14 juillet.

 Nous sommes le 14 juillet, n'est ce pas ? Feux d'artifice annulés sauf sur les boulevards du monsieur le président, cet imbécile, roi de l'artifice, alors que la banlieue sud de Paris est en proie aux flammes croit bon d'en rajouter, sans doute. 

Pour ce qu'il en fait lui de la République, pour le respect qu'il a de la démocratie, il nous doit bien ça. J'espère que le bon peuple de France s'en souviendra dans moins d'un an et autrement qu'en choisissant les pires. 

Il fait toujours aussi chaud. La sècheresse e la canicule sont toujours là. Partout ce qui vit est menacé. Mais tout va bien. Ici la guerre, là les caprices de la nature, là bas ceux du canard orange. Bref, tout va bien. Le monde va comme il va. De temps en temps la terre tremble (premiers vers d'un poème d'Aragon, intitulé "un jour, un jour". 

Peut être un jour viendra, couleur d'orange, un jour l'homme cessera d'être un prédateur, je ne veux pas offenser le loup,  pour les autres hommes. 

J'ai célébré le 14 juillet à ma façon, aujourd'hui. J'ai cuisiné un bon steach avec des frites,  avec les pommes de terre de mon jardin chaudement arrachées à la terre (où j'ai fait un malaise, entre parenthèse), ouvert une bouteille de rouge, malgré la chaleur, dégusté un morceau non pas de camembert, mais de saint nectaire, parce que le tour arrive en Auvergne, et que ce fromage en vient. 

Il me revient en mémoire une fameuse étape du tour entre Albi et Aurillac, une fameuse côte dite de Montsalvy un 14 juillet, c'était en  1968Poupou victime d'une terrible chute dû quitter le tour qui fut remporté par Jan Jansen, au finish lors de la dernière étape. L'étape, elle fut remportée par l'Italien Franco Bitossi, maillot vert du tour. Deux jours plus tard, le 16 juillet, jour de mon anniversaire, c'est Jean Pierre Genêt, fidèle parmi les plus fidèles des équipiers de Poulidor qui remportait l'étape à Saint Etienne, berceau de la marque des cycles Mercier. Toute une époque qui défile devant mes yeux, qui s'embuent au passage. 


Parlant de souvenirs, j'en partage souvent ici avec vous. J'ai dans l'idée de les regrouper pour en faire une sorte de recueil, mais je pense que ça n'intéresse personne, évidemment, c'est si banal. A bien sûr, si au moins j'avais fait de la prison comme Sarko, écrire un best seller en deux jours, cela passionnerait les foules, mais moi, petite fille de la terre d'Auvergne, qui voulez vous que cela passionne ? En tout cas pas mes proches ( à l'exception de la Ponette et d'une de mes soeurs qui viennent ici régulièrement). C'est juste une manière pour moi de ne pas  oublier mes souvenirs, ceux qui les ont marqués, et d'en relater les meilleurs moments. Avec ces chaleurs infernales, il est bon pour moi de me remémorer certaines phases  de notre histoire. J'aurais envie d'organiser une rencontre entre les gens qui me sont chers, autour d'un bon repas, de quelques bons verres et d'évoquer ces moments là. Il est de tradition aprés un certain âge de célébrer les dizaines. Je ne suis pas sûre d'atteindre la prochaine, je me dis pourquoi pas la demie dizaine. Elle aura lieu l'an prochain. On dit chiche ?  


12 commentaires:

  1. C'est une excellente idée et tu as raison de ne pas attendre. Nous avons organisé une "cousinade" pour un des anniversaires de ma mère et j'en garde un bon souvenir. Merci pour le poème d'Aragon - dont j'ai trouvé le texte sur le site du PCF du Nord ;-)
    Tu as eu un malaise : vas-tu mieux ?

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  2. Oui, Aragon, le PCF, les fêtes de l'Huma, d'autres beaux souvenirs à écrire en attendant d'hypothétiques cousinades qui ne se feront peut être jamais.
    Oui, malaise coup de chaud. La chaleur je ne la supporte plus. Pourtant j'avais pris mes précautions en me levant dès 6 h pour arracher mes patates. Je me suis remise rapidement en prenant une ou deux heures de repos dans la matinée.

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  3. Pliée en deux pour ramasser les pommes de terre, je comprends que tu aies pu faire un malaise, surtout avec cette chaleur. Ce bon repas a dû te requinquer 👍
    J’avais organisé en surprise un repas d’anniversaire pour les 49 ans de Zhom car nous pensions changer de région, et qu’après il me semblait compliqué d’inviter ses amis… J’ai bien fait, pour ses 50 ans, nous n’avions pas changé de région, mais j’étais en pleins traitements. Donc il faut faire la fête quand on le sent, ne pas attendre obligatoirement les dirzaines 😉
    Ton recueil aura peut-être plus de lecteurs que tu ne le penses, tu racontes avec beaucoup de sensibilité tes souvenirs d’enfance et je pense que le temps passant certaines personnes de ta famille seront bien émues de te lire .
    Je t’embrasse ma Délia 😉

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    1. Il a plu cette nuit et une partie de la matinée, je vais peut être pouvoir profiter du redoux ainsi provoqué et m'adonner à la tâche harassante qui m'attend. pour le reste, on voit au jour le jour, je vous remercie de vos encouragements. Ce sera selon les circonstances du moment. En 2002 je suis contente d'avoir réuni pour mes 50 une belle brochette de gens que j'appréciais. Ma soeur de Bretagne n'était pas là. J'ai failli remettre le couvert 20 ans aprés, pour les 70. C'est l'année où mon mari a subit ses graves opérations. Ce même automne, Nathalie nous quittait. Je n'ai depuis plus trouvé ni la force ni l'énergie de faire la fête. Mais je me dis que quand même, pour ceux qui restent, c'est aussi l'occasion de se retrouver. IL me manque aussi des volontés pour s'investir à mes côtés. Alors, fera, fera pas ? On verra. Pour le recueil, peut être n'est ce que mon égo qui parle, je vais peser tout ça. Merci en tous cas de tes encouragements. Je t'embrasse.

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  4. Claude, on en a déjà souvent parlé toi et moi, de cette idée de "recueil", recueil qui m'a d'ailleurs accompagnée (ou en tout cas une partie de tes écrits) pendant que j'étais immobilisée. Ce que tu écris est passionnant. Je sais que tu ne me crois pas, comme je ne crois pas ceux qui me disent que j'écris bien, mais je t'assure que c'est vrai. Tu as un style bien à toi, ta façon de raconter tire souvent des sourires mais aussi des larmes, c'est toujours émouvant et touchant.
    Maintenant, qui ça intéresse ? peu importe à la limite.
    Je te l'ai déjà raconté, j'ai commencé à parler de ma famille, grands parents, arrière, ma jeunesse, à la demande de ma fille, pour ses garçons qui étaient alors petits. C'était il y a 15 ans, et sur le moment, seule ma sœur m'a lue, la même qui avait fui toute la famille et oublié tous ses souvenirs !
    Mes filles ne se sont mises à me lire que récemment, mais j'ai aussi des cousins (cousins de mes parents ou grands-parents) à qui je l'avais envoyé, pensant que ça les intéresserait peut être, qui en ont été enchantés! Une cousine vient même de m'en commander 6 exemplaires pour des cousins à elle que je ne connais même pas !
    Tout ça pour dire : ça fait longtemps que tu en parles, alors fais le. Si ce n'est que pour la Ponette, c'est déjà beaucoup. Et puis peu importe. Tu as peut être, sans le savoir, un parent plus ou moins éloigné dans ta famille qui serait tellement content de te lire ! (un jour)
    Je pense souvent à tout ce que mes ascendants n'ont pas écrit, et tout ce qu'on ne saura jamais. Cela me frustre, pas parce que je suis curieuse, mais parce que ces gens sans qui nous ne serions pas là m'intéressent, vraiment, du fond du coeur.
    Bon, voilà, tu sais ce qu'il te reste à faire ? 😊

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  5. Et oui, je sais ce qu'il me reste à faire. Et si j le fais un jour, dis toi bien que tu n'y es pas pour rien. Oui, toi et moi, on a souvent vu nos sensibilités se croiser, se rejoindre, voyager ensemble, d'un même pas, d'un même regard. Alors ce n'est pas un hasard si nos routes se rencontrent. Parfois se chevauchent.
    Je crois que mes proches trouveraient tout cela prétentieux, déplacé, même. Alors je me censure. Je me dis qu'ils ont leurs propre vision des choses et leurs propres souvenirs. Jai en tête certaines réflexions, du style :"Ah oui, c'est celle qui se prend pour !" Ouais, tu sais, celle qui sait tout? C'est vrai, elle se croie la psy dont on aimerait bien se passer. " Ben voilà, tout cela me fait un peu reculer et l'ampleur de la tâche n'en est que plus dure à affronter. Mais je te remercie de ton point de vue, neutre et équilibré, qui avec le recul qui lui affère n'en est que plus objectif. Donc je vais en tenir compte. Merci de ton regard. Je t'embrasse.

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  6. Parlant des regrets que nous avons, à propos du manque de communication, je crois bien qu'on est en osmose toi et moi. Peu de temps avant qu'elle ne nous quitte (je ne le savais pas, bien sûr) j'avais interrogé ma mère sur une période de sa vie. Elle m'avait répondu avec beaucoup d'intérêt. Je regrette vraiment qu'elle n'ai pu lire mes récits avant de partir. Son regard était précieux. Je sais qu'elle aimait me lire. Nathalie aussi aimait me lire. Elles ne sont plus là. Je regrette comme toi, cette absence de témoignage sur le passé qui n'est autre que notre histoire. Nos racines en sont beaucoup raccourcies. J'adhère complètement à ce que tu dis.

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  7. Tu as bien fait de te concocter un bon petit repas avec les bonnes pommes de terre de ton jardin. Cela m'aurait beaucoup plu !
    Pour le recueil, vas-y, fais-le si tu en ressens le besoin, n'hésite pas, tu le regretterais. Surtout que tu sais que tu auras déjà deux lectrices, la Ponette et ta sœur. Quant à moi je n'ai pas envie de le faire, de remuer un passé qui ferait pleurer dans les chaumières. J'ai évoqué des bribes, verbalement, aux enfants...
    Ce samedi qui vient, nous serons en cousinades, mais les bancs s'éclaircissent, nous ne serons que 16. Et bonheur pour moi, mon fils sera présent pour la 1ère fois, il est en congé, je pense qu'il sera heureux de revoir ses petits-cousins.
    J'espère que ton malaise a été sans suite et sans conséquences.
    Gros bisous ma Delia, belle journée demain, je t'enverrai un mail avec une photo que tu aimeras ;-) ♥

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  8. C'est toujours un grand plaisir de te lire ma petite maman. Pour le recueil tu sais ce que j'en pense on en a déjà parlé toue les deux. C'est une très bonne idée. Je ne te pousse pas à le faire car je sais que quand la graine sera vraiment mûre elle sortira et s'épanouira. Je trouve trouve toujours passionnant les échanges que l'on a sur tes souvenirs. Ces une partie de mes racines quelques part. Continue de me faire vivre tes souvenirs à travers tes écrits. Ton écriture me touche beaucoup. Des gros bisous maman chérie.

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  9. Cette période de fortes chaleurs serait l'occasion de continuer en effet ce que j'ai commencé depuis trés longtemps. Merci de m'encourager, merci d'être là, merci de ce que tu me fais partager. Ce sont les plus belles pages qui n'ont pas de mots pour être écrites. Je t'embrasse ma Ponette de tous les jours.

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  10. C'est toujours intéressant de garder une trace de ses écrits. Nous sommes faits ainsi, nous les êtres humains. On laisse des traces de notre éphémère passage. ON capte les instants. On fixe les idées. Tu crois que les hommes préhistoriques se posaient la question de qui ça intéresserait, leurs dessins sur les parois des cavernes ? Et pourtant ils l'ont fait.
    Donc je t'encourage à le faire, ne serait-ce que pour ta fille. Quel beau cadeau que d'avoir dans les mains une trace tangible de sa maman chérie.
    C'est ce que j'ai fait moi aussi, il y a deux ans. J'en ai parlé et .
    Merci pour tes passages chez moi.
    Bises étoilées
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  11. Merci Celestine, pour ton avis éclairé (de mille étoiles) et pour ton regard avisé. merci pour tes encouragements. Je ne sais pas si les hommes préhistoriques se posaient ces questions, mais je trouve qu'ils ont bien fait de nous laisser trace de leur passage. Nous sommes tous un maillon en effet de cette longue chaine qui constitue l'éternité. Certains plus précieux que d'autres pour la continuité. Maintenant, je vais aller sur les liens que tu me donnes. moi aussi je t'envoie des bises de ma campagne.

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Casseroles semaine 34/52