Quotidien, semaine 27/52

 Que nous a -t-on enseigné sur ce quotidien qui nous incombe à nous, les filles ? Qu'il fallait être docile, souple et belle, accueillante, disciplinée, plaire à notre père puis à monsieur le directeur de l'école, même au curé et bien sûr à notre maître qui notre trentaine passée ne tarderait pas aprés nous avoir fait 3 ou 4 enfant à prendre une maîtresse, plus jeune et plus belle que nous.  Enfin, ça on nous l'a pas dit, mais c'est ce qu'on a souvent vu, quand même. 

Je suis née dans les années 50 et je n'ai pas voulu de ce quotidien. Alors avec quelques autres, nous nous sommes battues pour que la femme devienne l'égale de l'homme. Notre quotidien en fut-il changé ? Quand même un peu, bien qu'il faille toujours et sans cesse remettre le travail sur l'ouvrage.  Nous sommes encore loin du but convoité, ne trainons pas en route, elle est encore longue et nombreux sont ceux qui voulant ralentir notre progressions n'hésitent pas à poser des obstacles, parfois bien hauts et infranchissables. Allez mes filles, continuez hardiment notre combat.  la route est longue, haute la montagne et l'horizon lointain.




12 commentaires:

  1. Ah je te reconnais bien, dans le combat dès que tu as pu.
    Je n.avais pas, jeune, la même perception de la vie que toi , mais par contre mon combat contre mon père était quotidien lui…
    Je t’embrasse ma Délia 😘

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  2. On n'a pas eu la même enfance, c'est tout. Mais le combat que tu as eu à mener, a fait de toi la battante que tu es. Je t'embrasse et te souhaite une bonne journée.

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  3. "Franchement, je trouve que j'ai eu beaucoup de chance. Ma sœur et moi, nous avons eu beaucoup de chance."
    Ainsi débutait mon commentaire lorsque je t'ai lu tout à l'heure, alors même que Fabie n'avait pas encore posé de commentaire.... Finalement, j'ai écrit la suite "chez moi" et du coup, je te remercie pour l'inspiration que tes mots m'ont donné !
    Un peu comme Fabie je n'avais pas du tout la même perception que toi... je n'ai connu que plus tard une amie à l'EN (elle s'appelait Viviane) que j'appelais affectueusement ma petite révolutionnaire parce qu'elle exprimait les mêmes choses que toi.
    j'avais beaucoup de choses contre lesquelles lutter dans ma vie personnelle et cela a bien duré jusqu'à mes 40 ans je dirai avant que je puisse remettre beaucoup de choses en cause, notamment la place des femmes ne serait ce que vis à vis d'un homme.
    De gros bisous ma Délia Jolie !

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    1. Je suis bien contente que tu aies eu un peu d'inspiration, comme tu le dis, la lutte c'est au quotidien, dans la vie de tous les jours qu'elle se mène, on ne choisi pas forcément l'endroit, ni le moment. Victor Hugo disait que ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent, cette phrase reprise par Benoit Frachon, n'a rien perdu de son sens, je pense qu'elle a toujours eu lieu d'être et aujourd'hui, encore peut être encore plus fort car les combats sont souvent bien durs et nous sommes moins solidaires alors qu'il faudrait le contraire. Je t'embrasse ma soeur de ... plein d'émotions.

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  4. Née une décennie plus tard que toi, je me souviens d'avoir beaucoup entendu parler du MLF quand j'étais enfant, d'avoir écouter Ferrat chanter "La femme est l'avenir de l'homme", et d'y avoir cru pendant longtemps... Jusqu'à ce que je finisse par ouvrir les yeux et me dire que mon quotidien ne serait certainement pas le même si j'étais un mec.

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    1. Tu as raison ! Par contre je trouve que leur quotidien ne s'arrange pas pour autant non plus, ils devraient peut être y réfléchir davantage au lieu de s'en prendre à nous et à notre conditions. Certains.

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  5. Le quotidien ? mais ce n'est qu'un havre entre deux luttes. On y participe ou on subit. De quoi je parle ? D'un long vécu familial : 2 guerres mondiales , une guerre d'Espagne, une colonie qui arrache son indépendance et entredeux ?...amour, espoir, famille, féminisme, outings, en attendant...la prochaine lutte. Allez les filles, courage :))

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    1. C'est ça, on participe ou on subit, mais on n'a pas toujours le choix, les combats que tu évoques ont été subis par les peuples qui ont fait ce qu'ils ont pu, comme ils on pu pour s'en sortir et pour y échapper. Je n'ai pas idée de ce qu'ils ont pu traverser. Moi qui ai eu la chance de grandir sur un territoire sans heurs. Le bruit des bottes, le grondement des canons ne m'ont pas atteint directement dans mon quotidien mais j'ai conscience qu'e le premier combat à gagner est celui pour la paix. Et oui, les filles et les gars aussi, armons nous de courage pour lutter.

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  6. J'estime que je n'ai pas été trop mal lotie sur ce plan-là, mes filles (et belle-fille) non plus, mais je vois se profiler des retours en arrière effrayants (entre la remise en cause de l'IVG, la dérive masculiniste…)

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    1. Tout régresse, les acquis, les mentalités, les valeurs...oui ça fait peur, trés peur.

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  7. Je dirais même que, pour ma part, j'ai été plutôt bien lotie mais, comme Agdel, je suis inquiète des retours en arrière que l'on sent à nos portes...

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  8. Bien sur. Vous avez raison. Ils ne sont pas moindres ces retours en arrière, comment avons nous pu laisser faire ? A quel moment notre vigilance s'est relâcher pour en arriver à ce stade ? Combien de luttes et pendant combien de temps pour redresser la barre et éviter le pire ?

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Sauce gribiche ? semaine 33/52