Question d'hygiène.

Mr Caillebotte n’a pas peint que le pont de l’Europe, la gare Saint Lazare, des « racleurs de parquet » ou les trottoirs parisiens.
Non, il a peint aussi de la verdure.
Et pas que celle de sa propriété d’Yerres.
Je vous soumets cette toile qui me prouve que là où je me suis promené il y a peu était beaucoup plus touffu il y a 150 ans qu’aujourd’hui.
Les bancs n’ont cependant pas changé.
Que vous dit cette toile ?
Un souvenir de parc bien loin de celui-ci apparaît dans ma cervelle noyée dans son habituel « cafouillon » matinal..

 Verdure
 

 Je ne connais pas ce parc, à moi, il ne me dit rien. Aussi je parlerai de ce que je connais.

Quand nous étions Parisiens, nous connaissions les parcs populaires comme celui de La Courneuve, et pour cause ! Nous connaissions celui de Vincennes, des Buttes Chaumond, mais ceux des beaux quartiers que néni. 

Dans ma province lointaine, il y en a de trés jolis, où les citadins aiment flaner et profiter d'un peu de verdure. Les pelouses sont souvent plus des lieux d'aisance  pour toutous mal élevés que des théâtres de verdure et les bambins venus jouer dans les bacs à sable prennent de gros risques infectieux, mais cela n'inquiète ni les forces de l'ordre, ni les autorités sanitaires. Alors nos petites têtes blondes s'immunisent contre un certains nombre de maladies. Aprés tout, je suis bien moi même née sur un tas de fumier à une époque où les normes européennes n'interdisaient pas la consomation de fromage au lait cru et où notre bulle n'était pas encore trés bien aseptisée.Voilà pourquoi je préfère la campagne aux charmes romantiques des parcs et jardins municipaux. 

 

 

C'est bon les Freycinettes !

C'est bon les Freycinettes ! ça a le gout du bonheur et de l'enfance.

Hier, nous avons fait nos courses. Geste banal en somme. Nous avons acheté fruits et légumes en quantité suffisante pour notre semaine, histoire de ne pas multiplier les aller venues entre chez nous et les nids à microbes infectieux tel le corona dont il me semble qu'on nous protège cependant mieux que d'autres peut être tout aussi dangereux. 

Je me suis acheté deux lots de Freycinettes, ces petites bananes au goût trés sucré venant des pays tropicaux.

Dans la famille "j'aime les Freycinettes, vous pouvez choisir entre le père, la mère, le fils et la fille. Le grand père et la grand mère ne connaissant pas le goût magique de ces fruits divins, et les parents par la faute des enfants pas encore grand parents. Il faut bien que ce soit de la faute à quelqu'un n'est ce pas ? 

En tout cas, l'histoire de la Freycinette est une histoire ancienne pour nous. Bien ancienne, mais une histoire d'amour. 

Que je vous dise, c'était il y a longtemps, plus de 33 ans ! c'est dire. Romain toujours malade, toujours souffrant était promené d'hôpital en soins pédiatriques. Cette fois ci, c'était à Bretonneau que nous l'avions conduit, que je l'avais conduit, plutôt. Pour une énième infection, otite à répétition, ou je ne sais quoi encore. 

Le docteur tardait à venir nous appeler pour la consultation. Nous attendions dans le hall. Une dame, employée du service, nous avait reçu et fait assoir dans un coin. Les gens passaient , allaient et venaient au gré de leur besoins. Nous attendions patiemment notre tour et l'hôtesse d'accueil attendait le client. Nous étions en hiver. Une de ses collègues revenait de congés depuis les iles d'où elle était originaire. Elle avait pour ses amis, rapporté de ces fruits exotiques, dans ses bagages. Elle venait les offrir et bavarder, le temps d'une pause, alléchant le gamin qui se serait damné pour avoir droit à une toute  petite bouchée de ce fruit si parfumé. Une bouchée, rien qu'une ! Il salivait abondement et avec ses yeux doux,  ses beaux yeux bleu accompagnant si bien son teint pâle et ses cheveux dorés, bouclés  qui lui faisaient un visage d'ange, comme aux enfants du Pirée. 


Malheureusement, rien ne vint et c'est fort dépités que nous quittâmes le service, nous disant : lui , que cette bonne femme aurait bien pu lui donner une banane, que cela ne l'aurait pas privée. Moi que quand même ! le savoir vivre, l'humanité et la délicatesse allaient moins l'étouffer que ces bananes dont intérieurement j'aurais voulu qu'elles soient empoisonnées. 

 J'avais beau lui dire, sans discrétion, aucune,  que nous irions en acheter, et que ce n'était pas grave si ce n'était pas celles qui circulaient à l'accueil du service pédiatrique de l'hôpital, les bonnes femmes sourdes à mes appels de détresse et du pied, ne comprirent rien à l'affaire et c'est bredouilles et le ventre creux que romain et moi regagnîmes notre logis, passant par le marché Bauer, tout prés du stade du Red Star, à la recherche de la fameuse Freycinette. 

 


Les gens sont sots, tout de même, sots, cruels et inhumains !

et vous, vous auriez eu le coeur à résister à un si doux minois ?

A bon chat bon rat et à bon chien etecera.

 Finalement, je vais le réécrire ce billet sur les chiens ! Peut être vais je vous casser les pieds avec mes histoire de chien et de voisins, autant que ceux de l'Adrienne lui cassent les oreilles. 

Il y en a un autour de chez moi qui jappe sans arrêt. C'est celui de la voisine. Celui ci est bête comme ses pieds pattes. Félicie aussi (on peut bien appeler la voisine Félicie, aussi). D'une famille désagréable au possible, malfaisante et malsaine. Pourtant, elle, ne semble pas l'être autant, je pense que le chien n' est pas un Briard, mais un braillard, en fait j'en suis certaine. C'est un petit volume mais avec une grande gueule. Une mouche vole, il jappe. Un oiseau chante, il jappe. Le vent souffle, il jappe. Je sors de chez moi, il jappe. J'ouvre ma fenêtre, il jappe, je la referme, il jappe. Une voiture arrive, il jappe, elle repart, il re jappe,  bref, il jappe tout le temps. 

Cela devient pénible et je me dis que ce serait l'occasion de déménager, vu qu'en ce moment, tout le monde cherche à acheter une maison au calme et à la campagne.  Bon pour le calme, il est quand même là et le chien n'aboie pas tout le temps. Nous sommes en retrait de la route, le chemin qui mène chez nous n''est même pas carrossable et nos voitures sont souvent obligées de faire un réglage du parallélisme. monsieur le maire a bien d'autre préoccupations que d'entretenir les chemins vicinaux. Il a tellement d'amis à satisfaire et d'électeurs à conquérir. Il vient de transformer notre commune, un poumon de l'agglomération Limougeode en cité dortoir. Bien lui en fasse, je ne votais déjà pas pour lui, je ne suis pas prête de le faire, même complètement folle, je ne le ferais jamais ! Même pour barrer la toute  à .... Je n'aime pas les arrivistes. 

Il y a quelques années des dizaines d'années, il se présentait sur une liste se voulant écolo. Contre le maire socialiste élu depuis des générations. Moi il me convenait bien le maire socialiste, j'avais même été candidate sur sa liste, une liste d'union de la gauche où socialistes et communistes se côtoyaient encore. Je vais être franche, ma sympathie toute relative envers les socialistes, c'est pour les seconds que j'avais candidaté. Bref, je ne fus pas élue. Première à être appelée en cas de défaillance, de déménagement  ou de démission, je ne le fus jamais, malgré que leur dernière élue ait déménagé. Ils ne l'ont jamais remplacée. Mais je n'aime toujours pas les arrivistes. J'ai participé une autre fois à la constitution d'une liste d'opposition à ce maire opportuniste sans plus de succés évidemment. Aujourd'hui revenue de toutes ces promesses, de toutes ces élucubrations, je garde mes convictions et suis prête à en rejouer pour qu'un peu de sincérité et d'honeteté s'invitent au partage. 

Mais cela est bien loin de nos chiens. Je suis sûre d'avoir beaucoup de choses à dire. C('est pourquoi je vous propose de me retrouver pour des confidences plus intimes sur mon autre blog, pour peu qu'il veuille ne pas déblogger .Entrenousoidit 

Je vous parlerai de mes chiens, de mes chiens à moi. En attendant, je leur préfère les chats, surtout celui là. photo prise tout à l'heure.

 Je vous  présente aussi mes quelques fleurs, la glycine qui ne fleurira pas, les tulipes que le vent décorne comme les boeufs, ou plutôt les cocus, car il n'y a bien plus qu'eux qui ont des cornes aujourd'hui. les iris dont la floraison s'annonce   mirifique les monardes et les pivoines qui attendent le soleil pour ouvrir leurs corolles et permettre aux bourdons intrépides de se gaver de pollen.








Et puis, il y a ma nouvelle passion à laquelle je m'adonne sans raison. 

La fouace de l'Aveyron. 

Là j'attends la Ponette pour en déguster un morceau. Elle n'est pas aussi bonne que celle que je trouvais dans le 18ième rue Marcadet angle rue Ramey. Je n'ai pas mis de sucre sur le dessus, car le Patou, grand amateur de ces divines vertus, n'en aurait fait qu'une bouchée mais il est diabétique, alors je suis obligée de raisonner pour lui.

A propos de glaces, de voisins et de chiens.

 Je ne viens pas compléter mon devoir d'hier, ni je n'ai pas retrouvé ceux qui qui se sont effacés. Dont celui de la semaine précédente et par mégarde ou maladresse évidemment. J'en avais concocté un sur les chiens et les voisins, envolé lui aussi avec les autres. Mais j'ai un peu la flemme de recommencer. Non , aujourd'hui, je venais vous parler de glace. De celle qu'on n'aime pas avoir au mois d'avril, en pleine explosion florale de la végétation. énième nuit de gel encore cette nuit. Les fruitiers tout en fleurs n'ont pas résisté. Pas de pomme, pas de cerise, pas de poire, pas de prune, pas de pêche  ni de cassis, dont les fruits étaient déjà formés. Cela ne pardonne pas. Pas de confiture à l'horizon. L'été va être calme ! 

J'aurais tout loisir pour faire autre chose, en particulier aller me promener.

A propos de balade, je peux cette fois profiter de l'eau, ce qui n'était pas le cas les autres fois.  J'ai d'ailleurs fait des découvertes depuis mon dernier passage prés du moulin. La chapelle a perdu la moitié de son arbre.


Un panda devait avoir sa tanière à proximité

Voilà peut être celui qui a délogé le panda bien caché en lisière de forêt.



La berge a retrouvé son éclat et la Vienne son niveau de croisière
Plus haut en surplomb, une jolie fontaine s'écoule doucement

 dans une vasque  dont le fin ruisselet vient grossir le flot énergique de l'écluse à deux pas du moulin,

Pendant que les chiens randonnent le long du chemin.

Je les rencontre souvent ceux là. Ils sont gentils, polis et n'aboient pas sur les gens qu'ils viennent renifler si ceux ci le permettent. Ils se plantent devant vous et attendent, une caresse, un mot gentil, si cela ne vient pas, ils passent leur chemin sans plus de façon. Juste ils remuent la queue si vous leur adressez une marque de sympathie. Leur maitresse, une jeune femme, a quant à elle, le sourire bienveillant de la personne respectueuse des gens et de l'environnement. 

Pas comme ces gens à qui tout est permis et qui ressemblent à leurs chiens, ou plutôt qui font que leur chiens leurs ressemblent en tout point. Braillards, envahissants, intrusifs, mal élevés, maîtres partout, surtout chez vous, irrespectueux de tous et de tout. 

C'est le cas de mes charmants voisins, et ce depuis prés de 25 ans. Adrienne a encore de la marge avec les siens !


Le palais des glaces.

 

Lectrices chéries, vous rappelez vous qu’aujourd’hui, ça fait deux cents ans que Baudelaire est mort ?
Il est parti se coucher au cimetière Montparnasse, squatter la tombe d’un beau-père détesté.
Il n’a pas eu le loisir d’y faire apposer l’épitaphe qui lui allait si bien :

« Ci-git qui pour avoir par trop aimé les gaupes
Descendit jeune encore au royaume des taupes »

Comme Heure-Bleue et votre serviteur, il fut un « nomade parisien » et y déménagea très souvent.
Il habita cet hôtel sur l’île Saint-Louis.
Ce lieu me rappelle évidemment quelque chose.
Mais à vous ?
Beaucoup d’entre vous ont vu un jour Notre Dame ou l’île Saint Louis.
Avez-vous erré dans les rues qui l’entourent ?
Qu’y avez-vous vu, qu’est-ce qui vous frappé, une des « petites choses de peu » qui vous frappent et vous émeuvent pour des raisons qui vous échappent jusqu’au moment où vous découvrez pourquoi elles ont remué votre âme.
Comme elles ont sûrement remué celle de Baudelaire.
Vous n’avez pas moins de talent, vous êtes seulement moins connues, alors dites lundi ce qui vous a remué.
(À part, bien sûr, cet appel au devoir, torché de main de maître par un Goût auquel France Inter a obligeamment donné le sujet du devoir car je ne savais pas quoi vous soumettre...)

Lectrices chéries, vous rappelez vous qu’aujourd’hui, ça fait deux cents ans que Baudelaire est mort ?
Il est parti se coucher au cimetière Montparnasse, squatter la tombe d’un beau-père détesté.
Il n’a pas eu le loisir d’y faire apposer l’épitaphe qui lui allait si bien :

« Ci-git qui pour avoir par trop aimé les gaupes
Descendit jeune encore au royaume des taupes »

Comme Heure-Bleue et votre serviteur, il fut un « nomade parisien » et y déménagea très souvent.
Il habita cet hôtel sur l’île Saint-Louis.
Ce lieu me rappelle évidemment quelque chose.
Mais à vous ?
Beaucoup d’entre vous ont vu un jour Notre Dame ou l’île Saint Louis.
Avez-vous erré dans les rues qui l’entourent ?
Qu’y avez-vous vu, qu’est-ce qui vous frappé, une des « petites choses de peu » qui vous frappent et vous émeuvent pour des raisons qui vous échappent jusqu’au moment où vous découvrez pourquoi elles ont remué votre âme.
Comme elles ont sûrement remué celle de Baudelaire.
Vous n’avez pas moins de talent, vous êtes seulement moins connues, alors dites lundi ce qui vous a remué.
(À part, bien sûr, cet appel au devoir, torché de main de maître par un Goût auquel France Inter a obligeamment donné le sujet du devoir car je ne savais pas quoi vous soumettre...)
devoir de Lakevio du Goût_76.jpg


La dernière fois que j'ai traversé l'Ile Saint Louis, c'était il y a trés longtemps, moins cependant que le jardin des Tuilleries, mais cela remonte bien quand même à pratiquement une quinzaine d'années voir plus.  Parmi ces petites choses de peu qui nous frappent, je me souviens particulièrement du jardin qui entoure l'Ile Saint louis, des miettes de notre fugace repas à la ponette et à moi, que nous avions lancé aux mouettes qui survolaient la Seine, face au pont Sully,  tourné vers la Bastille.

 Nous étions en partance pour son séjour d'équitation, le premier qu'elle fit, grâce à la participation généreuse de notre tout premier comité d'entreprise, surement à l'été 2006. Pourtant cela me semble plus ancien encore, mais comme pour notre passage au jardin des Tuilleries (devoir de la semaine dernière) je n'ai pas retrouvé les photos, ce qui fait que je suis obligée de m'en remettre exclusivement à ma mémoire vacillante et quelque peu,encombrée de pas mal d'autres souvenirs tout aussi imprécis.  

Naturellement nous n'avions pu nous abstenir d'un passage au palais des glaces, le seul, l'unique, le vrai, situé en bonne place sur cette ile chère à Léo Férré autant qu'à Baudelaire. Mais nous n'avions pas, autant qu'il m'en souvienne, retrouvé le plaisir à revenir en ce lieu féérique et enchanté. Ce palais aux 100 000 saveurs, par personne à ce jour égalé. Nostalgiques des temps où régulièrement nous venions le dimanche en promenade visiter le Paris historique, depuis notre banlieue proche.  A quelques pas, de chez nous, nous prenions le bus  85 qui nous laissait au coeur de la ville que nous aimions retrouver.

Cette fois encore, nous avions marché le long des quais, depuis Notre Dame et l'ile de la Cité, puis remonté le pont Saint Louis avant d’atteindre la rue de l'ile du même nom et le  glacier devant lequel, en même temps qu'une marrée humaine,  s’étalait une mer de glaces, dont le choix le plus cornélien était de trouver la meilleure, celle qui plus que toute autre allait nous pousser à commettre le pire des péchés de la capitale.

 Et pour nous qui nous serions damnées, même si comme le chante le poète,

L'île Saint-Louis en ayant marre 

D'être à côté de la Cité

Un jour a rompu ses amarres
Elle avait soif de liberté
Avec ses joies avec ses peines
Qui s'en allaient au fil de l'eau
On la vit descendre la Seine
Qu'elle prenait pour un bateau
Quand on est une île
On reste tranquille
Au coeur de la ville
C'est ce que l'on dit
Mais un jour arrive
On quitte la rive
En douce on s'esquive
Pour voir du pays

De la mer Noire à la Mer Rouge
Des îles blanches aux îles d'or
Vers l'horizon où rien ne bouge
Point n'a trouvé l'île au trésor
Mais tout au bout de son voyage
Dans un endroit peu fréquenté
On lui raconta le naufrage
L'île au trésor s'était noyée
Quand on est une île
On vogue tranquille
Trop loin de la ville
Malgré ce qu'on dit
Mais un jour arrive
Où l'âme en dérive
On songe à la rive
Du bon vieux Paris 

L'île Saint-Louis a de la peine
Du pôle Sud au pôle Nord
L'océan ne vaut pas la Seine
Le large ne vaut pas le port
Si l'on a trop de vague à l'âme
Mourir un peu n'est pas partir
Quand on est île à Notre Dame
On prend le temps de réfléchir
Quand on est une île
On reste tranquille
Au coeur de la ville
Moi je vous le dis
Pour les îles sages
Point de grands voyages
Les livres d'images
Se font à Paris.
Quant à nous, c'est ici et nulle part ailleurs que nous voulions nous offrir le plaisir délicieux de savourer  une dernière  fois une glace de chez monsieur Berthillon.  

J'aimais particulièrement celle au chocolat, mais quand il s'agissait des sorbet, je ne savais jamais lequel j'allais déguster, tant il y en avait. Les enfant, eux, savouraient un parfum vanille, fraise ou framboise, chocolat, pistache ou encore nougat, abricot, mangue ou passion. Toutes les saveurs se trouvaient ici, en ce palais, seules les occasions n'étaient pas assez nombreuse, de venir s'y régaler.

 Pourtant, peut être sous l'effet du coeur serré et de la gorge nouée par une séparation redoutée, pour moi, la dernière n'avait pas le goût de toutes ces années passées. 

La margarine.

devoir de Lakevio du Goût_72_4.jpg« Le beurre frais pour tous. »
Ainsi salua-t-on l’arrivée de la margarine après le siège de Paris.
Bien sûr, ça ne sert pas qu’à se laver les cheveux même si on fait croire aujourd’hui que c’est excellent pour la santé du cheveu pour peu qu’on lui adjoigne un parfum de rose, la puanteur du monoï et une bonne dose d’optimisme pour en faire la publicité.
Mais je suis sûr que pour beaucoup, la margarine rappelle des souvenirs moins « bio » et diététiques que ceux censés venir à l’esprit aujourd’hui.
Ce serait bien si vous en faisiez part à vos camarades de blogs, tous ceux qui ont encore le courage de vous lire et surtout d’écrire...

 

 Si ça me dit quelque chose ? Pour sûr que ça me dit quelque chose ! Et ça ne date pas d'hier, mais bien d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre.

Quand nous étions enfants, la margarine avait toutes les vertus. Par exemple, elle était moins chère que le beurre, elle protégeait soit disant des maladies cardio vasculaires (bien démenti depuis) du cholestérol (bien démenti aussi), même, elle était meilleure que l'huile. Enfin on pouvait la manger sur les tartines parce qu'elle s'étalait facilement. 

Il y avait, autant qu'il me souvienne, dans les placards de la maison, quelques plaques de cette substance si bonne dont maman se servait pour faire la cuisine. 

Il faut dire que, non plus, maman n'avait pas le temps de faire son beurre et puis quand le laitier passait, il voulait du bon lait, lui, du vrai, du entier, du pas écrémé, même que des fois, comme chez l'Odette,  il ramassait le fumier avec. 

Comme notre production laitière n'était pas  trés abondante, (pensez donc ! avec nos 5 vaches, dont seulement trois étaient traites par période !) Pas comme chez la Francine, ou la Clémence qui avaient un bon troupeau, une écrémeuse et  du temps ou des bras pour tourner la manivelle de la baratte ! 

Déjà, la Clémence, n'allait pas aux champs. Sa mère la Marie était vaillante et lui donnait moins de travail qu'elle n'en faisait, ce qui donnait tout loisir à notre chère Clémence de faire son beurre.

La Francine, elle, avait ce trop de Roger pour tourner la manivelle, lui qui ne savait pas traire, au moins, ça l'occupait. 

Tandis que chez nous ! c'était les gamins qui tournaient la manivelle, en particulier quand il y avait assez de lait ou justement trop peu pour le donner au laitier. Maman écrémait le bon lait de la Charmante et de la Blonde, de la Jolie et de la Mignone, en même temps que celui de la Jacade. 

Elle conservait la crème dans une biche. Vous ne savez peur être pas ce que c'est une biche, vous les gens de la ville ! Et bien je vas vous le dire ! C'est un récipient en grès d'une contenance  pouvant varier de 5 à 10 litres, dans lequel on conservait au frais, différents aliments  dont la crème. 

Quand il y en avait assez on mettait la crème dans la baratte et on tournait la manivelle, jusqu'à ce que le beurre soit pris. Ensuite on l’égouttait sur un joli torchon blanc et propre avant de le mouler dans un joli moule en bois avec une jolie vache dessus. C'était plaisir de le déguster. Sa couleur déjà, rien de pareil aux beurre qu'on achetait. Pas blanc, comme ceux aseptisés du commerce, mais juste un peut jaune pâle avec des goutes d'eau dedans,  une  odeur caractéristique des pâturages, tout comme le lait et le fromage, d'ailleurs ! et un bon goût bien parfumé. Bien sûr le goût n'était pas le même selon que nos vaches aient pâturé les joncs du fond des prés des Enclos ou des Narses ou bien la luzerne du champ de la Bugette, ou encore l'herbe grasse et fraiche des champs d' en haut. 

J'aimais bien, moi quand on les conduisait en haut la route, ces champs appartenant jadis au domaine des Enclos, là où nous gardions avec la Berthe, notre voisine de prairie. Il y poussait une herbe faites d'un mélange de fleurs comme la centaurée, la scabieuse, le mille fleurs, la queue de renard et le grand plantain. Sous la muraille des champs d'en haut, mon père avait installé des ruches. Deux, il me souvient. Une hêtraie bordait ce champ, des genêts et des ronces envahissaient un peu l'espace mais préservaient les abeilles de dérangements. Les abeilles, c'est délicat, il ne faut pas les déranger, sinon, elles quittent la rûche et la récolte est perdue. Quand venait la période de tirer le miel, mon père s’encapuchonnait avant de les enfumer et d'enlever délicatement les rayons, c'est avec délectation que nous en prélevions quelques morceaux pour l'étaler sur nos tartines. Avec ma soeur, c'est avec la cire que nous le préférions. 

On laissait ensuite couler le liquide dans des pots pour le consommer tout au long de l'année en alternance avec les confitures lors des quatre-heures. Les abeilles butinaient de fleur en fleur et répandaient le pollen  alentours, diversifiant les pâturages.  

Pour ça que le lait avait un si doux parfum de miel et de fraicheur de sous bois, avec juste ce qu'il faut d'humidité due à la source qui résurgeait 20 mètres  en contre bas sous un tapis de fougères, là où l'eau si fraiche nous désaltérait les jours d'été. Le beurre ne pouvait qu'être bon, ne restait plus qu'à le confectionner. 

Ah j'en ai bien tourné des barattées ! Mes soeurs aussi ! Chacune notre tour. Le beurre était bon, vous pouvez me croire, avec son goût de noisette ! Quand on le tartinait sur nos tranches de pain bis avant d'y adjoindre une bonne couche de confiture de groseille que maman avait toujours en provision pour nos quatre-heures, ou avec des copeaux de chocolat rappé avec un couteau, toute la maisonnée se régalait. 

Avec le lait, on faisait des fromages, vendus aujourd'hui (pas ceux qu'on faisait, ils sont digérés depuis belle lune !) je parle de ceux qui se font aujourd'hui selon le même principe, sous le nom d'"Artisous" à cause des petites bêtes qui grouillent sur leur croute et les murissent à point. Ces fromages étaient la base de notre alimentation, il y avait toujours sur la table le pain et le fromage, avec le lard et le saucisson. Quand quelqu'un venait à l'improviste, on n'était jamais pris au dépourvu. Mon père ouvrait le placard, sortait la bouteille de rouge, quelques verres, l’assiette de charcuterie faite de jambon, de lard et de saucisson et bien sûr son fromage, qui pourtant d'aprés ses dires, n'était point aussi bon que celui fait par sa soeur, dont les vaches broutaient l'herbe de la Modière quelques 100 m plus haut en altitude, cela s'y connait en matière de pâture !  Ce n'était pas les mêmes vaches non plus, de même race, je veux dire. Des Salers ! Mon oncle, l' Antoine, soignait bien son troupeau, il ne le malmenait pas. Pas que mon père ne soignait pas bien le sien, mais l'ambiance était plus calme qu'à la maison, où parfois des tensions se produisaient sans qu'on en connaissent vraiment la cause. Une machine qui tombait en panne, une parcelle qui se fauchait mal parce que l'herbe était versée, une contrariété quelconque et l'humeur paternelle déteignait sur le reste de la maisonnée. Comme nous, les vaches  qui ont besoin de calme et de sérénité en pâtissaient. Pour ma part, je préférais nos fromages à nous, mais c'est bien connu, comme l'herbe pour les vaches, pour les hommes, les fromages sont meilleurs ailleurs que chez soi ! Il tirait ensuite le chanteau du tiroir et tout le monde cassait la croute sans se préoccuper de savoir si  c'était bio, si c'était local, moulé à la louche, fait maison ou écolo ! ça on n'en avait rien à faire ! c'était bon et offert et de bon coeur. C'était convivial et ça sentait la vraie campagne. Le décor n'était pas désagréable, les convives charmants, et ce qu'on avait en bouche... délicieux, c'était extra.

 Je me souviens qu'on fabriquait un fromage par jour. J'étais préposée au triage. Maman m'avait initiée à leur fabrication...  J'adorais faire le fromage, le voir s’égoutter aprés l'avoir caillé. Je m'offrais souvent une bonne rasade de fromage encore fumant, mais que c'était bon ! Je n'étais pas la seule d'ailleurs. Il fallait bien veiller à ce que Timmy le gros chat blanc et gris ne soit pas dans les parages, car lui aussi en raffolait. De même que la Léa, notre tante de Clermont ! Un jour qu'elle était là, je m’apprêtais à trier mon fromage. Soudain je la vois se précipiter sur la marmite et dévorer à grosses poignées  ce précieux or blanc, dégoulinant de mergue. On aurait dit un prédateur se jetant sur sa proie ! Le mergue, vous ne connaissez peut être pas, non plus, c'est comme la biche, encore des inventions d'Auvergnats ! C'était le petit lait, c'est à dire ce liquide qui reste aprés caillage du fromage. On engraissait les cochons avec. Ils adoraient !

 Mais revenons en à notre margarine. Un jour, la baratte s'est percée, on ne pouvait plus s'en servir. La vente du lait  était à peu prés notre seule source régulière de revenus, alors on a vendu le lait et avec les sous on a acheté la margarine. Maman s'en servait pour la cuisine. Je revois encore cette margarine   grésiller dans la poêle pour faire frire les oeufs ou le beefsteak, selon  les jours d'abondance, c'est à dire quand mon père avait bien vendu un veau ou des cochons au marché. 

Je sens encore cette odeur qui se répandait dans la maison. Bien sûr la margarine, ce n'est pas si bon que le beurre et ça ne sent pas aussi bon non plus,  mais faute de grives, n'est ce pas, ne dit on pas qu'on mange des merles  ! Longtemps maman a continué de cuisiner à la margarine, puisqu'on lui disait que le beurre était mauvais pour ses artères. Elle cuisinait bien, maman, et sa cuisine était fort bonne. Il faut dire quand même que nous ne consommions pas non plus de si grandes quantités ni de beurre, ni de margarine.   

Alors beurre ou margarine, c'est comme le reste, on laissait les experts se chamailler sur les plateaux télé pour nous dire ce qu'il fallait. 

Comme pour le zénéca aujourd'hui, Astra étant un pur produit industriel, cela dépendait de quels intérêts les savants qui savent se réclamaient.  

Par contre, même mélangé à des pétales de roses,  on ne s'est jamais lavé les cheveux avec de la margarine !

Tristese, conjuguée.

 Heureusement que je peux venir ici car je voulais aller sur mon "entrenousoitdit" mais bien sûr canal blogue encore une fois. Bon, j'irais plus tard. 

Je voulais juste partager quelques images et un peu de tristesse.

 J'écoute Budet, ce n'est pas pour entretenir la gaité, ni l'euphorie. Mais j'aime ses mots, sa voix et le tempo de sa musique. Il dit des choses tellement vraies. J'en ai la chair de poule et les larmes aux yeux bien des fois.

 Je suis seule encore une fois, la nostalgie me gagne. Il y a deux jours j'ai enterré un ami. Parti en 6 mois, même pas, d'une de ses maladies auxquelles nous sommes soumis. Je mesure ma chance, pour l'instant j'ai échappé au pire. Lui non. Et combien d'entre nous  ? Et on nous fait chier avec un covid au nom du quel on nous prive de nos proches, de nos libertés, de notre indépendance, de notre intelligence, alors j'ai la rage. J'ai la rage et je le dis. Je le dis chez moi, parce que je suis maitre en ma demeure. Je suis souvent tentée de le dire aussi ailleurs, chez vous par exemple, mais par respect pour vous et pour votre liberté de penser d'avoir une perception différente de la mienne, je me tais. Je vous lis, mais je me tais. 

Oui 800 000   morts. Et pas du covid. Mais d'autres pathologies qu'on ne soigne pas mieux pour autant, ça me reste en travers, comprenez vous. Quand je vois dans quel état ils ont mis la recherche et la santé, j'en peux plus, vous comprenez ? J'en peux plus !
 Le cancer c'est combien de morts, déjà ? Les maladies orphelines, c'est combien encore ? Les maladies cardio vasculaires auxquelles on nous expose avec la mal bouffe et le régime de choix qu'on nous sert à chaque régime de travail, c'est combien ? Hein, c'est combien ? Les dépressions qui entrainent mal vivre, développement de maladies dont on ne guerrit pas, c'est combien ?  les suicides qu'elles occasionnent, c'est combien ? et l'enfermement, l'isolement, le confinement les mesures liberticides, le glissement,  vous savez ce phénomène qui conduit les personnes âgées, les vieux, quoi, à se laisser partir de désespoir, c'est combien aussi ?  

La grippe espagnole, c'était 50 millions de morts dans le monde, (chiffres officiels, parce qu'il y a des données qui estiment beaucoup plus, donc selon les sources...) On a confiné le monde à l'époque ? On a empêché les gens de vivre ? De travailler ? Non. On sortait  d'une guerre qui avait fait prés de 19 millions de morts.  Les survivants méritaient bien un peu de répit. Les années folles n'allaient pas consoler les populations éprouvées, durement éprouvées, mais elles étaient un défouloir. Et puis on a inventé la crise. 1929. L'effondrement du cours du blé, des denrées de premières nécessité et on a appelé la réaction à la rescousse. Elle est venue et ce fut l'autre guerre, la drôle, mais pas drôle du tout. Alors on l'a faite. Il fallait défendre nos libertés. Pas le choix. La Résistance, avec tout ce que cela a comporté de sacrifices en  vies humaines. Mais avec le courage des Résistants, la reconstruction possible et le progrés social. Les trente dites glorieuses et nos statuts de salariés, de fonctionnaires, notre sécurité sociale grâce à ce ministre Communiste du nom d'Ambroise Croisat, ça vous dit quelque chose, ça ? Ambroise Croisat ? 

Je ne sais pas ce qu'ils auraient eu comme position et comportement tous nos valeureux Résistants, face à ce que tout le monde appelle la pandémie ? Je pense qu'ils n'auraient pas été content du tout de voir comment on cautionne des mesures qui ne se justifient pas. Parce que le mal en effet, car il y a mal tout de même, réside plus dans une gestion calamiteuse,  et ce depuis le début de cette pseudo pandémie et surtout dans la suppression des lits dans les hôpitaux depuis plusieurs décennies, depuis la droite des années 70, les socialistes des années 80 et autres Sarkosistes, Hollandistes, Macronistes de dernière génération   des années 2000 ; et suppressions d'emplois dans tous les secteurs, particulièrement dans la recherche et la santé, secteurs cruciaux et en première ligne pour lutter contre la maladie et pas que celle du covid. 

Combien de vies sacrifiée ? Brisées ? Anéanties ? Combien de générations sacrifiées ?  Et au bénéfice de qui ? De cette société dite libérale ? Avec des cabinets privés aux ordres qui gouvernent en lieu et place des élus, que nous les ayons élus ou pas, ils sont tout de même sensés être l'émanation du suffrage dit universelle même s'il laisse sur le carreaux la quasi moitié de la population. Et vous voulez quoi ?  Que je chante ? Que je hurle de bonheur ? Que j'applaudisse ? Non ! Non c'est tout simplement pas possible. Pas entendable. Même pas en rêve pour certains, cauchemars pour les autres. C'est juste révoltant. Je serais bien bien tentée de dire vive la Révolte.   La saine Révolte.

Ils, nos vieux, n'ont pas donné autant, pour ça. Et nous ne leur avons pas emboité le pas pour ça non plus. Je veux un monde dans lequel nous serons libres, égaux et dont la justice sociale pourra avoir pour effet d'améliorer la situation du plus grand nombre. Alors pardonnez moi d'être aussi écorchée et de choisir mon espace pour l'exprimer.

Maurice Utrillo, peintre authentique.

 


Je ne sais pas si vous aimez les toiles de Maurice Utrillo.
Quant à moi, je les aime.
Elles m’inspirent toujours quelque chose.
Et vous ?


Aurez vous quelque histoire à raconter lundi, ayant cette toile pour support à votre imagination ?
Alors à lundi…

Devoir de Lakevio du Goût No 69
Je ne sais pas si vous aimez les toiles de Maurice Utrillo.
Quant à moi, je les aime.
Elles m’inspirent toujours quelque chose.
Et vous ?
Aurez vous quelque histoire à raconter lundi, ayant cette toile pour support à votre imagination ?
Alors à lundi…

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Pour ce lundi de rentrée scolaire dans mon académie, Le Goût nous demande si nous aimons les toiles de Maurice Utrillo.
Je ne connais pas grand chose en peinture,  je me contente d'aimer ou pas ce qui est proposé à mon regard. Certaines oeuvres me parlent, d'autres pas, d'autres encore me semblent carrément moches.  Je regarde avec plaisir celles qui paraissent évoquer un lieu, une situation, une expression de visage ou un trait de caractère. 

Pour Maurice Utrillo, c'est différent. Je reconnais en lui l'enfant des rues, celui qui en a bavé, celui qui a grandi à la fortune du pot. Sa mère, Suzanne Valadon, née à Bessine sur Gartempe, une bourgade qui m'évoque plus les bouchons estivaux  et sa redoutable côte lors des journées neigeuses, que la peinture, lui a donné en même temps que son tallent, la vie, dans un quartier que je connais bien et que j'affectionne tout particulièrement. 

Maurice Utrillo, un génie,  un témoin de son temps.  Son oeuvre, une oeuvre de mémoire. 

Utrillo c'est surtout pour moi, l'enfant de la butte. Né rue du poteau où je ne vous raconterai pas encore, combien cette rue fourmille de souvenirs, il a grandi au coeur de ce Montmartre à peine différent que celui où j'ai passé les plus belles années de ma vie parisienne. 

Entre Montmartre et Saint Ouen, Maurice était présent partout où se posait le regard. Présent car il y planait l'esprit de son oeuvre. Son nom sur une plaque de rue, de square, de marché , évoque la simplicité et force le respect. 

La toile présentée à notre réflexion ce matin, évocatrice pour moi de ces nombreuses rues en pente descendant de la butte vers le Nord, avec leurs  escaliers où l'on s'attend à rencontrer Francis, Edith ou Aristide à chacun de leurs détours. Ces rues où j'ai tant reçu de chaleur humaine, où j'ai tant de bons souvenirs, et si peu de mauvais, pour ne pas dire aucun. Ses rues ombragées, théâtre de verdure où pousse la vigne et le saule ou l'on imagine sans peine venir boire les boeufs. Mais aussi errer lapins agiles ou chats noirs ou encore voir sortir un bouc de sa  grange. Ce quartier méconnu et délaissé par le touriste, ce quartier riche de son passé, de sa mémoire "commune" et de celle des barricades érigées contre le versaillais, du sang versé pour la Commune, pour que vive la République afin que siffle libre le merle moqueur quand reviendra le temps des cerises, ce quartier porte un peu de mes empreinte, ce quartier  était le mien. Mon coeur y a cloué mon âme. Et Valadon versé ses larmes et sa sueur. Quant à Maurice, authentique peintre Montmartrois, je crois qu'il est un trait d'union entre l'époque de Suzanne et la mienne. 

A moi aussi, du moins pour celle que je connais,  ses toiles inspirent toujours quelque chose. Aussi vraies que les scènes qu'elles illustrent. Aussi vraies que les murs qu'elles dépeignent. Aussi vraies que la vie qu'elles représentent.

 


Bienveillante Humanité.

Aprés ces jours  bien moroses n'offrant que la possibilité de déprimer, les premiers rayons de soleil étaient une invitation à la fugue, j'en ai profité pour quelques balades, le long de l'eau. Revenir au moulin. Celui ci n'avait plus ses stalactites, ni mites comme l'autre fois.



 Les paysages de verre avaient fait place aux eaux tumultueuses et envahissantes. Les berges encore hautes étaient inabordables,


comme ici cette promenade le long des quais de la Vienne où bancs et tables avaient les pieds dans l'eau. 


Ici la roue à aube avait perdu de sa superbe et des gravats et amoncellements de bouts de branches, de feuilles et autres détritus que la rivière a charrié l'encombraient.





 L'écluse envahie par l'écume bouillonneuse  faisait un bruit fracassant



et la mare aux lentilles débordait sur le chemin.

Plus loin, la pâture ressemblait à un bras de la rivière.



Les quelques vaches encore présentes sur l'ile peinaient à se déplacer pour chercher une herbe rase qui ne pouvait les rassasier. 



Je pensais aux miennes, toujours au chaud l'hiver, que l'on ne sortait pas par temps de pluie, sinon un bref moment juste le temps qu'elles s'alimentent suffisamment. Je me souvient que quand elles n'avaient pas eu leur compte d'herbe fraiche, mon père leur servait à la crèche une ration de fourrage et les frictionnait l'une aprés l'autre avec de la paille pour les réchauffer. C'est bien fini ce temps où l'on avait un peu de compassion pour l'animal. pour l'autre, même, devrais je dire. je ne résistais pas à aller voir de plus prés celles qui paissaient sur la bordure. Marchant dans le sentier boueux couvert de ronces et de fougères, entre la rive et la clôture, je suis tombée, m'entravant dans une ronce. Allongée de tout mon long, j'avais peine à me relever. Une personne venait en face de moi sur le sentier. Me voyant par terre, elle fit demi tour et alla s'assoir un peu plus loin. Faisant semblant de regarder l'écluse et la centrale électrique sur l'autre rive. C'est ainsi que je la vis quand je fus remise sur mes pieds et que je continuais mon périple jusqu'aux vaches. La clôture était par terre, je m'avançais pour prendre quelques photos avant de revenir sur mes pas, car l'heure avançait et je n'avais qu'une petite heure devant moi. Assez pour aller jusqu'à l'autre bout de l'ile. C'est là que je retrouvais la dépouille, ou plutôt des morceaux de dépouille de robot cop. Ici un bras, là une de ses bottes, plus loin un morceau de son armure. Le flot impardonnable avait eu raison de lui. 


La dernière fois, il avait seulement perdu pied et gisait prés de sa canne à pêche un chaussure au bout de sa ligne. 

Je pensais à cette brave personne charitable, qui peut être un jour, quand elle sera vieille  tombera à son tour, je ne serai pas là pour la voir se vautrer, mais  je ne peux m'empêcher de penser qu'elle le mériterait me  réjouis déjà de son embarras. Pour un peu si j'avais des dons, je l'aurais faite tomber dans la passe à poissons !

Punie pour ma mauvaise pensée, arrivant à la maison, je m'aperçus que l'objectif de mon appareil photos avait pris des grains de sable et la bague de réglage ne fonctionne plus. Pourquoi je suis punie deux fois ? C'est quand même pas moi qui ai eu un mauvais comportement !

Fugue en Ré

 Cette toile de Pissaro vous inspire-t-elle ?
Je l’espère…
Le mieux serait que vous commençassiez ce devoir par :
« Il semble que ce qui vous pousse brusquement à la fugue, ce soit un jour de froid et de grisaille qui vous rend encore plus vive la solitude et vous fait sentir encore plus fort qu’un étau se resserre. »
Et que vous le terminassiez par :
« Je vais laisser cette lettre en suspens… »
Ce serait vraiment bien, je vous assure.

 

« Il semble que ce qui vous pousse brusquement à la fugue, ce soit un jour de froid et de grisaille qui vous rend encore plus vive la solitude et vous fait sentir encore plus fort qu’un étau se resserre. »

Curieusement, c'est exactement l'état d'esprit dans lequel je me trouve.  Aprés tous ces jours de pluie. Aprés deux espaces intemporels de non liberté et avec le sentiment qu'un nouveau se profile. La déprime me gagne. J'ai envie de m'évader

Regarder tomber la pluie derrière les barrots d'une fenêtre où elle colle la poussière sur les vitres et l'écouter en soupirant.   Regarder les passants presser le pas sous un grand parapluie noir, enjambant les flaques d'un liquide incertain qui recouvre le sol pendant que deux ou trois péniches remontent la Seine sur un flot glauque et luisant, voilà à quoi ressemblent mes journées. C'est pourquoi dès la moindre éclaircie, je dévale l'escalier et ouvre ma porte  sur l'extérieur espérant trouver un espace de liberté qui ferait éclater le corset de mon étroite prison et ferait tomber ce voile de solitude qui enveloppe le monde qui n'en peut plus de s'étouffer, avec une envie de fuguer.
J'ai tant de choses à partager, tant de choses à vivre qu'il me semble que jamais je n'y arriverai. Il me faudrait avoir 100 pieds, mille bras et une douzaine de têtes pour pouvoir rattraper ce temps qui me parait volé. A tel point que je ne sais pas vers où me diriger. 

Par quelle tâche commencer. J'entreprends sans cesse des choses nouvelles et ne fini rien, me disperse en futilité et  m'épuise en inutilité. Inutilité des choses, inutilité de la vie,  ne plus être qu'un robot commandé à distance. Programmé pour ce qui peut servir les puissants. Sortir sur ordonnance et surtout ne pas sortir par décrets. Rien de ce qui nous rend humain, nous fait vibrer, nous rapproche et nous construit. Il y aurait tant à faire, tant à voir, à dire et à écrire aussi.  Chaque jour un besoin nouveau s'éclaire et nous tenaille.  Je pourrais en citer mille  changeants comme le ciel, et suivant l'humeur du moment. Je m'en tiendrai donc à un seul malgré le besoin de ciel, de mer, d'espace et de liberté : écouter une fugue en ré, raison pour laquelle « Je vais laisser cette lettre en suspens… »


 

Mes rêves et mes illusions.

 J'aurais pu aller chez la grand mère si je m'étais prise plus tôt. Il est 14 h 30, le couvre feu m'impose d'être à la maison dès 18 h pétante. Il est donc trop tard pour tenter une expédition. Je n'irai pas non plus faire les soldes ou ce qu'il en reste car cela ne m’intéresse pas. Et pis je ne suis pas dans les meilleures dispositions n'est ce pas. Pas d'argent, pas d'envie, ça tombe bien, pas non plus de coup de coeur et surtout pas assez de temps  pour m'éparpiller en futilités. 

 Je m'égare donc entre rêve et réalité. Réalité celle qui est la mienne et me fait ce que je suis. Une femme moderne émancipée, pour ne pas dire libérée. Capable de vivre seule et d'assumer ses envies, ses rêves et surtout son identité. 

 Rêves de jeunesse qui me ferait rencontrer mon prince charmant, celui qui placé au dessus de dieu, c'est à dire pour quelqu'un de non croyant comme moi, au dessus de tout, me subjugue et me transcende au point de me rendre esclave d'une icône que je n'ai jamais qu'effleurée étant ado et n'ai, même jamais rencontrée. 

L'être suprême. Celui aux milles facettes et au visages que je lui ai attribués.

Lui conférant la tendresse, l'humilité la bonté la simplicité dont je suis sûre qu'il était pourvu. La droiture, la gentillesse et la compassion qui l'ont caractérisées. Car ça je suis sûre qu'il les avait. Preuve en sont les témoignages de gens réels qui l'ont côtoyé. Preuve en est l'image qui transparait de lui du personnage public qu'il a été.

l'homme au visage d'ange, beau comme un dieu. L'homme à la bonté divine. l'homme à la serviabilité et à la gentillesse parfaite qui sans relâche, est capable d'oeuvrer pour  une cause, pour un esprit de camaraderie, pour une aide sans faille à un héros pour qui il se sacrifie. Comme j'aurais aimé rencontrer cet homme et comme je l'ai aimé ! 

J'avais 15 ans, mon amour ne l'a jamais quitté. Même si j'ai fait ma vie. Même si j'ai vécu des aventures extraordinaires. Même  si ma vie est une existence douce et à laquelle je ne changerai rien  ni ne peux surtout, rien changer. J'aurais quand même aimé vivre à ses côtés. Cela aurait pu être puisqu'il a existé. 

 Je me dis alors que je n'ai pas de chance. Souvent en rêve à la fin de la nuit, il vient me retrouver. C'était encore hier.  A la fin de ma nuit, lorsque je m'éveillais, j'eus le souvenir de quelqu'un qui me disait " Ah,  tu es là Claude, j'étais sûr que tu viendrais. Il me pris dans ses bras Je le pris dans mas bras. Nous nous étreignîmes sans fin. Je lui murmurais à l'oreille, tout en l'embrassant, les mots les plus tendres, les plus doux, que je connaisse. Il me rendit les mêmes et nous fûmes heureux, épanouis et merveilleusement heureux. Tout cela  n'est qu'un rêve, mais correspond à une vraie envie de réalité.  Une façon de compenser ce que la vie ne m'a pas donnée. Une façon d'être heureuse et de na pas ma satisfaire du "quand on n'a pas e que l'on aime, il faut aimer ce que l'on a.

Ce n'est pas tant que je n'aime pas ce que que j'ai, c'est surtout que j'aime ce dont je rêve et que je n'ai pas.

Sans jamais dire ton nom

 

Sans jamais dire ton nom

Et pour mieux parler de toi



Rien qu'une chanson et tu te reconnaitras.

En manque

 Je suis en manque d’imagination, de ciel bleu, de patience, d'organisation, de relation aux autres, de lien social, de liberté, de ...pouvoir d'achat et ... de chat ! 

Je n'ai pas fait les soldes donc. Pour ce qu'il y a d'intérêt à faire les soldes, franchement pas de quoi être en manque.

Me manque un beau ciel bleu comme celui là.

Qui invite à de belles balades. Au lieu de ça, il fait gris noir même, presque, il pleut, il mouille, je voulais, juste avant midi quand un rayon de soleil s'est voulu entreprenant, partir aprés manger dans un lieu où je savais me ressourcer.
Mais voilà qu'une pluie froide et pénétrante m'a pris de court et mon projet s'est avorté.
Les chats qui ont passé la nuit dehors (c'est leur choix) dorment à l'étage, 2 sur un lit, 1 sur un autre lit et l'autre dans son repaire, tout en haut, dans la mezza, où personne ne va la dénicher. Au fait, c'est elle la nouvelle cheffe de groupe, je l'avais prédit. Peu commode avec ses congénères, mais prompte à défendre sa gamelle, son territoire et ses copains.
Plume se révèle de jours en jours. Les autres l'acceptent sans crier , sans discuter. Pour eux, elle était là avant, c'est naturel. 

Ensemble, ils cherchent toujours Chaussette, qui me manque aussi. Car moi, contrairement à eux, je sais qu'il ne reviendra pas. Mais eux espèrent. Je ne parle pas leur langage, mais je vois bien qu'ils sont perturbés, désemparés, quelque chose en eux exprime de la douleur, de l'inquiétude, même une certaine angoisse. Cela me crève le coeur, tiens ! Comme cette vache dont je vous ai mis la photo plus haut, qui pleure parce qu'on lui a enlevé son petit veau. Je me souviens de son cri quand je suis passée devant son enclos. Un vrai désespoir et une plainte à fendre l'âme. Si vous ne croyez pas que les animaux ont une âme, alors venez les voir dans leur espace naturel, là où ils expriment le mieux leurs sentiments. Je ne parle pas d'émotion, moi, je parle de vrais sentiments qui les animent. Pour les avoir coutoyés et depuis longtemps, je vous assure que je n'en rajoute pas.  

En manque de distraction, de culture et de loisir, je me cultive en regardant des DVD, en lisant, en tricotant, mais au bout du compte, il me manque mon ciné du samedi avec la Ponette pour partager un bon moment. 

Je dors mal et peu. Hier j'ai lu 2 bouquins d'un trait, plus une revue que j'ai terminée. D'accord c'était des BD. BD que je lui avais offertes à Noël et qu'elle m'a gentiment prêté. Bella Ciao et Le manifeste de 343. Deux trés bons ouvrages, avec un petit défaut cependant pour les jeunes de sa génération : il manque des explications sur le contexte de l'époque, la présentation est trop sommaire. Les jeunes comme moi n'ont aucun mal à se repérer par contre. Les souvenirs affleurent, les anecdotes en amènent d'autres, les expériences se conjuguent. Des choix spontanés que j'avais fait sans prendre le temps de détailler plus que ça les ouvrages. 

La revue par contre, si elle était sensée nous procurer de l'espoir et bien c'est râté, pas même celui d'espérer pouvoir relever la tête bientôt. Au contraire, plus enfermé dans un fatalisme de circonstance, y a pas mieux. S'en est désespérant. On n'est pas prêt de se voir ouvrir des horizons nouveaux, encore moins des lendemains qui chantent ! Je me dis parfois qu'ils devraient aussi offrir les balles qui vont avec ou la corde, je ne sais pas, mais qu'ils aillent au bout de leur logique tant qu'à faire ! 

Je me dis qu'il faut être fort dans sa tête aujourd'hui pour ne pas sombrer totalement, d'autant plus, que ceux qui sont censés nous apporter de l'espoir et des perspectives alternatives, sont d'une complaisance extraordinaire ! J'ai donc passé plus de 50 ans à me battre pour rien ? Contre des moulins dont ils n'ont su être que les Don quichotte de circonstance ? Don quichiotte, pardon.

Ben ouais, ça fait pas toujours du bien quand tombent les dernières des illusions. 

Mais pour rester positive, tant qu'il y aura de la vie, il y aura de l'espoir. Nous ne savons,personne ne sait en tout cas de quoi demain sera fait. Je ne veux pas perdre mon temps à faire des plans sur la comète. Mon grand père le disait souvent, "compter d'avance, c'est compter deux fois". Sa sage expérience de bon vieux paysan Auvergnat lui donnait une philosophie qui ne s'est jamais démentie.

J'aime penser à lui, à ceux qui ont su faire en sorte que le chemin soit moins mauvais pour nous que pour eux, chose que nous avons brillamment raté au prés de nos descendants. Je ne leur demande pas de nous en excuser, car d'excuses, nous n'avons pas. Mais je leur souhaite tout le courage du monde et si je peux leur apporter mon aide, je le ferai. Je ne doute pas que quiconque passera ici et lira ces lignes, en fasse autant.  

Je vous souhaite une bonne journée.


Bon thé

 Divine ! cette préparation de menthe fraiche et de chocolat. Un mélange savoureux qui fait chanter les papilles.

J'avais besoin de renouveler mon stock de thé car j'en bois beaucoup en ce moment. Pendant que la marchande (je ne vais tout de même pas l'appeler la théière, ni la théseuse ? Ce serait bizarre.) me préparait mes sachets, j'explorais les nouveautés. Soudain mon regard se pose sur une boite : thé de la St Sylvestre. Je détaille un peu plus l'étiquette et je vois : parfum menthe chocolat. Hum me dis je ! La vendeuse ayant terminé mon paquetage, me propose donc de renifler cette odeur. Je vais essayer lui dis je avec mon masque de mousquetaire sur le nez.  Oh puis baste, ajoutais-je, je ne risque que de ne pas aimer. Et bien j'aurais dû en prendre davantage, car un goût délicieux s'est alors offert à moi à nous plutôt, car la Ponette venue manger dimanche a profité de la dégustation. 

C'est un goût de chocolat anglais avec une crème de menthe à l'intérieur, vous voyez ce que je veux dire ?  C'est trés frais, trés bon et ça désaltère. 

Sinon, nous aurions pu aller marcher si le sol n'avait pas été aussi détrempé. Mais chaque jour qui passe en rajoute encore. Des bruits étranges interviennent le soir quand nous sommes tranquilles aprés souper. Comme quelque chose qui dégringole derrière le mur de la salle à manger. Je me demande si la maison n'est pas entrain de se laisser aller. Mais comment vérifier ? L'intérieur est doublé d'isolation et l'extérieur semi enterré. Manquerait plus que ça à présent. Un glissement de terrain peut aussi arriver. Je me suis embourbée hier en quittant la maison, sur l’accotement du chemin. Celui ci plein d'ornières est devenu presque impraticable, mais la mairie ne veut rien savoir et surtout rien faire ! Pourtant c'est son affaire. Si bien qu'aprés avoir mordu le bas côté, ma voiture a dérapé et j'ai eu du mal à redresser. 

Voilà pour les nouvelles, rien de trés intéressant je vous l'accorde, mais il faut bien passer le temps qui peut être long, surtout la nuit quand le jour, refuse de se lever. J'aurais pu en faire autant, mais j'ai mal au dos si je reste trop longtemps sur le matelas dur comme du bois. Les chats eux par contre n'hésitent pas. Ils squattent en permanence. 

 Je vous souhaite néanmoins une belle journée.

La bande des 4.

 

Ils étaient 4. Quatre généraux ô gué .


Non, mais là je ne parle pas des généraux, mais de mes chats

Qui remplacera l'irremplaçable Chaussette ?
Flocon
Lui ? intrépide, cascadeur, mais qui a peur de son ombre ?
Ti Lion


Lui peut être, décidé, volontaire, faisant fi de tout obstacle. Prêt à en découdre, bravant tout danger sans se préoccuper des conséquences.
Firette
Elle ? Ronchon, agressive, peureuse qui ne passe pas une journée sans souffler et sans rouspéter aprés quelqu'un, quelque chose ou aprés rien ?
Plume

Elle, la déterminée, qui ne s'en laisse pas conter. Toujours prompte à se cabrer et à braver l'adversité. 

Qui de Plume, Flocon Firette ou Petit Lion sera en capacité de remporter la palme du meilleur chef de bande ? 

Je ne parierai pas sur Firette, indocile, indomptable, revêche et acariâtre. Qui passe son temps en querelles, en d’innombrables chicanes avec ses partenaires. Incapable de fédérer qui que ce soit. Prompte à éloigner d'elle les moindres de ses alliés potentiels. Peureuse et vindicative. Qui se sauve en rouspétant devant la plus petite des anicroches.

Aprés, des trois qu'il reste, le jeu est équitable. Plume tient la route. Bagarreuse mais  sociable. Elle ne s'en laisse pas conter comme je le disais précédemment. Elle passe volontiers la patte et défend son territoire. Elle n'a peur de rien, de personne et semble même assez déterminée pour chasser l'intrus. C'est une battante, une coriace, une avec du tempérament à revendre. Saura -t- elle être à la hauteur ? C'est un défi que je lui lance,saura-t-elle le relever ?  Les paris sont ouverts.

Petit Lion lui est de ceux qui ne s'attardent pas en détails inutiles. Il va son chemin. Traçant droit ne s'occupant pas de son voisin. Charmeur, câlin, avec les gens comme avec ses congénères. C'est le dernier arrivé dans la fratrie. Il s'accommode de tous les comportements. Mais attention ! il ne faut pas le chercher ! Il a vite fait de montrer les dents. Il ne mord pas. Il s'impose. Son territoire est celui de ses copains, il ne faut pas tergiverser. Il a la carrure. Aura-t-il l'ambition ? 

Flocon ? Il peut être déterminé. Mais il a peur de Firette en particulier. Surmontera-t-il ce handicap ? C'est un chat qui n'a pas été élevé par sa mère qui l'a abandonné à la naissance. Sans la contribution d'une autre chatte, il serait mort abandonné. Nous l'avons récupéré dans une famille où chats et chiens ne formaient qu'une seule et même fratrie. A-t-il apprit et qu'a -t-il apprit depuis son sevrage  et au contact de plus aguerris ? Il peut se révéler et nous serons agréablement surpris de voir  ce chat se révéler, surmonter sa peur  et prendre ses responsabilités. Quoi qu'il en soit les dés sont jetés. Les paris sont ouverts. A vous de jouer.

 Vous voyez, ce n'est pas simple de pronostiquer. Il en est de même dans notre société. Entre les désirs des uns, les intérêts des autres et tout ce qui n'est pas en notre pouvoir, beaucoup de possibilités se présentent. Sarons nous les exploiter, en tirer le meilleur parti, ou bien va-t-on encore devoir subir, se faire avoir, et encore une fois passer à côté de lendemains qui chantent ? Là aussi les paris sont ouverts, à nous de les exploiter au meilleur de nos capacités, sans nous tromper. Voilà qui n'est pas chose aisée.


Question d'hygiène.

Mr Caillebotte n’a pas peint que le pont de l’Europe, la gare Saint Lazare, des « racleurs de parquet » ou les trottoirs parisiens. Non, ...