Les vaches du presbytère

Il y a 3 ans, j'avais pris ces photos, c'était en octobre aussi, le 21 je crois. 




Hier j'ai refait cette même balade. La rivière en contre bas du presbytère était à sec. 


Laissant découvrir en son lit presqu' inperceptibles des rochers moussus sur lesquels tombent les premières feuilles de l'automne. Sur les rives, les pauvres vaches, cherchent une herbe quasiment disparue et peinent à se nourrir des quelques feuilles encore présentes. 

A mesure que nous progressons sur la route balisée, nous apercevons le village entre les feuillages clairsemés. 

Puis nous tombons sur ce joli pont de pierre

avant de continuer notre balade entre les murets.  Les murets, c'est l'intitulé de ce circuit qui nous fait apprécier un joli bâti et un patrimoine exceptionnel.




Jusqu'à l'arbre indélicat qui nous montre ses fesses. 

Puis nous poursuivons  entre les murs jusqu'à la zone de démarcation où des jardins potagers métropolitains devaient voir le jour.  Et là, je vous laisse apprécier l'état de cette zone pour qui un troupeau de jolies vaches brune tâchées de blanc, fut décimé.







Passant par le joli hameau bordé jadis par un étang, nous avons continuer notre chemin

Passant à l'ombre d'un ancien monastère édifier en l'honneur du saint patron de la paroisse

jusqu'à la croix de saint Gaucher qui ne protège  décidément pas grand chose



Pauvres vaches mortes pour rien. Pauvre monde prêt à tout et propre à rien ! 
J'en avais parlé déjà, même la presse locale s'en était émue dans un article publié en octobre 2022. ici

La saint Michel.

 Nous sommes le 29 septembre, jour de la Saint Michel. Traditionnellement ce jour correspondait au renouvellement des baux ruraux. Beaucoup de fermes se vidaient, entrainant misère et vagabondage des  moins fortunés. C'est lors des foires de la Saint Michel que les fermiers et métayers devaient quitter la ferme où ils louaient leurs bras, avec femmes, enfants, leur peu de cheptel s'ils en avaient leur rudimentaire mobilier et souvent les nippes qu'ils portaient. Vous souvenez vous peut être de cette image extraite de l'Arbre aux sabots, palme d'or du festival de Canne 1978,  où l'on voit une famille de métayer chassée de sa ferme pour une paire de sabots.  

l'arbre aux sabots

S'ils n'avaient pas trouvé un  nouveau bail, c'était catastrophique pour eux, commençait alors une période d'errance fort difficile. 






Les valets, servantes et ouvriers agricoles louaient leurs bras lors de ces foires traditionnelles. 





C'est en 1946  à la libération sous le ministère de François Billoux, alors ministre communiste de l'agriculture que le statut des fermiers s'est amélioré avec la quasi  transformation du statut de métayage  et son abandon au profit du fermage.

Ville. semaine 39/52

 Je ne suis pas là, je suis à la ville lointaine  perdue dans la brume.


Je ne l'aime pas cette ville, mais alors pas du tout. Si j'y vais souvent c'es parce que mes attaches à la pus courte corde sont là bas. Si j'y vais souvent, c'est pour voir ceux que j'aime et qui me manquent. Si j'y vais souvent c'est parce que j'ai besoin d'y aller. Mais je  ne l'aime pas, mais alors pas du tout. 


J'aime Limoges qui est une trés belle ville où je me rends encore de temps en temps. 
Sa gare 


ses bords de Vienne

ses vieux quartiers ses quais et ses ponts.
J'y ai travaillé longtemps, dix huit ans je crois. Plus deux avant il y a encore plus longtemps. J'y vais chez mon médecin, j'y vais faire des emplettes, des promenades,, chez la coiffeuse,  voir des gens dans la rue, celle où je défile avec mes camarades, quand il faut bien protester. 




 Plus de 20 ans ont ainsi passé sans que nous ne nous soyons inquiétés de savoir si on aimait ou pas. Nos enfants sont nés là bas. Y ont vécu leurs premières années, y ont fait leurs premiers pas, y ont prononcé leurs premiers mots, y ont lié leurs premières amitiés. C'est important les premiers pas, les premiers mots, les premiers liens. Je n'ai jamais rompu les miens. En moi, ils sont restés bien présents profondément ancrés. Je suis une fille de la campagne, issue d'un milieu plus que modeste. Je ne dirai jamais que je n'aime pas la ville car elle m'a émancipée, faite exister. D'amitiés profondes en découvertes que je n'aurais jamais rencontrées, j'ai pu m'ouvrir aux autres, à la diversité, à la tolérance,  à la culture. Je ne sais pas si j'aurais connu tout ça si j'étais restée dans ma campagne. Je l'aime ma campagne. Ceux qui me connaissent un peu ou qui me lisent, même que de temps en temps savent combien je suis attachée à mes racines. Mais une question que je me pose : que peuvent être les racines sans les branches ?  J'aime ma campagne, pour sa beauté, pour tout ce qu'elle recèle de bienfaits. J'aime la nature. Mais je crois que j'aime aussi la ville pour l'amour des autres et sa réciprocité. 




Fragilité semaine 38/52

 Fragile comme une rose.

Comme une tapisserie de Bayeux qui s'en va toute trouée toute mitée comme une pauvre vagabonde qu'elle serait,  de l'autre côté de chez nous. 


Comme une oeuvre d'art,

comme un sourire, comme un bonheur, comme la vie. 

Nous sommes sensibles, nous sommes fragiles, pour nous rendre plus fort, on s'obstine à nous rendre endurants, alors on nous soumet au plus d'épreuves possible qu'on ajoute sans fin à celles de la vie. 

Objet semaine 37/52

 Objet,  pour désigner ce sujet, je vous propose une balade dont l'objet était  la découverte  d'une exposition à  la cité de la tapisserie d'Aubusson (soyons modestes, pas de voyage en Angleterre, pour moi, au frais de la princesse, ni de tralala lonlère et tralonla dans les médias.  C'est pourquoi, je vous en parle ici, sinon, personne ne le saurait et ce serait dommage, n'est ce pas ?  


Tout d'abor, une petite visite de la ville et de ses trés beaux édifices anciens, 



le long d'une Creuse pas pleine du tout ayant fait l'objet de nombreuses canicules (nous en sommes à la 6ième) et de chaleurs épouvantables. 


 










Puis en route pour la visite de la cité de la tapisserie où de trés belles oeuvres étaient exposées. 




d'aprés Jean Lurçat

d'aprés Hayao Miyasaki (mon voisin Totoro)



 et ma préférée : intitulée "la peur d'Hauru" d'aprés une image issue du "Chateau Ambulant".

A voir si vous passez par là. 

La semaine prochaine j'irai visiter d'autres oeuvres plus lointaines, d'autres paysages aussi, sans doute en prise à bien des fragilités dont je ne vous parlerais sans doute pas,  alors ne m'attendez pas si je ne suis pas au rendez vous du dimanche pour vous en parler.  Bonne semaine à tous. 

Les vaches du presbytère