Le rosé du matin n'arrête pas le pèlerin.

Voyez vous même.




Mais araignée du matin : chagrin

Bas les masques.


 Bien que nous soyons le 1er mai, jour chômé par excellence, je vous propose ce devoir pour lundi.
Magritte avait eu vent du « Covid-19 » j’en suis sûr.
Les amants qu’il a peints en sont la preuve.
Quelle sensation peut laisser un baiser quand on respecte les « gestes barrière » ?
Imaginez donc la chose.
Tentez-la.
Puis supputez ou racontez l’effet du coronavirus sur ce baiser.
Surtout un baiser « protégé » de cette façon…
À lundi…






 Je suis hors sujet, je le sais bien, mais je n'arrive pas à imaginer un texte sur ce baiser masqué. Je ne sais pas embrasser en respectant les gestes barrière, je n'ai pas les bras assez longs pour que la distance d'un mètre soit homologuée. Je suis d'accord pour les rapports protégés et reconnaitre leur effet contre le sida, par exemple, mais de cette façon, je ne sais pas. Pauvres amants, où en êtres vous réduits ! Quelle tristesse de voir l'amour relégué à un tel niveau  et considéré comme une peste répugnante, avouez que ça donne pas envie ! et puis s'aimer à l'aveugle ! non mais ! même si  et indépendamment de toutes ces considérations, je refuserais ! heureusement, j'ai passé l'age de batifoler.

Donc et comme c'est quand même de circonstance, voilà ma contribution.

En ce temps maussade mais pas rose, chacun avançait la tête dans le sac. Les enfants pour jouer à chat, au ballon prisonnier et à colin maillard suffoquaient sous leur enveloppe qui  empêchait toute visibilité. Ils se heurtaient entre eux, se bousculaient, si bien que le maître horrifié dut interdire les récrés. Au bout d'une demie journée, la cour ressemblait déjà à un champ de bataille. L'infirmerie débordait de blessés et les assistantes ne savaient plus où donner de la tête. Ce fut l'unique jour d'école de l’après rentrée déconfinée,  mais pas décontaminée, car non seulement la pandémie  reprit de plus belle, mais plus aucun parent ne consentit à renvoyer son enfant à la guerre.

Pendant ce temps, les adultes sommés de reprendre la chaine de production, durent s'organiser. On fit appel à la légion pour renvoyer les papas au travail pendant que les mamans harnachées jusqu'à la pointe des cheveux furent cloitrées à la maison.
La misère devint rude. Les accidents du travail mortel  se multiplièrent. La charge des hôpitaux explosait une nouvelle fois sans que personne ne put rien faire que d'assister à ce carnage organisé.
Mais Michel Edouard et ses amis étaient ravis, leur petit commerce redevint prospère grâce au produit fructueux de la vente de masques de contrebande, que les survivants s'arrachaient à la place des produits de première nécessité.
L'industrie automobile put réussir sa reconversion, puisque plus personne n'était autorisé aux sorties motorisées, grâce à la production de  précieux outillages de protection métallisés.
Les maisons de retraite où les résidents mourraient faute de soin et d'ennui voyaient leurs services réquisitionnés pour la garde d'enfants orphelins et ou que les parents ne pouvaient plus garder.
Le ministère de la Honte fut créé en lieu et place de celui de la solidarité.
Les produits de l'agriculture pourrissant sur pied constituaient un engrais naturel dont la croute terrestre se recouvrait, pendant que les animaux d'élevage redevenus sauvages retrouvaient leur liberté. Au moins la nature avait sa revanche puisqu' aucune autre solution n'avait su être trouvée.

Et puis comme mon texte est court, je vous invite à aller lire le lien suivant, il est édifiant.
http://paysanheureux.canalblog.com/archives/2020/05/01/38250831.html

Pour un premier mai de lutte.

Une gare sans bruit
Une gare sans voyageur, sans train, sans vie et sans drapeau.
Une gare sous la pluie
Une gare sous un ciel gris sans nuage, vide de ses cheminots.
Qu'elle est triste cette gare qui a vu fleurir un mois de mai le drapeau rouge de la liberté, rouge du sang de ses ouvriers. Puis refleurir  un mois de décembre d'une autre année, jusqu'à l'année dernière où luttes, rassemblements et colère se sont exprimés.

Alors pour ce premier mai emprisonnés, mais pas résignés, crions, chantons  et exigeons d'être entendu et écouté :
Faisons tous entendre nos voix et nos exigences de justice et de progrés social, de liberté,  pour nous et pour les peuples, contre toutes les oppressions.

La lettre


 Pour ce premier mai particulier, je ne résiste pas au plaisir de partager. Voici un texte, une lettre écrite par l'un de mes amis à qui j'adresse tous mes remerciements pour m'avoir autoriser à la publier. J'ai repris cette lettre en l'adaptant à ma situation personnelle et l'enverrai à mon tour continuant ainsi la chaine de solidarité, de lutte et de fraternité. Je pourrais publier la mienne, car mis à part mon nom  et mes données personnelles, je n'ai rien changé, car il n'y a rien à changer. Je la partage en tous points, mais il me semble juste de publier la sienne à lui, à qui revient tout le mérite de l'avoir écrite et de nous la partager.  (bien qu'il m'en ai donné l'autorisation, j'ai retiré son nom et ses coordonnées.
  Cette lettre la voici.

1er mai 2020 : confiné, mais pas sans exigences !

...... (...........), mardi 28 avril 2020.

Si j’avais pu manifester le 1er mai …

J’aurai défilé pour exiger : - l’abandon définitif du projet de réforme des retraites, - des moyens pour donner du travail aux millions de chômeurs que compte mon pays, - une augmentation significative du SMIC, des salaires et des pensions, - une réduction du temps de travail en dessous de 35 heures, sans perte de salaire, - un départ à la retraite à 60 ans (50 pour les métiers pénibles) et une retraite à taux plein au bout de 39,5 années de cotisations, - l’interdiction des licenciements, - l’égalité hommes-femmes et la fin de toutes les discriminations que ce soit par le sexe, l’origine, l’âge, etc.

Mais, je ne peux pas manifester, pour cause de confinement en raison de l’épidémie de coronavirus.

Je l’aurais fait encore, pour revendiquer une réappropriation, par le peuple, des services publics : - pour la santé, avec une nationalisation de tous les hôpitaux et cliniques privées, la réouverture des 100 000 lits supprimés depuis 10 ans, l’embauche d’un très grand nombre de soignants, la formation et le recrutement de spécialistes en nombre et compétences permettant de répondre aux attentes en matière de soin. Ne plus attendre des mois pour le moindre RDV, ne plus avoir à payer de dépassements d’honoraires, accéder à la gratuité de tous les soins. La formation d’un grand nombre de médecin et d’infirmière(ier)s pour que toutes les communes rurales puissent leur faire appel. - pour la recherche, la création d’un pôle public de recherche avec des moyens nettement supérieurs à ceux actuellement consacrés à ce domaine. - pour l’instruction, une école, de la maternelle à l’université, publique, gratuite et laïque. Le recrutement d’un grand nombre d’enseignants pour obtenir que les classes ne dépassent jamais 18 élèves. Où prendre l’argent pour tout ça ? Un gouvernement soucieux des intérêts du peuple confisquerait pour cela les 60 milliards de dividendes des entreprises du CAC 40 réalisés sur le travail et le dos des salariés.

J’aurais manifesté également,  - pour l’environnement, l’obligation pour les industriels de répondre de leurs exactions au regard de l’immense pollution générée par leurs productions. La relance d’un grand service public de transport, en privilégiant les moins polluants, en l’occurrence le ferroviaire. Notamment pour le transport des marchandises, en limitant au strict minimum les camions sur la route. Une tarification des services de transports publics, tant voyageurs que marchandises, sur la base d’une taxe kilométrique en créant des dessertes du plus grand nombre possible de point en France (réouvrons toutes les gares, toutes les lignes, créons-en de nouvelles). L’engagement de toute l’agriculture et l’élevage dans la production biologique. L’engagement sans concession dans la transition énergétique. - pour le bien-être, l’intégration dans la sécurité sociale des assurances, la disparition des mutuelles par le remboursement à 100%, par la sécurité sociale, de tous les soins, examens et médicaments de quelque nature qu’ils soient. J’aurais exigé, la nationalisation de tout le système bancaire et la
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réquisition des avoirs des banques pour relancer la production des masques, des gants, des tests de dépistage, des respirateurs.

Je boue de ne pas pouvoir manifester, tant il est de plus en plus inacceptable que ce soient toujours les plus pauvres qui assument la charge de ce qui relève du bien commun !

Si j’avais pu manifester, j’aurais exigé la mise en place d’un impôt sur la fortune de 90%.

J’aurais exigé l’abolition de l’armée ; l’interdiction de fabriquer des armes, d’en vendre, d’en acheter ; la destruction de toutes les armes existantes, dont l’arme nucléaire ; le retour de tous les soldats, où qu’ils soient, et leur intégration dans des activités civiles ; des échanges internationaux mutuellement avantageux, basés sur la coopération et la diplomatie. J’aurais exigé que les 37,5 milliards d’euros du budget de la défense, pour prévoir les guerres avec leurs cohortes de morts, soient affectés à la vie et à l’instruction, à l’ouverture de crèches, de maternités, d’écoles, d’universités.

J’aurais exigé que l’on reloge immédiatement les 4 millions de mal-logés et les centaines de milliers de sans-abris en réquisitionnant les 3 millions de logements vides ; que l’on arrête de persécuter et d’expulser de France les réfugiés fuyant la guerre, pour plutôt leur attribuer un accueil et des moyens de subsistance dignes d’un pays qui est une des plus grandes puissances au monde.  

J’aurais exigé la concrétisation de lois pour garantir la liberté totale de circuler, de manifester, de s’organiser ; la liberté totale de conscience, par l’arrêt total du financement de quel que culte que ce soit ; l’application intégrale de la loi sur la laïcité de l’école et de l’Etat en restituant à la nation les 10 milliards de fonds publics attribués chaque année à l’école privée confessionnelle.

J’aurais exigé que cessent les violences policières et que la police soit au service du bien-être des citoyens ; la démocratisation de toute la vie en société par la mise en place d’un système électoral à la proportionnelle intégrale, de la commune jusqu’au niveau national, excluant de voter pour une personne, pour réserver le vote sur des engagements précis. Ainsi, la société aurait des personnes élues sur des mandats précis. Celles-ci seraient révocables à tout instant par ceux qui les auraient mandatés. Une revalorisation substantielle de la place des communes et de leurs moyens.

La souveraineté appartient au peuple ? Alors, qu’il l’exerce ! Sinon, elle ne lui appartient plus. Cela mettait fin à l’accaparement du pouvoir. Ne faut-il pas cela pour une vraie démocratie ?

Enfin, j’aurais manifesté parce que le 1er mai n’est pas une fête, mais, depuis 130 ans, la journée internationale de lutte des travailleurs, où ceux-ci manifestent dans tous les pays, pour des conquêtes sociales de nature à bâtir une société libérée des guerres, de la misère et de l’exploitation.  

Ah ! si j’avais pu manifester … Alors, certes, je ne peux pas manifester, mais j’exige tout cela au travers de ce message.

Si vous en partagez le contenu, alors envoyez-le à vos contacts. C’est une façon d’intervenir en ce jour si symbolique de l’expression revendicative au plan international.

Salutations fraternelles ........ Cheminot retraité, syndicaliste et Libre penseur de Haute-Vienne.

 Et parce qu'entre nous c'est devenu  une chanson fétiche, symbole de complicité et que nous l'aurions chanté encore ensemble,

Chant du départ.

La soirée est agréable.
Trois hommes et une femme semblent passionnés par leur conversation.
Sur quoi peut-elle bien porter ?
Racontez donc cette conversation et les répliques qu’elle vous a inspirées.


Nous nous réunissons souvent en marge,  Robert,  Benoit  Pierre et moi,  tous les midis, avant d'aller à la cantine. Mais ce midi, un camarade arrose son départ. Il fait valoir ses droits à une retraite bien méritée. 42 ans de carrière quand on a signé pour 37,5 , avouez qu'il y a de quoi se réjouir que cela se termine. D'autant que la reprise, sans aucune mesure de sécurité, en pleine crise de ce que vous savez  et les semaines qui s'ajoutent où on ne compte pas les heures ! 60 et plus ! le double d'avant ! et les congés qu'on vous impose sans pouvoir tergiverser, imposés, de force, et en période confinée, n'incitent pas à la gaité. Putain, y a de quoi péter les plombs ! Il a bien raison Maurice de se tirer de sous les pieds !


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Robert : - ça c'est bien passé la reprise ?  

Moi : - La reprise ? la vraie, celle où on pourra disposer de notre temps, de nos heures et de nos envies, de nos besoins,  On ne sait pas trop quand celle-ci aura lieu. Ni si elle aura lieu, les principales couches de la population, celles qui l'assurent, étant aux arrêts depuis plus de deux mois et vraisemblablement pour encore un temps certain, assez improbable mais indéterminé, sauf pour quelques uns dont nous, indispensable à la rentabilité de leur busness. 
Faut il alors se repasser des images du temps passé ou bien essayer d'anticiper sur un futur désenchanté ? 
Avouez que le choix cornélien qui nous échoit est assez peu engageant, voir désespérant. 
Aujourd'hui enfin une seule chose compte :
Faire la fête ! Oui faire la fête et pour cela braver tous les interdits qui nous sont faits et nous tiennent à bonne distance de ceux qu'on aime, de ceux avec qui on a des choses à dire et à partager, de ceux qui vont et viennent en temps normal et nous apportent joie et convivialité. Voilà les gars où j'en étais quand vous êtes venus me chercher. Oui vous avez raison.
Braver les dangers si danger il y a, autre qu'à se faire manipuler,  et pour les quels on risque un paquet de tune destinés à renflouer les caisses de l'état que nous dirigeants ont méticuleusement vidées. 
Ne plus les écouter  nous seriner en boucle de rester chez nous en attendant qu'on ait fini de nous anesthésier. De nous anéantir. De nous démolir. De nous contraindre et de nous agenouiller, comme cette bande de voyous qui prétendent nous donner des ordres et nous diriger mais nous envoient dans le mur, celui de la débâcle et de la honte.
Relever la tête et nous dire qu'il n'y a pas tant que ça de questions à se poser. Une ou deux pas plus, les autres découlant automatiquement de ces deux là : 
1) Qui orchestre tout ça ?
2) A qui ça profite  ?
Quand on aura la réponse à ces 2 questions, on y verra plus clair, déjà.
S'organiser pour se redresser et ne plus vivre le dos courbé. 
C'est le plus difficile. Chacun ses croyances à l'appui et ses solutions miracle
en poche n'étant pas prêt à écouter l'autre ni même à le laisser s'exprimer. 

Robert : - Ce que tu dis est vrai, on nous manipule et de plus en plus. Pour tes deux questions, elles sont basiques, c'est vrai, mais si beaucoup de choses en découlent, elles sont loin d'être simples et je ne suis pas sûr que tout puisse se résumer ainsi.

Pierre : - Tu vois, ce que je crois, moi, c'est qu'il y a tellement à faire pour arriver à coordonner une foule dont la plus part sont des moutons ! 

Benoit : - Bien sûr, mais si on ne fait rien ? Plus on laisse faire et plus les dégâts sont importants.

Moi : - Sans compter le temps qu'on leur laisse, en plus de celui qu'ils nous volent ! et ils ont déjà tellement d'avance !

Pierre : - Je ne sais pas trop comment  procéder. On ne voit rien coté FD,  Quant à la "Conf", je t'en parle même pas ! c'est inquiétant, tout ça.

 Benoit : - Aprés faut dire que c'est pas dans les merdias non plus qu'on leur donne trop la parole ! faut pas déconner non plus ! éh éh ! et puis les camarades, font ce qu'ils peuvent. ils  sont confinés je te rappelle  ! A mon sens, la solution est dans les boites, là où la production se fait, les autres couches de la population sont hors jeu en ce moment. Résistons,  organisons nous et avançons. N'attendons rien, que de nous mêmes. Mais n'attendons surtout pas qu'ils nous aient fichés, pucés, vaccinés. L'heure est grave. Tout est déjà en place pour nous isoler encore plus. Ils nous bâillonnent et pour cela pas besoin d'avoir un masque. Masque qu'ils tombent de plus en plus si on sait bien observer. Ne nous laissons plus abusés, ouvrons les yeux.  Associons les faits entres eux et tirons en les bonnes déductions et conclusions. Ne nous trompons jamais ni d'adversaire, ni de combat, et sachons toujours où l'on va ! Mon père me disait toujours "tu vois ti-gars, dans la vie, faut savoir d'où on vient pour savoir où on va".  Je ne manque jamais de jeter un oeil dans mon rétro pour savoir tout ça.

Moi : - Le mien disait pareil. Il disait aussi qu'oublier ses racines c'est se couper de son histoire et qui oublie le passé est condamné à le revivre. Alors il faut résister. Résister d'abord individuellement et faire en sorte que tous le sachent, car seul on est moins fort,  cela passe  par le refus. Refus de se soumettre à une autorité qui est  illégitime. Gandhi le disait, désobéir est un devoir quand l'état est hors la loi ou corrompu. Et il me semble qu'on en soit là.

Pierre : - ça pour être illégitime ! quand on est élu avec moins d'un quart de la population ! Et hors la loi quand on voit les décrets pris en ce moment au sujet de la santé de nos anciens !

Robert : - oui, mais même quand on est élu avec 1 voix, on est élu ! mais c'est sûr qu'à force qu'ils nous mentent tous, ils ne nous donnent pas envie de les élire, ni de croire en des futurs qui respirent la joie !

Benoit : - On n'en est pas légitime pour autant, ni plus fort, c'est même le contraire, si tout le monde, c'est à dire les + des 3/4 des autres s'opposent et s'organisent ! Quant à ce qui se passe en ce moment, il y a beaucoup à dire, et sur les responsabilités et sur la façon de traiter la crise. On nous prive de liberté, du droit de nous divertir, de nous aérer, mais pas du devoir de travailler et que dire de tous ces salariés à qui on a imposé des jours de congés ? Les congés c'est pour se reposer, se détendre, pas pour être enfermé et déprimer seul chez soi ou entassés à plusieurs dans une dizaine de mètres carrés, parce que c'est le cas aujourd'hui pour beaucoup d'entre nous ! 

Moi :  - le problème c'est la peur. Ils tiennent le monde entier par la peur. La faim fait sortir le loup du bois, mais la peur le fait se terrer au fond de sa tanière, quitte à en mourir. C'est pour cela qu'ils sortent en meute, soyons la meute et cessons d'avoir peur !

Ensemble : -Oui la question est bien de comment vaincre cette peur. 

Moi : - Informer, montrer que nous mêmes n'avons pas peur, rester ensemble rassure, conforte et renforce nos déterminations. Seul on ne peut rien faire, ensemble on peut tout.

Benoit : - tu as raison, tu as toujours été une mère poule pour nous, tu te souviens ?   Quand je suis arrivé au syndicat, tu étais là, c'est toi qui m'a appris ce que je sais aujourd'hui. On avance ensemble et parlons d'une même voix.

Pierre : - cela n'a pas toujours été simple, mais il dit vrai le Benoit, tu nous as toujours encouragés et nous as protégés comme une seconde maman. C'était bon de s'appuyer sur toi. Je suis prêt à te suivre.

Robert : - Beaucoup te critiquait, mais toi, tu avançais, sans faillir, tu avançais. Tu as toujours été debout, debout et droite... Je suis avec toi pour ce combat, là, encore. Tu peux compter sur moi, comme je pense tous ceux de la section.

Moi : - Oh ! les gars, faudrait moins picoler là, vous allez me faire chialer et c'est pas bon pour le moral, ça. Seul on n'est rien, ne l'oubliez pas ! sans vous tous, sans nous tous ensemble, personne n'est rien. allez on y croit et on continue d'avancer. On est en guerre, il l'a dit l'autre soir, le président,
 (Benoit en écho :- la guerre aux peuples ! la guerre aux pauvres !)  

Moi, en réplique, - c'est exactement ça, et bien dans une guerre, on mène des batailles. La première manche ils l'ont gagné et nous ne l'avons pas mené faute de combattant. En avant pour la deuxième et gagnons la. Ensemble, mais gagnons la !

Pierre : Bon, les gars, c'est pas tout, mais le père Maurice va s'étonner de ne pas nous voir. Nous lui devons bien ça.  Allons voir les autres... cela fait aussi parti de son combat. C'est le moment de leur Faire part de nos échanges, recueillons leur avis et si possible leur adhésion, c'est le moment où jamais, il faut saisir l'occasion quand elle se présente. Sans cela, tout seul  sur notre chaine, on n'y parviendra pas et entonnons ensemble le chant du premier mai.
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La scène se termine dans un tumulte général où chacun crie et vocifère que c'est la faute à l'autre si on a, si on n'as pas, s'il faudrait que, et qu'il aurait fallu, s'il fallait faire ou bien pas, mais que, et bien que, et au contraire,  et d'ailleurs y a qu'a, faut qu'on, et rien que ça. Puis finalement l'ambiance s'altère. Encore une occasion manquée. Maurice était content de son éclat. Pour sa dernière sortie, elle n'était pas mal réussie. Pouvait-il en rêver de  meilleure, lui qui sa vie durant avait consacré son temps à se battre pour les autres, pour un avenir qui chante et des jours heureux ? 
Cependant, les choses se décantent toujours et les idées font leur chemin, confortées par d'autres idées qui viennent enrichir le débat. On y voit de plus en plus clair et germent en chacun, les lueurs de l'espoir qui fait naître le courage pour affronter le lendemain. Il n'y a jamais d'inutile combat.

Les trésors du père Cartier.

De « confinement » à « enchaîné » il n’y a qu’un songe.
Cette photographie du Russe Gueorgui Pinkhassov vous inspire-t-elle ?
Ce serait gentil de commencer ce qu’elle vous a inspiré par cette remarque d’Oscar Wilde :
« Discerner la beauté d’une chose est le plus grand raffinement que l’on puisse atteindre »

Et si vous le terminiez par ces deux vers d’Agrippa d’Aubigné« Mon penser est bizarre et mon âme insensée
Qui fait présente encor’ une chose passée. »
Ce serait parfait.
Entre les deux, libre à vous.

 

Discerner la beauté d'une chose est le plus grand raffinement que l'on puisse atteindre et
 je suppose que cette personne au teint si clair, ne s'est pas posé la question de savoir d'où venaient les perles de son collier, lorsqu'elle l' a acheté dans la boutique en ligne de chez Cartier.

Cartier, le bijoutier, pas l'épicier qui faisait la tournée dans le village de mon enfance avec son vieux tube bleu. Quand il arrivait, il se positionnait au beau milieu du hameau. Nous étions les plus prés du coup de klaxon et vite accouru de peur que la Popo, notre voisine ne passe avant nous. Car figurez vous qu'il y a des rivalités en tous lieux en ce bas monde. Ainsi, nous gamins, collectionnions à l'époque les images de nos vedettes préférées,  contenues dans les boites de camembert de la marque Blanc-Blanc", je ne sais pas si cette marque vous dit quelque chose. Il était donc d'une impérieuse nécessité que nous arrivâmes les premières, nous ruant sur les boites à fromage, tel un troupeau d' américains sur une cargaison de masques, en période de pandémie. Une façon à lui couper l'herbe sous le pied et  choisir avant elle, celles que nous voulions lui laisser. Sous l'oeil amusé du père Cartier et agacé de la Francine, la mère de la Popo, nous procédions méticuleusement à la sélection hebdomadaire de ce qu'aujourd'hui on nommerait le top 10 des meilleures ventes d'artistes de variété. 
 Le problème, c'est qu'aprés il fallait bien manger ces camenberts, déjà un peu trop faits même si nous préférions le Saint Nectaire et le fromage de la maison. La photo de Claude François, de Johnny ou de Sylvie ne se glissait pas toujours dans la bonne bonne boite et il me semble bien me souvenir que nous choisissions aussi le fromage pour sa qualité, crémeux, fondant à coeur, ce qui faisait l'intérêt d'arriver les premières, tant pis pour la voisine si elle devait se contenter d'un fromage plus malodorant, car chez Cartier, il n'y avait aucun risque d'échapper au fromage trop fait et heureusement il y avait ce trop de Roger pour le manger. 
Pour les images  on ne faisait pas de  quartier et la Popo dans son coin bougonnait à souhait.

 Enfin pour en revenir au collier de la reine, qu'elle a acheté chez l'autre Cartier, celui qui est fortuné, et qui possède son président, si elle savait avec quoi il est fait  ! Je suis certaine qu'il vient des  Iles. Celles du Ponant. Il y a las bas une créatrice de bijoux fantaisies, faits main, à base de crottes de lapins. Loin de moi l'idée de dire qu'ils ne valent pas un pet.
Mais je m'égare, mon penser est bizarre et mon âme insensée qui fait présente encor' une chose passée."


Quiz.

En ce temps gris et confiné, je vous propose un petit jeu si vous voulez bien vous y préter.
1) Qu'est ce qui vous ferait le plus plaisir en ce moment ?

Moi c'est de pouvoir aller et venir à ma guise dans mes bois mes champs mes prés, voir mes vaches, mes soeurs et mes enfants. Bon voilà ça c'est fait. C'est dit et ce n'est pas prêt de changer, c'est même une priorité absolue nécessaire à ma bonne santé, à mon équilibre, à  ma survie.J crains le pire, j'ai une allure, mes pauvres ! à faire pâlir d'envie un ex soixante huitard même attardé. Encore un peu et je ressemble au professeur Choron, mais avant je passe par la case  professeur Raout. Bien  que celui là je le trouve bien sympa avec sa cloroquinte qui me fascine comme les coloquines qu'ont met en ornement dans nos coupes à fruits. Parlant de coupe, je m'en offrirais bien une  de bon champagne pour noyer mon chagrin et toute cette fiente qui nous entoure et que nous ne pouvons contourner tant elle est prégnante à longueur de nos jours.

2) Où voudriez vous être en ce moment ?

Moi c'est clair : ici et ailleurs, partout où il y a des choses à voir à sentir, à aimer, à dire, à chanter, à humer, à se délecter. Vivre quoi !

3) Avec qui aimeriez vous être en ce moment ?

Moi, avec tout le monde. Je ferais une grande fête pour célébrer le printemps. Vous seriez là avec moi, bin sûr,  mes proches aussi évidemment  et qu'est ce qu'on rigolerait !qon boirait du bon vin ( du Tarani, impossible de passer outre, c'est le meilleur des vins, alors !) on mangerait une tarte aux pommes de ma composition faite avec les meilleures pommes du verger des espèces oubliées qu'on ne trouve plus que chez quelques passionnés dont moi et au musée de la pomme de Saint Gervais sous Meymont (ne cherchez pas, vous ne savez peut être pas où c'est, mais moi je connais, on y fait de trop belles balades à me rendre malade de ne pouvoir y retourner. Je vous y aurais bien conduit mais je ne retrouve pas mon dossier photos, tans pis. Il y a d'autres lieux enchantés.

4) Que faudrait il faire pour permettre aux gens qui le méritent d'être heureux (vous et moi, pardis ! parce que les autres, ils l'ont bien cherché, ils n'ont que ce qu'ils méritent !) OLé ! ?

Moi je sais, déjà il faudrait changer la société mais y a du boulot ! réeduquer les foules ne se fait pas comme ça d'un coup de cuiller à pot.
 Le plis de l'individualisme est pris. Les solidarités, celles qui durent au delà du 20 heure et  des applaudissements, même s'ils y participent et des cloches qui s'agitent dans leur beffroi. Tiens par exemple, comme celle qui ont construit la Résistance en 1940 et ont permis les jours heureux à la Libération. Celle qu'on m' a enseigné et à vous aussi qui me lisez,  mes frères , mes compagnons de rue et de misère au poing levé.

5) Qu'aimeriez vous que je vous dise et que je vous écrire pour vous distraire et vous faire oublié ce temps volé ?

Moi je suis toute disposée à satisfaire vos volontés.  Et je dis chiche, je ne prends aucun risque, je vais parier que personne ne répondra.
 Aller zou ! au travail.

Anniversaires.

Des anniversaires il y en plein, des qu'on voudrait ne pas fêter , comme celui ci, où je pris cette photo, symbolisant une silhouette s'élevant au dessus des montagnes éclairée par un soleil couchant. Celle qui croyait au ciel. Et nous en bas qui n'y croyons pas. A la porte d'un jardin qui se referme par une lourde porte en fer, grinçant sur les gisants.

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Et des qui se fêtent. Alors comme je sais qu'elle est seule, comme nous tous confinée, je lui offre un joli bouquet. Je sais bien que les tiens vont penser à toi et que tu ne seras pas seule complètement, mais voilà,
Bon anniversaire Pralinette. des bisous avec.

Des printemps il y en a...

Le jardin n'a jamais été aussi beau que cette année. Les cerises et les prunes se  forment doucement, les fleurs sont parfumées et épanouies.

Il a plus hier soir, un gros orage, bénéfique pour la terre .
Aujourd'hui belle balade et j'ai glané en route un bouquet d'aubépine,


 Les vaches assoupies à l'ombre des arbres en renaissance et les poulains endormis
 étaient prés du chemin. Tandis qu'au loin dans la prairie Flocon s'adonnait à son jeu favori.
 Le chemin ombragé sentait bon l'aubépine et le genêt fleuri.

 Ce chemin, c'est notre préféré avec la Ponette. Je l'emprunte seule désormais. Faisant renaître quelques doux souvenirs. Comme cette fois où nous l'avons découvert pour la première fois, au tout début que nous étions ici. Dans le pré, il n'y avait pas encore de chevaux, mais des vaches dont une laitière que nous appelions la Normande car elle était Normande. Je me souviens de cette veille de Noël où elle et moi étions partie chercher du houx. En chemin nous appelions  le père Noël en parodiant les Inconnus : " Oh ! Père Noël descends ! Pour quoi faire ? J'en sais rien, descends !" Elle avait 6 ans. A cet âge on y croit encore. Et puis le printemps est venu, nous avons continué nos explorations et profité de ces vues magnifiques. Maman avec mes soeurs est venue à son tour nous rendre visite. Ensemble nous avons fait une belle promenade comme celle d'aujourd'hui. 







 Maman je pense à toi en cette veille anniversaire de ton départ. J'ai concocté pour toi un bouquet de glycine, de roses en bouton  de pivoines, j'ai choisi la reine qui est en avance pour l'occasion et de lilas,  celui de Romain, tout simple, mais qu'il n'a pas eu le coeur à voir mourir sur la décharge sauvage posé là en bordure d'un chemin. Alors il l'a récupéré et ensemble nous l'avons planté. Chaque année, lui qui était vieux et malade, il refleurit..   9 ans déjà. Nous étions là il y a 9 ans.





Là, c'est Saint Joseph des Bancs, un coin perdu du côté d'Aubenas. Lilas et glycines étaient en fleurs. La nature ailleurs s'éveillait aussi.
Toi sur ton lit à l'agonie, tu souffrais le martyr. Nous ne le savions pas. Si nous l'avions pu savoir !
 Sans doute tu n'aurais pas voulu que nous changions notre programme, mais si nous avions été à tes côtés, combien de choses auraient était différentes ?  Au moins nous aurions pu t'embrasser, te rassurer, être avec toi pour passer de l'autre côté.
C'est la Jubine qui était à notre place.

Quand nous sommes revenus, la reine déjà se fanait.
 La Jubine continuait son cirque avec la maison, pas la maison, le clos des poules, pas le clos des poules, déménager, rester, s'incruster et nous pourrir la vie.
Je suis triste de tout cela. Je le dis à chaque fois. Je ne m'en suis pas remise encore. Je ne sais si j' y parviendrais un jour. Il y a des choses dont on ne se remet pas.

La cléf des champs.

 C'est toujours le printemps mais si la nature se régale, nous pas trop.
A peine si on peut faire dix pas sans être sur le qui vive. Outre ces fabuleux animaux, j'ai croisé aujourd'hui comme hier plusieurs congénères qui tentaient eux aussi d'échapper à l'assignation à résidence, bien qu'à plus du km concédé. J'ai aussi observé jonchant le sol quantité de mouchoirs en papier. J'espère que ceux ci ne contenait pas de virus ! Mais les gens égaux à eux mêmes n'ont pas plus de respect pour la nature que pour qui que ce soit , ce n'est même pas se respecter soi même que d'agir ainsi.
De quoi me faire oublier que la nature est belle et que malgré tous les malgré elle ne demande qu'à nous ravir. Alors rien que pour vous,

en chemin
 mon lilas double
 ma reine des pivoines
 ma glycine
 mon cognassier du Japon
 mon potager en devenir
 les chevaux du pré d'en haut
 les enfants sous la garde de leurs grand parents
 sur le bord des fossés
 mes merveilles
et la clé des champs.

Devinette.