Je ne sais pas si c'est ma vocation, mais jouer les plantes vertes dans les réunions au bureau, les potiches au bal du samedi soir et les cruches lors des repas de famille ou au restaurant, ça me connait. C'est un peu une seconde nature, vous voyez. Je suis toujours placée en bout de table, éloignée du centre d'intérêt. En bout, tout au loin face à personne, la convive de trop quoi ! Celle qui aurait pu ne pas venir, celle qu'on ne remarque pas, celle que tous ignore, sauf à lui demander de passer le sel qui est sur la table vide d'à côté. Celle qui n’intéresse personne et avec qui on ne se bat pas pour faire la conversation. Pourtant quand j'entends les banalités débitées par mes voisins de table, je me dis que je n'ai peut être pas grand chose à leur envier. Je ne regrette pas de ne pas pouvoir participer, tellement ils sont affligeants, tellement leur conversation n'a aucun sens et surtout aucun intérêt.
J'ai souvent l'impression de m'être trompée de monde. De ne pas être au bon endroit, à la bonne époque et dans le bon milieu.
Au bureau, ils courent dans tous les sens, encore plus vite à l'appel de leur chef. Tenez, l'autre jour, la hiérarchie a décidé de nous mettre en situation face au client. Pour cela elle a organisé une sséance de tournage dans notre propre rôle. Tous se sont battu pour être en vedette. La projection de leurs oeuvres a eu lieu sur un écran géant dans la salle de réunion, lors d'une réception avec petits fours, champagne et remise de prix au lauréat le plus performant. Tous se sont précipités comme un seul homme, malgré l'heure tardive et avancée de la nuit. Tous, sauf moi. Pas d'enfant à garder, pas de courses, pas de rendez vous chez le pédiatre, pour eux ce jour là, alors que d'habitude, personne ne veut des horaires tardifs, ayant tous des contraintes plus diverses que variées. C'est à moi la cruche qu'il revient d'assurer le service en ces cas. D'ailleurs, je n'y suis pas allé moi à leur mascarade, j'avais mieux à faire, contrairement à eux, je vais en manif contre les réformes désastreuses qui mettent nos vies en mille morceaux, moi.
C'est comme au syndicat, tiens ! quand je suis arrivée, j'étais la petite nouvelle, celle qui ne devait même pas prendre la parole, comment aurait elle pu parler de ce qu'elle ne connaissait qu'à peine, non mais ! Oui, parce que pour avoir un avis sur une question, il faut être parfaitement intégré, vous comprenez.
Aujourd'hui, c'est le repas du club photo auquel je participe. Je suis nouvelle, je ne connais pas tous le monde. Mais les élites sont rassemblées à l'autre bout et discutent entre eux technique et matériel, des choses qui ne me concernent pas et que je ne comprendrais pas. Je suis assise à côté de Pascal. Il pérore, il déclame, il fanfaronne ! Ah il en a des choses à dire sur des histoires qui n' intéressent que lui, d'ailleurs, des histoires scabreuses de chasse à la perdrix , si ce n'est la bécasse qu'il n'a jamais pu plumer ! Face à lui se trouve Marie Thé qui papote soutifs avec sa voisine Léonnie. Pensez si c'est intéressant la profondeur de ses bonnets ! Un peu plus loin, les gars parlent motos et cylindrées, pendant que leur nanas scrutent la longueurs de leurs ongles qu'elles ont bien limées et peinturlurés, je ne sais pas si elles communiquent entre elles, seulement !
C'est comme les réunions de famille. Je suis une des seules à avoir quitté le berceau , ils se retrouvent souvent en de maintes occasions. Leurs enfants partagent les mêmes jeux, parfois vont dans les mêmes écoles , ont les mêmes amis. Alors ils parlent entre eux. Moi je les écoute et tente de comprendre quel sens donner à leur conversation. Pas un ne me porte attention, n'amorce la conversation, et si c'est le cas, c'est du genre la pluie et le beau temps ou comment va untel ou tel autre, dont ils se fichent éperdument. Je le sais. De tout temps, ils ont pratiqué l'entre soi. Même quand nous étions encore enfants, à la ferme de nos parents. Nous étions la branche honteuse. Pensez bien : des bouseux, famille nombreuse, pas toujours bien mis, souvent morveux. Nos parents de pauvres paysans qui n'avaient ni le loisir ni les moyens de faire des choses qui se pratiquent dans le beau monde de la ville, comme lire, aller au cinéma, bien s'habiller. Imaginez un peu, ma mère en jupon de satin blanc curer l'auge aux cochons ! et mon père en habit de velours, gilet de majordome, costume cravate, labourer ses champs ! Et nous les gamins, trainant dans la boue et la poussière au cul des vaches qu'il fallait conduire au pré, participant aux travaux de la ferme et des champs, pensez si on avait toujours nos belles tenues du dimanche, celle qu'on mettait pour aller à vêpres ou à confesse ! L'été nous aidions aux fenaisons, pas de colonies de vacances pour nous, comme c'était le cas pour nos cousins de la ville. Alors nos conversations ne peuvent pas les intéresser, raison pour laquelle, ils se tiennent à l'écart comme si la pauvreté, le dénuement étaient une contagion, plus dangereuse que le corona machin.
Pourtant j'en aurai des choses à dire, moi aussi. Ne croyez vous pas que ma vie vaillent la leur ?
J'en aurais des choses peut être aussi à leur apprendre. Je sais lire, je sais écrire et même compter. Je sais voir aussi, et même si je suis un peu dure de la feuille, je sais aussi entendre ce qui ne se dit pas toujours, par pudeur ou par modestie. Ce que je ne sais pas, c'est m'imposer. Par discrétion, par respect aussi, je reste dans mon coin et j'évite de perturber. Plein de choses m’intéresse et je connais des tas de sujets. Si un jour il leur prenait de bien vouloir me regarder.
Mon bout de la table à moi ne ressemble pas du tout à celui là. Je suis entourée de gens chaleureux qui me tiennent la main. Quand nous nous retrouvons ensemble nous évoquons les sources du passé. Dans notre histoire à nous, il y a papa et maman toujours présents à notre mémoire. Nos enfants, attentifs à leurs racines et nous les frères et soeurs, enrichis de nos moitiés. Chacun apporte un peu de tous et tous se nourrissent de chacun. Si la table n'est pas assez grande, nous apportons des rallonges ajoutons des chaises, chacun trinque au bon vieux temps, à l'avenir sans oublier le présent. Parfois sous l'effet de la boisson, les tensions se créent pour retomber bientôt pour que chacun reparte avec sa page réveillée par les souvenirs communs.
Libellés
atelier
(245)
balades
(93)
humeur
(72)
souvenirs
(72)
quotidien
(53)
nature
(44)
colère
(42)
aux petits bonheurs tout simples.
(41)
famille
(39)
aventures
(38)
des chats
(34)
Auvergne
(33)
au jardin
(33)
Limousin
(31)
récits
(30)
tristesse.
(27)
hommages
(22)
environnement
(21)
des vaches
(19)
luttes
(16)
dans les champs
(15)
au bonheur du jour
(12)
aux petits bonheurs tout simples
(10)
passion
(9)
chiens
(8)
et aux petites contrariétés
(8)
histoire et patrimoine
(8)
contes et légendes
(7)
humour
(7)
bonheur et amitié
(5)
fiction
(4)
jeu
(3)
aux grands bonheurs bien compliqués
(2)
travaux
(2)
grands bonheurs
(1)
horreur
(1)
patience et longueur de temps
(1)
prière
(1)
La chevauchée fantastique.
Je serais bien un peu comme le Gout, moi aujourd'hui, pas trop inspirée par cette journée venteuse - pluvieuse. Je pourrais vous parler de la précédente tout aussi venteuse et mouvementée, qui me vit craquer une nouvelle fois et perdre patience comme moi seule suis capable de le faire en pareilles circonstances. Oh si mes petits qui ont bien grandis avaient été là, ils m'auraient dit que je leur faisais pitié. Pitié étant le terme qui se substituait à honte à la fin du siècle dernier et au début de celui tourmenté qui a déjà bien avancé.
Tout avait commencé normalement, nous étions pile le jour de mon rendez vous pour lequel j'avais deux jours d'avance. J'avais eu soin de déjeuner à mon réveil, 6 heures avant, comme bien spécifié. Puis j'avais vaqué à des travaux de couture pour m'occuper. Quelques coups de ciseaux et aiguillées plus tard, je me mis en route, en oubliant tout un tas de choses, en particulier mes appareils qui me permettent, faute de comprendre, au moins d'entendre un peu de ce que l'on me dit.
J'arrivais comme d'habitude pile poil sur le grill, les radiothérapeutes comme à leur accoutumée étaient gentilles et compatissantes, la séance se déroula donc dans la bonne humeur et je repartis avec ma série d'étiquettes en poche, pour mon rendez vous raté d'il y a deux jours.
Quand je me présentai à l'accueil du service sensé m’échographier, rien n'allait plus. Les étiquettes n'étaient soit disant pas bonnes, mais on me priatoutefois d'attendre dans un coin réservé à cet effet " là sur la gauche". Étant la seule personne à attendre dans mon coin et ne voyant, comme soeur Anne jamais rien venir, sauf des gens qui passaient et repassaient pour aller plus loin vers une autre salle d'attente, je fus intriguée et me documentais plus amplement. La salle étiquetée salle d'échographie était de toute évidence celle qu'on m' avait indiquée puisque, bien sur la gauche en effet.
Sauf que nous le savons bien, il y a gauche et gauche ! celle assez éloignée et celle de proximité.
Une personne y attendait déjà. D'autres s'en approchaient. Au bout d'un certain temps, nous entrâmes en communication avec une personne sensée accueillir les gens. C'est du moins ce que nous pensions puisqu'à l'entrée de son bureau il y avait écrit "accueil". Et bien pas du tout ! il devait y avoir écrit "va te faire f..." et nous avions mal lu autant que mal compris. L'aimable assistante me pria donc de retourner dans mon coin car c'est là que je devais rester ! quand même prés de 3/4 d'heure de retard pour un rendez vous pour lequel j'avais eu deux jours d'avance, convenez que cela a de quoi faire rager, surtout étant à jeun depuis plus de sept heures et aprés un parcours du combattant digne des douze travaux d'Astérix et des meilleurs scénarii catastrophe vus à la télé !
C'est alors qu'une autre assistante tout aussi aimable si ce n'est plus, me pria d'entrer dans la salle d'écho. Et en quelques secondes, pour une histoire de téléphone que je tenais à la main, sur le point d'appeler à l'aide pour m'excuser auprés d'un autre médecin, avec qui j'avais un autre rendez vous pour lequel j'étais déjà en retard, le monde s'embrasa. C'est ainsi que dans une rage folle, nous eûmes des échanges cordiaux suffisamment vif, pour qu'en sortant de la pièce où elle me laissa seule, elle se crut autorisée à piétiner mes vêtements qu'elle avait fait tomber.
Quand je rentrais à la maison, une bonne poussée de tension aprés, la hantise du conasses - virus en plus, pour faire une lessive et manger un morceau, je me retrouvais dehors, ayant perdu mes clefs. Sans le secours de ma douce Ponette, qui m'accueillit généreusement pour me réconforter, me sustenter et m'offrir une chaude boisson parfumée, je crois que je serais morte pétrifiée.
Ah ! quelle folle épopée ! et quelle chevauchée !
Mais les rillettes de poulet aux chataignes étaient bonnes, le canapé confortable, Michka délicieusement drôle et nous avons bien rigolé de mes déboires en nous promettant de nous revoir bientôt pour d'autres péripéties non moins tourmentées.
Tout avait commencé normalement, nous étions pile le jour de mon rendez vous pour lequel j'avais deux jours d'avance. J'avais eu soin de déjeuner à mon réveil, 6 heures avant, comme bien spécifié. Puis j'avais vaqué à des travaux de couture pour m'occuper. Quelques coups de ciseaux et aiguillées plus tard, je me mis en route, en oubliant tout un tas de choses, en particulier mes appareils qui me permettent, faute de comprendre, au moins d'entendre un peu de ce que l'on me dit.
J'arrivais comme d'habitude pile poil sur le grill, les radiothérapeutes comme à leur accoutumée étaient gentilles et compatissantes, la séance se déroula donc dans la bonne humeur et je repartis avec ma série d'étiquettes en poche, pour mon rendez vous raté d'il y a deux jours.
Quand je me présentai à l'accueil du service sensé m’échographier, rien n'allait plus. Les étiquettes n'étaient soit disant pas bonnes, mais on me priatoutefois d'attendre dans un coin réservé à cet effet " là sur la gauche". Étant la seule personne à attendre dans mon coin et ne voyant, comme soeur Anne jamais rien venir, sauf des gens qui passaient et repassaient pour aller plus loin vers une autre salle d'attente, je fus intriguée et me documentais plus amplement. La salle étiquetée salle d'échographie était de toute évidence celle qu'on m' avait indiquée puisque, bien sur la gauche en effet.
Sauf que nous le savons bien, il y a gauche et gauche ! celle assez éloignée et celle de proximité.
Une personne y attendait déjà. D'autres s'en approchaient. Au bout d'un certain temps, nous entrâmes en communication avec une personne sensée accueillir les gens. C'est du moins ce que nous pensions puisqu'à l'entrée de son bureau il y avait écrit "accueil". Et bien pas du tout ! il devait y avoir écrit "va te faire f..." et nous avions mal lu autant que mal compris. L'aimable assistante me pria donc de retourner dans mon coin car c'est là que je devais rester ! quand même prés de 3/4 d'heure de retard pour un rendez vous pour lequel j'avais eu deux jours d'avance, convenez que cela a de quoi faire rager, surtout étant à jeun depuis plus de sept heures et aprés un parcours du combattant digne des douze travaux d'Astérix et des meilleurs scénarii catastrophe vus à la télé !
C'est alors qu'une autre assistante tout aussi aimable si ce n'est plus, me pria d'entrer dans la salle d'écho. Et en quelques secondes, pour une histoire de téléphone que je tenais à la main, sur le point d'appeler à l'aide pour m'excuser auprés d'un autre médecin, avec qui j'avais un autre rendez vous pour lequel j'étais déjà en retard, le monde s'embrasa. C'est ainsi que dans une rage folle, nous eûmes des échanges cordiaux suffisamment vif, pour qu'en sortant de la pièce où elle me laissa seule, elle se crut autorisée à piétiner mes vêtements qu'elle avait fait tomber.
Quand je rentrais à la maison, une bonne poussée de tension aprés, la hantise du conasses - virus en plus, pour faire une lessive et manger un morceau, je me retrouvais dehors, ayant perdu mes clefs. Sans le secours de ma douce Ponette, qui m'accueillit généreusement pour me réconforter, me sustenter et m'offrir une chaude boisson parfumée, je crois que je serais morte pétrifiée.
Ah ! quelle folle épopée ! et quelle chevauchée !
Mais les rillettes de poulet aux chataignes étaient bonnes, le canapé confortable, Michka délicieusement drôle et nous avons bien rigolé de mes déboires en nous promettant de nous revoir bientôt pour d'autres péripéties non moins tourmentées.
J'ai craqué.
Cela couvait bien un peu depuis quelques temps, mais je me croyais patiente. Je me disais c'est l'hiver, il fait froid. Il pleut, un temps à ne pas mettre un chat dehors. Le fait est que la pluie et le froid n'étaient pas avares de leurs morsures. Pourtant Petit Lion n'hésitait pas à entrer, à sortir, à re-rentrer mouillé comme une soupe, à re-sortir une fois séché. Et puis le soleil s'est invité, il a fait moins froid. Hier il y avait une belle lumière, je suis sortie sans aller trés loin. Aujourd'hui, malgré les nuages, le ciel incertain et les 4° en début de matinée, j'ai craqué car hier j'ai vu un bel arbre en fleur. Quelques photos plus loin, la rivière gonflée comme une outre chargeait un flot boueux. Le soleil en reflet dans l'eau avait des rides. C'était une belle matinée.
Et puis le temps a passé, je me suis dépéchée d'aller à mon rendez vous médical, pour lequel je suis vraiment arrivée trés en avance : aujourd'hui à 13 h pour vendredi à 14 h !
Et puis le temps a passé, je me suis dépéchée d'aller à mon rendez vous médical, pour lequel je suis vraiment arrivée trés en avance : aujourd'hui à 13 h pour vendredi à 14 h !
Avril au portugal
Distendu, ralenti, comme dans un rêve, une musique trottait en moi, c'était la musique d'avril au Portugal. Je ne me lassais pas de cette musique depuis qu'il m'avait serrée si fort dans ses bras. Nous étions tous réunis pour la petite fête que donnaient ses amis. J'en tremble encore. Il était beau, il était jeune, La musique diffusée offrait une douce ambiance propice au lâché prise. Bien calée contre lui, je savourais le parfum ambré de sa peau. Il me chuchotait des mots doux, des mots tendres comme autrefois. Son regard s'était posé sur mes mains qu'il scrutait avec minutie. "Tu as des doigts d'ange me disait il, tes mains de madone sont à faire damner tous les curés". Nous nous revîmes souvent par la suite, à chaque fois, c'était un pur délice. Un moment échappé du temps, des instants volés qui donnent du piment au quotidien. Cela aurait pu durer l'éternité si la vie n'était si cruelle. Je revoyais en songe notre ultime rencontre. En me quittant, il m'avait serrée contre lui comme si c'était notre dernière sortie. Tandis qu'il amorçait la sienne, nous étions là sous une pluie battante a attendre la fin de la cérémonie. L'église était pleine à craquer. Sur la pelouse, devant la petite chapelle, sortaient en silence les derniers fidèles. Dans le ciel entre deux nuages, il y eut une brusque embellie. Le cortège dirigé par le prêtre se mit en marche et je suivis comme une automate, mécaniquement le mouvement de la foule.
Je n'oublierai jamais ce moment terrible où on le mit en terre. Je laissais échapper un cri. Ce fut une plainte, une longue déchirure. Tandis qu'on le descendait sur des cordes, je retombais dans une sombre léthargie. J'étais comme en un rêve et de nouveau son regard s'attardait sur mes mains.
Violettes, je vous aime.
L'amour est un bouquet de violettes.
Si fragiles, les premières sont fleuries dans mon jardin, à l'heure où une autre Violette vient de s'éteindre.
Les violettes étaient les fleurs préférées de maman qui aimait toutes les fleurs. Je me souviens des premiers mimosas, ramenés de la foire de la sainte Paule, à Issoire, à chaque fois que nous y allions. A l'époque, nous ne trouvions et n'achetions ces fleurs que lors des foires et des grandes occasions. Plus tard, on en trouva dans les supermarchés et les premiers bouquets fleurirent la maison.
Mais les violettes au doux parfum, c'était autre chose. On trouvait les premières sur les bords des chemins, sur les talus, dans les jardins. Nous en cueillions toujours pour elle. Maintenant si nous en cueillons, c'est pour les poser sur sa tombe, parmi les autres tombes, mais avec le même sentiment.
Et puis il y eut Violette, la grande chienne au poils si longs. Fidèle compagne attachée à son maitre et à tous ceux de la maison.
Violette, partie elle aussi, pour un si long voyage. Violette du temps où on avait plaisir à dire violette, pas seulement parce qu'elle évoquait le printemps.
Les premières violettes du printemps, comme elles embaumaient la maison ! sa maison.
Peut être est ce pour cela que mon parfum est un mélange d'odeur de violettes et de mimosa.
Si fragiles, les premières sont fleuries dans mon jardin, à l'heure où une autre Violette vient de s'éteindre.
Les violettes étaient les fleurs préférées de maman qui aimait toutes les fleurs. Je me souviens des premiers mimosas, ramenés de la foire de la sainte Paule, à Issoire, à chaque fois que nous y allions. A l'époque, nous ne trouvions et n'achetions ces fleurs que lors des foires et des grandes occasions. Plus tard, on en trouva dans les supermarchés et les premiers bouquets fleurirent la maison.
Mais les violettes au doux parfum, c'était autre chose. On trouvait les premières sur les bords des chemins, sur les talus, dans les jardins. Nous en cueillions toujours pour elle. Maintenant si nous en cueillons, c'est pour les poser sur sa tombe, parmi les autres tombes, mais avec le même sentiment.
Et puis il y eut Violette, la grande chienne au poils si longs. Fidèle compagne attachée à son maitre et à tous ceux de la maison.
Violette, partie elle aussi, pour un si long voyage. Violette du temps où on avait plaisir à dire violette, pas seulement parce qu'elle évoquait le printemps.
Les premières violettes du printemps, comme elles embaumaient la maison ! sa maison.
Peut être est ce pour cela que mon parfum est un mélange d'odeur de violettes et de mimosa.
Sans haine en nous...
Et pourtant !
il devait faire une belle journée ce dimanche. Nous sommes allés prendre l'air. Oradour sur Glane, pour un instant nous a accueilli pour une balade le long de la Glane. Passant devant le village martyr et la statue de Fenosa, représentant une femme les bras levés vers le ciel tandis que les flamme la ronge. L'église où périrent femmes et enfants le 10 juin 1944

La nouvelle érigée face au centre de la mémoire en 1953, je pensais à Camille.
Je ne raconterai pas l'histoire personnelle de Camille, mais elle a beaucoup oeuvré pour que s'ouvre le procés de ces barbares qui l'ont privé de sa famille, de ses amis, des habitants et de la vie de toute une ville rayée de la carte. 1953 c'est la date de l'ouverture du procés de Bordeaux contre les crimes nazis et l'horreur symbolisés par Oradour.
Pourtant aujourd'hui, pendant que certains se souviennent encore, d'autres trop nombreux oublient.
Prenons garde à notre histoire, oublier le passé c'est quelque part se condamner à le revivre.
Mais Oradour, c'est aussi une campagne verdoyante où serpente une rivière, des chemins creux et des étangs.
Malheureusement, le soleil prometteur jouait à cache cache derrière les nuages. Des chevaux broutaient une herbe verte et les promeneurs discutaient en marchant.
La vie toujours reprend.
il devait faire une belle journée ce dimanche. Nous sommes allés prendre l'air. Oradour sur Glane, pour un instant nous a accueilli pour une balade le long de la Glane. Passant devant le village martyr et la statue de Fenosa, représentant une femme les bras levés vers le ciel tandis que les flamme la ronge. L'église où périrent femmes et enfants le 10 juin 1944

Je ne raconterai pas l'histoire personnelle de Camille, mais elle a beaucoup oeuvré pour que s'ouvre le procés de ces barbares qui l'ont privé de sa famille, de ses amis, des habitants et de la vie de toute une ville rayée de la carte. 1953 c'est la date de l'ouverture du procés de Bordeaux contre les crimes nazis et l'horreur symbolisés par Oradour.
Pourtant aujourd'hui, pendant que certains se souviennent encore, d'autres trop nombreux oublient.
Prenons garde à notre histoire, oublier le passé c'est quelque part se condamner à le revivre.
Mais Oradour, c'est aussi une campagne verdoyante où serpente une rivière, des chemins creux et des étangs.
La vie toujours reprend.
Un autre jour
Hier était un autre jour en effet, comme je vous le disais déjà ... avant hier.
Le vent froid qui pique les oreilles, les nuages encombrant le ciel, nous partîmes joyeuses avec la douce Ponette, pour une course lointaine (10 km) à travers la forêt, longeant les étangs, et d'un bon pas. La dernière fois que nous avions fait cette balade, la forêt avait été coupée, que dis je massacrée et pendant deux années je n'avais plus voulu y mettre les pieds. Aujourd'hui et depuis, elle a été nettoyée, les arbres repoussent doucement mais ils offrent des espaces ouverts et une belle vue bien dégagée. Nous avons aperçu un faisant. Le niveau des étangs a bien remonté avec les pluies de ces derniers mois et je suis contente de voir que la nature reprend ses droits.

Ce billet aurait dû paraitre hier. Mais comme je n'ai pas eu le temps de le terminer, je l'ai différé. Mais cela me permets de rajouter quelques nouvelles d'hier et d'aujourd'hui.
Donc hier froid et venteux, ma lessive lancée au retour du marché a bien séché. La ponette n'est pas venue. J'ai entrepris de tailler mes rosiers. Le soleil s'est caché derrière les nuages et je n'ai pas eu de belle lumière, pas de photo. Cela m'a mené à aujourd'hui ou j'ai pris les premiers rayons, d'abord ceux du soleil, à la manif où encore beaucoup de monde a fait comme moi. Par contre j'ai dû écourter pour cause de rendez vous, où j'ai pris mes premiers rayons, les autres, ceux qu'on n'aime pas trop. Dans la salle, une ambiance douce se diffusait. Au plafond un décor printanier captivait mon regard. J'étais à l'ombre d'un cerisier en fleurs prometteur d'une belle récolte. Le ciel d'un bleu saphir était parsemé de nuages blancs au milieu desquels un caniche tout blanc jouait à saute mouton. Plus loin Frimousse, mon beau chat blanc, accourait à ma rencontre. Au retour, ma Ponette par un message m'annonçait qu'elle passerait faire du vélo. Je l'ai donc attendue en continuant ma taille de rosiers. J'ai les doigts tout griffés. Nous allons prendre une boisson bien chaude avant qu'elle ne reparte pour la ville. Le soleil déjà bas dans le ciel ne me permets pas d'envisager une promenade. je vais guetter son coucher car la lumière est belle ce soir.
Le vent froid qui pique les oreilles, les nuages encombrant le ciel, nous partîmes joyeuses avec la douce Ponette, pour une course lointaine (10 km) à travers la forêt, longeant les étangs, et d'un bon pas. La dernière fois que nous avions fait cette balade, la forêt avait été coupée, que dis je massacrée et pendant deux années je n'avais plus voulu y mettre les pieds. Aujourd'hui et depuis, elle a été nettoyée, les arbres repoussent doucement mais ils offrent des espaces ouverts et une belle vue bien dégagée. Nous avons aperçu un faisant. Le niveau des étangs a bien remonté avec les pluies de ces derniers mois et je suis contente de voir que la nature reprend ses droits.

Ce billet aurait dû paraitre hier. Mais comme je n'ai pas eu le temps de le terminer, je l'ai différé. Mais cela me permets de rajouter quelques nouvelles d'hier et d'aujourd'hui.
Donc hier froid et venteux, ma lessive lancée au retour du marché a bien séché. La ponette n'est pas venue. J'ai entrepris de tailler mes rosiers. Le soleil s'est caché derrière les nuages et je n'ai pas eu de belle lumière, pas de photo. Cela m'a mené à aujourd'hui ou j'ai pris les premiers rayons, d'abord ceux du soleil, à la manif où encore beaucoup de monde a fait comme moi. Par contre j'ai dû écourter pour cause de rendez vous, où j'ai pris mes premiers rayons, les autres, ceux qu'on n'aime pas trop. Dans la salle, une ambiance douce se diffusait. Au plafond un décor printanier captivait mon regard. J'étais à l'ombre d'un cerisier en fleurs prometteur d'une belle récolte. Le ciel d'un bleu saphir était parsemé de nuages blancs au milieu desquels un caniche tout blanc jouait à saute mouton. Plus loin Frimousse, mon beau chat blanc, accourait à ma rencontre. Au retour, ma Ponette par un message m'annonçait qu'elle passerait faire du vélo. Je l'ai donc attendue en continuant ma taille de rosiers. J'ai les doigts tout griffés. Nous allons prendre une boisson bien chaude avant qu'elle ne reparte pour la ville. Le soleil déjà bas dans le ciel ne me permets pas d'envisager une promenade. je vais guetter son coucher car la lumière est belle ce soir.
Oui, bof ! pas si belle que ça finalement, je n'ai pu faire qu'une photo, pas intéressante la lumière du coup !
Vassivière en Limousin.
Comme hier il faisait beau, profitant que j'avais le temps, je suis allée prendre les rayons. Mon Lac préféré du secteur brillait sous l'éclat du soleil. La récente pluie en perles sur les branches nues offrait ses reflets. Les fougères toutes étincelantes ondoyaient sous la brise. Le calme de la foret propice à la rêverie, je me suis ressourcée. C'est là bas que je viens quand j'ai envie d'escapade, de montagne et de foret. C'est là bas que je trompe l'ennui et la mélancolie. J'aurais voulu rester encore et voir le soleil se coucher de l'autre côté. Quand je suis repartie, il déclinait à peine, mais lorsque j'arrivais sur la ville, une grosse boule de feu illuminait le ciel. Toute ronde dans l'espace, elle ressemblait à une boule magique dans laquelle je pouvais lire que demain sera un autre jour.
Reste
Cette femme devant sa psyché, se prépare-t-elle à partir ou revient-elle ?
Et s’il y avait quelqu’un derrière elle ?
Dites en quelque chose lundi.
Que vous soyez à la place de l’une, de l’autre, des deux.
À vous de jouer.
Et s’il y avait quelqu’un derrière elle ?
Dites en quelque chose lundi.
Que vous soyez à la place de l’une, de l’autre, des deux.
À vous de jouer.
Je n'ai pas trouvé l'inspiration et je ne peux pas coller l'image, j'ai essayé, piètre résultat. Je ne suis pas d'humeur joueuse.
Il se fait tard et Julie est rentrée hier soir sans même se déshabiller tellement il faisait noir.
Je la contemple ce matin devant son miroir. Elle refait son chignon tel que je l'avais aimé avant de promener mes doigts à la recherche de boucles d'orge désordonnées qu'elle avait façonné pendant des heures. Elle est là prés de moi, sa place encore chaude au creux des draps de soie où nos corps se sont lovés puis aimés jusqu'au petit matin. Julie j'en ai tellement rêvé, elle m'a tellement manqué que je voudrais la garder encore et toujours dans cette chambre sans chaleur où il ne fait bon vivre que parce qu'elle apporte de douceur. Julie ma rousse beauté, avec ses douces rondeurs. Julie, je n'ai qu'un mot à dire : reste !
Les recherches de P'ti - lion.
Il tourne et retourne.
Il entre, il sort.
Il cherche et recherche.
Point de coin et recoin
N'échappent à son oeil vif.
Mais que cherche -t-il en vain ?
Hier pendant la sieste
Il était là qui dort.
Mais s' échappant bien vite
Il n'est pas rentré le soir.
Pourtant un chat blanc
Dans la nuit noire ?
Cela devrait bien se voir.
Alors, dans toutes les pièces
Faisant fi de son désespoir
Il va et il vient sous la pluie
Sut le pré, sur le chemin
Dans la maison, dans le jardin,
Il tourne, il cherche.
Nul lieu, nulle place
N'échappent à son regard malin
Il clame son angoisse
Il l'appelle sur tous les tons,
Petit Lion a perdu son ami Flocon.
Il entre, il sort.
Il cherche et recherche.
Point de coin et recoin
N'échappent à son oeil vif.
Mais que cherche -t-il en vain ?
Hier pendant la sieste
Il était là qui dort.
Mais s' échappant bien vite
Il n'est pas rentré le soir.
Pourtant un chat blanc
Dans la nuit noire ?
Cela devrait bien se voir.
Alors, dans toutes les pièces
Faisant fi de son désespoir
Il va et il vient sous la pluie
Sut le pré, sur le chemin
Dans la maison, dans le jardin,
Il tourne, il cherche.
Nul lieu, nulle place
N'échappent à son regard malin
Il clame son angoisse
Il l'appelle sur tous les tons,
Petit Lion a perdu son ami Flocon.
Inscription à :
Articles (Atom)






























