Non lieu ? Si puisque je vous le montre.

 Cette semaine mouvementée se terminant sur un non lieu, c'est à dire sur un nul part autre qu'à la maison, j'ai tout loisir de revenir sur la journée de jeudi, qui fut la seule belle journée de la semaine et la presque pas nombreuse du mois de juillet. Demain même programme qu'aujourd'hui, pluie poussière, froid et nourriture, rien d'autre à se mettre sous la dent. Remarquez que pour la nourriture, cela suffit pour le moment. Balade jeudi, pas où on avait prévu, moins loin, plus court, mais néanmoins, oeil en plus surtout pour moi mais pas grand chose quand vous même à mettre devant les votres yeux.

Un étang qui alimente un vieux moulin restauré en auberge privée.
Sur lequel  et je ne sais pas par quelle providence se trouve l'arche perdue
Une réserve à poissons des carpes communes apparemment (moi j'y connais rien en poisson, alors je me fie à ce que me disent de mieux informés.
deux pieds artichaut dans un jardin presque aussi herbeux que le mien.

Une vue ombragée sur l'étang de l'arche perdue.
Pareille à la précédente mais vue ouverte.
le chateau rocher lui aussi privé, encastré dans la verdure inapprochable, même pour ce qui fait besoin. Bon voilà un petit périple, agréable à l'oeil et aux jambes, la seule partie pentue on l'a faite en descente, le reste était pratiquement plat et ombragé. Voilà qui nous change de l'ordinaire.

 Moins prolixe qu'hier, un peu fatiguée, pas d'adrénaline aujourd'hui. Pas dormi de la nuit ni de la journée qui a suivi.  

Carglass déplace, Carglass remplace, Carglass remet en plexi glace.

 Non, pas pour la pub; mais parce que c'est assez bien adapté à la situation, peut être vous ne voyez pas trop de ce que je veux parler, mais quand je vous aurez brièvement raconté, on va dire que vous y verrez sans doute plus clair. 

Tout d'abord, Carglass déplace. Oui mon rendez vous, celui qui prévu de longue date ne prévoyait pas que pour être soigné il faille le précieux document plus vert que le vert d'Omo qui lui lave encore plus blanc, enfin c'est le nouvel qui lave transparent parce que sans huile de coude, dont il est sans doute pourvu, il laverai comme les autres, là haut  prés du bon Dieu, c'est à dire seulement de tous soupçons.

Le green pass auquel je préfère  le Green Peace qui au moins, lui, défend quelque chose et a des valeurs morales, a donc remplacé le forfait hospitalier, la carte vitale, le tiers payant, les soins gratuits aux urgences qui ne sont pas suivis d'hospitalisations, les libertés individuelles et globales et collectives ... mais ne vous réjouissez tout de même pas trop vite, car obligatoire et payant il va devenir et même si vous avez obtempéré aux injonctions qui vous ont été faites, de bonne grâce ou de mauvaises, vous devrez présenter le fameux résultat du test de moins de 12, 24, 48, 72 h selon prescription du préfet, du seigneur et maitre du temple ou du lieu,  de Jupiter ( ah non pas lui, il se dérobe et décline cette responsabilité à d'autres,  tout en la leur imposant) Mais aprés tout, tous ne briguent pas un second mandat que la plus part d'entre eux seraient bien en peine d'assurer, d'ailleurs, quoique ! en matière de duperie de mascarade, de tartufferie, de mépris  et de bien d'autres encore, on a déjà plusieurs fois de suite pu vérifier que les maîtres, parfois... se faisaient coiffer au poteau. On a surtout vu ces dernières décennies, que les successeurs avaient  le talent particulier de faire dire du bien des prédécesseurs. Bref comme disait Pépi(n)  qui n'arrivait jamais seul. Car Pépi lui il va en train.

Mais je m'égare quelque peu, là. Revenons en à mes moutons. Oui il faut vous dire que ma vue avait tellement défailli que quand je croisais des vaches je les prenais pour des moutons ! faut dire que des moutons, on en voit tellement de toutes les couleurs aussi ! et puis et là je ne bouderai pas mon plaisir : j'ai interdiction de faire les vitres, la poussière, le ménage cad le balai, la serpi l'aspi, le jardinage aussi,  la cuisine, et même les courses !

Donc opération programmée par les spécialistes de la vision éclairée (qui ne sont pas que les complotistes), je tiens à le préciser.

Et voilà qu'un rendez vous pour plus de claire voyance, prévu en juin pour être tenu en aout eut lieu en juillet et fut truffé d'embuches et imprévus. 

Ainsi donc aprés avoir déplacé, Car Glass a remplacé. Ce fut fait hier, dans la plus stricte intimité. Pas d'accompagnant, pas d'examen détaillé, pas de palpation inutile, pas non plus de visite post op, mais pass sanitaire sous forme de test PCR, qui même vacciné m' a-t- on précisé en lieu sûr, reste préconisé et indispensable ! alors moi qui ne le suis pas vaccinée !  

Remplacement du cristallin par un implant de plastic qui je l'espère n'est pas en toc mais qui pour l'instant me tient surtout éloigné de la précision orthographique et me fait jongler entre la partie haute et la partie basse de l'instrument qui me sert de monocle, la partie gauche et la partie droite aussi, mais là je suis rompue à l'exercice depuis fort longtemps (depuis le début des années 80 pour tout dire) à tel point que j'y perds moi même mon latin, moi qui n'en ai jamais eu la moindre notion. Aprés il y a toujours quelqu'un pour s'approprier ce que vous ne possédez pas à défaut de ce que vous avez pris soin d'économiser depuis longtemps et dont on vous a précédemment délesté. Et oui, la tâche est lourde, je sais bien.  

Donc, c'est quasiment morte que je suis ressortie du bloc  à tel point qu'à une mise sous oxy  il fut procédé. Et là je dois dire que j'ai enfin compris en le découvrant  à quoi étaient exposées les personnes devant être placée sous technique respiratoire auxiliaire, n'est ce pas ! 

Ressuscitée, illico (je dois être le 3 ou 4ième cas après Jésus et Chevènement, probable, )  Non ne paniquez pas , les gens,  5-3 de tension aprés plus de 12 h de jeune en sortant de la salle de réveil rien d'anormal !  j'ai subit un traitement de choc et la perfusion pour faire remonter la tension a des effets bien rapides et prolongés puisque je suis bien éveillée, clairvoyante non, voyante non plus, à cette heure ! Capable de refaire trois fois le devoir de lundi, le compte rendu de ma semaine, de ma balade et de mon périple urbain (2)  les périples, pas le pape de Clermont !

Mais ça va faire long pour vous, peut être, non ?

Le mot.

 Cette toile de Peter Mǿnk Mǿnsted, parfaitement de saison, me semble montrer une entreprise courante.

On dirait bien une invitation au bal, peut-être une demande en mariage.
Qu’en pensez-vous ?
Qu’en dites-vous ?
À lundi, si vous n’êtes pas sur une plage quelconque pleine d’eau, de sable, de monde et de cris.
Bref, là où il est impossible de penser à quoi que ce soit d’autre qu’à la chance qu’a eue Siméon le Stylite…




Lorsque Sophia déplia le papier qu'Emilio lui tendait, elle n'en cru pas ses yeux.

Un mot, griffonné à la hâte sur un bout de page de cahier d'écolier, qui lui disait combien elle était belle et combien il serait agréable de faire virevolter son jupon de satin blanc, dimanche soir au bal de la Saint Jean. 

Mais qui donc s'intéressait à  elle, la soubrette des Campi-Chianti ? Elle que personne ne regardait jamais. Elle à qui personne n'adressait la parole autrement que pour  lui intimer des ordres ? Elle dont la présence passait inaperçue ?  Mais elle sans qui rien à la villa ne serait en place, rien ne serait jamais prêt pour les diners et réceptions fastueux. Elle qui s'occupait du jardin, de la maison, des enfants et de l'intendance, car la villa avait des allures de faste et de prospérité, mais les Campi - Chianti étaient des gens radins et mal léchés qui ne devaient leur relations qu'à la renommée de leur vignoble (de leur vie ignoble disait Sophia, quand elle parlait d'eux à ses amies). 

Ses amies, comme elles lui semblaient loin aujourd'hui, comme elles lui manquaient ! Seul Emilio lui tenait parfois compagnie, quand madame ou mesdemoiselles n'avaient pas besoin de ses services de chauffeur attitré pour les conduire en ville ou bien sur les bords verdoyants du lac de Côme de l'autre côté, là où le faste et la mondanité se relaient pour gaspiller l'argent durement gagné par de pauvres journaliers qui n'ont eux que la sueur de leur front et la force de leurs bras pour subsister. 

Elle l'aimait bien Emilio, Sophia. Mais elle n'avait jamais songé en faire un compagnon pour la vie. Elle, celui qu'elle gardait secrètement dans son coeur, c'était Gustavino, le pâtre des montagnes. Mais il était loin, bien trop loin pour l'inviter à un bal dimanche prochain. Alors qui ? Le message n'était pas signé. Lorsqu'elle tourna la tête vers Emilio pour lui demander qui lui avait confié ce mot, elle vit qu'il tournait son regard vers le bout de ses pieds, comme absorbé par le bleuté des eaux profondes du lac en contre bas, elle remarqua aussi sur son visage, cette légère ombre rosée. 

Gravement en secouant la tête, elle lui tendit le bout de papier, sans un mot. Il comprit alors qu'il était inutile d'insister.

Quand c'est l'heure...

 Ainsi c'est son heure. Et quand c'est l'heure, c'est l'heure. Aujourd'hui c'est l'heure d'Heure Bleue m'a-t-on soufflé de part les montagnes bleues de la Drome . 



Alors bon anniversaire Heure Bleue

Ne laissons pas les bons moments nous échapper

 Alors récapitulons un peu. Aprés la pluie le temps est beau. Soit. Dommage que la pluie soit restée si tard. Juste pour perturber un court séjour là où les montagnes sont si belles sous le soleil. Cela nous a néanmoins permis d'apprécier le gite dans lequel nous séjournions en compagnie de ma Ponette. Situé à proximité de la famille  et des connaissances que nous avons eu plaisir à retrouver. Cela nous a aussi permis de découvrir des lieux nouveaux où nous ne serions pas aller nous balader.






J'ai pu aussi fêter mon anniversaire avec mes proches présents. Les recevoir et cuisiner pour eux, contrairement aux autres fois où c'est nous qui sommes reçus. C'était bien.
J'ai soufflé mes bougies, c'était cool. Et puis le lendemain : 
le soleil n'était toujours pas matinal, mais dans nos coeurs. Tant et si bien qu'il a fini par venir nous accompagner quand il a vu que la fête n'avait pas besoin de ses services. La fête : c'était celle du mariage de mon frère. Les mariés étaient trés beaux, les invités aussi. 


Tout en émoi, tout en douceur, la cérémonie s'est déroulée dans une ambiance inhabituelle car des mariages dans les petites communes, il n'y en a pas beaucoup, tout le monde était heureux et avait envie de se le dire et de le partager. 



Puis vint le défilé, je n'ai pu m'empêcher de dégainer au passage devant un prés plein de belles à craquer. 
Même elles étaient émues de voir un si beau cortège.

et de belles à croquer
Que d'émotions ! Ce fut une trés belle journée.
terminée aux lampions et dans l'obscurité.

Non lieu ? Si puisque je vous le montre.

 Cette semaine mouvementée se terminant sur un non lieu, c'est à dire sur un nul part autre qu'à la maison, j'ai tout loisir de ...