Brèves de retour.

 On est rentré ce matin, en fin de matinée. Petit Lion manquait à l'appel. Plume est descendue de son repaire et nous a demandé à manger autre chose que des croquettes. Nous lui avons donné sa pâtée ainsi que son bol de lait et des caresses, puis elle est resortie. En passant l'inspection de la maison à la recherche du Lionceau, je remarquais que les croquettes que je leur avais mis à disposition étaient intactes. D'habitude, il n'y en a presque plus et lui est toujours là à nous attendre. Sauf aujourd'hui. Aprés la maison, je fis le tour des alentours, point de P'tit lion. Mais où est il le bougre ? Il est à peine 16 h quand j'entends du remu ménage à la cuisine. C'était lui. Couvert d'herbes sèches dans sa toison, pouvant à peine miauler. Peut être à- t-il était enfermé chez quelqu'un, qui comme nous était juste rentré de WE, raison pour laquelle il a une extinction de voix.  Ouf, j'ai eu chaud ! il aurait pu subir le même sort que Flocon. 

Sinon, le grand nettoyage de remise à neuf de l'apart bouilloire d'été, passoir thermique d'hiver  et qui a nécessité tant de notre énergie est enfin terminé. Nous avons même eu le temps de faire du tri dans les outils au chantier qui lui n'est pas terminé, la réception des travaux n'ayant pas pu être  acceptée  en raison de malfaçons. Quel cirque tout de même ! Pour nous, par contre, notre contrat n'ayant pas été prolongé,  et toujours pas de photos. nous ne retournerons plus là bas que pour le plaisir en vacances et  ça nous va bien. 

Sur la route du retour, nous avons jeté un oeil au dernier bistrot avant la Creuse, pas de Bof à l'horizon. Il était peut être occupé avec l'incendie qui  eut lieu à deux pas (grange ? Ou maison ? Ne restaient que les murs.  Les pompiers étaient encore sur place. 

Notre jardin a encore souffert de la chaleur, les pommes de terre jaunissent. Les framboises sont sèches sur pied. En 3 jour, pas d'arrosage naturel, ni artificiel. Les prairies sont grillées et les rivières peuvent se traverser à gué. Ainsi le Thaurion à Pontarion,  la Creuse à Aubusson, la Vige à Sauviat, la Vienne à Saint Léonard et à la sortie de Limoges. limoges qui copie Clermont, à tel point que ce qui a fini par s'améliorer côté Clermont (d'ailleurs le nouveau maire l'annonce à grands panneaux de communication parlant de la circulation en ville: "on rétabli le bon sens") ce qui n'est pas pour me déplaire même si ce n'est que partiellement, par contre côté Limoges, on file du mauvais chemin et du mauvais côté. 

La suite au prochain numéro, pour d'autres aventures.  

Jardin (semaine 24/52)

 Aprés nos ritournelles passons au(x) jardin(s)  prendre le thé, si vous le voulez bien. Pas au mien, il est si plein d'herbes folles aprés mon absence si longue et prolongée, mais j'en ai parcourru de bien jolis et bien agrémentés. Le jardin des plantes à Clermont Ferrand, qui a mon avis est un des plus beaux endroits de cette ville, outre le Puy de Dôme qui la domine. 





 Le jardin du parc thermal dans la ville voisine de Royat que traverse la Tiretaine avant d'être emmurée dans la traversée de Clermont. 




Le jardin de ma soeur à qui je dois d'avoir passé quelques jours pour de trop belles balades.



Celui du souvenir où dorment nos vieux parfois abandonnés. 


Celui de Charel, théâtre d'évènements heureux,  où nous nous retrouvons parfois pour prendre le thé 




Et puis aussi le mien avant mon départ (parce qu'au retour, je n'ai pas eu le courage de le prendre en photo !)



Je ne vous parlerai pas de mon jardin secret, puisqu'il est secret.

Petits coins de verdure où j'aime me ressourcer, qui furent aussi des jardins, des champs, des prés.  Là où voguent bien des souvenirs qui tiennent chaud et font couler du miel sur nos blessures peinant parfois à se refermer. Coins d'enfance, coins de bonheurs secrets que l'on voudrait garder comme des bouts d'éternité. 

Ritournelle (semaine 23/52)

 Bonjours à tous, je reprends le fil de ce joli atelier, que j'ai délaissé , (depuis le temps que j'en parlais, le jour J a fini par arriver, avec son lot de péripéties. Mais attention, je repars bientôt pour une autre série). Cependant durant tout ce temps, je n'ai pas fait que des corvées, je me suis aussi un tout petit peu promenée. Ainsi, profitant d'une embelli, d'un repos improvisé, pause entre deux salves d'efforts intenses à manier cartons et grimper des escaliers, j'ai pu m'échapper et profiter des ritournelles proférées pas les oiseaux  des bois et des fourrés. Qu'elle était belle leur chansons, pinsons, mésanges, merles et bruants s'adonnaient à leurs vocalises et moi à mon immense plaisir de les écouter. 



Parmi les chênes bordant les prés où se gavaient d'herbe tendre des vaches en devenir, ils chantaient à tue- tête et le vent caressant leur duvet emportait jusqu'à moi les trilles de leurs romances  mélodieuses.



Le printemps, saison magnifique si on sait l'appréciée est riche de chants, de couleurs, de saveurs et pour moi, de  nostalgie d'un temps passé.  Nul ne guérit de son enfance, la mienne fut bercée de toutes ces ritournelles  si apaisantes que je voudrais les conserver à l'infini. 

Le retour...

 ... de la pluie ! et de la fraicheur. Mais on a eu chaud pendant ces 3 semaines sans eau, sans internet  et avec beaucoup de sueur, malgré un froid polaire la semaine de l'ascension. 

Tout s'est bien passé à une vitesse qu'on a même pas vu et pas eu le temps de souffler.

Seule une petite virée entre deux séries de cartons.


 
Une série de vaches




une série de promenades
une série de fleurs
 De quoi alimenter un petit peu la chronique, dommage que le jardin des mots à illustrer ne comporte pas le mot série, sinon cela aurait été presque de circonstance. On se rattrapera avec jardin dans une quinzaine de jours, mais en attendant il va falloir faire avec le mot ménage qui ne figure pas non plus dans la liste. 

semaine 19/52 Rouge.

 Rouge comme un 1er mai, qui est menacé aujourd'hui. 

Rouge comme un morceau de chiffon rouge qu'on accroche à son coeur en levant le poing et en serrant les dents pour que ça change et que ça bouge.

Rouge comme les idées que défendait mon père


Rouge comme la brique du  central au pied  de la Bute où j'ai passé 15 ans de ma vie, laissé mon âme et beaucoup de souvenirs en même temps que de trés bons moments


Rouge comme un soir de mai à l'aube du temps des cerises


Rouge comme le sang des ouvriers, des paysans, des partisans, des résistants, frères de luttes, frères de combat et de tous ceux  qui luttent et qui se battent pour des jours heureux, des lendemains qui chantent, un avenir plus doux dans un monde meilleur, pour que la paix règne enfin sur terre, au delà des frontières et par delà les continents.


Rouge comme un bon vin rouge  que j'ai en réserve pour recevoir la famille,  les amis et les copains . (y a de la Salvetat aussi ! même de la gnole)

ou pour se régaler soi même avec un bon morceau de pain noir  et de fromage


Rouge comme mes belles roses rouge bien écloses qui parfument mon jardin envahi par les hautes herbes. 


Rouge comme  belles des prés qui peuplent les pentes de nos montagnes d'Auvergne (et d'ailleurs), ce sont elles pour le fromage ! 


Rouge  comme la couleur que je préfère : 



je la cultive
Je la partage
Je la marie
je la tricote
je la porte

et elle me va bien.

Et puis vendredi,  c'est de colère et de honte que je fus rouge, en assistant à la piteuse prestation de monsieur le maire,  lors de la commémoration du 8 mai. 

Il a fait fort, j'ai trouvé. Reprenant la lecture de la lettre de la ministre désarmée, à laquelle il a ajouté sa propre prose, on se serait cru en guerre contre la Russie, seulement la Russie. Ne mentionnant à aucun moment la banalisation et le développement des idées nauséabondes  rependues sur la planète (souvent à grand renfort de médias et de politiques obscures, dont les amis de cet édile sont porteurs, ceci expliquant largement cela). Pas question non plus de mentionner la dangerosité de  ces fous dangereux qui dirigent le monde, et font exploser, les uns aprés les autres, tous les acquis de la libération, bien sûr.  A la fin de la cérémonie, nous avons bien eu droit à la marseillaise, mais sans  le chant des partisans qui a été remplacé par une chanson de Charles Trénet, "Fleur de Paris",  d'accord. Donc . la libération s'est faite sans la contribution de la Résistance, cela veut peut être dire qu'on peut s'en passer et ce serait  encourageant, parce que comme presque  plus personne ne résiste à plus rien, si demain nous étions amenés à nous libérer d'un joug quelconque tenant en deux lettres, par exemple, ou d'un envahisseur, lui aussi quelconque et qui sévit déjà aux quatre coins du monde, cela se ferait tout seul. Mais bien sûr ! Alors oui, rouge de honte, blanche de colère, bleue de peur.  

Brèves de retour d'Auvergne

 Comme je le disais hier en commentaire chez Fabie, à propos de la première "Line Renaud" de la saison

 en peu de jours, mon jardin s'est explosé.





Il a plu sans doute pas mal, et toutes les roses sont défraichies. Plus d'iris, plus de glycine, plus de pivoine. On ne peut pas partir tranquille, ici ! Les chats qui étaient en pension chez la Ponette sont revenus. Petit Lion n'a pas été sympa avec Plume, ni avec eux, il s'est sauvé, causant inquiétude et tourments et a fait plein de bêtises.  Ce chat est un monstre, tantôt gentil, tantôt méchant. 

La nouvelle voiture s'est bien conduite, elle, et heureusement !. Les cartons sont pleins, et en les garnissant, oh, émotion : j'ai trouvé des lettres, une que mon père m'avait écrite en 1983 où il me parlait de ses soucis, des  peines et des joies. De celle de quand je reviendrai, quand il viendrait nous chercher mon amoureux et moi, à la gare d'Issoire, pour peu qu'il y ait un train (ah bon des trains y en avait pas tout le temps ? Déjà ! oh, ben alors, ça date pas d'aujourd'hui les dysfonctionnements chez SNCF devenu ouigo ou chépaquoi. De la vie, là bas, loin de la maison, de Marguerite et de ses copines, de la Charmante, la nouvelle qui avait remplacée la vieille que j'aimais tant


et  que le remembrement nous avait fait perdre.

Des mauvais pâturages donnés en échange des bons prés des Enclos, où l'herbe pousse moins bonne, moins vite et peuplée de joncs trop durs pour leurs mauvaises dents. Tout ce qui fait une vie, quand comme lui, on est paysan et qu'on essaie de vivre de sa terre, aussi ingrate qu'elle soit, mais qui était sienne avant qu'à d'autres elle appartienne. Une vie de labeur à la faire produire, à la travailler avant qu'on la lui vole, comme ce fut le cas.  

Outre cette lettre, un livre aussi, avec cette dédicace :" A la mamy Simone, en souvenir des bons moments au coin du feu, où les idées que j'essaie de partager, étaient déjà présentes sous d'autres formes" signé André Chassaigne.
Ce livre intitulé "Pour une terre commune", paru en septembre 2010, avait été offert par ma nièce à sa grand mère, pour qui elle avait demandé cette dédicace. Mon père, lui était parti déjà depuis prés de 20 ans et Monsieur le député Chassaigne, proche des gens simples, se souvenait des discussions à la maison, prés du bon feu devant un bon canon, accompagné du bon vieux pain, du jambon et du saucisson. 
D'autres ouvrages n'ont pas été conservés, mais celui ci fut soigneusement emballé dans le carton destiné aux "livres à conserver précieusement". 
Naturellement pas encore eu le temps de faire réellement des visites aux uns et aux autres. Pas de photos, pas de balade (cela me frustre terriblement). Une petite escapade chez ma soeur pour lui souhaiter avec retard un bon anniversaire. Un repas improvisé avec la venue de ses enfants, comme il a grandi le bébé de son fils et comme il lui ressemble avec ses belles bouclettes, un peu comme elle  aussi quand elle était enfant (tous les parents ne se ressemblent pas et heureusement !😉à une mamy qui aimerait bien pouvoir en dire autant).  Se retrouver ensemble et partager encore un peu ce qu'il nous reste de bon dans ce monde pourri de fous furieux. 
Encore des aller-retours pour les deux ou trois semaines qui viennent puis le bouquet final, le grand saut, feu d'artifice de longs mois d'attente et de sacrifices aura lieu. Un autre décor s'invitera à mes yeux, avec 3 bons étages d'un mauvais escalier à la place d'une vieille traque d'ascenseur qu'on est bien content de trouver. 
Si je ne suis pas hyper motivée par ce futur compliqué pour moi, je suis contente pour mon fils qui aura bien mérité ce nouveau confort (lui a des jambes bien meilleures que les miennes) où il n'aura pas à subir canicules et froids sibériens, suivant le désordre des saisons. Il me faudrait un coeur tout neuf, des jambes de moins de 40 ans, un souffle d'alpiniste et agilité de chamois pour apprécier parfaitement ce changement, mais ce ne sera que le temps de courts séjours et j'aurai la joie de profiter de bonnes conditions d'hébergement. Il faut bien qu'il y ai des compensations, non ?

semaine 18/52 émotion

 Ouaisp' pas gagné ce thème à illustrer. Une émotion, des émotions, on en a tous ressenti un jour, exprimé aussi peut être, mais photographier  pour les montrer, voilà qui  est plus compliqué. Ai-je un jour photographié une émotion ? Je ne sais pas. Je ne me souviens pas. Mais je connais quelqu'un qui est trés fort pour communiquer les siennes, et le voilà :  

Là, il n'éprouve rien de particulier, il se repose. 

Mais là 

et là, on voit bien qu'il est heureux et se sent bien, non ? Avec ses yeux si plein d'amour. 

Sinon j'avais celle là d'image en réserve :


 Je ne sais pas quelle émotion submerge ce personnage. Personnellement je la trouve plutôt effrayante.

Brèves de retour.