O rage...

C'est sous un ciel changeant que j'ai pratiqué diverses activités ces derniers jours. Ravie de revenir pour quelques temps encore dans ces lieux magnifiques qui m'ont vu naitre et grandir.
chaine des Dômes sous ciel changeant


Depuis la route de Saint Ours les roches

Depuis le parking du train des Dômes
Ce Weeck end j'avais à nouveau rendez vous avec ma mémoire et pas seulement,  aussi avec mon histoire. Célébrer l'armistice de la guerre d'il y a 100 ans à plusieurs centaines de kilomètres de mon lieu de résidence peut vous paraitre complètement dingue. Et dingue je le suis. Ce fut l'occasion de belles retrouvailles. L'an dernier eut lieu au pays un repas des anciens de l'école communale et de ceux ayant un lien avec la commune. Naturellement j'en fus. Coordonnées, adresses mails furent échangées selon les affinités. C'est ainsi que plus de 50 ans après je retrouvais d'anciens camarades de classe présents tout comme moi à cette célébration ce 11 novembre. Comme si nous ne nous étions point quitté, la conversation fut liée avec les uns et les autres et ce fut un pur bonheur. Je reviendrais vous voir mes anciens, et ce sera avec plaisir. Par contre, cette fois je prendrais soin de ne pas oublier mon précieux appareil car sans lui, j'ai raté de superbes photos. Le soleil était éclatant en cette matinée, pas une brume, pas un nuage quand nous avons embarqué ma soeur, lectrice de ce blog et moi, pour le pays de nos racines. L'air était divin, il faisait bon, les rayons astral transperçaient les feuilles enfin jaunies de nos fayards préférés, déjà rousses de nos chênes rustiques et dorées de nos bouleaux agiles. Je ne manquais pas de lui faire remarquer ma satisfaction prochaine, lorsque nous redescendrions de notre montagne bien aimée vers la plaine pour nous poser. Seulement voilà, arrivé le moment de dégainer, point d'appareil qui fait ça bien.   En effet, il était  posé là sur une chaise où je ne l'avais pas mis la veille et où je n'avais pas pris soin de le chercher. Le pensant resté sur le siège de la voiture depuis la veille où je l'avais embarqué pour une promenade plus qu'improbable puisque la pluie et la grisaille ne nous l'avaient pas permis. Heureusement, la journée fut riche en émotions et cela a compensé. J'étais trés en colère contre moi mais après coup en regardant derrière moi, je me suis dit que cela avait quand même été une sacrée journée. Retrouver le passé de la commune avant et pendant la grande guerre. Apprendre qui étaient ces combattants dont le silence enveloppa le restant de leurs jours leur destin et leur vie là bas.  Se souvenir pour ne pas oublier que notre vie à nous est aussi quelque part le fruit de leurs combats autour d'un film réalisé de haute main par un valeureux résidant, n'a pas de prix.  C'est ce témoignage que j'étais venue chercher et c'est riche de son enseignement que je suis repartie.
J'ai quand même regretté mes photos, et pour  racheter mon  inconscience, j'en commis une autre en repartant le lendemain pour glaner ici et là quelques clichés. Mais la luminosité n'était plus la même, je fus accompagnée de gros nuages noirs là où le soleil resplendissait la veille. Je pris d'autres routes et les paysages ne pouvaient se confondre avec ceux tant aimés.
Pour me faire pardonner ma flemme d'hier, je vous offre quand même quelques images que j'ai réalisées.
Yronde (sans Buron) mais avec son chateau.



périple autour de la race ferrandaise.

Sur la route du retour, en  Creuse

Rencontres

Parapentiste
Mascotte

arbre de Noël
Excusez, j'ai la flemme !

Pas encore l'heure.

Je crois que ces quelques jours loin de chez moi m'ont permis de non plus faire le vide, mais au contraire de recharger les batteries et ce fut une belle occasion de retrouvailles. Celles ci parfois un peu tumultueuses, s'étant bien passées, je suis revenue avec quelques résolutions supplémentaires. Comme par exemple, ne pas jeter l'éponge de la gestion des affaires communes. Comme autre exemple, faire contre mauvaise fortune bon coeur et  me satisfaire du moment qui nous est offert. Et puis laisser pisser le mérinos comme le disait souvent mon père.
Pourtant le voyage sur les petites routes de la Creuse, truffées de radars et à vitesse limitée tantôt à 70, tantôt à 80 km / heure ne fut pas d'un grand bonheur. Long, quand il  faut plus de 3 heures pour parcourir les quelques 180 km qui nous sépare du point A au point B. Fastidieux, quand il faut traverser des agglomérations où se pavanent quelques péquins distraits qui se promènent à la vitesse grand V d'une tortue courant un marathon. Épuisant nerveusement, quand il faut surveiller le compteur de vitesse et la route d'où peut débouler quelques victimes de chasseurs mal intentionnés (comme si un chasseur pouvait être bien intentionné !).
Mais nous avons réussi. Réussi, à ne pas prendre de flash. Réussi à faire tout ce périple, Réussi à ne pas nous énerver et même comme le prétend sir Edouard, grand pourchasseur de chauffard, réussi même si j'ai souvent cru mourir, à admirer le paysage. Celui ci par endroit parsemé de blanc mêlait aux roux de l'automne sa clarté lumineuse qu'entrecoupaient quelques nuages tantôt gris, tantôt blancs mais qui incitaient à la flânerie. J'aurais bien dégainé mon appareil si le Patou dont un rien  enraye le fonctionnement n'avait chaussé ses œillères. L'occasion pour moi aussi de relever encore combien nos routes sont parallèles ! Nous n’évoluons pas sur les mêmes planètes et pas non plus à la même vitesse. La sienne est plate et sans fantaisie, elle se parcours au pas lent et laborieux de l'attelage aux labours. Il n'y a pas de sel, ni  piment ni  couleur. Sa vie en noir et blanc se déroule sans accoue que seule la voiture qu'il conduit peut produire en franchissant les ornières.  Si je n'ai pas mouru, c'est qu'il n'était pas encore l'heure. Par contre, malgré la beauté du paysage, je n'ai pas non plus réussi à faire la moindre photographie !

O rage...

C'est sous un ciel changeant que j'ai pratiqué diverses activités ces derniers jours. Ravie de revenir pour quelques temps encore da...