Jusqu’à Washinton on dit l’avoir entendu. Vance avance la piste des immigrés. Le président de l'association des maires de France, les communistes. Celui de Limoges, la main de Mélenchon. Mais bien sur ! surement un LFIste communiste immigré noir et Arabe de préférence, aussi pendant que vous y êtes.
Le résident de l'Elysée, lui ne voit que du feu et l'occasion de renforcer l'autoritarisme. Des manifestants dans les rue ? Ah bon, où ça ? Une population en colère face à un pouvoir inflexible et sourd aux problèmes et revendications d'un peuple asphyxié par la course foule des prix des biens et denrées de première nécessité, auquel s'ajoute la casse du service public, dont l'éducation Nationale, la Santé et l'ensemble des services sociaux, les transports et tout le reste. Ah bon, mais où ? Et surtout pourquoi ? Non lui ne voit rien. N'entend rien. Le bruit, les clameurs d'un peuple saturé par sa politique en faveur des ultras riches, il s'en fou. Lui ne voit que des dangereux manifestants perturbateurs. Même les casseurs, il ne les voit pas, et pour cause ! il les met tous dans la même nasse.
Si rien ne peut justifier et encore moins accepter la violence avec laquelle nos villes et institutions ont été frappées ce samedi 17 octobre, en marge des manifestations, disons le clairement, cela n'est pas sans rappeler certains évènements de l'Histoire.
Si on cherche à qui profite le crime, on s'apercevra vite que ce n'est pas aux manifestants, qu'ils soient jeunes, étudiants, syndicalistes, salariés, agriculteurs, chômeurs ou retraités, descendus dans la rue pour exprimer leurs justes revendications : salaires, revenus, emploi, services publics, conditions de vie et de travail, avenir, inquiétude face à un dérèglement climatique qui s'emballe, tout cela pendant qu'une infime minorité engrange de super profits et continue la casse de notre tissus économique dans son ensemble.
On s'apercevra aussi que ce n'est pas non plus aux populations ni aux forces politiques d'opposition qui proposent une autre politique que celle de nos chers dirigeants (chers car hors de prix, pas que nous les aimions !)
Peut être que cela profite par contre, justement à ceux qui ne parlent que de répression, de maintien de l'ordre et n'ont qu'un mot à la bouche : sécurité. La sécurité ne peut pas être dans l'insécurité sociale.
A Clermont Ferrand, où je me trouvais, nous n'avons pas pu manifester. Ceux qui étaient déjà place de Jaude y ont été nassés, gazés depuis les toits, matraqués et bien sûr, empêchés de défiler. Lorsque nous sommes arrivés à quelques rues de la place une fumée noire et irrespirable montait de Jaude, le bruit des tirs de lacrimos emplissait l'espace. De manifestants nous n'avons vu que les quelques qui avaient pu s'extirpés des rues en amont de la nasse.
A Limoges, où je ne suis arrivée qu'hier soir à la nuit, quelques fumerolles s'échappaient encore de la mairie devant laquelle s'était rassemblée dans le recueillement, une foule nombreuse et dépitée. C'était comme un deuil. Celui d'une démocratie. Celui d'une République malmenée.
Et cela n'est pas sans nous rappeler que si l'Histoire ne se répète pas toujours de la même manière, il lui arrive de bégayer.
Pour mémoire, rappelons nous du 27 février 1933.
RépondreSupprimerL’incendie du Reichstag, survenu dans la nuit du 27 au 28 février 1933 à Berlin, fut un événement clé qui permit à Adolf Hitler d’instaurer une dictature en Allemagne, notamment via le décret du 28 février suspendant les libertés civiles.
Contexte politique :
Hitler est nommé chancelier le 30 janvier 1933, mais son parti n’a pas la majorité au Reichstag. Des élections sont prévues le 5 mars 1933.
La campagne électorale se déroule dans un climat de violence, marqué par l’intimidation des opposants et la propagande nazie.
(informations tirées de Wikipedia)