Monter descendre.

Je viens de lire chez les copines qui ont posté ce matin et j'ai vu des superbes photos. Dont une avec une superbe Abondance. Comme chez Ambre,, il pleut chez nous. Ce matin un peu de soleil semblait vouloir égayer la journée. Mais ce matin, Chat-ti-Lion, mon roux, avait rendez vous avec sa copine Juliette. Celle là même qui m'appela sur mon portable, 10 minutes avant le dit rendez vous, alors que je n'étais plus qu'à  quelques centaines de mètres du cabinet vétérinaire, pour me demander si on ne pouvez pas annuler le rendez vous en raison d'une urgence. Naturellement je pensais à la pauvre bête qui était en souffrance et revint à la maison. Chat-Ti- Lion, mon roux, protesta dans sa cage de transport mais n'insista pas, comprenant sans doute mes explications. Je lui promis qu'il reverrait sa copine Juliette dans 3 jours. Arrivé à la maison, tout désorienté de cette balade impromptue, il chercha ses repères. Je lui proposais de sortir, lui qui semblait si contrarié de n'avoir pu le faire quand il me le demandait. Mais il préféra aller dormir un peu. Pendant ce temps, au dehors, le soleil se montrait. Peut être allait-il faire beau !  Je pourrais aller faire quelques pas dans la nature et peut être quelques clichés. J'avais vu hier un parterre de jonquilles fraichement épanouies, de l'autre côté de la rivière. Je branchais mon micro pour voir sur map google si un chemin pouvait  m'y conduire. Mais je vis aussi qu'Ambre e Fabie avaient posté. Je m'entretenais un peu avec elles pendant que le temps passant, le soleil disparaissait. Tant pis pour la balade, il pleut à gros bouillon, les jonquilles seront fanées d'ici la nouvelle éclaircie ! 

Et puisque chez les copines, il est question d'escaliers,  et qu'il est demandé d'en montrer si nous en avons, et bien en voilà. 

De l'hotel Fontfreyde à Clermont Ferrand où se situe le centre photographique qui assure la diffusion d'oeuvres d'art contemporaines 
au chateau des mineurs de La Napoule où j'ai passé une semaine de vacances

En passant par  les marches du fort de Pons en Charente Maritimes

les rues  de Mirefleurs dans le Puy de Dôme
Et les marches de l'entrée des artistes du chateau de Cromières en Haute Vienne, 
jusqu'au jardin médiéval  de Nontron en Dordogne

Je n'ai pas compté combien de marches j'ai monté et descendu, mais cela en fait bien quelques unes !
 Bon courage mesdames ménagez vos chevilles et genoux et n'oubliez pas vos cannes.

 

Les promesses de l'aube.

 


Ce matin, en ouvrant les volets. J'aime les matins colorés. Le temps de me retourner et le gris paraissait à son tour. Je n'avais plus qu'à me recoucher. Il n'était que 7 h 30 et j'avais le temps pour ne rien faire.  Mais Flocon était lui aussi réveillé et demandait sa pâtée. Comme chacun sait, un Flocon affamé, n'attend jamais. Le museau des 2 autres s'est alors pointé à la fenêtre. Quand j'ai ouvert, j'ai constaté qu'il faisait froid. A l'heure qu'il est, les matous sont déjà rentrés et sortis 3 fois, tandis que Plume, la petite Minette est allée tout droit faire la sieste sur son lit préféré (elle a son lit !). 

Aurais-je des nouvelles de mes malades aujourd'hui ? Rien n'est moins sûr. Si j'en veux, je n'ai qu'à en prendre.  Dans le fond, j'aime presque autant, même si je me morfonds et laisse l'angoisse me gagner, car quand on m'en donne spontanément, c'est qu'elles sont de mauvaises à trés mauvaises, voir catastrophiques. 

Ma belle soeur va mieux, elle se repose. La mémé, se soigne, son fils est prés d'elle, et le mien de fils doit voir son médecin aujourd'hui pour faire le point. Ses analyses sont toujours mauvaises. La douleur toujours présente, et d'autres problèmes indépendants des premiers,  se profilent. Tout va bien et pourrait aller mieux sans parler d'être pire. Vu sous cet angle, on va garder le moral, pardi. 

Mes autres dossiers avancent peu. Je perds un temps précieux mais c'est sans importance. Je ne vous en parlerai donc pas. 

Je vous souhaite une bonne journée.

le bonheur du jour



 Tout à l'heure (à celle du petit dej, plutôt), je regardais par la fenêtre de la cuisine et voilà ce que je vis. Je sortis immédiatement l'appareil photo de sa cachette, et zoomais à l'infini. Elles ne sont pas trés nettes, mais moi non plus, surtout le matin au réveil. De jolis daguets dormaient encore. A mon approche, ils se levèrent intrigués, mais j'étais assez loin pour ne pas les déranger et pas assez prés pour les photographier. 

Comme ça, en passant.

 On est dimanche 18 février, une jolie princesse fête son 6ième anniversaire. il est 14h13. La une de 'huma magazine  s'intitule Wally Dia, Blagues à part. 

J'ai déjeuné seule, le Patou au chevet de sa mère, malade est parti ce matin, non sans avoir constaté que la batterie de sa voiture était à plat. Nos chats s'étant battu, enfin Petit Lion, avec celui de la voisine, sœur de l'irréductible voisin. Il a pu recharger la batterie (le Patou, pas le chat) et partir avant midi, sinon, il aurait changé de crèmerie. Blague à part, ça continue, ce voisin est infernal, on nous demande des preuves factuelles, allez produire ça ! Il le sait bien, il en use et en abuse. Je le voudrais au diable. J'y serais avant lui; le Patou aussi.  Son père est mort à 95 ans, sa mère à 92, nous n'y arriverons pas. Nous ne sommes pas taillés pour ça. Cependant, quelques réflexions me viennent. Comment est-il possible qu'impunément, de tels êtres maléfiques puissent sévir autant ? Je repense à la sénatrice, bourreau de ma petite sœur, que j'aime tant. Ma petite sœur, pas la sénatrice. Elle a fini par tomber, la sénatrice, pas ma petite sœur, et j'en suis tellement heureuse ! Mais paiera -t-elle le juste prix de tout ce mal qu'elle a pu faire, et pas qu'à ma sœur, j'en ai l'assurance.  ô ma sœur, tu me manques tant ! 

Ma sœur, elle a la force herculéenne que la nature, le contexte familial , et les circonstances de la vie lui ont "offert" si on peut considérer la souffrance comme une offrande. Peut être je la cultive un peu, cette souffrance, trop, et il ne  le faudrait pas. Le mal appelant le mal ou l'évoquant, de façon à ce qu'il ne s'en aille pas ? . Je suis partagée. Comment dire sans blesser ? Comment évoquer, sans déranger ?  Le mieux ne serait-il pas de se taire ? De faire en sorte que seul le présent s'invite à la table du souvenir, de la construction de soi, tout simplement ? De soi et des autres autour ? Témoins, acteurs , intervenants  ou autres spectateurs, ayant quant à soi, sa propre vision et son propre souvenir des choses, quelles qu'elles soient. Je ne sais pas. j'ai du mal à me situer dans cette nébuleuse et sans doute, ma vision peut être déformée de ce qu'elle perçoit. Excusez moi, vous tous. Et par avance pardonnez moi. Je n'irai pas chez le psy dépenser une fortune pour une science imparfaite et subjective, tant je sais personnelle et unique la perception, l'interprétation et la définition du ressenti, de la vision et de l'influence qu'ont les choses sur ce qui est soi. Et comment le dire ? Comment le vivre ? Comment le faire pointer du doigt ? Moi qui ne m'exprime pas, je n'ai trouvé rien d'autre que de l'écrire. Mais je divague et ce n'est pas là que je voulais en venir finalement.  

Je voulais peut être vous parler  de l'être et du mal être. Tant de choses éprouvées.  Mais par chacun, bien sûr, tout le monde connait ces sensations. Comptes à rendre envers soi .  Envers les autres, quand ce n'est pas de regards extérieurs dont on veut se protéger. S'excuser ? Se dédouaner ? Etre comptable de ce que l'on est. Etre redevable de ce que les autres, à notre regard, voudraient qu'on soit ? Et pourquoi, tout simplement ne pas être soi ? Ce serait bien plus simple. Se contenter d'être soi. Tel que l'on est vraiment. Sans honte et sans déguisement.  En partage. Car on a tant à partager. 

Hier en revenant de chez mémé, je regardais au loin,  l'horizon. Le ciel crénelé de nuages évoquait des contrés lointaines. On aurait dit des montagnes dessinées sur l'horizon. Des montagnes avec leurs vallées,  la brume s'élevant au dessus pour rejoindre les sommets. C'était beau. C'était magique. Je me revis parmi les miennes, elles me manquent tant, elles aussi ! Sancy, constellait d'étoiles, de cristaux de soleil, de rayons de neige, comme quand j'étais petite et que depuis le champ de la Basse, j'interrogeais maman, au sujet de ces neiges que l'on disait éternelles et qui fondues en peu de temps,  nous interpellent sur la planète, son devenir, le notre mais surtout celui de nos enfants.  En ce temps là on s'en fichait, de la planète, seul comptait le temps présent. J'étais enfant. Je ne me souciais pas de grand chose. J'étais heureuse. La Charmante, la Blonde, la Jaccade, la jolie et la Mignone, étaient mes principales richesses. Mes compagnes de tous les jour. Mes horizons. D'elles dépendaient toutes mes joies, mes peines, mes tourments. Je n'aurais pas permis qu'elles manquent de quoi que ce soit. Et elles ne manquaient pas. Mon père veillait à ce qu'elles soient confortablement installées à l'étable. Maman leur prodiguait soins et bonté. Amour, tendresse, je les leurs fournissais. Elles étaient belles, elles étaient bien. La Jaccade et la Mignone étaient de loin mes préférées. J'aimais les autres aussi, mais ces deux là étaient aussi associées à mes joies, à mes jeux d'enfant, à mes premières expériences  de travaux rudes des champs. Quand on fanait au fond du pré des Enclos, c'est moi qui conduisais l'attelage pendant que les grands chargeaient le char de foin. Ces vaches dociles comme pas d'autres obéissaient à mon commandement. Elles étaient douces. Elles étaient sages. Ai-je su les apprécier à leur juste valeur ? Pourquoi quand on est enfant on n'a pas conscience de ces choses là ? Ah ! si l'on pouvait revenir en arrière, combien de fautes j'aurais à racheter, à expier  ! Je rêve aujourd'hui d'un monde où le passé pourrait se réécrire. Où toutes les fautes pourraient se racheter. Pour notre attitude envers les animaux, envers les hommes, envers toutes les choses du vivant. Je ne procède pas par hasard à ce curieux alignement, c'est par ordre de priorité que je place les animaux en premier. Si je pouvais racheter ou effacer mes fautes, c'est par eux que je commencerais. Vaches, chats, chiens, poules, lapins, où que vous soyez désormais, surtout au fond de ma mémoire, car il n'y a que là que je puisse vous retrouver, vous évoquer. Pardonnez moi de mes offenses, si vous le pouvez.  Ah si on pouvait remonter le temps ! Combien plus encore je vous donnerais ! Et vous humains qui m'avaient accompagnée ? Mes sœurs, mon frère. Si j'ai été injuste, et je sais bien que je l'ai été, pourrez vous me pardonner ? Vous mes enfants ? Vous mes parents? Mes amis, passés, présents ? Pour l'avenir, maintenant que j'en ai conscience, il ne tient qu'à moi d'exercer ma vigilance pour que plus jamais elle ne connaisse de défaillance, mais même ça, ce n'est pas garanti. Comme quoi, on peut avoir conscience  de ses carences et  être incapable d'y remédier. 

Chemin faisant, je ne sais même plus de quoi je voulais parler. Tant de choses, sans doute, qui se bousculent et s'entrechoquent, à ne plus en faire qu'une, indicibles, mais si intimement liées.

 De là où j'officie, j'entends les oiseaux  chanter. Ce sont les premiers. Le printemps est en avance. Nous ne sommes qu'en février.  

Nul ne guérit de son enfan-an-ance

 Et voilà ! je veux écrire sur entrenoussoitdit, mon autre blog intimiste  et canal me jette aprés avoir accepté de me tendre la main pour l'ouverture d'un nouveau message. Qu'à cela ne tienne, je vais écrire ici ce que j'avais à vous confier. Car c'est de confidences intimes dont il s'agit. Je ne me suis jamais épanchée sur ce sujet. Je n'en parle pas. Jamais. Faut-il qu'il me chatouille un peu l'esprit pour que j'y consente enfin ? Ce midi au cours de notre frugale repas nous avons échangé, le Patou et moi sur certaines questions  des aspects de notre entourage. Il s'agissait de mon frère pour la circonstance. Je tentais de lui exposer les conditions dans lesquelles ce dernier avait été éduqué. Nous n'étions pas d'accord sur la finalité de cette dernière quant  au résultat escompté. Nul ne guérit de son enfance. Et s'il le fallait ce que je vais vous exposer tente à le démontrer.


Mon frère fait preuve d'une certaine dextérité, pour ne pas dire une dextérité certaine qui le pousse à démonter tout ce qui peut se monter et à parfaire tout ce qui est imparfait. Malheureusement pour lui, il y a toujours quelque chose qui échappe à sa sagacité et transforme son oeuvre en  gros oeuvre plus approximatif, qu'achevé. Son truc à lui, c'est le mécanisme, la mécanique, devrais je dire. Tondeuses, tracteurs et autre outils de jardinage,  tondage, rafistolage, débroussaillage, tout y passe. Tout y casse. Il tond,  il ramasse pierres et racines qui enrayent la mécanique. Et le voilà qui démonte et qui remonte en oubliant certaines pièces, alors il recommence, mais ça ne marche pas encore, il redémonte et toujours rien qui se passe, sauf la panne, irrémédiable. Irréversible qu'il abandonne. Il débroussaille, pareil. Il fait bruler, tout qui s'enflamme. Il veut éteindre, le feu repart de plus belle ! bref, rien n'est jamais acquis  l'homme, surtout pas sa force mais plutôt sa faiblesse. Lui sa faiblesse, il la tient de son enfance. 

Né comme moi un 16 juillet, 5 ans plus tard, nos destins sont carrément opposés. Lui, c'était un siège. Mal oxygéné, certaines conséquences ne furent pas  sans effets. quatrième d'une fratrie où les difficultés furent nombreuses, son père, qui était aussi le nôtre aux trois précédentes, je le dis car cela a son importance. Mon père allant jusqu'à renier sa propre responsabilité dans la conception de cet enfant, garçon pourtant, mais qui ne correspondait pas à l'image que se fait un père, de sa descendance qu'il aspire à voir  lui succéder. 

De là, vous imaginez, je suppose, par quoi l'enfant a dû passer.  Brimades, humiliations, sévices, y compris corporels, moraux surtout et il n'y a, on le sait bien, rien de pire pour un enfant  se succèdent et s'enchaînent. Si bien que la mère, prise au piège, ne sait comment faire pour réparer cette injustice. Tout au moins pour créer un contre poids qui ne s'avèrera qu'inefficace, voir contre productif, le père, lui quant à soit, jouant de son pouvoir pour se servir du fils afin d' anéantir plus encore la mère, qu'inconsciemment il rend coupable de lui avoir engendré un fils  qui ne peut en aucun cas être de sa lignée et encore moins de sa descendance.  De là tout s'enchaîne et se dégrade.   Je ne  sais pas. Je ne sais pas dire pourquoi. J'étais une enfant. Pardonnez moi. Être victime des circonstances de sa naissance, comme si avant de naître on pouvait agir sur son avenir.  Faut être con, quand même, pour ne pas réaliser en tant qu'adulte que ce n'est en aucun cas la faute  de l'enfant. Je ne sais pourquoi, pourtant ils l'ont fait. L'un et l'autre, nos deux parents ont réglé leurs comptes entre adultes consentants à travers deux de leurs enfants. Je ne peux pas dire si je leur en veux. Ni si je culpabilise de n'avoir pas. De n'être pas. Réagit à leurs débordements, intervenue pour dire non, pas ça. Je ne savais pas. Comme un enfant ne sait pas. Où est le juste où est le mal, pris en tenaille entre ses parents à l'origine de sa conception, de sa  construction, de sa formation et de son éducation. Ses repères, ses limites, sa place, c'est de là qu'il les tient. Personne ne peut objectivement faire la part des choses. Les parents sont les parents. On les aime. On les vénère. Pas question de les juger, ni de remettre en question quelque que soient les circonstances, ce qu'ils ont pu faire, ce qu'ils ont pu dire. On les aime, on les respecte. Point.  Eux pareil. Ils nous aiment à leur façon. Ils font du mieux qu'ils puissent faire et ils font. L'inconscient fait le reste. Parfois la perversité. Mais là, il n'en est pas question. De perversité, ni de sadisme. Rien que des conditions de vie difficiles, une vie dure, des choses lourdes. Un passé encombrant. Et de tant de choses qu'il faut bien considérer. De tant de choses qu'on ne peut occulter. Mais qui constituent un tout auquel on ne peux échapper. 

Mon frère donc, n'a pas bénéficié de soutien, ni même d'éducation qu'il aurait dû  recevoir. Pas plus du temps de la communale, ni même  du temps d'aprés. Au prétexte qu'il cassait tout ce qu'il avait sous sa main, gauche qui plus est, tout le monde a renoncer à faire montre de patience à son encontre et il en est resté ce qu'il en est. 

Parti dès son cours élémentaire, dans un centre de santé, loin des siens, la communauté religieuse qui l'accueillit pour lui prodiguer soins et réeducation, car outre ses problèmes d'ordre psychiques, il souffrait aussi de carence en développement physique, ne se souciait pas tellement de l'enseignement  scolaire mais plus des prières. Ainsi, quand il revint au bout d'une année, il était l'âge pour lui d'être orienté. Parallèlement, l'éducation nationale de l'époque, n'avait que faire non plus  de ceux qui restaient sur le bord du fossé. On choisit pour lui. Il aimait la mécanique et aurait pu faire un bon ouvrier. mais c'est de menuiserie qu'on l'instruisit. Bien sûr, il n'avait aucune base solide, point de mathématique, pas plus que de français. Il sait tout juste lire aujourd'hui, et pas toujours compter. L'école à deux vitesse, il n'y a même pas eu accés. Lui est reste à l'entrée. 

Alors, oui, aujourd'hui en résulte ce qu'il en est. Mal dans sa peau. Mal dans son être, mal dans sa vie, toujours ce besoin d'être sécurisé. Toujours ce besoin d'être réconforté. Et parallèlement, ce besoin de s'exprimer. De s'accomplir et d'être soi, de faire pour soi. De décider de sa propre destinée. C'est légitime. C'est humain. Alors plutôt que de l'accabler, de le juger, au moins essayons de comprendre et de l'aider. 

Je crois que je n'ai jamais été aussi loin dans mes confidences, peut être que je vieilli, que je grandi et prends conscience de mon impuissance à  ne pouvoir pas soulager les peines de ceux qui me sont chers. Qu'ils me pardonnent. Mais au moins, je ne partirai pas un jour sans l'avoir écrit.

Mais dans cette histoire, un petit garçon n'a jamais pu trouver ni de repaire, ni sa chance, ni d'éducation. Ni même faire d'études, avoir accés à  un minimum. C'est triste et c'est ainsi.

Flagornars

 Avez-vous eu la chance mâtinée de curiosité de visiter la « Wallace Collection » à Londres ?
Non ?
Quel dommage !
Vous y ariez vu des tas de choses intéressantes, de celles qui auraient fait les choux gras de la « presse people » britannique si elle avait existé à l’époque où les œuvres exposées furent peintes, sculptées ou fabriquées.
Évidemment on y voit les atours dont se vêtaient les seigneurs pour montrer au peuple qui mourait sous leurs bannières, des armure enluminées de façon à glorifier la victoire en « attifant » le chef de vêtements de tôle pleine de dorures.
On y voit aussi les maîtresses qui occupaient souverains, ducs et marquis pendant les sombres après-midis d’hiver en leurs domaines.
J’y ai quant à moi repéré une œuvre française qui en dit long sur ce qui tracasse aussi bien l’aristocrate anglais que le journaliers français.
Cette toile dite « Les Hasards heureux de l’Escarpolette » de Mr Fragonard, le genre de hasard qui le conduira probablement à peindre quelques années plus tard « Le verrou » qui montre où peut mener l’escarpolette.
Mais vous ?
Un récit vous serait-il inspiré par ces « hasards de l’escarpolette » ?
Nous verrons bien lundi si une histoire ou une anecdote vous est venue…


Et non, je n'ai pas eu la chance d'aller à Londres, si cela doit être considéré comme une chance d'aller à Londres. Une ville plus connue pour ses brouillards épais et sa purée de pois que pour ses charmes. D'ailleurs, la purée de pois je n'aime pas ça et le brouillard, voilà presque deux mois qu'il ne me quitte pas. Aujourd'hui, il pleut pour la sixième journée consécutive et franchement je n'ai plus l'âge de dévoiler dentelles et culottes de soie. 
Que croyez vous que le bellâtre du bas du tableau à gauche, pointe du doigt en  s'esclaffant pendant que son compère de droite tire les ficelles pour que la créature de leurs rêves s'envole en l'air ? Je crois d'ici, entendre un "je vois sa culotteu, je vois sa culotteu ..., Et tous ces anges ébahis  d'applaudir à tour de bras. 

Non la vraie vie, ce n'est pas ça, ni à Londres ni à Paris, pas plus qu'à Madrid, Lyon ou Bruxelles tout autant que sous d'autres latitudes improbables, d'ailleurs ou de nulle part. Sauf peut être pour quelques uns qui se plaisent à jouer à la vie à la mort, autant avec nos nerfs qu'avec nos vies et n'ont rien à faire d'une planète qu'ils continuent de détruire selon leurs fantaisies. Car voyez vous, les affaires sont les affaires, aujourd'hui comme jadis.  

Poudre aux yeux, illusions perdues, apparences douteuses, flagornars et charognards nous peignent leurs tableaux enrobés de beaux discours pendant que d'autres deviennent sourds et ferment les yeux. 

Ainsi va le monde dont il faudrait se satisfaire. Trés peu pour moi, non merci, je n'en veux pas.   Rien n'est plus vieux que leur nouveau monde, qu'ils remballent leurs palettes et leurs pinceaux. On vaut mieux que ça, il serait temps qu'on s'en empare et qu'on écrive un avenir plus beau.   

Le bonheur.

 J'aurais dû venir hier pour vous écrire, mais je me suis lancée dans plein d'autres choses, quasi indispensables. Ainsi je vous ai laissé passer votre tour. 

Hier, c'était l'anniversaire de ma petite soeur. C'est la deuxième année que je ne peux pas le lui souhaiter. 


J'ai envoyé un petit message à sa fille. J'ai plongé dans le passé pour m'imprégner de ce qui fut nous. Mes souvenirs, nos héritages m'ont permis de nous retrouver tous réunis autour d'une grande table où il faisait bon évoquer nos racines. Racines que j'ai cherchées et continue de creuser pour retrouver quelqu' ancêtre que je ne veux pas oublier. Charel, notre Charel occupe beaucoup mes pensées. Depuis quand y sommes nous implantés ? Antoinette la plus ancienne de nos aïeules y fut née. Son père avant elle et peut être sa mère en étaient originaires, mais je n'ai rien retrouvé à leur sujet. C'était au cours du 17ième siècle, mais les archives ont été effacées, ou restent illisibles gardant tout leur mystère et leurs secrets.

Elle c'est Anna, je sais plus de choses sur sa vie, cette photo date de la fin des années 1920, d'elle je ne sais pas grand chose. Un détail, un indice, constituent un point de départ pour d'autres recherches. Peut être un jour je la ferais parler. Elle a tant de choses à nous raconter. 



Un jour, j'écrirai. Oui un jour, si le temps qui m'est donné me le permet.

Mais parlons du présent. J'ai quand même quelques photos à vous montrer car en fin de semaine passée, j'ai réussi à faire quelques pas dans la nature, malgré le froid et l'état catastrophique des chemins où il était pénible de marcher. 

Samedi une balade en forêt, aprés une halte chez un chien trés trés malheureux et chez une chatte  délaissée. Nous avons donc sorti ce chien trés malheureux pendant prés de deux heures, où nous avons rencontré d'autres chiens trés malheureux, des vaches  trés malheureuses aussi, pendant que cette chatte trés maltraitée encore plus malheureuse se régalait d'une bonne lapée en attendant son  goûter. 




Et le lendemain, nous avons parcouru quelques kms le long de la rivière, jusqu' à ce parc aménagé, où même les bouches d'égout ressemblent à des fontaines. 






Le lendemain, c'était lundi, je vous ai parlé d'autres choses et la semaine a passé pareille aux précédentes, c'est à dire, grise et pluvieuse, sans joie et sans entrain. 
Les nuits furent longues et mouvementées. Peuplées de cauchemars et d'insomnies. 
Par séquences, j'ai réfléchi à plein de sujets pour les oublier une fois sur pied. 
Cependant, je me suis dit qu'au fond ce n'était pas si compliqué de trouver un peu de sérénité. Il suffit peut être de penser que le bonheur existe et qu'il se présente sous formes diverses, allant des petits plaisirs procurés par le bien être de ne souffrir de rien et de nul part, au simple fait de n'être pas malheureux.
S'en trouver bien et l'apprécier. 

Je vous souhaite une bonne journée.  

Aller chercher la lumière.

 Ne vous fiez pas à cette ambiance de roman d’espionnage des années cinquante.
Il s’agit de tout autre chose, Mark Keller a plutôt orienté son œuvre vers un autre domaine.
Cette toile me fait penser à quelque chose.
Et à vous ?
On en saura plus lundi du moins je l’espère…

Peu inspirée pour ce devoir. Mal en moi. Ciel gris, brumeux, terne et désenchanté. Moral en berne, tracas divers et variés. J'ai eu besoin de descendre les escaliers et non envie de les monter pour me changer les idées. Pourtant, combien de fois ai-je prétendu qu'il fallait sans cesse s'élever, ne serait ce que pour voir clair. Et là j'avoue en avoir bien besoin. Relativiser, puiser l'espoir, la force de résister. De me battre, pour eux, pour moi, pour tout ce qui me fait vibrer. Laisser glisser comme sur une rampe tout ce qui encombre pour s'en débarrasser. 

C'est si facile à dire. Allez le faire, vous, quand vous êtes aveuglé par tout ce qui vous masque la lumière. 

Heureusement je n'étais pas seule, et je remercie bien ceux qui ont saisi la perche que je leur ai tendu, qui ont pris ma main pour me hisser sur le palier. Ceux qui ont pris leur temps pour les grimper ces escaliers afin de faire à ma place ce que je ne pouvais, étant bien trop éloignée, et surtout incapable de me raisonner, de me  rassurer et de me désangoisser. Merci à eux et pardon de les avoir inquiétés. 

Porter le chapeau.

Sur une consigne de Fabie.



J'ai cherché dans mes archives, les fois où je portais un chapeau. Bien qu'il y en eut plusieurs, je n'ai pas trouvé de photo. La seule qui soit, la voilà. C'était pour un anniversaire. Le lendemain on était tous au mariage de mon frère. Mon chapeau passait de tête sur tête, car il ne m'allait pas. Tout au moins servait il à cacher mes cheveux blancs et une coupe parfaitement ratée. Rangé depuis aux oubliettes, je ne le porte plus jamais. Pourtant dans ma vie, j'en ai souvent porté, au propre comme au figuré. 
Je me souviens particulièrement d'un. Nous avions ma soeur et moi accompagné maman chez le coiffeur. Nous étions les grandes, et à cet égard bénéficions de quelques privillèges. Cette fois donc, sortant de chez celui qui pratiquait l'art de la taille, nous nous étions arrêtées chez "la Pierrette" qui tenait une petite épicerie, ce qui nous changeait de celle du père Cartier. La Pierrette, vendait de presque tout et entre autre, de jolis chapeaux. Je me souviens des nôtres, de petits chapeaux de paille, bleu foncé décorés de fruits roses orangé et jaunes du plus bel effet. Je crois que c'est pratiquement le seul que j'ai vraiment porté.
Je ne sais pas pourquoi, si je suis attirées pas ces accessoires de mode, je n'aime guère porter le chapeau. 






 

Misère !