Ville. semaine 39/52

 Je ne suis pas là, je suis à la ville lointaine  perdue dans la brume.


Je ne l'aime pas cette ville, mais alors pas du tout. Si j'y vais souvent c'es parce que mes attaches à la pus courte corde sont là bas. Si j'y vais souvent, c'est pour voir ceux que j'aime et qui me manquent. Si j'y vais souvent c'est parce que j'ai besoin d'y aller. Mais je  ne l'aime pas, mais alors pas du tout. 


J'aime Limoges qui est une trés belle ville où je me rends encore de temps en temps. 
Sa gare 


ses bords de Vienne

ses vieux quartiers ses quais et ses ponts.
J'y ai travaillé longtemps, dix huit ans je crois. Plus deux avant il y a encore plus longtemps. J'y vais chez mon médecin, j'y vais faire des emplettes, des promenades,, chez la coiffeuse,  voir des gens dans la rue, celle où je défile avec mes camarades, quand il faut bien protester. 




 Plus de 20 ans ont ainsi passé sans que nous ne nous soyons inquiétés de savoir si on aimait ou pas. Nos enfants sont nés là bas. Y ont vécu leurs premières années, y ont fait leurs premiers pas, y ont prononcé leurs premiers mots, y ont lié leurs premières amitiés. C'est important les premiers pas, les premiers mots, les premiers liens. Je n'ai jamais rompu les miens. En moi, ils sont restés bien présents profondément ancrés. Je suis une fille de la campagne, issue d'un milieu plus que modeste. Je ne dirai jamais que je n'aime pas la ville car elle m'a émancipée, faite exister. D'amitiés profondes en découvertes que je n'aurais jamais rencontrées, j'ai pu m'ouvrir aux autres, à la diversité, à la tolérance,  à la culture. Je ne sais pas si j'aurais connu tout ça si j'étais restée dans ma campagne. Je l'aime ma campagne. Ceux qui me connaissent un peu ou qui me lisent, même que de temps en temps savent combien je suis attachée à mes racines. Mais une question que je me pose : que peuvent être les racines sans les branches ?  J'aime ma campagne, pour sa beauté, pour tout ce qu'elle recèle de bienfaits. J'aime la nature. Mais je crois que j'aime aussi la ville pour l'amour des autres et sa réciprocité. 




2 commentaires:

  1. Il y a des villes plus sympas que d’autres, c’est certain ! Il est vrai aussi que la vie en ville doit apporter une plus grande ouverture vers les autres et tout un tas d’activités, et tu as su te construire une vie riche .
    Je crois qu’on s’adapte de toutes façons au lieu où on vit.
    Notre commune manque de tout, sauf de lotissements qui peu à peu remplacent les champs, mais bon on a notre cocon et on y est pas mal 😉
    Bon dimanche ma Délia 😘

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  2. Merci Fabie. Beaucoup de communes, de quartiers même en ville manquent de tout. Quand on remplace le service public par la rentabilité à tout va, c'est ce qui arrive, avec le reste que je ne nommerai pas. Ici, comme ailleurs, les lotissements empiètent sur les prés, sur les champs. On y cultive l'intolérance, le mépris, le chacun pour soi, l'égoïsme et la peur de l'autre et de sa différence. Tout cela ne peut que conduire au pire. Que faire, si ce n'est résister ? Bonne journée Fabie. Je t'embrasse.

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Ville. semaine 39/52