Les bouquinistes.

 C’est le dernier devoir de l’année.
Alors je me fais plaisir.
J’abandonne Montmartre pour les quais de la Seine.
Cette toile de John Salminen me plaît.
C’est une raison suffisante pour que je vous demande ce que vous pensez en voyant cette « boîte » de bouquiniste.
À moi elle évoque comme dit Françoise Hardy « Tant de belles choses ».
Et à vous ?
Peut-être ne serez-vous pas encore partis en vacances lundi.

 Devoir de Lakevio du Goût_130.jpg

Il pleut sur les quais de Paris. 

Paris engourdi par le froid de cette journée d'automne, ne compte pas beaucoup de touristes.  Les bouquinistes ne font pas recette et seuls quelques curieux se pressent prés de leur échoppe.  Paris qui ne serait rien sans ces boites à livres qui font le bonheur des collectionneurs et autres amateurs de livres anciens, semble en parenthèse. Je me souviens de cette impression qui m"avait saisie la première fois que je les vis. C'était il y a si longtemps. Je découvrais, ébahie, ces sympathiques boutiques longeant les quais, entre chaque pont de Paris. Je m'attardais parfois le soir en rentrant du boulot, si l'envie de flaner me cueillait en route. Je feuilletais  un bouquin que je n'achetais pas, regardait un tableau, posais mon regard sur un Poulbot et repartais avec une estampe qui plus qu'une autre m'avait frappée. Ou bien le dimanche en promenade, j'emmenais les enfants jusqu'à Saint Michel, Notre Dame ou au marché aux fleurs. Et c'était bien. C'est comme un conte de fée quand j'en parle à présent. Je regrette ce temps dont je n'ai pas perçu qu'il passait. J'ai juste le sentiment de n'avoir ni su en profiter, ni même l'apprécier. Mais c'est toujours comme ça, puisqu'on a le temps et que demain il sera encore assez tôt pour pouvoir s'attarder. Mais la vie est courte et passe si vite. Ne laissant que quelques traces, quelques effluves, à peine un goût de larme quand on  y pense. Je le sais maintenant.

10 commentaires:

  1. C'est exactement ça, on a toujours le temps et un matin, on se réveille en sachant que le temps nous est compté.

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  2. D'où l'intérêt d'une curiosité qui ne s'éteint pas : On n'a pas le temps de voir le temps passer.
    Je sais que le temps m'est compté mais au moins j'ai l'impression de m'être rempli les yeux, les oreilles et la mémoire de choses merveilleuses

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  3. Tu écris "le sentiment de n'avoir ni su en profiter, ni même l'apprécier"... je comprends ce que tu veux dire, quand on est jeune on est pris dans un tourbillon tel que l'on n'a pas le temps de savourer les bons moments. En prenant de l'âge c'est différent, peut-être justement car l'on sait que le temps nous est compté. Alors, pro-fi-tons et sa-vou-rons ! Bisous ma Delia.

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  4. Ne pas voir le temps passer est une chance, un signe de l'intensité avec laquelle on vit le moment présent. Une merveille !
    Quand le temps se fait long, c'est qu'on souffre ou qu'on est malheureux… et donc à fuir !
    Vive le tourbillon de la vie savoureuse !

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  5. ça m'arrive aussi de trouver le temps long, j'endure et puis je fini par fuir.

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  6. Tout comme toi je n'ai pas su apprécier ce temps passé dans Paris, pris par le tourbillon de la vie, Le boulot, vite rentrer s'occuper des enfants, etc..et recommencer invariablement. Cela fait 5 longues années que je ne suis pas retournée sur Paname , je croise les doigts et espère y retourner à l'automne...et redécouvrir et savourer.
    Belle journée Délia

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  7. Pourquoi est on ainsi ? Impatient de ce que nous n'avons pas, toujours à courir aprés quelque chose, que nous n'aurons jamais, peut être. Il serait tellement mieux de savoir se satisfaire de ces moments privilégiés que la vie nous donne au présent. Sans penser au demain qui viendra, pas meilleur qu'aujourd'hui mais qui fera les regrets. Je ne suis pas une sage, si j'avais su !

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