Les moutons de la Creuse.

 Bon, alors aujourd'hui, je vais vous parler de quoi ?  De mes dernières aventures ? Non je vais vous conter les moutons de la Creuse.

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Je ne sais point chanter

les histoires charmeuses,

Mais je vais vous compter

les moutons de la Creuse.

 

Arrivé le printemps,

ils broutent savoureuse

L’herbe des prés et des champs

Les moutons de la Creuse.

L'herbe des prés et des champs

 Les moutons d la creuse.


Ils passent leur chemin,

Toute leur vie heureuse

Sans crainte des lendemains

Les moutons de la Creuse.


Ils n’ont pas comme nous,

Toute une vie laborieuse

Pour gagner quelques sous

Les moutons de la Creuse.

Pour gagner quelques sous

Les moutons d la Creuse.

 

Sachant vivre simplement,

A l’ombre délicieuse

Ils dorment tranquillement

Les moutons de la Creuse.

Au bout de leur chemin, 

S'ils croisent mystérieuse

 L'ombre de quelques loups

 A la griffe douteuse

 Ce n'est pas d'un canin

 Qui sévit dans la Creuse

 Mais plutôt d'un humain

 A la mentalité douteuse.

Mais plutot d'un humain

 A la mentalité douteuse.

 

Voici en quelques mots

Une histoire  scabreuse

qui vient bien à propos 

Des moutons de la Creuse. 

Pour finir en gigot

Et côtes délicieuses

Ils  cachent leur désespoir

Les moutons de la Creuse.

Ils  cachent leur désespoir

Les moutons de la Creuse.

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Inspiré de  :



Intimes pensées.

 Coucou mesloulou, ça va ? pour parodier ma soeur de blog, blogocopine mais néanmoins véritable amie (s,i si, on peut être amie sans se rencontrer physiquement et même que ça marche, trés bien même, j'en ai quelques unes et uns comme ça). alors voilà vous n'écrivez pas souvent ces temps ci, je présume que vous avez mieux à faire et c'est bien. Trés bien même. Peut être aussi avez vous le blues, ça arrive et là, moi je suis à poil, je ne sais jamais comment réconforter, ni même voir certaines détresses. Beaucoup sont bien cachées aussi faut dire, derrière le voile de la pudeur, souvent. De la gêne parfois. Ben faut pas ! Les amis c'est fait pour ça. Si je pose les miennes, de misères, et ben vous allez dire que je vous em.... ou alors vous allez trouver ça banal, parce que vous avez les vôtres et vous trouverez que les miennes à côté c'est du pipi de chat. Mais  c'est normal, tout ça.  Quand on souffre, quand ça va pas bien des fois, pas du tout bien et pas bien du tout, on a assez à faire pour soi.  Dans ces cas là, on se dit seul au monde et on l'est bel et bien.

Heureusement des âmes empathiques viennent à nous, nous réconfortent, alors on prend; merci d'ailleurs au passage.

Que je vous dise, aujourd'hui, comme les autres jours, ça va. Parfois moyen. d'autres fois moyen moyen, et pi aussi des fois encore pas du tout.  Mais il faut faire avec. Moi, les fois où ça va pas du tout, c'est quand je pense que tout est fini. Quand la Firette, bonne petite chatte grise au plastron blanc,  repose sur mon lit et qu'elle ne bouge ni moustache, ni cil, ni queue ni tête et que je me dis, ça  y est, il va falloir creuser un trou et avec cette sècheresse, je ne vais pas y arriver. Alors je guette et j'aperçois frémissant le bout de son petit museau qui se rétracte, ses babines qui frémissent et ses pupilles qui se dilatent. Alors je retombe en espérance. La crise est passée. Tout va bien, le soleil brille de nouveau. C'est quand une mauvaise nouvelle me parvient et que je me dis il (elle) va mourir, comment je vais faire sans lui (elle) s'ils me laissent là seule sur le bord du chemin. Vous savez, à nos âges, la mort est une chose des plus naturelle. Elle va nous cueillir un jour, dans pas longtemps, vu le temps qu'il nous reste et on aura rien vu venir, alors on l'attend, on veut s'en éloigner, mais elle est là présente journellement. Dans les avis d'obsèques, pour nous faire part de la disparition d'une connaissance, parfois bien plus jeune que nous. Au téléphone et il s'agit d'un proche, elle se rapproche alors, on la redoute ou on l'apprivoise, selon notre état d'esprit du jour et du moment. Mais on la redoute néanmoins. On n'est pas éternel, ceux qui nous ont précédés nous manquent. On ne les rejoindra pas, enfin probablement pas, à moins d'y croire,  et là, peut être on est soulagé à l'idée de les retrouver. Mais je me dis, l'univers est si vaste ! comment retrouver des âmes dématérialisées parmi toutes ces âmes qui se sont volatilisées ? Même si ce qu'on nous a enseigné au catéchisme avait une chance sur l'infini d'être vrai ?  Comment franchir ce pas si compliqué, si douloureux, si mystérieux ? 

Ouh,  il faut que je passe à autre chose, là ! Bon aller, c'est parti. Ma théorie bien mystérieuse aussi, de appréhension de la science météorologique se vérifie une fois de plus. Voilà des jours que la sécheresse sévit chez nous.    Comme il fait chaud puis orageux mais pas humide et qu'il ne tombe aucune goûte d'eau, j'ai lancé une machine. Le soleil est bien présent. Ma machine est terminée, je vais étendre mon linge au jardin. Pendant ce temps le livreur de piquets de tomates qui devait venir aujourd'hui, m'appelle  (sur le fixe, tant qu'à faire !). Il ne me trouve pas, parce qu'il n'y a pas de numéro de rue. Ben non ! y en a pas pas, c'est un lieu dit en impasse, mais y a un nom sur la  boite aux lettres, bougre d'imbécile, tu sais pas lire ou quoi ? Comme je suis au jardin, bien sûr je ne réponds pas. Il me laisse un message pour me dire que puisqu'il n'y a pas de numéro de rue, et bien je n'aurais qu'à me rendre au point relais où il laisse ma commande. Mais bien sûr ! j'avais choisi la livraison à domicile parce que le colis ne rentre pas dans ma voiture ! Putain, quel con ! je suis un peu agacée, là ! c'est pas le moment  ! 

Au fait, les tomates que je trouvais un peu flétries aprés mon repiquage à la sauvage, ont bien résisté,  les courgettes aussi, même les citrouilles. 9a promet pour les prochains devoirs du lundi ! ça va encore être la fête à la citrouille quelque part, et la Mauricette va pas chômer, c'est moi qui vous le dis !









 Par contre, mon linge, fraichement étendu vient de prendre une méga averse orageuse. Bon pour les tomates, j'ai bien fait de ne pas arroser ce matin. Les draps sècheront bien à un moment où à un autre ! et pendant ce temps là loin des problèmes existentiels, quoique, nous n'en savons rien, après tout, à quoi pensent les chats quand ils dorment ?  

et pendant ce temps là loin des problèmes existentiels, quoique, nous n'en savons rien,après tout, à quoi pensent les chats quand ils dorment ?   

C'est à peu prés certain, leur instinct et leur sens de la prédiction est bien plus précis et puissant que le notre. Parfois je me dis que si le fait de ne pas parler est un atout, s'il en avaient la faculté, ça nous rendrait bien service.

Pour en revenir à mes préoccupations initiales, je crois que je redoute plus le départ de mes proche que le mien. Il y a comme une certaine lâcheté là dedans, ne pensez vous pas ?

Les loups de la Creuse

 Quelques brèves du WE pour changer, aprés un tour au jardin, 





nous avons pique niqué sur l'herbe verte de la Creuse, cet endroit est charmant, pour autant, je ne vous le recommande pas.





Pas que nous y soyons mal ni mal traité, bien au contraire, on y est mieux et bien traité. Pourtant, il vaut mieux ne pas avoir à y séjourner : il s'agit d anciens  thermes reconvertis en établissement de suite de soins.

Non loin du parc animalier de la forêt de Chabrières au sein des monts de Guéret où campent des loups en liberté (conditionnelle, la liberté) disposant d'un vaste espace clôt, insuffisant toutefois pour qu'ils   se sentent  dans leur véritable élément. Mais c'est quand même mieux qu'un zoo . Ils sont nourris et logés gracieusement par les impots de la communauté rurale si peu disposée à les voir vivre à ses côtés. Les moutons peuvent se réjouir et paître en toute quiétude, leurs seuls prédateurs étant les amateurs de côtelettes grillées et de gigots bien rosé.

T'aurais pas 100 balles ?

 C’est une toile de Mr Bernard Beauvais, elle m’a amusé quand je cherchais un tableau qui pourrait vous inspirer.
Elle a attiré mon attention car elle s’appelle « Rue Blondel ».
Je ne vous demande pas ce que le Monsieur veut de la dame.
Je ne vous demande pas ce qu’elle demande pour le lui donner.
Laissez courir votre imagination.
J’espère que nous en cueillerons tous les fruits lundi…

rue_Blondel.jpg

Petite précision, ces personnes existent vraiment, je les connais, trés bien même, et même que pour la certaine personne, j'aurais préféré le contraire. La rue, il parait que le peintre l'a appelé rue Blondel, mais moi je sais bien que c'est pas la rue Blondel, c'est la rue de l'Aumone, ça ne s'invente pas. C'est une petite rue perpendiculaire à la rue Berbiziale. Et la bonne femme sur le tableau, elle s'appelle Lili dite la Jubine. Mais nous on l'appelle la Juju. 


 Lui - Alors la Juju, ça boum ? Je passais en bas de chez toi, je me suis dit que ça te ferait plaisir de me revoir. Parler du bon vieux temps, quand le carillon (Le carillon est une petite revue mensuelle locale, d'inspiration catho,  qui parait tous les mois, un peu l’équivalent du chasseur Français, si vous voyez ce que je veux dire) sous le bras, tu m'attendais dans le parc Abel Mézière.

Elle - Ah ! c'est toi ? Mais  qu'est ce que tu fais là ? Avec ce chapeau et cet imperméable vert, je ne te reconnaissais pas ! on aurait dit l'inspecteur Gadget. Et ce  pyjama que tu portes en dessous ! il est en satin, tu pètes pas dans la soie, toi,  au moins !

Lui - J'ai peut être un dessous de satin, mais toi, qu'est ce que tu fais là, avec ta robe de catin, en bas de chez toi ? T'attends le client ? Tu pratiques des activités de plein air ? Tu n'as plus ton chiffon blanc pour l'accrocher à ta fenêtre ?  Les temps changent, tu me diras.   Aujourd'hui, les clients ne montent plus chercher la marchandise, c'est livrés à domicile qu'ils veulent et par Uber, en plus !

Elle - Ah, tu l'as dit, les temps sont durs. Et puis tu sais c'est plus comme avant. Maintenant on travaille à la pièce et Hubert, c'était pas un saint,  il est dans la  nature, à présent, en train de chasser le perdreau. D'ailleurs, depuis que je me suis faite dépouiller par  ce  mal au trou,  mauvais coucheur. Je suis sur la paille et me vois contrainte et forcée de jubiner toute la journée. Tantôt ici, tantôt  dans la rue Pissevin,  je m’arrondis à la fin du moi, comme je peux  !

Lui -Tu t'es faite déverrouiller par un pisse vin ?  Et t'as pas choppé la chaude pisse ?

 Elle - Non,  je me suis faite débourser par un marchand de bois. Il avait une grand mère soit disant à récupérer en Grèce. Comme il manquait de liquide de refroidissement, il m'a demandé une rallonge. Je te rembourserai qu'il m'a dit !

Lui - Ah, et alors ? T'as pu lui fournir ? 

Elle - Ben oui, je lui ai fait un prix. Il m'a envoyé un tchèque à la place. 

Lui -  A combien tu lui a fait, à lui ?

Elle -  A bas cout : 5 francs. Je faisais des rabais, 5 francs, c'était pas cher. mais c'était pas un bon coup, parce que  quand je me suis présentée avec le Tchèque, à la banque centrale  de l'Europe, c'est Varouf-la-quête qui tenait la caisse. Il a pas voulu et m'a envoyé brouter sur les roses. En bois qu'il m'a dit, le Grec ! 

Lui -  A Bakou ? Tu navigues en eau trouble avec un Tchèque à 5 francs ,  et c'est un Grec qui tient la caisse ?  C'est pas trés clair ton histoire, là, matelote à l'oseille ! t'as travaillé  pour des prunes !

Elle - C'est ça fous toi  de ma pomme ! je voudrais bien t'y voir à ma place ! d'ailleurs, t'aurais pas 100 balles  à me filer ?

Lui - Et un mars aussi,  pendant que tu y es ?

Elle - Aller, te fais pas prier, on coupe la poire en deux, je te fais grâce du mars !

Lui - Non non, ça marche pas, ton affaire, j'ai la pêche en ce moment, pas besoin du mars !

Quelle misère !

 Mais quelle misère ! voilà que je suis trop petite.  En effet, j'ai pour mission de jardiner. C'est pas vraiment mon truc. Il me faut enlever l'herbe qui pousse, repiquer les légumes à la bonne période, sarcler, bêcher, arroser, tu parles d'un truc ! Il fait chaud trés chaud et ce du matin au soir. La chaleur m'épuise rien que d'en prononcer le mot. 

On est  2 jours aprés la pleine lune. Donc c'est le moment de repiquer les tomates. Elles ont bien grandi, en pleine terre, il faut mettre des tuteurs, elles sont suffisamment développées. J'ai bien des piquets pour les tutorer, mais c'est sec, je suis petite et ils sont grands, bien plus que moi. Impossible de les enfoncer ces bougres de piquets  en bois. Il va falloir que j'en trouve des moins lourds, moins difficiles à enfoncer, ou alors que je trouve une main forte qui me serait prêtée. Cela ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval. Si j'attends trop, les chats vont  me casser les plans, ce serait dommage. 

Hier j'ai pu tondre grâce à l'aide de ma Ponette, mais pour cette tâche ingrate, elle ne a pas pouvoir m'aider beaucoup, elle est juste un peu plus grande que moi mais beaucoup moins que les piquets. C'est vraiment du boulot un jardin, pour moi c'est pas un passe temps du tout ! quelle misère, mais quelle misère !

En attendant voici des nouvelles du beau rodo et de mes roses qui commencent
à s'épanouir.  










En vrac

 Pas trop le temps en ce moment de varier les programmes. Cependant quelques échappées belles m'ont permis une trés belle palette de couleurs.

Quelques balades dont une où j'ai laissé ma peau de laine au passage d'une écluse (mon pull si soigneusement tricoté est tombé, lorsque je m'en suis aperçu et fait le trajet en sens inverse, il avait plu à quelqu'un d'autre et comme la mouche,  changé d'âne.

Je voulais photographier ces magnifiques daims et voilà !


Puis ce fut une autre promenade où de jolis champignons peuplaient les sous bois. Je n'ai pas tenté la cueillette, plutôt hasardeuse !

Aprés cela, j'ai jardiné un peu, pommes de terre à enrayer (butter) fraises à désherber, semis à arroser et haricots verts à semer. Contemplant par intermittence mon joli jardin fleuri.


Pendant que ces deux là jouaient à chat perché

Hier je suis allée aux courses, mais je n'ai pas joué, d'ailleurs, il n'y avait rien à gagner.



J'adore les ânes. C'est un animal trés intelligent et intéressant.  Jamais un nom n'aura été si mal utilisé. 


 A au cours de l'épreuve de trop attelé, l'un d'eux nous a offert un magnifique spectacle d'obstination. Lui ne voulait pas se fatiguer et quand on lui demander de courir, il s'arrêtait ! Inutile de vous préciser qu'il fut classé dernier ! Drôle d'âne ! Le podium quant à lui revint à Bretonne la jolie ânesse bien arnachée.


le pêché

 

A quoi pense ce jeune homme ? Mais c'est que j'en sais rien, moi !Aldo Balding (218).jpg

C'est déjà bien difficile de savoir ce que les hommes pensent quand ils sont vieux, alors jeunes, vous pensez !

Bien qu'on pourrait bien s'en douter, quand ils ne pensent pas c'est qu'ils sont occupés par des activités hormonales, surtout au printemps,  sinon  la pensée féminine absorbe beaucoup leur imagination. 

Celui là à mon avis, vient de se faire larguer, ou bien elle lui a posé un lapin ou alors pris pour un pigeon.

Il a l'air si triste, ou alors il a picolé et ne sait plus ce que lui raconte sa tête. Il a perdu ses clefs sans doute et ne sait où aller dormir maintenant qu'elle l'a laissé tomber.  C'est pourquoi il reste là en plein soleil, assis sur ce muret, sans savoir ce qu'il doit faire. Hier c'était le mariage de son meilleur ami. il a bu, beaucoup, il a dragué la soeur de la mariée, elle l'a envoyé sur les roses, il a rebu, puis bu encore, essayé de draguer une autre fille, qui n'a pas voulu non plus, alors il a continuer de se venger sur la boisson et de tentatives de placement en échecs, vu son état d'ébriété avancée, il a sombré dans un état comateux et ne se souvient plus de grand chose, le pauvre homme. En tout cas, il a l'air de s'être bien amusé avant, bien trop, et voilà où il en est. Ben oui, on le dit bien, on est souvent puni par où on a pêché.

Si vous me cherchez....

 Devinez quoi ! Hier j'ai eu un appel de la poste. Oui, du service qui m'a fait poireauter des heures  (en tout 1 h + 3/4 d'h + 40 ' sur 3 jours  ) pour me permettre d'utiliser mon argent. J'insiste sur le "mon argent". Is l voulaient savoir ce que je voulais faire de tout ce pognon que j'ai sur mon compte. Ben oui, dès qu'il y en a ils sont à l'affut, tandis qu'ils vous traquent dès qu'il en manque un petit peu, l'un ne compensant pas l'autre, ils vous taxent honteusement alors qu'ils ne vous rémunèrent pas dans l'autre sens. Elle est pas belle la vie ? Enfin pour eux toujours, parce que pour nous, c'est toujours la même histoire inchangée depuis les fables d'Esope. Je ne dis pas La Fontaine dont je ne veux pas boire l'eau, ce n'est qu'un usurpateur de toutes façons. Peut être avec du talent, mais usurpateur tout de même.  

Je les ai donc envoyé iech à la poste, leur indiquant clairement que ce n'était pas leur problème  quand la question (je n'invente rien) :"mais qu'est ce que vous voulez faire avec tout cet argent ? me fut posée. Ne manquant pas de répondant ni de retenue, le freluquet qui m’interviewait  me déclara sa flamme, enfin à mes économie, " vous savez que pour les plus de 70 ans, on a une mutuelle trés avantageuse ? " Déjà les 70 je ne les ai pas encore, mon mari encore moins et une mutuelle j'en ai déjà une, je ne vous ai pas attendu, messieurs mesdames les cofis (conseillers financiers qui ne sont là que par épisode, suivant les aléas des bureaux de poste, leurs heures d'ouverture et leur potentielle cliente richissime comme moi mais pas que), en herbe. Car vous ne serez jamais à la hauteur de ceux des services dont c'est le vrai métier, le votre étant le service public et non le tout boursier, me semble -t- il, enfin dans le souvenir que j'en avais gardé.  Et là je ne peux m'empêcher de penser  à la petite soeur germaine  ex France Télécom, à qui la grande  ex la poste, rêvait tant de ressembler ; aux "france télécom bonjour" qui m'étaient si fraternellement adressés dés que je franchissais la porte de cette institution commune, que l'on appelle le syndicat, aux madame des télécoms qui ne me grandissaient pas et autres Quolibets que je dû endurer pendant ... le temps passe vite ! Ben oui, pas de quoi pavoiser !

Et voilà comment en moins d'une minute un entretient bref qui devait en durer 5, fut plié. Ah mais, faut pas venir me chercher, parce qu'on me trouve, voyez vous !

!

La Corse.

Nous sommes le 2 mai 2022. Jour fatidique,  non, décisif. Il est 13 h45, heure décisive. 

Je viens de terminer mon repas.  Une salade d'endives, vite envoyée accompagnée d'une bonne sauce vinaigrette bien aillée car j'adore ça, un blanc de poulet qui traine depuis 10 jours dans mon frigo, mais même pas avec un goût de vieux, gage que le poulet est d'excellente qualité, normal, je l'ai acheté tout cuit à un producteur local sur le marché bio,  quelques asperges vertes fricassées à la poêle avec du beurre Breton salé, une merveille ! un peu de fromage de chèvre frais d'un producteur du même cru que le poulet, local pas labélisé, mais du bled de mon mari, tout de même, c'est dire ! une merveille, vous dis-je le tout accompagné d'un verre, non deux de rosé Corse de l'ile de Beauté, et d'un café amer d'Etiopie mais avec un peu de crème de l'Ain, car les vaches de Bresse sont parmi mes préférées (de belles Montbéliardes à qui on coupe les cornes, vous aimeriez vous qu'on vous les coupe comme ça, sans raison ? Ou avec de mauvais prétextes, comme : " oui, mais c'est pour pas qu'elles se battent !" et alors, !  on coupe les bras aux guerriers pour pas qu'ils se battent ? Faudrait demander ça aux Ukrainiens si les russes ont les bras coupés ! Faudrait pas nous prendre non plus que pour des cons, tout de même ! Bon j'ai apprécié mon repas, merci seigneur fils de dieu tout puissant. 

Non mais ça va pas la tête, toi, ou quoi ? Voilà que tu nous dis la messe à présent ! l'émotion. Oui l'émotion. Là je craque. à ce stade, je craque méchamment, c'est pas ma faute,  faut me pardonner, dites 2 verres quand même, et les tracas qui suivent en ce jour fatidique, non, décisif.  Mais un peu de réflexion ! que diable, imagine que là, tout à l'heure, d'ici ce soir, tu sois obligée de prendre la voiture ? Tu feras comment ? T'auras l'air maligne !

Que je vous dise, j'ai passé un dimanche jour de premier mai horrible, seule, quasi déprimée, heureusement les copines sont là, elles se reconnaitront. Les enfants à peine remis d'une soirée entre jeunes, c'est de leur âge, c'est normal, avaient de grands besoins de se reposer. L'un avant de reprendre la route, l'autre aprés une sacrée semaine bien chargée en émotion et en charges de travail de plus en plus serré, WE compris.  

 Du coup, je n'ai pas vu un chat ! même les miens, ils ne sont rentrés que ce matin à l'heure du déjeuner, pour eux, fait de pâtée, de savoureuse pâtée qu'ils ont boudée. Les sacripants. 

Mais tout à l'heure, mon titi Lion était à mes pieds. Ce chat est fantastique. Il sent toutes les émotions, c'est bob l'éponge en bien plus beau.


Photos prises hier  dans le jardin.

Quand il ne demande pas de caresses, il en donne. Tout à l'heure, il est venu vers moi, m'a frôlé les jambes avec sa queue en panache et m'a fait un grand "mia" traduit par je suis là, si t'as besoin, fais signe. Je sais interpréter ses miaulements, celui là ne quémandait rien, il donnait. 

 Bon alors la Corse ? Je ne suis allée qu'une fois en Corse, Giscard était encore président, c'est vous dire si Sadate.

Avril 05, 1976 - Le président égyptien Anouar El Sadate et le français Giscard  d'Estaing Photo Stock - Alamy
bon eux je vous les présente pas, hein,  vous les connaissez et puis pour la parade, et bien  on en voit tous les jours qui valent pas mieux.

 

 C'est beau la Corse, j'avais fait plein de photos, avais mangé de bonnes spécialités comme un gâteau à base de Brocciu, cuit sur feuille de châtaigner, dans un four à pain traditionnel, ne cherchez pas, vous n'en trouverez pas. Où alors du côté de Filitosa, où j'avais aussi appris l'histoire de ces ruines  vieilles de plus de 8 000 ans d'histoire mégalithique  insulaire. Où j'avais découvert les cochons en liberté, les vaches sauvages, le maquis, la garrigue, les fleurs d'arbouse et de myrte parfumée.  (J'ai voulu chercher des photos que j'avais prises, mais ne les trouve pas) La ponette est allée en Corse faire du cheval, je crois que ce furent ses premiers démêlés avec la compagnie Air France ! les transports ne sont plus ce qu'ils étaient !  Elle a ramené de jolies photos aussi. Mais je crois que son séjour fut un peu gâché par un retour un peu mouvementé.  

Ouais, c'est pas le pied tout ça. Mais bon, faut bien donner le change des fois. 

Je vais faire du tri, y a plus que ça à faire et mercredi, car demain elle est fermée, j''irai à la déchèterie vider tout ce qui ne sert à rien et ne sert à rien qu'à encombrer.

Fournols d'Auvergne

Pourquoi venir ici vous parler soudain de Fournols d'Auvergne ? Parce que c'est mon coin là bas. Parce que j'ai appris hier que l'association à laquelle je suis ex adhérente va faire une sortie en septembre dans ce bled qui sera couvert de champignon. Que je ne participerai pas à l'aventure pour cause de profonde discorde. Parce que je serai peut être là bas quand ils y arriveront et que je ne les y accueillerai pas. Parce que ce chez moi recèle plein de secrets que je veux garder pour moi (oui je suis aussi égoïste) et puis parce que j'ai envie de parler de Fournols, c'est sans doute la seule bonne raison pour moi de le faire. Donc chef lieu de secteur postal, même pas de canton, le vrai,le seul c'est saint Germain l'Herm. Je hais St Germain l'Herm où j'ai pâssé 5 ans en captivité. Et puis captivité à la dure, pas une prison dorée, hein ! Fournols comme un nom de fromage, comme la fourme, comme une douceur, comme une caresse, comme une tendresse. Fournols, c'est doux à dire. Entre les bois, sur les rives de la Dolore, sur les hauteur de Puy Authier, sur la route de Gaspar des Montagnes. Là où habitait naguère le bon pépé Labeye et sa Marguerite (que je sais pas écrire son nom), où on s'arrêtait parfois avec mon père, boire un canon ou simplement discuter. Il faisait la tournée du laitier, mais ne buvait pas trop de lait, sauf si les vaches mangeaient du raisin, ce qui n'était jalais le cas dans nos pays de montagne où plus que la vigne,  poussait le génévrier, la fougère, la bryère et le genêt.  Fournols, là d'où venait le "Catinet" avec son tube pareil à celui de Louis la brocante, avec son épicerie ambulante, ses surprises en cornet où se nichaient des petits gadgets faisant le bonheur des enfants, ses caramels durs si bons à savourer, ses tabliers d'écolier, ses "patalots, qui remplacèrent mes gros sabots quand à l'école il me fallut aller. Il passait le jeudi, et on l'attendait au coin de la maison, maman, sa liste de commission en main, nous achetait une bricole, puis arrivaient la Francine et la mère Marotte, tout le monde papotait en attendant son tour, et nous les gamins on se chamaillait pendant que Catinet s'employait à servir ses clientes du mieux qu'il pouvait. Et puis Fournols, c'est là qu'habitait le vieux docteur Frégeafond tant redouté des écoliers, car c'est lui qui nous administrait les vaccins obligatoires. Séance de torture s'il en était.

Fournols c'est là qu'avec maman on allait faire nos emplettes quand les magasins de proximité ont tous été fermés. La patronne était une roublarde née, mais maman aimait bien y aller, même quand elle est partie vivre en bas dans son pays d'origine, beaucoup plus éloigné,  c'était pratique, elle y avait ses habitudes, vous comprenez.

Fournols, ses villages, ses fromages, ses prairies parfumées, je vais vous les montrer.

La Dolore sur la route de Chambon sur Dolore

Les vaches de la ferme où les fromages sont trop bons

route de Balance

l'étang de la Colombière

route d'Aix, entre Les Andes et Puyauthier

entrée du bourg route d'Echandelys

brumes

route de Cunlhat

route de saint Eloy

vue sur le Forez depuis la route d'Ambert

la forêt des Bois grands

les pierres folles

étang de la Colombière

étang de la Colombière

Les moutons de la Creuse.

 Bon, alors aujourd'hui, je vais vous parler de quoi ?  De mes dernières aventures ? Non je vais vous conter les moutons de la Creuse. -...