Bienveillante Humanité.

Aprés ces jours  bien moroses n'offrant que la possibilité de déprimer, les premiers rayons de soleil étaient une invitation à la fugue, j'en ai profité pour quelques balades, le long de l'eau. Revenir au moulin. Celui ci n'avait plus ses stalactites, ni mites comme l'autre fois.



 Les paysages de verre avaient fait place aux eaux tumultueuses et envahissantes. Les berges encore hautes étaient inabordables,


comme ici cette promenade le long des quais de la Vienne où bancs et tables avaient les pieds dans l'eau. 


Ici la roue à aube avait perdu de sa superbe et des gravats et amoncellements de bouts de branches, de feuilles et autres détritus que la rivière a charrié l'encombraient.





 L'écluse envahie par l'écume bouillonneuse  faisait un bruit fracassant



et la mare aux lentilles débordait sur le chemin.

Plus loin, la pâture ressemblait à un bras de la rivière.



Les quelques vaches encore présentes sur l'ile peinaient à se déplacer pour chercher une herbe rase qui ne pouvait les rassasier. 



Je pensais aux miennes, toujours au chaud l'hiver, que l'on ne sortait pas par temps de pluie, sinon un bref moment juste le temps qu'elles s'alimentent suffisamment. Je me souvient que quand elles n'avaient pas eu leur compte d'herbe fraiche, mon père leur servait à la crèche une ration de fourrage et les frictionnait l'une aprés l'autre avec de la paille pour les réchauffer. C'est bien fini ce temps où l'on avait un peu de compassion pour l'animal. pour l'autre, même, devrais je dire. je ne résistais pas à aller voir de plus prés celles qui paissaient sur la bordure. Marchant dans le sentier boueux couvert de ronces et de fougères, entre la rive et la clôture, je suis tombée, m'entravant dans une ronce. Allongée de tout mon long, j'avais peine à me relever. Une personne venait en face de moi sur le sentier. Me voyant par terre, elle fit demi tour et alla s'assoir un peu plus loin. Faisant semblant de regarder l'écluse et la centrale électrique sur l'autre rive. C'est ainsi que je la vis quand je fus remise sur mes pieds et que je continuais mon périple jusqu'aux vaches. La clôture était par terre, je m'avançais pour prendre quelques photos avant de revenir sur mes pas, car l'heure avançait et je n'avais qu'une petite heure devant moi. Assez pour aller jusqu'à l'autre bout de l'ile. C'est là que je retrouvais la dépouille, ou plutôt des morceaux de dépouille de robot cop. Ici un bras, là une de ses bottes, plus loin un morceau de son armure. Le flot impardonnable avait eu raison de lui. 


La dernière fois, il avait seulement perdu pied et gisait prés de sa canne à pêche un chaussure au bout de sa ligne. 

Je pensais à cette brave personne charitable, qui peut être un jour, quand elle sera vieille  tombera à son tour, je ne serai pas là pour la voir se vautrer, mais  je ne peux m'empêcher de penser qu'elle le mériterait me  réjouis déjà de son embarras. Pour un peu si j'avais des dons, je l'aurais faite tomber dans la passe à poissons !

Punie pour ma mauvaise pensée, arrivant à la maison, je m'aperçus que l'objectif de mon appareil photos avait pris des grains de sable et la bague de réglage ne fonctionne plus. Pourquoi je suis punie deux fois ? C'est quand même pas moi qui ai eu un mauvais comportement !

17 commentaires:

  1. La justice est une idée d'Homme, Delia, pas une idée de la Nature.
    La nature c'est simple, c'est "manger et être mangé" (non, ce n'est pas "manger ou être mangé" tout le monde finit mangé.
    Et il n'y a pas de déchet (encore une création humaine) tout est recyclé, absolument tout.
    Il n'y a que nous pour avoir extrait des produits et en avoir fait des polluants indestructibles qui finiront par avoir notre peau...

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    1. Tout est recyclé, le défunt Robot Cop l'avait été lui aussi mais finalement mangé par la nature, ou plutôt il est retourné à sa destination première, celle que lui avaient attribué les hommes : débris polluant. Il flotte à présent entre Vienne et Charente et se retrouve par particules dans la bonne ville de Saintes.
      La justice ? Mais oui, c'est une invention humaine pour ça qu'elle n'est pas parfaite. Remarque, on parle aussi de la justice de Dieu et moi je la trouve bien pire. Mais comme tu dis justement, la nature, c'est être mangé pour manger, et comme Dieu c'est la nature, voilà le travail !

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  2. C'est honteux le comportement de cette personne, en plus, s'installer pour voir comment tu allais réussir à te relever alors que la terre doit être encore bien grasse, j'espère qu'elle se cassera la figure elle aussi.

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    1. Oui moi aussi, mais faut pas rêver, ça lui arrivera aussi, d'une façon ou d'une autre.

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  3. Bonjour Délia
    un vrai plaisir cette promenade avec le beau temps revenu, ça me change carrément de ma boue (je n'en peux plus de la boue !)
    Je viens te souhaiter avec retard une bonne fête, le pire c'est qu'en début de moi je me suis dit : il ne faut pas que j'oublie, mon excuse c'est que cette année je n'ai pas pu acheter de calendriers comme les autres années ...
    Gros bisous Délia, ainsi qu'aux amis ci dessus !

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    1. Ma fête, c'était hier, pardi. Je reviens de chez l'expert vendeur en photographie. D'aprés lui, le coût du démontage, nettoyage et éventuelle réparation, si quelque chose est cassé, serait plus élevé que le prix d'un autre objectif d'occasion. J'ai opté pour la solution achat d'un neuf mais en plus performant 18x300 au lieu de 18x200, car je voulais de toutes façon un 18x300. Cependant, il a gardé l'appareil pour le dépoussiérer et le nettoyer. Bilan : 500 euros de moins dans mes petites économies ! Pas de bol donc, et d'autant plus qu'à présent il fait beau. Remarque si cela n'avait pas été le cas, hier, je n'aurais rien cassé et je n'aurais pas un genou doublé de volume. Mais l'autre si elle est tombée dans la passe à poisson, elle aura peut être rencontré un requin ? Ou des morceaux de Robot Cop, plus surement !

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  4. en début de mois

    Et j'ai oublié de réagir sur la personne qui s'est débinée quant elle t'a vu par terre, honte sur elle !
    Je me suis cassée deux fois la margoulette dans la boue glissante, j'ai eu de la chance de tomber sans me faire mal et puis j'étais toute seule !

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  5. elle t'a vue

    je n'arrête pas de faire des fautes
    c'est la faute à mon clavier qui a besoin d'être changé .. comme sa maîtresse lol

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  6. Je disais qu'il serait sans doute plus facile de changer le clavier, quant à toi à part tes yeux, du coup j'ai changé le format de mes photos, reste comme tu es. C'est comme ça que tu es le mieux. Enfin si tu peux change aussi ce qui te tracasse et garde le reste.

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  7. Ça fait toujours plaisir de voir qu'il y a toujours quelqu'un sur qui compter... :-(
    Becaud l'avais chanté ♫♫♫

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    1. ta as raison, pourtant combien d'entre nous s'arrêtent devant une main tendue qui quémande une piécette qui ne nous priverait de rien ?
      Combien d'entre nous passe leur chemin sans regarder le pauvre ère du coin de la rue ? Et combien d'entre nous accourt spontanément pour aider quelqu'un ?

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  8. Il y a des jours où il vaut mieux rester couché. Rien ne va. On peut se dire que demain ne sera pas pire !!

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    1. Si cela aurait pu être pire, la rivière était à deux pas. Je ne sais pas nager. Dommage pour l'appareil photo surtout ! Mais tu as raison, malgré le beau temps j'aurais mieux fait de rester au lit. Seulement, il me serait peut être arrivé autre chose ou cela se serait produit le lendemain !

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  9. Je n'en reviens pas de l'incorrection de cette personne qui t'a laissée te débrouiller toute seule !
    Quant à ton appareil photo quelle guigne !
    Ton genou va mieux ?
    Gros bisous Délia

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  10. Oui oui, ma Fabinette, mon genou va mieux. Pour la personne, , ben ma fois, ils sont trop nombreux les gens comme elle, ne soyons pas pareil, il en faut pour sauver l'espèce ! Bisous et bonne journée à toi.

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