semaine 19/52 Rouge.

 Rouge comme un 1er mai, qui est menacé aujourd'hui. 

Rouge comme un morceau de chiffon rouge qu'on accroche à son coeur en levant le poing et en serrant les dents pour que ça change et que ça bouge.

Rouge comme les idées que défendait mon père


Rouge comme la brique du  central au pied  de la Bute où j'ai passé 15 ans de ma vie, laissé mon âme et beaucoup de souvenirs en même temps que de trés bons moments


Rouge comme un soir de mai à l'aube du temps des cerises


Rouge comme le sang des ouvriers, des paysans, des partisans, des résistants, frères de luttes, frères de combat et de tous ceux  qui luttent et qui se battent pour des jours heureux, des lendemains qui chantent, un avenir plus doux dans un monde meilleur, pour que la paix règne enfin sur terre, au delà des frontières et par delà les continents.


Rouge comme un bon vin rouge  que j'ai en réserve pour recevoir la famille,  les amis et les copains . (y a de la Salvetat aussi ! même de la gnole)

ou pour se régaler soi même avec un bon morceau de pain noir  et de fromage


Rouge comme mes belles roses rouge bien écloses qui parfument mon jardin envahi par les hautes herbes. 


Rouge comme  belles des prés qui peuplent les pentes de nos montagnes d'Auvergne (et d'ailleurs), ce sont elles pour le fromage ! 


Rouge  comme la couleur que je préfère : 



je la cultive
Je la partage
Je la marie
je la tricote
je la porte

et elle me va bien.

Et puis vendredi,  c'est de colère et de honte que je fus rouge, en assistant à la piteuse prestation de monsieur le maire,  lors de la commémoration du 8 mai. 

Il a fait fort, j'ai trouvé. Reprenant la lecture de la lettre de la ministre désarmée, à laquelle il a ajouté sa propre prose, on se serait cru en guerre contre la Russie, seulement la Russie. Ne mentionnant à aucun moment la banalisation et le développement des idées nauséabondes  rependues sur la planète (souvent à grand renfort de médias et de politiques obscures, dont les amis de cet édile sont porteurs, ceci expliquant largement cela). Pas question non plus de mentionner la dangerosité de  ces fous dangereux qui dirigent le monde, et font exploser, les uns aprés les autres, tous les acquis de la libération, bien sûr.  A la fin de la cérémonie, nous avons bien eu droit à la marseillaise, mais sans  le chant des partisans qui a été remplacé par une chanson de Charles Trénet, "Fleur de Paris",  d'accord. Donc . la libération s'est faite sans la contribution de la Résistance, cela veut peut être dire qu'on peut s'en passer et ce serait  encourageant, parce que comme presque  plus personne ne résiste à plus rien, si demain nous étions amenés à nous libérer d'un joug quelconque tenant en deux lettres, par exemple, ou d'un envahisseur, lui aussi quelconque et qui sévit déjà aux quatre coins du monde, cela se ferait tout seul. Mais bien sûr ! Alors oui, rouge de honte, blanche de colère, bleue de peur.  

Brèves de retour d'Auvergne

 Comme je le disais hier en commentaire chez Fabie, à propos de la première "Line Renaud" de la saison

 en peu de jours, mon jardin s'est explosé.





Il a plu sans doute pas mal, et toutes les roses sont défraichies. Plus d'iris, plus de glycine, plus de pivoine. On ne peut pas partir tranquille, ici ! Les chats qui étaient en pension chez la Ponette sont revenus. Petit Lion n'a pas été sympa avec Plume, ni avec eux, il s'est sauvé, causant inquiétude et tourments et a fait plein de bêtises.  Ce chat est un monstre, tantôt gentil, tantôt méchant. 

La nouvelle voiture s'est bien conduite, elle, et heureusement !. Les cartons sont pleins, et en les garnissant, oh, émotion : j'ai trouvé des lettres, une que mon père m'avait écrite en 1983 où il me parlait de ses soucis, des  peines et des joies. De celle de quand je reviendrai, quand il viendrait nous chercher mon amoureux et moi, à la gare d'Issoire, pour peu qu'il y ait un train (ah bon des trains y en avait pas tout le temps ? Déjà ! oh, ben alors, ça date pas d'aujourd'hui les dysfonctionnements chez SNCF devenu ouigo ou chépaquoi. De la vie, là bas, loin de la maison, de Marguerite et de ses copines, de la Charmante, la nouvelle qui avait remplacée la vieille que j'aimais tant


et  que le remembrement nous avait fait perdre.

Des mauvais pâturages donnés en échange des bons prés des Enclos, où l'herbe pousse moins bonne, moins vite et peuplée de joncs trop durs pour leurs mauvaises dents. Tout ce qui fait une vie, quand comme lui, on est paysan et qu'on essaie de vivre de sa terre, aussi ingrate qu'elle soit, mais qui était sienne avant qu'à d'autres elle appartienne. Une vie de labeur à la faire produire, à la travailler avant qu'on la lui vole, comme ce fut le cas.  

Outre cette lettre, un livre aussi, avec cette dédicace :" A la mamy Simone, en souvenir des bons moments au coin du feu, où les idées que j'essaie de partager, étaient déjà présentes sous d'autres formes" signé André Chassaigne.
Ce livre intitulé "Pour une terre commune", paru en septembre 2010, avait été offert par ma nièce à sa grand mère, pour qui elle avait demandé cette dédicace. Mon père, lui était parti déjà depuis prés de 20 ans et Monsieur le député Chassaigne, proche des gens simples, se souvenait des discussions à la maison, prés du bon feu devant un bon canon, accompagné du bon vieux pain, du jambon et du saucisson. 
D'autres ouvrages n'ont pas été conservés, mais celui ci fut soigneusement emballé dans le carton destiné aux "livres à conserver précieusement". 
Naturellement pas encore eu le temps de faire réellement des visites aux uns et aux autres. Pas de photos, pas de balade (cela me frustre terriblement). Une petite escapade chez ma soeur pour lui souhaiter avec retard un bon anniversaire. Un repas improvisé avec la venue de ses enfants, comme il a grandi le bébé de son fils et comme il lui ressemble avec ses belles bouclettes, un peu comme elle  aussi quand elle était enfant (tous les parents ne se ressemblent pas et heureusement !😉à une mamy qui aimerait bien pouvoir en dire autant).  Se retrouver ensemble et partager encore un peu ce qu'il nous reste de bon dans ce monde pourri de fous furieux. 
Encore des aller-retours pour les deux ou trois semaines qui viennent puis le bouquet final, le grand saut, feu d'artifice de longs mois d'attente et de sacrifices aura lieu. Un autre décor s'invitera à mes yeux, avec 3 bons étages d'un mauvais escalier à la place d'une vieille traque d'ascenseur qu'on est bien content de trouver. 
Si je ne suis pas hyper motivée par ce futur compliqué pour moi, je suis contente pour mon fils qui aura bien mérité ce nouveau confort (lui a des jambes bien meilleures que les miennes) où il n'aura pas à subir canicules et froids sibériens, suivant le désordre des saisons. Il me faudrait un coeur tout neuf, des jambes de moins de 40 ans, un souffle d'alpiniste et agilité de chamois pour apprécier parfaitement ce changement, mais ce ne sera que le temps de courts séjours et j'aurai la joie de profiter de bonnes conditions d'hébergement. Il faut bien qu'il y ai des compensations, non ?

semaine 18/52 émotion

 Ouaisp' pas gagné ce thème à illustrer. Une émotion, des émotions, on en a tous ressenti un jour, exprimé aussi peut être, mais photographier  pour les montrer, voilà qui  est plus compliqué. Ai-je un jour photographié une émotion ? Je ne sais pas. Je ne me souviens pas. Mais je connais quelqu'un qui est trés fort pour communiquer les siennes, et le voilà :  

Là, il n'éprouve rien de particulier, il se repose. 

Mais là 

et là, on voit bien qu'il est heureux et se sent bien, non ? Avec ses yeux si plein d'amour. 

Sinon j'avais celle là d'image en réserve :


 Je ne sais pas quelle émotion submerge ce personnage. Personnellement je la trouve plutôt effrayante.

Brèves de retour.