Come back

 J'ai longtemps cherché une source d'inspiration ces derniers temps. Ecrire quelques lignes me coutait une énergie folle. Ecrire quelque chose de doux, d'agréable, donner des nouvelles qui soient bonnes, rien de tout cela n'était ni possible, ni envisageable. 
Ma Ponette en vacances, revenue chez elle aprés un long périple que je ne vous narrerai pas afin de vous épargner les souvenirs de turpitudes  que vous avez surement connu si d'aventure vous avez un peu voyagé ces dernier temps, est venue passer la journée d'hier à la maison. Au programme : cinéma.

Il y a bien longtemps qu'elle et moi n'avions pas passé un moment tranquille au cinéma. Je me souviens de nos échanges aprés les séances. Les :"Alors, comment tu l'as trouvé ce film ? Et les personnages ? Le thème ? Es tu contente d'avoir vu ce film ? Ne manquaient jamais de nous occuper. La plus part du temps nous étions satisfaites. Parfois déçues. Mais toujours heureuse de notre complicité. Et bien, hier, c'est tout cela que j'ai retrouvé. Nakache et Tolédano égal à eux mêmes  dans ce qui fut pour moi un remake des années 1980, puisque le sujet traite l'histoire d'un jeune ado en région Parisienne en 1985. Si vous ne le savez pas encore, 1985, c'est l'année de naissance  de mon grand. Il est né en septembre à Aubervilliers. Beaucoup des souvenirs marquants de cette époque sont revenus au cours de cette aprés midi où pour deux bonnes heures nous avons un peu oublié la canicule. Revoir Arlem Désir par exemple, en meeting place de la Bastille, revivre les manifs contre le racisme à cette époque où on le banalise, entre autre, fut un  moment  intense. Retrouver un peu l'ambiance chaude et solidaire de cette période m'a fait beaucoup de bien. Et je ne vous cache pas qu'une certaine nostalgie s'est emparée de moi, lorsqu'à la sortie j'ai reconnu dans la file d'attente pour la séance d'aprés une de mes anciennes collègues (que j''avais revue la dernière fois presqu'au même endroit il y a au moins 10 ans !), j'eus vraiment l'impression d'un vrai rajeunissement.  C'était rien qu'une illusion, mais ce fut une belle illusion.



Quotidien, semaine 27/52

 Que nous a -t-on enseigné sur ce quotidien qui nous incombe à nous, les filles ? Qu'il fallait être docile, souple et belle, accueillante, disciplinée, plaire à notre père puis à monsieur le directeur de l'école, même au curé et bien sûr à notre maître qui notre trentaine passée ne tarderait pas aprés nous avoir fait 3 ou 4 enfant à prendre une maîtresse, plus jeune et plus belle que nous.  Enfin, ça on nous l'a pas dit, mais c'est ce qu'on a souvent vu, quand même. 

Je suis née dans les années 50 et je n'ai pas voulu de ce quotidien. Alors avec quelques autres, nous nous sommes battues pour que la femme devienne l'égale de l'homme. Notre quotidien en fut-il changé ? Quand même un peu, bien qu'il faille toujours et sans cesse remettre le travail sur l'ouvrage.  Nous sommes encore loin du but convoité, ne trainons pas en route, elle est encore longue et nombreux sont ceux qui voulant ralentir notre progressions n'hésitent pas à poser des obstacles, parfois bien hauts et infranchissables. Allez mes filles, continuez hardiment notre combat.  la route est longue, haute la montagne et l'horizon lointain.




Ephémère (semaine 26/52)

 Les jours raccourcissent, l'été est là  et bien là. les vacances pour beaucoup, synonyme de repos, de renouveau,  si éphémère pourtant. Comme la beauté des choses,  le parfum des roses, le temps de vivre et le temps de le dire, que tout s'en va déjà. 



Le bonheur est dans le pré, cours y vite...

Jovial (semaine 25/52)

 Déjà presque la moitié de l'année de passée à une allure vertigineuse et comme le chantait Jean Ferrat, on ne voit pas le temps passer. 

Pour ce qui est de jovial, je ne vois pas trop comment l'illustrer. Jovial, ça se vit, ça s'entend, mais est ce que ça peut se photographier ? 

Peut être en pleine fête, en plein carnaval, lors d'un évènement festif, joyeux, complice,  comme par exemple lors d'un  mariage. Lors de celui d mon frère, c'était le cas. Pourtant j'ai pleuré ce jour là. 

Cela faisait tellement longtemps que ce que nous appelions la cour  de Charel, n'avait pas connu d'évènement heureux ! Depuis la libération peut être.

Je pensais à maman qui aurait été si contente de voir son fils si heureux. Ou peut être inquiète de le voir enfin s'établir en couple. Probablement contrariée de devoir le partager avec une autre.  Je pensais à toutes ses souffrances passées, à son déchirement de devoir quitter ce qui était son chez elle. Et puis d'autres souvenirs ont pris place, c'était notre enfance à tous. puis notre adolescence. Ils défilaient comme une chaine sans fin, les bons, les mauvais, enfin tous ces évènement que Charel a connu. La vie, la mort, la souffrance, alors je pleurais. Il faut pas grand chose pour que l'émotion vous submerge, parfois. 

L'ambiance, quelques boissons énergisantes, la musique, les chants, les rires communicatifs et tout rentre dans l'ordre. C'était une des plus belles fêtes que j'ai connue. Plus qu'elle ne s'illustre, la jovialité, c'est comme un bon repas, ça se partage. 






Brèves de retour.

 On est rentré ce matin, en fin de matinée. Petit Lion manquait à l'appel. Plume est descendue de son repaire et nous a demandé à manger autre chose que des croquettes. Nous lui avons donné sa pâtée ainsi que son bol de lait et des caresses, puis elle est resortie. En passant l'inspection de la maison à la recherche du Lionceau, je remarquais que les croquettes que je leur avais mis à disposition étaient intactes. D'habitude, il n'y en a presque plus et lui est toujours là à nous attendre. Sauf aujourd'hui. Aprés la maison, je fis le tour des alentours, point de P'tit lion. Mais où est il le bougre ? Il est à peine 16 h quand j'entends du remu ménage à la cuisine. C'était lui. Couvert d'herbes sèches dans sa toison, pouvant à peine miauler. Peut être à- t-il était enfermé chez quelqu'un, qui comme nous était juste rentré de WE, raison pour laquelle il a une extinction de voix.  Ouf, j'ai eu chaud ! il aurait pu subir le même sort que Flocon. 

Sinon, le grand nettoyage de remise à neuf de l'apart bouilloire d'été, passoir thermique d'hiver  et qui a nécessité tant de notre énergie est enfin terminé. Nous avons même eu le temps de faire du tri dans les outils au chantier qui lui n'est pas terminé, la réception des travaux n'ayant pas pu être  acceptée  en raison de malfaçons. Quel cirque tout de même ! Pour nous, par contre, notre contrat n'ayant pas été prolongé,  et toujours pas de photos. nous ne retournerons plus là bas que pour le plaisir en vacances et  ça nous va bien. 

Sur la route du retour, nous avons jeté un oeil au dernier bistrot avant la Creuse, pas de Bof à l'horizon. Il était peut être occupé avec l'incendie qui  eut lieu à deux pas (grange ? Ou maison ? Ne restaient que les murs.  Les pompiers étaient encore sur place. 

Notre jardin a encore souffert de la chaleur, les pommes de terre jaunissent. Les framboises sont sèches sur pied. En 3 jour, pas d'arrosage naturel, ni artificiel. Les prairies sont grillées et les rivières peuvent se traverser à gué. Ainsi le Thaurion à Pontarion,  la Creuse à Aubusson, la Vige à Sauviat, la Vienne à Saint Léonard et à la sortie de Limoges. limoges qui copie Clermont, à tel point que ce qui a fini par s'améliorer côté Clermont (d'ailleurs le nouveau maire l'annonce à grands panneaux de communication parlant de la circulation en ville: "on rétabli le bon sens") ce qui n'est pas pour me déplaire même si ce n'est que partiellement, par contre côté Limoges, on file du mauvais chemin et du mauvais côté. 

La suite au prochain numéro, pour d'autres aventures.  

Jardin (semaine 24/52)

 Aprés nos ritournelles passons au(x) jardin(s)  prendre le thé, si vous le voulez bien. Pas au mien, il est si plein d'herbes folles aprés mon absence si longue et prolongée, mais j'en ai parcourru de bien jolis et bien agrémentés. Le jardin des plantes à Clermont Ferrand, qui a mon avis est un des plus beaux endroits de cette ville, outre le Puy de Dôme qui la domine. 





 Le jardin du parc thermal dans la ville voisine de Royat que traverse la Tiretaine avant d'être emmurée dans la traversée de Clermont. 




Le jardin de ma soeur à qui je dois d'avoir passé quelques jours pour de trop belles balades.



Celui du souvenir où dorment nos vieux parfois abandonnés. 


Celui de Charel, théâtre d'évènements heureux,  où nous nous retrouvons parfois pour prendre le thé 




Et puis aussi le mien avant mon départ (parce qu'au retour, je n'ai pas eu le courage de le prendre en photo !)



Je ne vous parlerai pas de mon jardin secret, puisqu'il est secret.

Petits coins de verdure où j'aime me ressourcer, qui furent aussi des jardins, des champs, des prés.  Là où voguent bien des souvenirs qui tiennent chaud et font couler du miel sur nos blessures peinant parfois à se refermer. Coins d'enfance, coins de bonheurs secrets que l'on voudrait garder comme des bouts d'éternité. 

Ritournelle (semaine 23/52)

 Bonjours à tous, je reprends le fil de ce joli atelier, que j'ai délaissé , (depuis le temps que j'en parlais, le jour J a fini par arriver, avec son lot de péripéties. Mais attention, je repars bientôt pour une autre série). Cependant durant tout ce temps, je n'ai pas fait que des corvées, je me suis aussi un tout petit peu promenée. Ainsi, profitant d'une embelli, d'un repos improvisé, pause entre deux salves d'efforts intenses à manier cartons et grimper des escaliers, j'ai pu m'échapper et profiter des ritournelles proférées pas les oiseaux  des bois et des fourrés. Qu'elle était belle leur chansons, pinsons, mésanges, merles et bruants s'adonnaient à leurs vocalises et moi à mon immense plaisir de les écouter. 



Parmi les chênes bordant les prés où se gavaient d'herbe tendre des vaches en devenir, ils chantaient à tue- tête et le vent caressant leur duvet emportait jusqu'à moi les trilles de leurs romances  mélodieuses.



Le printemps, saison magnifique si on sait l'appréciée est riche de chants, de couleurs, de saveurs et pour moi, de  nostalgie d'un temps passé.  Nul ne guérit de son enfance, la mienne fut bercée de toutes ces ritournelles  si apaisantes que je voudrais les conserver à l'infini. 

Le retour...

 ... de la pluie ! et de la fraicheur. Mais on a eu chaud pendant ces 3 semaines sans eau, sans internet  et avec beaucoup de sueur, malgré un froid polaire la semaine de l'ascension. 

Tout s'est bien passé à une vitesse qu'on a même pas vu et pas eu le temps de souffler.

Seule une petite virée entre deux séries de cartons.


 
Une série de vaches




une série de promenades
une série de fleurs
 De quoi alimenter un petit peu la chronique, dommage que le jardin des mots à illustrer ne comporte pas le mot série, sinon cela aurait été presque de circonstance. On se rattrapera avec jardin dans une quinzaine de jours, mais en attendant il va falloir faire avec le mot ménage qui ne figure pas non plus dans la liste. 

semaine 19/52 Rouge.

 Rouge comme un 1er mai, qui est menacé aujourd'hui. 

Rouge comme un morceau de chiffon rouge qu'on accroche à son coeur en levant le poing et en serrant les dents pour que ça change et que ça bouge.

Rouge comme les idées que défendait mon père


Rouge comme la brique du  central au pied  de la Bute où j'ai passé 15 ans de ma vie, laissé mon âme et beaucoup de souvenirs en même temps que de trés bons moments


Rouge comme un soir de mai à l'aube du temps des cerises


Rouge comme le sang des ouvriers, des paysans, des partisans, des résistants, frères de luttes, frères de combat et de tous ceux  qui luttent et qui se battent pour des jours heureux, des lendemains qui chantent, un avenir plus doux dans un monde meilleur, pour que la paix règne enfin sur terre, au delà des frontières et par delà les continents.


Rouge comme un bon vin rouge  que j'ai en réserve pour recevoir la famille,  les amis et les copains . (y a de la Salvetat aussi ! même de la gnole)

ou pour se régaler soi même avec un bon morceau de pain noir  et de fromage


Rouge comme mes belles roses rouge bien écloses qui parfument mon jardin envahi par les hautes herbes. 


Rouge comme  belles des prés qui peuplent les pentes de nos montagnes d'Auvergne (et d'ailleurs), ce sont elles pour le fromage ! 


Rouge  comme la couleur que je préfère : 



je la cultive
Je la partage
Je la marie
je la tricote
je la porte

et elle me va bien.

Et puis vendredi,  c'est de colère et de honte que je fus rouge, en assistant à la piteuse prestation de monsieur le maire,  lors de la commémoration du 8 mai. 

Il a fait fort, j'ai trouvé. Reprenant la lecture de la lettre de la ministre désarmée, à laquelle il a ajouté sa propre prose, on se serait cru en guerre contre la Russie, seulement la Russie. Ne mentionnant à aucun moment la banalisation et le développement des idées nauséabondes  rependues sur la planète (souvent à grand renfort de médias et de politiques obscures, dont les amis de cet édile sont porteurs, ceci expliquant largement cela). Pas question non plus de mentionner la dangerosité de  ces fous dangereux qui dirigent le monde, et font exploser, les uns aprés les autres, tous les acquis de la libération, bien sûr.  A la fin de la cérémonie, nous avons bien eu droit à la marseillaise, mais sans  le chant des partisans qui a été remplacé par une chanson de Charles Trénet, "Fleur de Paris",  d'accord. Donc . la libération s'est faite sans la contribution de la Résistance, cela veut peut être dire qu'on peut s'en passer et ce serait  encourageant, parce que comme presque  plus personne ne résiste à plus rien, si demain nous étions amenés à nous libérer d'un joug quelconque tenant en deux lettres, par exemple, ou d'un envahisseur, lui aussi quelconque et qui sévit déjà aux quatre coins du monde, cela se ferait tout seul. Mais bien sûr ! Alors oui, rouge de honte, blanche de colère, bleue de peur.  

Come back