Colère

Le mot et la couleur du mois proposés par Anne,  le rouge. La colère.
En effet quand elle n'est pas noire, la colère se veut d'être rouge.
Rouge comme le sang versé pour le mot liberté
Rouge comme les oeillets d'une Révolution passée.
Rouge du temps des cerises chanté par un peuple révolté.


Rouge de l'espoir, qu'un mois de mai a fait naitre au siècle dernier.
Rouge encore de celui auquel on croyait jusqu'en avril passé.
Pour moi le rouge se conjugue avec cet espoir auquel je continue de croire, même s'il y en a encore pour de nombreuses années avant que ne fleurissent enfin mes voeux  de voir mis en oeuvre les mots  gravés par la République,  sur le fronton de nos écoles et qui me semble juste de rappeler.

Si la colère me prend parfois, c'est juste de voir que nombre de ceux pour qui ces mots ont été sculptés, s'amenuise au point de les laisser tomber dans l'oubli. Alors je me dis que nos pères et nos mères seront morts pour rien si personne ne reprend le flambeau remettre le bonheur, la joie de vivre et la justice sociale au service de tous. J'ai mal à mon pays de voir ce qu'il devient. Je me dis qu'il n'est pas possible que l'humain capable de tant de belles choses, par ailleurs, laisse faire et ne se dresse pas collectivement contre l'arrogance d'une caste qui pie les richesses et toute l'histoire écrite dans le sang et les larmes  de tant des nôtres. Et c'est avec colère que je crie : isolés, seuls nous ne sommes rien,  ça suffit ! Ensemble nous sommes tout.   Résistez !

7 commentaires:

  1. Bonjour, le rouge c'est aussi la couleur de la passion, du sang.
    On dit que lorsqu’on est en colère on voit "rouge", c'est logique car le sang monte à la tête.
    La colère monte en moi aussi quelquefois, un peu trop souvent d'ailleurs.
    Il y a beaucoup de raisons que tu évoques pour se mettre en colère, mais hélas les gens sont comme hypnotisés et ne bougent pas ou si peu. C'est vrai que nos morts qui se sont battus et on donnés leur sang pour avoir quelques privilèges bafoués par des assoiffés du pouvoir et de l'argent, doivent se retourner dans leurs tombes. Pourtant rien ne bougera hélas tant que l'on ne sera pas arrivé à l’extrême limite étouffé par les charges. L'égalité n'existe plus, La liberté de moins en moins et ne parlons plus de la Fraternité elle à disparue en plein. On a perdus nos valeurs, nos repères on se place de plus en plus en dernier de la classe dans tous les domaines sur un plan mondial qu'elle tristesse.
    je ne suis pas optimiste pour l'avenir mais j'espère encore me tromper.

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  2. On espère tous se tromper, Marie.

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  3. Comme c'est juste! Comme c'est bien dit!

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  4. Tellement bien dit, bien écrit... Mais il y a quelque chose de bien plus fort que la colère, c'est la PEUR qui régit tout le monde..

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    1. On est capable de faire n'importe quoi quand on a peur,même d'élire un banquier ! mais il y a pire que la peur, c'est l'ignorance !

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  5. Après mai 68 j'ai été raccompagnée par le patron des patrons, j'étais jeune, pas lui, il ne m'intimidait pas, il souriait et m'a dit : "Vous avez gagné mais nous vous reprendrons tout peut être plus", il est mort depuis longtemps mais il avait raison. A nous de recommencer à nous battre.

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  6. C'est clair ! tout et même le reste, ils nous reprendront. C'est ce qu'on appelle la lutte de classe. A nous de nous battre !

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