La solitude.

 "Hopper ne rime manifestement pas avec « hoper »…

Je suppose que vous en étiez déjà aperçus.
Indécis ce matin, je vous propose de choisir entre ces deux œuvres, celle qui illustre le mieux l’idée que vous vous faites de la solitude.
Dites la solitude.

Comme tout le monde vous en avez connu les heurs, heureux ou malheureux j’en suis sûr."

Celui ci, par exemple, n'illustre- t - il pas la situation de nombreux couples ?  Malgré ce qu'il pourrait suggérer, on voit bien qu'il ne s'agit pas là d'une histoire d'amour, mais plutôt d' une histoire de l'amour non consenti. Ou alors le livre posé sur le rebord du lit est assez imprécis pour  favoriser l'acte érotique qui en devient torture ! 



Celui là n'est ni plus gai, ni plus engageant, reflet d'une solitude noyée dans l'alcool sous les yeux  d'un serveur désabusé. 


Les  deux tableau ne sont - t- il pas  l'expression d'une solitude à laquelle personne n'échappe ? 
Nous connaissons tous au moins ce sentiment d'être abandonné par tous et de tous. Ne l'avons nous pas vécu un jour ?   
La solitude a tellement de voies pour se glisser en nous. Je ne parle pas de ce désir d'être seul, que l'on éprouve parfois par besoin  de s'évader. Mais bien de cette chose qui nous isole et nous fait perdre pied. Cette souffrance qui nous déchire, rendant les uns aveugles sourds et les autres muets. 
Je pense à ma soeur, qui a vécu des moments terribles tous les jours de sa pauvre vie. Et qui  pour  ne pas trop souffrir, s'est engouffrée dans des affres  dont on ne sort jamais.  


Oui, c'est bien cela :

Être seul, c'est vivre seul au milieu de la foule

Et ça fait mal tu sais, ça fait comme une boule
Qui te cache le soleil
Au milieu du désert, on n'est pas seul, tu sais
On est perdu, c'est pas pareil.


Pas terrible !

Je vais essayer de renouer mes chaussure de balade (je n'ose pas dire de randonnée), hier il a fait beau et aujourd'hui, c'est pareil. Fini la grisaille avec le renouveau. Celui ci avait à peine quelques heures, dèja perdu au milieu du troupeau.

innocent et déjà coupable ? 

au sein du troupeau

  lever de soleil (effet buée sur l'objectif)

 Hier, je n'ai pas profité de la journée, ni de son soleil. Enfermée dans une salle nous avons discuté avec d'autre d'un constat bien affligent qui est celui du monde, de l'éducation à la santé en passant par les autres sujets. Mais nous n'avons ni les uns ni les autres apporté de solution. Ce n'est pas nous qui les avons. Pas non plus de propositions et encore moins d'action. Quand je dis affligent, c'est aussi consternant. 

Au retour le soleil descendait déjà. Le temps pour moi de ranger ma lessive et de la re-suspendre à l'intérieur qu'il était déjà nuit. Le téléphone se mit à sonner. Confirmant s'il en était besoin que ce qui fut l'objet de nos discussions  de l'aprés midi. Ma belle soeur est malade, une pneumonie avec complication. Elle est hospitalisée. Aux urgences le médecin qui l'a examinée a détecté une inflammation du pancréas, "due à l'alcool", a-t-il dit. Elle lui a demandé comment et dans quel état elle serait si en plus de tout le reste, elle buvait ! Mon fils est engagé dans un long marathon  déjà entamé il y a plusieurs mois au sujet de son état de santé. Mon mari, lui,  attend son insuline depuis une semaine.  Comme il n'existe pas d'autre médicament, tous ayant la même molécule,  qui est en rupture de stock.  On entend ici et là, les uns ou les autres faire état de leurs difficultés dans n'importe quel domaine,   les mêmes causes ayant partout les mêmes effet. Et pourtant, ces causes on les connait tous. 

Je vous souhaite quand même une bonne journée.

Rue Saint Vincent.

 Je suis sûr que vous connaissez tous cette rue.
Quand on est place Constantin Pecqueur – j’en garde le souvenir d’une veste monumentale… - et qu’on remonte un peu ce bord de la Butte, on arrive dans une rue célèbre dans le monde entier.
La photo est prise quand on arrive là où on voit la vigne qui donne la piquette, tout aussi célèbre, de la butte.
Sur la gauche, vous verriez au croisement le « Lapin agile » lui aussi célèbre.
Si vous me disiez ce que vous pensez de cette rue, d’abord quelle est-elle.
Si, dans vos pensées, vous y mettiez les mots :
- Fatidique
- Mère
- Planche.
- Noce.
- Aïeule
- Pantre
- Claquée.
Tous ces mots sont tirés d’une chanson immortalisée par nombre de chanteurs, ,pas tous français.
Vous avez évidemment le droit de la citer intégralement mais ce serait bien si vous en tiriez un récit autre.
J’espère qu’on se lira les uns les autres lundi…


Ah ! la rue Saint Vincent ! Sûr qu'elle est belle, c'est une des plus belle. Liée dans mon histoire à mon passé et mon présent. Rue Saint Vincent, trait d'union entre mon enfance et celle de mes enfants. Rue Saint Vincent, un carré de verdure accroché au balcon de la butte qui se perd dans ce qui est encore sans doute,  le souvenir le plus profond des souches campagnardes qui font qu'on s'y sent bien.  

Qu'en dirais -je à présent? Je me souvient de ce jour si tranquille,  où je l'ai découverte en me promenant. Mais je ne vous raconterai pas une nouvelle fois mon périple, je l'ai déjà fait tant de fois. Juste préciser que sa verdure, ses vignes et son calme chantant avaient pour moi comme un air de campagne et c'est pour cela que je l'aimais tant.

J'y revins juste peu avant mon départ, avec ma mère, elle qui n'avait connu que les cailloux  de ses champs, les pierres des chemins des Enclos à Sablonnière pour élever ses 7 enfants. Elle avait depuis toujours rêvé de venir à Paris, tout le monde en rêvait un jour.  Un demi frère de sa propre mère habitait rue Decaen, c'était loin de la butte, mais ayant vécu quelques années pas trés loin, j'en parlais souvent. J'avais même rendu visite plusieurs fois à cette cousine Maria qui se souvenait parfaitement de Génie, ma grand mère et aussi de maman.  Maman  semblait légère, le jour où nous avons pris le chemin qui monte vers le lapin Agile depuis la porte de Clignancourt.  Je ne me souviens pas si nous avions pris le bus jusque là, ou si nous avions fait le trajet en voiture, ce dont je me souvient, c'est des yeux  de maman.  Nous discutions sans fin. Ma fille nous accompagnait aussi. Elle était si petite, que je devais la porter souvent. Ma mère, elle, s'émerveillait à chaque coin de rue, en écoutant mes histoires et partageait mon quotidien. Arrivées tout en haut de la butte,  elle s'extasia. Elle découvrait Paris depuis ce qui est à mon sens mais pas seulement au mien, le quartier le plus beau et le plus enchanteur de tout Paris. Qu'on me pardonne, c'est le seul où j'ai vécu complètement libre et épanouie. Montparnasse, la Tour Effel, les Invalides, la Seine et les quais, tous ces emblèmes jamais découverts qu'à travers les chansons de rue qu'elle aimait fredonner le matin en tricottant, juste avant de nous réveiller pour l'école et avant la traite des vaches et le pansage des cochons. C'était ça la vraie vie de ma mère. Là, je lui offrais un peu de la mienne. Elle qui avait sans doute eu tant de mal à vivre mon départ de la maison. C'est quelque chose, vous savez, un enfant qui s'en va. Sans doute c'était elle pris à espérer pour moi une vie meilleure que la sienne, et là, elle le découvrait. 


Une de nos cousines par alliance,   était originaire de la butte, on l'avait trouvée à sa naissance, emmitouflée dans un lange, au coin d'la rue Labat, sans doute un accordéoniste qui l'avait posé là.  Personne ne sait si elle sentait bon la fleur nouvelle, mais on était si bien chez elle, quand pour quelques jours on profitait du soleil et de son rire si chantant. Elle ne marchait pas non plus au pantre, mais c'est Arthur qu'elle épousa. On guincha tard le soir sur les planches,  comme on le faisait en ce temps là. Le soir, claquée, par le rythme fou de la noce, elle avait surement revêtu ses habits pleins de trous pour aller traire ses vaches, car chez nous, le travail n'attend pas. Puis à partir du  lendemain  c'est avec un grand  courage  qu'elle releva bien des défis.   Arthur  travaillait un jardinet pour les légumes du quotidien et aussi sa vigne, quelques arpents qui produisaient une vraie piquette, digne du Clos Berthaud de l'époque qui faisait sauter comme une chèvre et rendait gai comme pinson. La rue Saint Vincent n'était pas encore renommée pour la qualité de ses vins. Quand nous venions parfois en vacances chez elle, elle nous servait pour nos 4 heures une tartine de confiture de groseille avec un bon bout de fromage, de sa fabrication, le tout accompagné d'un peu de cette piquette qu'elle avait eu soin de couper d'eau. Ma mère et elle étaient trés liées. C'est disait maman,  ma seule famille, elle voulait dire descendant d'une  de ses aïeules et en dehors de  ses enfants. Mais elle se croyait obligée de préciser que si elle avait eu le choix, elle ne nous aurait pas eu si nombreux, à part moi, elle n'aurait pas eu d'autres enfants si  fatidique le sort qui fut le sien   eut été bien différent. je vécus ceci comme une gêne et me sentant privilégiée, me crus redevable envers elle et envers ma fratrie. 

En attendant lundi.

 Grosse déception hier. Je voulais écrire, j'avais fait une jolie balade la veille avec de nouvelles découvertes, j'avais visionné les photos, il ne me restait plus qu'à les retailler pour les rendre accessible au blog et c'était bon. Ben non ! pas bon. Pas bon du tout. Quand j'ai remis ma carte SD dans l'appareil : rien ! plus rien ! tout avait disparu. J'ai cherché toute la journée où elles avaient bien pu passer ces fichues photos. En vain. Je n'ai rien compris. Quelque chose d'étrange s'est produit. La configuration de mon PC change sans arrêt sans raisons apparentes. Là, en ce moment les  affichages sont énormes, d'autres fois ils sont tout petits. Je ne fais rien d'autre que d'ouvrir et fermer le PC, allez comprendre ! Bref, pas de photos. Hier donc pas de balade au motif de chercher à comprendre. Ma copine  sort aujourd'hui aprés presque un mois d'hospitalisation. Elle devait aller en maison de de soins et réeducation, pas de place ! Mon mari rentre de la pharmacie, pas de médicament, rupture de stock, les Chinois sont en grève ou quoi ? C'est reparti pour une nouvelle galère de course à l'échalotte. Mon fils a passé son scanner hier, rien ne va plus, il faut maintenant qu'il obtienne un RDV avec un néphrologue, espèce en voie de disparition eux aussi. Bref, tout va bien . Plus de ministère de la santé non plus, depuis le temps que la santé est une marchandise comme une autre, autant la ratachée directement à l'économie et aux finances !  plus d'éducation nationale, non plus, et la culture est en de trés bonnes mains, sauf que ce ne sont pas celles qu'il convient. Macrominunus premier paon du jour, pérore et se promène déjà. Tout va bien, ça va s'arranger, c'est sûr. mais encore plus sûr, c'est pas pour nous. 

En attendant il fait froid et les facture de chauffage et d'électricité vont encore faire un bon en avant. Nombreux sont ceux qui ne se chauffent déjà plus. Rien ne change pour encore beaucoup trop de monde qui se satisfont de ces situations invivables pour de plus en plus. Même si les marges ont tendance à se rapprocher, elles ne sont toujours pas facteur d'équilibre.  Il fait froid, il fait soleil chez nous, mais pas assez pour compenser. Le tout électrique ! vélo moto, trottinette, auto,  patins à roulettes, et nous on nous restreint  ? J'ai quand même des doutes sur toute cette propagande qu'on nous balance. Vous pensez bien . Par contre c'est dur d'agir contre tout ça cumulé. Pas  d'entrain, pas de courage, pas d'énergie. Un peu de résignation et beaucoup de lassitude ont souvent raison de nos vains combats. La vie, quoi.  Nous ne sommes pas si nombreux à entretenir un feu pour ne pas laisser les braises s'éteindre. jusqu'à quand ? Et qui soufflera assez fort pour ranimer une flamme de nos révoltes ? Penser seulement que notre santé et notre vie sont entre les mains de ces despotes devrait pourtant suffire à embraser nos rêves pour les rendre plus brûlants. Encore ne faudrait il pas que le brasier soit trop fort pour  qu'ils ne partent pas en fumée. Je vous laisse en attendant lundi.

J'attends.

 Oui, j'attends, comme on le disait une fois ici, on attends toujours quelque chose ou quelqu'un. La vie est une longue file d'attente. Là j'attends la neige depuis 2 ou 3 jours, mais celle ci tarde. Peut être qu'elle me motiverait pour une sortie photo au moins. Mais non. Il fait froid, le temps est bas, gris, incertain. S'il tournait à l l'eau, il y en aurait de la neige avec un degré, c'est sur. Mais quand elle est là, il y a aussi d'autres inconvénients et non des moindre et je vous l'ai déjà dit, je n'aime pas la neige. 

Hier il a fait semblant de neigeoter, de petits grelons de glace sont tombés, froids et aveuglant avec la buée sur les lunette. Je n'étais pas partie pour sortir hier. Et puis un appel de la Ponette m'a fait changer d'avis et ce fut avec plaisir que nous avons partagé l'aprés midi avec Fellow pour une petite balade en forêt.

sombre, la forêt

Fellow n'a pas aimé, moi j'ai préféré la descente !

l'eau tombait drue sur la petite marre

le temps était maussade, froid et humide.
Le bois était si sombre, les chemins biens boueux et les occasions de prendre de belles photos bien rares. Fellow n'a pas aimé la balade, nous moyen mais je suis contente d'avoir marcher un peu, ne serait ce que pour tester l'état de ma forme. Je la croyait pire. Je n'ai pas eu trop de mal à suivre, sauf dans les côtes, mais c'est pas nouveau. 

Au retour nous nous sommes attablés devant une bonne tisane pour accompagner une bonne couronne des rois. Personne n'a eu la fève, je l'ai dénichée quand même. Cela fera un dino de plus pour mes petits neveux fans de cette espèce. 

Et ce matin, c'est la reprise pour les écoliers et autres vacanciers. Tout a une fin, vivement la prochaine fournée.

 Pendant que je suis à travailler mes photos pour vous les mettre ici, j'ai retrouvé les dernières que j'avais faites lors  d'évènements festifs comme Noël et aussi celles d'avant lorsque la pluie a inondé le devant de porte, menaçant de rentrer chez nous.




Oh c'était joli ces goutes d'eau dans la lumière. 
Là j'ai pensé trés fort à nos amis du Pas de Calais. et aussi aux autres. Et j'ai trouvé moins beau.


Elle est loin la dernière balade ! 


Pourvu que ça dure ! (pour certains) !

 Ouais, bof... c'est reparti comme une suite sans surprise, sans piment, sans rien, que la continuité monotone et fastidieuse de l'année d'avant. Le ciel qui n'en fini plus de dégouliner et ne dégrise pas. Le froid qui mord. Les catastrophe qui s'enchainent pour une situation qui continue sa dégradation, sur le plan personnel, rien de transcendant, ni d'original non plus. les vacances qui se terminent pour les uns, la reprise qui s'annonce compliquée pour les autres. Toujours pas de projet pour meubler le quotidien. J'enchaîne les lectures. Je ne tricote plus. Je n'écris plus. Je vivote, je m'étiole. Les repas à préparer, sans ceci, sans cela, parce qu'il ne faut pas pour ceci ou à cause de cela, les courses, le ménage, la vaisselle.... bref, comme pour tout le monde. L'ennui, les soucis, l'inquiétude pour celui ci, pour celle là..., toujours pareil, la rengaine ne varie pas d'un pouce. Alors vous raconter quoi ? Vous faire partager quoi ? Il faut se creuser une tête de plus en plus vide et dure à décrouter. J'ai galéré pendant les fête avec un mal de chien, pas trouvé de quoi améliorer l'ordinaire, car comme j'étais malade, je ne m'y suis prise qu'au dernier moment. Je voulais cuisiner quand même, j'avais prévu un filet mignon en croute. Pas moyen d'en trouver, les commerces de bouches étaient fermés dès samedi midi. Je me suis rabattue sur les halles centrales où j'ai payé 10 euros le kilo plus cher que chez le boucher où je vais d'habitude  (et 12 euro plus cher qu'au rayon boucherie du super U d'à côté) Et ce sont ces gens là qui pleurent et se font plaindre en critiquant les fonctionnaires. En attendant ma fille travaillait pour les fêtes. Mon neveu aussi qui travaille à EDF, ses cousins qui travaillent aux transports et à l'équipement aussi. Son copain à la croix rouge, pareil, et je ne parle pas de celui qui est pompier ! Et oui, un WE sur deux ! c'est ça les vrais fonctionnaires au service des populations.  Au lendemain des fêtes de Noël, je suis allée chez la coiffeuse. Je n'avais pas trop de courage. J'avais rendez vous à 9 h. Il a fallu gratter la glace sur le par brise, faire attention aux plaques de verglas, c'est à dire ne pas rouler comme une sauvage. Enfin sans encombre, je suis arrivée à 9h 12 chez elle. Elle avait déjà appelé à 9 h 01 pour me dire que j'étais en retard. Je n'ai vu son appel qu'en rentrant chez moi. Elle a fait une réflexion, bien sûr a raté ma couleur, m'a faite souffrir lors du coiffage, bref, je suis sortie de là dedans un peu contrariée. Je me suis arrêté à la boucherie en rentrant, la viande était immangeable, bien que chère. Bref une journée de m., quand j'ai ouvert ma boite mail j'avais une demande de satisfaction client au sujet de la coiffeuse. Je me suis lâchée. Un quart d'heure plus tard, elle m'appelait pour savoir pourquoi ! Ouais ! elle est pas belle la vie ?  Elle n'accepte aucune critique, aucun autre point de vue que le sien, rien ne se justifie à ses yeux, sauf ce qu'elle fait pense et dit. Je déteste les gens comme elle. On verra la suite, je ne sais pas si je retournerai la voir. J'ai déjà pas trouvé de dentiste, je peux bien me passer d'une coiffeuse.  Bon voilà, c'était mes petites déconvenues. Pas de quoi fouetter un chat, et surtout que les malheur s'arrêtent là !

2024 01 01

 Une bonne année à vous tous qui vous inquiétez parfois de mes silences. Qui partagez toujours ici un peu de mon ciel, bleu quand il est bleu, gris quand je suis triste et qui pleurez aussi souvent avec moi. Je ne vois qu'un seul symbole de douceur absolue ici bas, je vois en offre un aperçu. 

Je crois que ça veut dire bonne année en chat.

Faites comme moi, écoutez Budet.

 Cette énième vue de Paris m’amène à me poser une question.
Ce n’est pas la première fois que je vous soumets une vue de Paris.
Parfois au soleil mais souvent il est vrai sous un éclairage moins vif, voire sous la pluie.
Mais ce qui m’amène à me poser des questions, ce ne sont pas les endroits décrits, non.
C’est la fréquente présence de cette femme qui semble ne sortir que par temps de pluie.
Histoire de sortir ce parapluie rouge qu’on lui voit chaque fois.
Sa mise change mais elle semble n’avoir que ce parapluie rouge.
Auriez vous une idée de ce qui la meut en ces jours tristes ?
J’attends de savoir ce que vous en pensez.
À lundi, donc…


En fait, je suppose que comme chaque jour, cette femme va travailler c'est juste le peintre qui s'ennui les jours de pluie,  alors depuis sa fenêtre, il peint les passants et en particulier cette passante, pour avoir le plaisir de ce lire qu'on en pense.

A priori je n'en pense strictement rien. Il pleut ici aussi depuis de longs jours. Et effectivement à part avoir des obligations qui constituent de bonnes raisons ou aimer particulièrement marcher sous la pluie afin de se pavaner avec un parapluie rouge, je ne vois pas ce qui peut motiver cette femme. Le peintre, lui, je vois. Il n'a pas de parapluie rouge, seulement un pinceau et quelques touches de rouge sur sa palette, alors il se distrait comme il peut. Contrairement à moi qui regarde en soupirant, la pluie tomber sur les carreaux, eu écoutant  François Budet. Car ici ce n'est pas comme à Saint Brieuc et quand il pleut, y a rien à faire. 


 Mais revenons en à notre peintre, puisque c'est lui qui est à l'origine de nos tracas du lundi  : "mais qu'est ce que je vais bien pouvoir encore raconter ? "

Si comme je vous l'ai dit plus haut, il peint les passant en regardant à sa fenêtrer, c'est qu'il attend. Mélancoliquement, il attend. Et quoi de plus mélancolique qu'une jeune femme marchant dans la rue,  avec un parapluie rouge, en se pressant pour prendre un train qui est déjà parti.  Et loin là bas, un autre attend. . Mais pour savoir la suite, il faut écouter Budet. 

De Fanon... à Fanou.

Fanon, Fanou, c'est presque pareil, juste la dernière lettre qui change  mais de si peu. L'une à l'endroit, l'autre à l'envers. Comme les mailles d'un pull over.

Je ne sais pas si comme dans la chanson de Fanon, c'est à l'heure blanche du laitier qu'au bout de ton chemin, ta chanson s'en est allée. 

" à l'heure où les loups sont chiens 

Au bout de ton dernier matin 
Que la chanson s'en est allée 

Ce n'est pas à l'aube du temps des cerises mais à celle  de la prise de la Bastille  que tant de  choses ont basculées. 

Tu n'as pas revu le soleil  de juillet et tous ceux qui depuis ont défilé. Je ne sais pas si tu as trouvé tes Marquises, ni même si tu as trouvé la paix.


Tu n'avais pas à la main, une rose en tissus noir, mais un crayon à papier. Que voulais tu alors écrire quand en un éclair ta pauvre vie a vacillé.
T'as vu quelle gueule elle a la mort quand elle a pris nos larmes et tes rires. Je ne sais pas si tu lu as dit si vite ? Je n'en pouvais plus de t'attendre depuis ce jour où la vie m'avait déjà tout pris. Il y a eu ce jour de novembre, où tu n'as pas tout compris et pourquoi tu m'a faite tant attendre alors que j'étais à ta merci. Tu as préféré en prendre une autre qui s'accrochait tellement à la vie.
"Cette année l'été fut plus pluvieux 
Au printemps est venue la garce 
La chanson a pris un coup de vieux 
De Saint-Germain à Montparnasse "
Je te revois petite, aux Narses , entre la fourche et le râteau,

tenir la main de Kitrima pendant que tout le monde prenait la pose, l'instant d'une simple photo. Et puis plus tard au fil des âges, avant que la vie qui est frivole ne fasse ses ravages
"Dans un sourire à la Jésus 
À celle qui stoppe les voyages 
T'as foutu un coup d' pied au cul 
Comme dernier libertinage 
Pour que vive la liberté 
Unique guerrière de tes guerres 
C'est la paix avec toi, signée 
Qui t'ouvre l'ultime frontière " celle que tu avais implorée.
Mais regarde nous, de quoi on a l'air, nous qui n'avons pas vu venir, n'avons non plus su retenir ce qui nous tient encore debout. Qui te tenait toi, suspendue, au fil du tout dernier soupir et que le temps a rompu.

"Avec ton pouce suçant le temps 
De dernière bière en dernière blonde 
Plus rien ne s'ra plus comme avant 
Au pied nu de la mappemonde 

Faut quand même la vivre sa vie 
En conjuguant le verbe croire 
Avoir trop bu, avoir trop ri 
Même s'il ne faut plus se revoir 
C'est donc ça la mélancolie 
Une écharpe qui devient poussière 
Et ce mardi mouillé de pluie 
À faire pleurer un cimetière ..."
Être et avoir et n'avoir plus. Ne plus être et n'avoir pu. Ne plus jamais te revoir, t'avoir laissée trembler de peur, de désarroi, te laisser nue. Et ne jamais rien savoir, de toi, ce qu'il est advenu, ce que fut ton départ, au beau milieu de l'inconnu.

§§§§§
J'ai emprunté à cette chanson de Yannick Mathias, mise en musique par Jean Marie Vivier, toute la substance et l'essentiel de ses paroles, que je ne trouvais pas moi même. Moi qui n'ai pas pu trouver de mots, trouver assez de larmes afin de te dire adieu.
C'est en juillet que tu es partie, quelques jours aprés ton dernier anniversaire. Pour toi le temps s'est arrêté. Pour nous aussi quelque part, quelque chose s'est figé. Nous garderons dans notre mémoire celle que pour nous tu as toujours été. La petite soeur enjouée. Celle qui toujours aimait chanter, rire, boire la coupe jusqu'à la lie, danser, faire la fête et ne savoir pas s'arrêter. Aimer la vie, aimer les autres, mais être si seule à en mourir au point d'en partir sans que personne n'ai su te retenir, sans même y prendre garde, te laisser t'éloigner au point de te laisser perdre et ne jamais te retrouver.

Fanou, Fanfan, Fanette, oh Marie, si tu savais...
Tout le mal qu'ils t'ont fait, comme on aurait voulu les empêcher. On n'a pas pu, on n'a pas su, on a pas fait. Pardonne nous, on a échoué. Tous nos remords, tous nos regrets, il n'est plus temps de les avoir, ni même de les montrer. Notre souffrance est peut être sans doute dérisoire face à celle que tu as éprouvée.


Givré 4

 Donc et puisqu'il n'y a pas de devoir la semaine prochaine, nous sommes en vacances et vous allez pouvoir admirer mes jolis photos givrées. Cela me fait bien plaisir d'ailleurs et je vous en remercie infiniment. Si vous ne me connaissiez pas, vous penseriez que je suis modeste, ah mais non, je suis fière de moi ! voyez d'ailleurs

Ce matin donc quand j'ai ouvert mes volet, le givre étincelait tellement que j'ai pris mes chaussures de dehors et suis partie au jardin. Oh il n'y a plus grand chose qui tienne encore debout, tout est ratatiné. Mais quel spectacle !

Je n'ai pas trop trainé car je savais trouver ailleurs de quoi me régaler, j'ai donc troqué mes chaussures de dehors par mes chaussures de marche et suis allée explorer la campagne 













 le ciel était si bleu ce matin, que je ne voulais pas non plus louper le coucher du soleil, mon repas avalé



 vers 14h 30, je consultais mon itinéraire de découverte afin de bénéficier du meilleur emplacement voulu.  Puis je pris la route. J'en profitais pour dire bonjour à Serge en passant devant sa clôture. Comme les vaches la semaine dernière, il vint me saluer, mais sans aucune agressivité et c'est tout naturellement que nous avons échangé quelques propos. J'ai été émue et conquise pas ses paroles. La vie serait si belle m'a-t-il confié si je n'étais pas enfermé derrière ce grillage. Avant il y avait Bernard et la Madelon avec moi, c'était moins triste. Mes enfants aussi sont morts et je me retrouve seul ici. De temps en temps quelque passant s'arrête prés de moi et me tient un peu compagnie. Oh si vous saviez ma peine, m'a-t-il dit. Je lui ai répondu que oui, je comprenais et que moi aussi je trouvais triste cette vie qui lui est réservée. Je lui ai promis de revenir parler avec lui. De temps en temps. Il est si touchant, si attendrissant !


Quand je suis arrivée au point de départ pour ma balade du soir, le soleil  blafard descendait à l'horizon. Les nuages lourds commençaient leur moutonnade, il faisait froid la lumière était pale et je n'ai fait que peu de photos. 




Rentrée à la nuit tombée, j'ai galéré pour télécharger mes prises et maintenant pour les poster. Je vous dis donc à demain de vous lire.

Au secours semaine 35/52