendre rousseur

Pas de photos ces derniers temps, peu de balades pour cause de mauvais temps, mais pour répondre à une question que m'a posée Ambre  hier,  de savoir si j'aime les roux. Ben d'aprés vous ? 



 Surtout Petit lion ! 


Cannelle en roux sillons

 J’aime ce pastel de Sally Strand.

Même s'il vous a déjà été proposé par Lakevio, je vous le propose.
Pourquoi ?
Eh bien parce que cette « rouquine » me parle.
C’est un sujet – pas un objet – sur lequel j’ai toujours aimé m’étendre.
N’y voyez rien de leste quoiqu’on puisse penser de cette tournure de phrase.
Mais, mon dieu ! Que cette épaule et ce cou pâles me parlent et m’appellent !
Et vous ?
Que vous inspire ce pastel de Sally Strand.
Bien que je vous aie déjà parlé de cette rousse, je pense avoir encore quelque chose à en dire.
Pourtant, ça fait des décennies que je vous en parle mais je suis intarissable car il y a encore tant à découvrir.




J'avoue ne pas détester non plus.  Sa rousseur m'évoque une senteur des iles et comme le chanteur, je l'appellerais bien Cannelle pour qu'un peu sa peau soit sucrée. 

Cannelle et Vanille aux effluves d'amandes n'improvisent elles pas le plus doux des parfums pour qui a le fin odorat ? 
Le vert olive rehausse à merveille le ton laiteux de la chair. Je ne vois pas le vert  émeraude  des yeux qui illumine un visage aux traits parfaits encadré par cette éclatante rousseur s'étalant en panache sur ses épaules nues.  Qu'a-t-elle encore de si délicieux à parfaire pour se pencher ainsi sur son miroir si froid ? Le rouge pulpeux de ses lèvres  n'est-il pas assez envoutant ? Qui donne à sa coiffure plus encore envie de la défaire ? Alors pourquoi discipliner en un chignon retord ces jolies mèches folles qui s'accordent tant avec le ciel quand l'horizon flamboie ? Imaginez ces roux sillons sur sa nuque retombant, jusqu'au creux de son dos et roulant en cascades jusqu'au bas de ses reins. 
 
Et que dire encore de sa taille devinée élancée, bien mise en valeur par le velours délicat du tissus  vert de son doux apparat ? 

Je l'imagine un peu frivole. Faisant des hommes les plus brillants, une cour,  de diables envoutés  qui se brulent aux flammes de son paradis secret. 
Mais n'en dites rien à personne, car tel est son mystère, elle envoute aussi les femmes qui n'osent l'avouer.
Si vous croisez son regard, et que vous restiez muet, c'est que ce jeu de hasard vous a déjà ensorcelé.

Spleen (le jeune)

 Pas bien facile d'écrire en ce moment. La vie qui vient la vie qui va. Souvent la même avec ses enchantements ou pas. Il faut bien dire qu'ils se font rares et que couverts de la monotonie ambiante, ils se font assez discrets pour passer inaperçus.

Les problèmes du monde qui s'ajoutent à ceux plus personnels atteignent vite des sommets qu'il est impossible de gravir tant les pentes en sont raides.

Pas de balade pour cause de trop chaud ou trop d'orages. Pas de balade, pas de photo.

Pas de grain de sable ni de folie. Pas d'histoire à raconter.

Mon ordi, compagnon depuis 2012 a rendu l'âme. Sans prémice, sans crier gare. Sa lenteur ? Mais il l'a toujours été. Pourquoi aurai-je dû m'en inquiéter ?  J'avais procédé il y a peu, trés peu, à une réinitialisation, il était reparti. Puis lors de la dernière mise à jour, pendant la nuit, il s'est éteint. 

Heureusement j'avais sauvegardé l'essentiel. Il ne restait que peu de choses que je n'avais pas pris la peine de copier sur d'autres emplacements, qui eux aussi ont leurs limites. 

Tout ça pour ne rien dire, car il y a bien pire comme désagrément. 

La santé par exemple qui vient causer des troubles et des tracas. Et si ce n'est la mienne, c'est toujours celle d'un autre, d'une autre, moins fortuné que moi. 

L'avenir qui s'annonce compliqué avec plein d'embuches et de déconvenues. Les incertitudes planent et se complaisent à naviguer au dessus de nos têtes. De gros nuages s'amoncellent dans un ciel passablement sombre et menacent éminemment de nous inonder. On ne sait juste pas quand ils vont craquer. 

Malgré tout on avance, même à pas comptés. On regarde un  peu derrière, un peu sur les côtés et on manoeuvre pour éviter de s'embourber. 

Je me souviens quand on fânait, il y avait toujours des zones qu'il fallait éviter. Et bien là c'est pareil. 

Parfois le char se renverssait, ce n'est qu'arrivé une fois et encore, je ne me souviens pas que ce fut chez nous. Je crois que c'était chez la Francine. Nous par contre on était impressionnées.  On faisait attention, on évitait de trop charger. On soutenait avec nos fourches, sur le côté. A trois, bien appuyées nos fourches s'enfonçaient dans le foin et nous de toutes nos forces, maman, Marie Paule et moi on poussait, on poussait jusqu'à ce que la manoeuvre terminée, le convoi s'ébranle sans danger. Mon père sur le tracteur tournait régulièrement la tête pour voir si tout suivait. Avec précaution, il arrivait doucement jusque devant la grange. Ouf, on était sauvé ! on pouvait alors commencer de décharger. J'entends le bruit du déchargeur envahir la cour et maman, fourchée aprés fourchée, envoyait dans la gueule du monstre  le foin qui piquait les jambes pendant qu'à la fenière, papa et Marie Paule tassaient le foin plein de poussière qui leur arrivait par brassées. 


Un dur labeur, une corvée. J'aime l'odeur du foin, mais la sueur qu'il nous coûtait imbibe encore mes pensées. J'ai parfois envie d'en pleurer.


Cher Cher

 Que me direz-vous lundi matin de cet endroit plutôt bucolique ?
Virgile lui-même en aurait dit joliment du bien j’en suis sûr.
Peut-être même eût-il tartiné le XI ème livre de son célèbre recueil.
Enfin, célèbre chez ceux qui ont eu à transpirer sur des versions et qui, lycéens citadins dans l’âme durent se taper de la poésie pastorale…
J’ai bien quelque chose à vous en dire lundi.
Quelque chose de triste.
Mais c’est quand même quelque chose à dire…

Bucolique ? Pas sûr que Virgile ait eu la même appréciation de l'endroit dit bucolique  évoqué par cette image. Bien que ! à son époque, le site l'était sans doute encore. De belle vaches Marchoises voisinaient probablement avec quelques Bourbonnaises et autres moutons  de type rouge du Berry. Le cher dont le cours se lovait au pieds de saules et de roubiniers charriait une eau pure dans laquelle sandres  et brochets batifolaient. Le cingle plongeur se régalait de petits  gardons bien frais  pendant que  les bergers taillaient dans les roseaux de jolis sifflets en courtisant de charmantes pastourelles en mal d'amour. J'imagine trés bien la scène pareil aux images des livres de mon enfance. 


Depuis  Merinchal  jusqu'à Villandry, le Cher ne manque pas de charme. Montluçon est une trés belle ville que sa population a su maintenir accueillante, voir bienveillante. Malheureusement de cette belle ville, je n'en connais que la gare. Les souvenirs qui m'habitent en sont plutôt heureux. La dernière incursion que je fis en ces lieux  a un goût particulier et tendre. C'était aussi l'hiver. Une grève SNCF, en décembre, m'avait conduite ici. C'est avec beaucoup de nostalgie que j'évoque ce moment et les souvenirs qui lui sont liés.   

Rire aux larmes

Je l’ai repérée, voire reconnue, tout de suite. Elle m’a évidemment ramené à l’époque où je ne pensais pas à des tas de choses sans intérêt. Peut-être dans votre mémoire erre un souvenir que, j’en suis sûr, nous aimerions tous entendre. Raconté par vous il n’en sera que plus chouette. Alors à lundi
85 ème Devoir de Lakevio du Goût.jpg


Elle me fait penser à la chanson de Fanon. 

Qu'elle soit Juive ou Palestinienne, de Bohème ou de Clichy, Indienne, Mauritanienne, du Kurdistan ou de Turquie, de Pologne ou de n'importe où.

S'appelle-t-elle Liz ou autrement. Son sourire insouciant est peut être celui de Sana ou Malika, Natalie ou Fatima. 
D'où qu'elle soit et qui soit elle, mérite-t-elle la barbarie à laquelle son peuple est soumis. Les injustices et la misère la famine et la maladie.
Son destin de petite fille ne vaut il pas que la paix soit sur le monde. Que le respect de l'homme lui soit acquis et que les larmes lui soient épargnées. 
Petite fille du monde, tu es comme tous les enfants de la planète : ce qu'il y a de plus cher et de plus précieux. 
Tu me rappelles les petites filles que j'ai croisées, accompagnées, aimées et qui pourtant devenues femme ont galéré. Galéré pour être libres, galéré pour être heureuses, galéré pour être respectées et non soumises.
Petite fille d'ici ou de là bas, enfant bohème, sédentaire, ou en exil. Fille de mendiant ou fille de reine, ne mérites tu pas  qu'on t'aime et te chérisse pour que tu deviennes celle qui sauvera le monde de tous les crimes et autres villainies  ?

Je nous revois petites filles échevelées dansant dans les roseaux et dans les prés de mes Enclos. Je revois Françoise et Nathalie courir derrière les papillons, dans la prairie, cheveux au vent riant et chantant des chansons en sautillant. Je revois Annie, la toujours sage et Nicole, bouclettes brunes, jouer avec la Miss, la pauvre chienne que mon père n'aimait pas beaucoup. 
Notre insouciance, notre malice  sonnaient clair dans le silence de l'été, plombé par la chaleur  de juillet. 
Rien ne laissait présager de ce que serait l'avenir ni pour les unes ni pour les autres. Les mauvais coups et l'infortune vous tombent dessus sans se préoccuper de savoir si vous avez les moyens de les éviter. 
Toutes n'ont pas été épargnées.  A l'injustice des hommes quand il faut ajouter celle de la destinée, la chute est rude, il est bien difficile de se relever.
Il faut du courage. Beaucoup de courage pour affronter l'adversité. Le mauvais sort, la maladie, les écueils des mauvaises rencontres, les mauvais choix de route et toutes les embuches posées ici et là sur le parcours que l'on n'a pas toujours choisit.
Je voudrais juste rendre hommage à toutes celles qui moins fortunées que moi ont eu à affronter les duretés de la vie.

Combien de petites filles, de par le monde, ont dû passer sans transition du rire de l'insouciance de leur enfance aux larmes de la tragédie. Sans compter toutes celles privées d'enfance, de rires et de joies.
 A vous toutes, mes belles,  je viens me recueillir à genou devant votre courage et je voudrais dire à vous toutes et à vous tous combien on peut être trop occupés à surmonter et conjurer un sort qui nous accable avant que de s'apitoyer sur ce que nous sommes et de prendre le temps de larmoyer.

La nouvelle journée de la rose

 Pour ceux qui n'aiment ni les vaches ni les ânes, sans présager de ce que sera l'avenir de nos départements à la fin de ce mois de juin, voici quelques exemplaires de mon jardin. Sauvage, tendre et parfumé, envahi par les hautes herbes, fait de tout et de n'importe quoi. Ce jardin n'a rien d'exceptionnel, c'est juste le mien, mon coin de verdure et d'évasion. Mon palliatif à l'absence de relief et de fraicheur. On dit que ce que nous créons et choisissons est le reflet de notre personnalité. De ça j'en suis persuadée. Même si celle ci est fonction de bien d'autres choses.  On ne choisit pas toujours, mais quand nous le faisons, je crois que ce n'est jamais par hasard. Quelque part dans notre inconscient..., quelque part par notre volonté..., quelque part le destin s'est allié à nos gestes, à nos pensées pour aboutir à ce que seront nos choix, nos actions. Nous ne maitrisons pas toujours les conséquences, heureuses ou malheureuse, nous sommes bien forcés d'en accepter les retombées. 

Pour le jardin elles ne sont pas forcément dramatiques et peuvent donner un beau résultat. Pour nos choix de vie, par contre, c'est un peu plus sérieux. 


Elsa triolet et Louis Aragon, parfumées et colorées d'un liseré rose-orangé pour la seconde, la première est pénétrée d'un coeur légèrement rosé du plus bel effet.

J'aime beaucoup ces roses et leur reflet, tout comme j'aime Louis et Elsa pour leur valeur et leurs écrits, bien sûr.


Edith Piaf, son rouge vif velouté est un ravissement tout comme la voix d'Edith l'était. Symbole de beaucoup de choses ; la rue, les poètes et pour moi,  la Butte Montmatre, une raison suffisante pour l'aimer

Rose mauve, sauvage, je l'ai découverte par hasard et tout de suite adoptée. 
Frédéric Mistral ; au doux parfum, pour moi, c'est le sud, les cigales, la poésie, la Provence, les racines profondes aux quelles on est attaché.

Belle est cette rose majestueuse dont je ne connais pas le nom, son rose prononcé s'élance vers le ciel. Elle se dé



développe à merveille depuis que nous avons coupé une partie de la glycine qui l'ombrageait.

Et pour terminer, ma préférée, même si je les aime toutes, la rose de Sognes ou rose  de la Francine, celle ci, est une vieille variété. La plus parfumée du jardin. Je l'ai récupérée quand nous avons quitté notre vieille maison de campagne. Elle a bien supporté le déracinement contrairement à d'autres variétés que j'avais aussi déplantées et comme moi aussi, qui ai eu beaucoup de mal à m'adapter. 

 C'était aussi celle qui bordait le jardin de la Francine, le long du chemin de Lossedat. Elle a pour moi le parfum des souvenirs heureux et celui des regrets.


la journée de...

 les beaux jours reviennent, les jambes aussi. Hier c'était la journée de la Vache.







aujourd'hui c'est celle de l'âne.


et des trucs bizarres

Les bateaux vont...

 Les bateaux vont, les bateaux viennent. 

 
Moi aussi

Cet artiste à écouter m'accompagne souvent durant les trajets.

D'autres encore viennent me chatouiller les pieds. Je vais, je viens , je retourne et m'en vais. Mais jamais sans regrets. Beaucoup de nostalgie et un regard sur le passé. 

Ici :






Puis quand le fête se termine, je reste à contempler ce qu'il subsiste.

Pas de devoir. Pas de discours mais des images de tous les jours.

La bonne affaire

  Que peut-il donc se passer sur cette toile d’Harold Harvey. Que peuvent donc se dire ces trois femmes qui semblent intéressées par la lett...