Affaire à suivre.

 Tiens ! ce fait divers dont sont victimes des éleveurs du coin où je me promène souvent quand j'en ai le loisir. Je l'avais évoqué ici. Mais la presse locale l'a relaté dernièrement.  Je ne peux pas supporter le mal fait aux autres et quand ce sont des animaux, cela devient insoutenable.

Voici l'article en question tel que paru dans le journal. ici je l'ai recopié, cela vous évitera d'être envahis par la pub.

"Fait divers
Des vaches appartenant à une fratrie meurent dans des conditions mystérieuses depuis plus de dix ans à Aureil
La famille Sylvestre entourée de certaines de leurs vaches sur la commune d'Aureil © Thomas JOUHANNAUD
Une fratrie, possédant un cheptel de plus de 140 vaches, se dit victime d’actes de cruauté envers leurs animaux, plusieurs dizaines sont mortes brutalement.

Mais que se passe-t-il à Aureil en Haute-Vienne ? Depuis 2011, certaines vaches de Marie Sylvestre, agricultrice, périssent dans des conditions étranges.

La famille Sylvestre est installée dans une ferme qu’elle loue au cœur du prieuré de ce charmant village depuis 1959. Depuis toujours, Marie, bientôt 76 ans, est éleveuse. Elle est aidée dans sa tâche par sa sœur Annie, ingénieure, et par son frère Jean, vétérinaire, à la retraite depuis peu.

D’après le récit qu’ils font de ces onze dernières années, une soixantaine de leurs bêtes seraient mortes brutalement. Frère et sœurs sont excédés par la situation.

Empoisonnées ?

Dans un récit très détaillé, Annie revient sur chacun de ces décès suspects. « Le premier empoisonnement, c’était en mars 2011, dans un troupeau laitier. Une vache est tombée près de la mangeoire, elle ne s’est pas relevée. Une deuxième est morte. Le troupeau entier était comme “shooté”. Seize vaches. Des jeunes bêtes ! Il y a eu deux cadavres, le même jour. On ne comprenait pas. »

Mais les morts s’enchaînent, avec parfois des “vagues”, comme de janvier à mars 2022 où neuf prim'holstein ou normandes sont mortes.

Eux en sont convaincus : leurs vaches sont victimes d’actes de malveillance. Ils ont constaté des tirs de plombs, parfois même dans les yeux, « j’ai dû en énucléer six ou sept, se rappelle Jean, c’était horrible… », ou alors des décès brutaux après une perte massive et extrêmement rapide de poids.

À maintes reprises, Annie est allée dénoncer les faits à la gendarmerie. « Les gendarmes en avaient marre de voir ma trombine ! », raconte-t-elle.

Mais d’après le courrier du service du procureur reçu en 2018, faute de « preuves suffisantes pour que l’infraction soit constituée et que des poursuites pénales soient engagées », la plainte est classée sans suite.

Présence de raticide

Des analyses, réalisées en laboratoire sur trois bêtes en février 2019, ont relevé la présence de raticide dans le foie. Une autre analyse datant de février 2020 n’a pu conclure à la cause de la mort, mais précise qu’« un acte de malveillance n’est pas exclu ». En février 2022, le laboratoire du CHU de Limoges a relevé la trace d’un produit toxique sur un autre animal.

Frère et sœurs Sylvestre en ont la conviction : des personnes cherchent à leur faire peur et à les faire partir d’Aureil. Annie les appelle « les prédateurs ».

Pour attester leurs dires, les Sylvestre évoquent le rachat du prieuré et des terrains où se situe la ferme qu’ils louent, par la commune, en 2020. Pour eux, c’est la preuve que la commune veut les voir partir. Face à ces accusations, le maire d’Aureil depuis 2014, Bernard Thalamy, soupire, comme résigné.

« Pas d'échange possible »

« Au début de mon mandat, je suis allé les voir, je les ai écoutés et j’ai travaillé pour que des analyses biologiques soient faites. Eux pensent qu’il y a une volonté de leur nuire. Une enquête de gendarmerie a été diligentée et leur version a été entendue, mais rien a été corroboré », avance prudemment l’édile, qui sait le sujet sensible.

Quant à la vente du prieuré, le maire « la déconnecte totalement de la question des vaches. La ville voulait racheter le prieuré, mais on n’avait pas besoin de tous ces terrains. J’ai voulu en parler avec les Sylvestre, mais il m’a été impossible d’avoir le moindre échange. J’ai envoyé des courriers recommandés pour essayer de discuter, mais ils n’ont pas répondu… Je crois surtout qu’on est dans l’irrationnel. »

Concernant les bêtes, l’avocat des Sylvestre, Me Philippe Clerc, va déposer plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction, pour relancer l’enquête. 

 

Coralie Zarb"

 Évidemment ! les victimes sont de mauvaise fois, pardi !

Et eux, les bovins, ils se suicident  ?  Comme les coqs de la voisine sans doute !

Lorsque j'avais discuté longuement avec la dame en question, j'avais été choquée de telles pratiques. Sa souffrance et sa sincérité m'avaient paru   si  à fleur. Comment peut on endurer tant de misères ? 

A suivre donc.


 

2 commentaires:

  1. Ce ne sont pas eux qui empoisonnent leurs vaches, et je ne vois pas où est l'irrationnel, puisqu'il y a des preuves.
    Le problème c'est que cette éleveuse se trompe peut être de "coupable" ce qui engendre un blocage ...
    Je connais une famille dans les Deux Sèvres qui cumulait les soucis dans leur exploitation, et qui pensaient qu'on leur avait jeté un sort...
    Gros bisous ma Délia

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  2. On peut admettre en effet que les victimes excédées trouvent des raccourcis et des causes à leurs malheurs. Mais comment expliquer l'attitude d'une justice qui classe si facilement des affaires étranges pour le moins, cette même justice si prompte à condamner un chant de coq, ou un éleveur dont la ferme située en plein bourg dérange un voisinage plus sensible à sentir la m.... qu'a faire preuve d'humanité* ?
    https://www.youtube.com/watch?v=vIs9kpVjfe8
    Ne marche t-on pas un peu sur la tête ? Ce qui est sûr c'est que la cruauté existe et qu'elle devrait être punie par la loi. Du reste, elle l'est, alors pourquoi ne s'applique-t-elle pas ?
    Gros bisous ma Fabie.

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Invisible semaine41/52