Intimes pensées.

 Coucou mesloulou, ça va ? pour parodier ma soeur de blog, blogocopine mais néanmoins véritable amie (s,i si, on peut être amie sans se rencontrer physiquement et même que ça marche, trés bien même, j'en ai quelques unes et uns comme ça). alors voilà vous n'écrivez pas souvent ces temps ci, je présume que vous avez mieux à faire et c'est bien. Trés bien même. Peut être aussi avez vous le blues, ça arrive et là, moi je suis à poil, je ne sais jamais comment réconforter, ni même voir certaines détresses. Beaucoup sont bien cachées aussi faut dire, derrière le voile de la pudeur, souvent. De la gêne parfois. Ben faut pas ! Les amis c'est fait pour ça. Si je pose les miennes, de misères, et ben vous allez dire que je vous em.... ou alors vous allez trouver ça banal, parce que vous avez les vôtres et vous trouverez que les miennes à côté c'est du pipi de chat. Mais  c'est normal, tout ça.  Quand on souffre, quand ça va pas bien des fois, pas du tout bien et pas bien du tout, on a assez à faire pour soi.  Dans ces cas là, on se dit seul au monde et on l'est bel et bien.

Heureusement des âmes empathiques viennent à nous, nous réconfortent, alors on prend; merci d'ailleurs au passage.

Que je vous dise, aujourd'hui, comme les autres jours, ça va. Parfois moyen. d'autres fois moyen moyen, et pi aussi des fois encore pas du tout.  Mais il faut faire avec. Moi, les fois où ça va pas du tout, c'est quand je pense que tout est fini. Quand la Firette, bonne petite chatte grise au plastron blanc,  repose sur mon lit et qu'elle ne bouge ni moustache, ni cil, ni queue ni tête et que je me dis, ça  y est, il va falloir creuser un trou et avec cette sècheresse, je ne vais pas y arriver. Alors je guette et j'aperçois frémissant le bout de son petit museau qui se rétracte, ses babines qui frémissent et ses pupilles qui se dilatent. Alors je retombe en espérance. La crise est passée. Tout va bien, le soleil brille de nouveau. C'est quand une mauvaise nouvelle me parvient et que je me dis il (elle) va mourir, comment je vais faire sans lui (elle) s'ils me laissent là seule sur le bord du chemin. Vous savez, à nos âges, la mort est une chose des plus naturelle. Elle va nous cueillir un jour, dans pas longtemps, vu le temps qu'il nous reste et on aura rien vu venir, alors on l'attend, on veut s'en éloigner, mais elle est là présente journellement. Dans les avis d'obsèques, pour nous faire part de la disparition d'une connaissance, parfois bien plus jeune que nous. Au téléphone et il s'agit d'un proche, elle se rapproche alors, on la redoute ou on l'apprivoise, selon notre état d'esprit du jour et du moment. Mais on la redoute néanmoins. On n'est pas éternel, ceux qui nous ont précédés nous manquent. On ne les rejoindra pas, enfin probablement pas, à moins d'y croire,  et là, peut être on est soulagé à l'idée de les retrouver. Mais je me dis, l'univers est si vaste ! comment retrouver des âmes dématérialisées parmi toutes ces âmes qui se sont volatilisées ? Même si ce qu'on nous a enseigné au catéchisme avait une chance sur l'infini d'être vrai ?  Comment franchir ce pas si compliqué, si douloureux, si mystérieux ? 

Ouh,  il faut que je passe à autre chose, là ! Bon aller, c'est parti. Ma théorie bien mystérieuse aussi, de appréhension de la science météorologique se vérifie une fois de plus. Voilà des jours que la sécheresse sévit chez nous.    Comme il fait chaud puis orageux mais pas humide et qu'il ne tombe aucune goûte d'eau, j'ai lancé une machine. Le soleil est bien présent. Ma machine est terminée, je vais étendre mon linge au jardin. Pendant ce temps le livreur de piquets de tomates qui devait venir aujourd'hui, m'appelle  (sur le fixe, tant qu'à faire !). Il ne me trouve pas, parce qu'il n'y a pas de numéro de rue. Ben non ! y en a pas pas, c'est un lieu dit en impasse, mais y a un nom sur la  boite aux lettres, bougre d'imbécile, tu sais pas lire ou quoi ? Comme je suis au jardin, bien sûr je ne réponds pas. Il me laisse un message pour me dire que puisqu'il n'y a pas de numéro de rue, et bien je n'aurais qu'à me rendre au point relais où il laisse ma commande. Mais bien sûr ! j'avais choisi la livraison à domicile parce que le colis ne rentre pas dans ma voiture ! Putain, quel con ! je suis un peu agacée, là ! c'est pas le moment  ! 

Au fait, les tomates que je trouvais un peu flétries aprés mon repiquage à la sauvage, ont bien résisté,  les courgettes aussi, même les citrouilles. 9a promet pour les prochains devoirs du lundi ! ça va encore être la fête à la citrouille quelque part, et la Mauricette va pas chômer, c'est moi qui vous le dis !









 Par contre, mon linge, fraichement étendu vient de prendre une méga averse orageuse. Bon pour les tomates, j'ai bien fait de ne pas arroser ce matin. Les draps sècheront bien à un moment où à un autre ! et pendant ce temps là loin des problèmes existentiels, quoique, nous n'en savons rien, après tout, à quoi pensent les chats quand ils dorment ?  

et pendant ce temps là loin des problèmes existentiels, quoique, nous n'en savons rien,après tout, à quoi pensent les chats quand ils dorment ?   

C'est à peu prés certain, leur instinct et leur sens de la prédiction est bien plus précis et puissant que le notre. Parfois je me dis que si le fait de ne pas parler est un atout, s'il en avaient la faculté, ça nous rendrait bien service.

Pour en revenir à mes préoccupations initiales, je crois que je redoute plus le départ de mes proche que le mien. Il y a comme une certaine lâcheté là dedans, ne pensez vous pas ?

15 commentaires:

  1. Lorsqu'on est jeune, on se sent éternel, c'est faux, les jeunes meurent aussi, on pense plus souvent à la fin lorsqu'on vieillit mais grâce à nos enfants, on a l'impression d'avoir encore le temps.
    Ta verdure me fait envie.

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    1. C'est tout à fait vrai ce que tu dis là. Le temps qui nous est donné, illusoire ou effectif ? Il s'amenuise et c'est bien la réalité.

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  2. Tu n'as pas perdu tes bonnes habitudes en ce qui concerne l'étendage du linge ;-)
    J'ai les larmes aux yeux en te lisant. Je me demande si je ne couve pas une petite déprime, moi ...
    Je t'embrasse. Et je te le redis, pour ce que tu m'as demandé", dis m'en un peu plus, mais si c'est sur papier, ça ne devrait pas me poser de problème (je t'écris là parce que j'ai la flegme d'écrire des mails)
    Je t'embrasse fort

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  3. Le problème des habitudes, c'est que s'en sont, et puis là franchement, des mois sans une goute d'eau, qui aurait cru que justement là il allait pleuvoir ? Je me demande aussi si ta déprime ne serait que petite et passagère. Va falloir faire quelque chose, là. Je pense à toi et je t'embrasse trés trés fort.

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  4. Comme toi, je préfèrerais partir la première, et surtout ne pas devenir une charge pour mes enfants !
    J'ai attendu aussi deux colis samedi matin (livraison reportée), et lundi après midi, créneau horaire dépassé d'une heure et demie, mais bon je l'ai eu ! :)
    Bon alors tu habites au fond d'une impasse, tu ne leur facilites pas le boulot aux livreurs ;)
    Finalement lorsque tu veux qu'il pleuve, tu étends ton linge dehors cela marche au poil :)
    Je t'embrasse ma Délia

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  5. Ce matin j'avais un mail du transporteur m'informant que la livraison a bien eu lieu à mon adresse. J'ai bien vu que c'est ma voiture avec moi dedans qui est allée le chercher, comme il y avait la possibilité de donner un avis qui les intéresse, j'ai fait et leur ai donné la note de 0. Ils m'ont demandé pourquoi !

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    1. Ce ne serait pas D P D par hasard ?

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    2. Non, mais un concurrent, GLS, ils se valent tous. Personne n'égale ce qu'il reste du service public de la poste, même fortement dégradé.

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  6. Ben dis donc !
    Tes drps sont super bien rincés !

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  7. On peut même ajouter que je suis dans de beaux draps !

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    1. Que t'arrive-t-il ?
      (à part l'orage)

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    2. Bonjour le goût, il ne m'arrive rien, pourquoi ? C'est pas si étrange de réfléchir, à des choses sérieuses, si ?
      Délia (je ne peux pas rentrer chez moi ce matin !)

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  8. Ben voilà, tu me fais pleurer ! je ne veux pas partir, ni la première ni la dernière, je ne veux pas que mes aimés partent, ni avant ni après moi, je veux qu'on reste tous éternellement en vie !!!
    Ici aussi la sécheresse sévit.
    Gros bisous ma Delia. ♥

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  9. Je crois que je suis comme toi, mais, aura, a -t-on le choix ?
    Délia, qui ne pas ouvrir son propre blog ce matin ! c'est bien le début de la fin, va !

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le 7 février.

 Nous sommes le 7 février, on pense. On pense que es là. En regardant le ciel. En regardant en bas. On ne t'y vois pas. Mais on sait que...