Semaine 6/52 couleurs

  Semaine 6 et première de février. Couleurs, vous êtes des larmes, couleurs vous êtes des pleurs.... Guy Béart le chantait.  Comme il chantait "Allo, allo, tu m'entends, est ce qu'il fait beau temps..." cette nuit entre le 6 et le 7 février, sur notre transistor allumé pour tromper l'angoisse dans notre chambre glacée.  Nous étions en 1965. Cette nuit là, je ne l'ai pas oubliée.  Nous sommes le 8, et pour une nouvelle fois, ma toute  petite soeur a 57 ans à tout jamais. 

Couleur, c'est la blancheur de février. Qui souvent quand il entre comme un lion, sort comme un mouton. 



Mais quand mars et avril font leur  apparition, c'est un festival de couleurs nouvelles qui s'offrent à nos yeux. Petites fleurs, jardins  qui n'en finissent plus de nous ravir avec toute une palette de nouvelles leurs



Jusqu'à l'automne, elles s'époumone  du jaune au brun doré elles fusionnent en un arc en ciel de beauté. 

Chaque jour, chaque saison, à chaque heure différentes et tellement belles que c'est un véritable enchantement. 

Quand vous lirez ce texte, je ne serais pas là. Partie chercher d'autres couleurs ailleurs. Celles d'un hiver outre Sancy. Mais dès mon retour, je vous montrerai tous ces trésors dont on est fier  de pouvoir profiter. Merci Nature de nous les dispenser. 

semaine 5/52 Origami

 Ceux ci sont trés beaux (image du net)

Je n'ai jamais su faire ! Même le plus petit avion ou la plus simple cocotte en papier. Par contre, je me souviens avoir écrit un conte sur une proposition de consigne d'un forum d'écriture (il y a longtemps) dont le thème était origami. Je vous propose de le découvrir 
Il s'intitulait "Le théâtre de la Licorne" 

 Il était une fois dans un pays pas si lointain, un petit garçon, très pauvre.
La rue était son théâtre, le rêve son jardin.
Un soir, qu’il traversait le square qui longe le canal Saint Martin, son regard se posa sur une forme vague «oubliée» près d’un banc. Chiffonnée, déchirée, sans doute un emballage de paquet cadeau. Peut-être, un autre enfant était venu jouer là, après avoir fêté son anniversaire lors d’un pique-nique géant avec ses copains. D’ailleurs, il y avait alentour, quelques restes épars de nourriture que les pigeons du square se disputaient.
L’enfant, rêveur, s’assit sur le banc et songea à ses anniversaires si tristes, sans cadeau, sans personne. Depuis que maman était à l’hôpital, c’était pire encore. Plus personne ne se préoccupait de son sort. Après avoir versé quelques larmes en pensant à elle, il se leva et reprenant son chemin, il donna un coup de pied rageur dans la forme mal définie qui se trouvait devant lui.
C’était une feuille de papier vert, d’une belle largeur.
Elle pouvait lui servir : par exemple à recouvrir ses livres d’école, ou bien à emballer ses trésors (bien rares, il est vrai, mais si précieux) ; ou encore il allait l’utiliser comme parure au cadeau qu’il offrirait à maman, quand il pourrait enfin lui rendre visite.
Du revers de la main, il entreprit de défroisser le papier, mais non, il était en bien trop mauvais état !
Il ne pourrait jamais le récupérer complètement. Tout juste pourrait- il en confectionner quelque cocotte ou quel qu’avion en papier, tient comme celui que l’intrépide Charlotte avait envoyé dans les cheveux de l’horrible mademoiselle, l’autre jour en classe de géo ! Ah ! La tête de mademoiselle ! Vous auriez vu ça ! Il fallait la voir rajuster son chignon ! Et sa colère ! Si personne n’avait osé s’esclaffer sur le moment, tout le monde avait bien ri à la récré. Elle avait bien fait Charlotte ! Elle était habile de ses mains, douée pour tout, n’était-elle pas première de sa classe ? Il aurait bien voulu faire comme elle, mais n’osait pas.
Il reprit son papier, le chiffonna à nouveau. Il esquissa une forme, puis une autre. Déchirant le papier en deux, il fabriqua un cheval, comme celui qui se trouve dans la vitrine du marchant de jouets tout près de chez lui. Puis avec l’autre morceau de papier, il essaya une vache comme celle que maman aimait à dessiner. Maman ! Quelle grande adoratrice des vaches ! Son enfance en était peuplée, les histoires qui le berçaient le soir, en s’endormant ne faisaient aucune allusions ni aux trois ours, ni au petit poucet, encore moins à Goldoraque et au capitaine Flam ! Non. C’était, Noisette et puis Charmante, Fauvette ou la Jacade. Un jour il écrira un livre sur les vaches. Pour sa maman. Ou bien, ce sera elle qui écrira. Quand elle reviendra.
Bon. Son esquisse n’était pas concluante (une vache c’est plus difficile qu’un cheval, à dessiner, un peu à cause des cornes, mais aussi de la tête, et puis du ventre.) Un cheval ça n’a pas de corne, et s’il leur en poussait une ? Mais oui. Là, juste sur le front. Il en existe, ce sont des créatures étranges, comme dans Tintin. Ne portent-elles pas bonheur, en plus ?
Une autre idée lui vint. IL allait faire pousser une corne à son cheval. Et voilà, la belle Licorne que voici ! Ce sera le cadeau de maman. Quand elle sera guérie, ils feront un théâtre de marionnettes, la Licorne en sera la vedette. Ils seront acclamés dans le monde entier, ils deviendront le porte bonheur de tous les malheureux, de tous les enfants pauvres. Grâce à eux et à leur Licorne, tout le monde retrouvera un peu de bonheur dans sa triste vie.

Postscriptum.

Je ne me vois  pas bien écrire un tel texte aujourd'hui !

Semaine 4/52 rouage

 Je me suis demandée dans quel sens j'allais tourner ce mot rouage pour ne pas être à côté de la plaque. J'aurais pu choisir celui d'une l'horloge, d'une mécanique quelconque ou le processus complexe du fonctionnement de notre mécanique humaine, ou bien de notre société mais aucun de ces thèmes ne m'a semblé facile à illustrer.

J'ai donc puisé dans mes archives photos et vous propose celui ci.



 Système complexe, chargé d'alimenter en eau une petite île où est abrité une ferme et un potager.  A partir du lit de la rivière  Vienne, l'eau est acheminée selon un dispositif élaboré, jusqu'à plusieurs petites mares où pouvaient s'abreuver les troupeaux du temps où il y en avait. 






J'aimais bien cet endroit frais où j'allais me promener. Cette île appartenait au conseil général qui aprés l'avoir faite défricher a décidé d'en faire un potager destiné à pourvoir les cantines scolaires en produits bios. Fini les troupeaux. Ce coin  n'ayant plus aucun intérêt, j'en ai abandonné la fréquentation depuis plusieurs années. 

3/52 Patience

Patience et longueur de temps faisant plus que... Combien de fois vous ai je observés, à l'affut d'une de vos proies. Je me suis lassée avant vous, il est vrai que de la patience je n'en ai presque pas. Pourtant, j'en ai supporté des choses à travers vous, guettant à mon tour le prédateur qui vous faisait tant de mal. J'ai fini par le surprendre (en plein vol, c'est une image) plus rapide qu'un faucon, lui qui en est un vrai. Plus rapide qu'une hyène et beaucoup plus méchant.  

Vous étiez bien patients, mais pas assez pour vivre longtemps.  Sauf pour les repas où vous rivalisiez d'agilité pour être servis en premier.

au 1er plan Chaussette, puis Zéphir, Plume et tout au fond Flocon


  
Patience contre laquelle, longueur de temps ne fait plus grand chose, passe l'hiver, passera le printemps. Un mois déjà que tes amis te cherchent inlassablement, mon Flocon blanc.  

semaine 2/52 Savon


 Le mot de la semaine est donc savon. Voilà à quoi me fait penser le mot savon. Quand mes enfants étaient petits, je leur avais offert le kit du fabriquant de bulles. Ils s'adonnèrent donc à cette expérience magique, puis pensant surement qu'il valait mieux rester dans sa bulle plutôt que de prendre un savon, ils passèrent à d'autres jeux et ne manifestèrent guère d'intérêt à voir s'envoler des bulles de toutes les couleurs.  Ils auraient pu se faire mousser, mais ils sont resté discrets et prudents, ne s'aventurant point sur des terrains glissants. Comme ceux que nous avons emprunté ces jours ci avec nos caisses à savon. 

BRRR

 Ce froid dans le dos, aux pieds, partout il y avait longtemps que je ne l'avais pas ressenti. Ce matin neuf heure, double rendez vous de routine chez le doc avec mon mari. Levée de bonne heure, j'ai admiré en route le lever de soleil, magnifique, mais en retard, pas fait de photo. Dommage ! Les routes étaient sèches. En sortant de nos RDV, vu que des intempéries et neige étaient annoncées, nous avons décidé de profiter de la situation pour faire des courses au leclerc d'à côté. Nous avons garni notre caddie, pas de poisson du tout au rayon poissonnerie. Mais en sortant, il neigeait  à gros flocons. La route était glissante, la circulation délicate (il est vrai qu'autant d'empatés avec leur voiture sur des routes enneigés, cela complique l'affaire. 

En rentrant nous avons ouvert la porte à Ti Lion qui s'est empressé de découvrir la neige (sa première neige, depuis qu'il est à la maison, donc depuis 6 ans et demi puisqu'il est arrivé en juin et  que c'était l'été.) Je ne le laisse plus seul dehors quand nous ne sommes pas là.


Il a eu vite fait d'aller jouer comme un fou, galopant comme un jeune poulain, lui qui est presqu'un vieux chat ! 


 

Les poulains, eux, essayaient de trouver l'herbe fraiche sous la fine couche de poudre blanche

et moi au fond du jardin en allant rendre visite à mon autre Flocon, endormi sous un épais manteau d'hiver, 

j'ai même trouvé quelques fruits givrés

 Pas une mésange, pas un pinson, pas un rouge gorge pour en profiter. Peut être sont ils cachés au creux de ce chêne ? 

Neige.


 Cette nuit il a neigé. Oh pas bien ! presque rien. Juste de quoi blanchir un peu le sol, pas plus. Puis le soleil, même froid, a tout effacé. 

Neige éphémère mais froid qui dure, mais où sont les mésanges qui venaient picorer sur le bord de ma fenêtre ? Où sont joyeux merles et gais pinsons ? Et où sont les neiges d'antan ? 

Première semaine du 52 de Virginie, repris par Anne, Ultime

 Je pourrais vous parler de ce loup nommé Loultimo, qui ne croquait pas d'enfant, ni de mère grand. Seulement des pizzas. Il aimait les pizzas au point d'en faire des contes pour enfants et si vous attendez tant lorsque vous commandez une pizza, c'est uniquement de sa faute, car à peine une sort du four qu'il bondit et l'avale illico. Celui là était le dernier d'un lot de trois. L'avant dernier, Croquemarmot, comme son nom l'indique mangeait surtout des enfants. Pas n'importe lesquels, non. Que des pas sages. Sa réputation était telle que du plus loin qu'ils le pouvaient les enfants se tenaient sages à son approche, si bien que Croquemarmot fini par disparaitre de la surface de la terre. On dit qu'il pourrait s'être reconverti sur une autre planète où il cultive un beau jardin. Le premier des trois s'appelait "Jemémachemise. Il jouait à loup y es tu  avec les enfants. Quand il ne jouait pas, je crois qu'il dormait dans un coin tranquille. Je n'ai plus de ses nouvelles, peut-être est il parti dormir ailleurs. Ne restait plus que l'ultime Loultimo. Il fini par disparaitre à son tour. A cause des hommes qui l' ont exterminé, las d'attendre et faire la queue à la pizzéria.  On dit que d'autres loups sont apparus depuis et que partout dans le pays ils mangent des brebis. Les bergers s'en méfient. Les chasseurs les traquent et les écolos les défendent. On dit aussi que partout, les hommes sont pire que les loups , ils se démasquent en sortant du bois. Ils se dévorent entre eux et s'entretuent. Ce que ne font pas les vrais loups. Moi je les aime bien les vrais loups. 


Flocon


Ils ont tué Flocon !   

Il dort dans cette terre où il aimait jouer. Depuis  nous le pleurons. Ses compères le cherchent toujours désespérément. Ti Lion est perdu sans lui. C'était son ami, son complice de jeu et parfois de chamaillerie. Les jours qui ont suivi sa disparition, il pleurait comme un enfant, avec des petite plaintes de douleur dans son miaulement. Faisant des tours et des tours à chaque endroit où il  savait le trouver au par avant. Cherchant une trace, une odeur, un indice puis il venait vers moi avec ce regard suppliant  qu'on peut avoir quand on souffre sans savoir pourquoi.  On peut lire beaucoup dans le regard d'un animal. La souffrance, comme la douleur, comme la reconnaissance et le désespoir aussi. 

Flocon, c'était le chat le plus placide du monde. Gentil, affectueux. Un peu gauche. Un peu pataud. Il louchait, peut être ceci expliquait cela. 
 Arrivé de Dordogne le 29 décembre 2017, il avait rejoint la petite troupe de nos chats. Il s'était trouvé sa place parmi les gros, joueur, il affectionnait particulièrement la petite Plume avec qui il jouait sans fin, jusqu'à la blesser, ne sentant pas sa force, mais au point qu'aprés une luxure de la hanche, elle le fuyait.  Elle le cherche à présent.   Il vient de nous quitter il y a deux semaines dans des circonstances dramatiques alors qu'on ne s'y attendait pas. Nous avons longtemps chercher comment, par qui, pourquoi. On dit toujours que c'est triste un noël sans neige, mais je peux vous dire que le notre fut bien triste sans Flocon.                                                                                                                                           A-t-il été percuté par une voiture ? Quelqu'un l'a-t-il battu,  torturé à mort ? S'en est-il allé mourir plus loin ? Ou l'y -a-t-on déposé aprés l'avoir tué ?   Une chose est sure, il n'est pas mort tout seul. Il allait bien, était heureux de vivre, il avait même une fiancée, qui semble elle aussi le chercher. 

Je pense avoir trouvé une explication ce 2 janvier en fin d'aprés midi, lorsque j'ai vu le voisin sortir de chez lui et bondir comme un furinx sur mon Lionceau qu'il accuse d'avoir mordu son chat. J'étais à ma fenêtre (ouverte) lorsque j'ai vu Ti Lion au milieu du chemin, je m'apprêtais à l'appeler quand je l'ai vu traverser en direction de la maison, c'est alors qu'a surgi l'autre abruti menaçant. A ma réaction, il s'est vivement justifié prétextant un attaque soudaine et argumentant que conduire son chat chez le vétérinaire, c'était pas marrant . Je lui ai juste rétorqué  : "Les enterrer non plus c'est pas marrant".

 Fin de la discussion. 

Je m'attends bien à devoir faire une petite visite au mien de vétérinaire, peut être pour une autopsie, d'ailleurs, puis un trou dans le jardin, le tout aprés avoir fait réparer mes roues de voiture, qui se seront percées inopinément, évidemment !

Petit Lion. 
Prochain sur la liste ?


Bonne Année 2026

 

Qu'elle soit pour vous pleine d'amour, de joie, de paix  et qu'elle vous garde en bonne santé. 

Semaine 6/52 couleurs