Que nous a -t-on enseigné sur ce quotidien qui nous incombe à nous, les filles ? Qu'il fallait être docile, souple et belle, accueillante, disciplinée, plaire à notre père puis à monsieur le directeur de l'école, même au curé et bien sûr à notre maître qui notre trentaine passée ne tarderait pas aprés nous avoir fait 3 ou 4 enfant à prendre une maîtresse, plus jeune et plus belle que nous. Enfin, ça on nous l'a pas dit, mais c'est ce qu'on a souvent vu, quand même.
Je suis née dans les années 50 et je n'ai pas voulu de ce quotidien. Alors avec quelques autres, nous nous sommes battues pour que la femme devienne l'égale de l'homme. Notre quotidien en fut-il changé ? Quand même un peu, bien qu'il faille toujours et sans cesse remettre le travail sur l'ouvrage. Nous sommes encore loin du but convoité, ne trainons pas en route, elle est encore longue et nombreux sont ceux qui voulant ralentir notre progressions n'hésitent pas à poser des obstacles, parfois bien hauts et infranchissables. Allez mes filles, continuez hardiment notre combat. la route est longue, haute la montagne et l'horizon lointain.