Comme je le disais hier en commentaire chez Fabie, à propos de la première "Line Renaud" de la saison

en peu de jours, mon jardin s'est explosé.
Il a plu sans doute pas mal, et toutes les roses sont défraichies. Plus d'iris, plus de glycine, plus de pivoine. On ne peut pas partir tranquille, ici ! Les chats qui étaient en pension chez la Ponette sont revenus. Petit Lion n'a pas été sympa avec Plume, ni avec eux, il s'est sauvé, causant inquiétude et tourments et a fait plein de bêtises. Ce chat est un monstre, tantôt gentil, tantôt méchant.
La nouvelle voiture s'est bien conduite, elle, et heureusement !. Les cartons sont pleins, et en les garnissant, oh, émotion : j'ai trouvé des lettres, une que mon père m'avait écrite en 1983 où il me parlait de ses soucis, des peines et des joies. De celle de quand je reviendrai, quand il viendrait nous chercher mon amoureux et moi, à la gare d'Issoire, pour peu qu'il y ait un train (ah bon des trains y en avait pas tout le temps ? Déjà ! oh, ben alors, ça date pas d'aujourd'hui les dysfonctionnements chez SNCF devenu ouigo ou chépaquoi. De la vie, là bas, loin de la maison, de Marguerite et de ses copines, de la Charmante, la nouvelle qui avait remplacée la vieille que j'aimais tant
et que le remembrement nous avait fait perdre.

Des mauvais pâturages donnés en échange des bons prés des Enclos, où l'herbe pousse moins bonne, moins vite et peuplée de joncs trop durs pour leurs mauvaises dents. Tout ce qui fait une vie, quand comme lui, on est paysan et qu'on essaie de vivre de sa terre, aussi ingrate qu'elle soit, mais qui était sienne avant qu'à d'autres elle appartienne. Une vie de labeur à la faire produire, à la travailler avant qu'on la lui vole, comme ce fut le cas.
Outre cette lettre, un livre aussi, avec cette dédicace :" A la mamy Simone, en souvenir des bons moments au coin du feu, où les idées que j'essaie de partager, étaient déjà présentes sous d'autres formes" signé André Chassaigne.
Ce livre intitulé "Pour une terre commune", paru en septembre 2010, avait été offert par ma nièce à sa grand mère, pour qui elle avait demandé cette dédicace. Mon père, lui était parti déjà depuis prés de 20 ans et Monsieur le député Chassaigne, proche des gens simples, se souvenait des discussions à la maison, prés du bon feu devant un bon canon, accompagné du bon vieux pain, du jambon et du saucisson.
D'autres ouvrages n'ont pas été conservés, mais celui ci fut soigneusement emballé dans le carton destiné aux "livres à conserver précieusement".
Naturellement pas encore eu le temps de faire réellement des visites aux uns et aux autres. Pas de photos, pas de balade (cela me frustre terriblement). Une petite escapade chez ma soeur pour lui souhaiter avec retard un bon anniversaire. Un repas improvisé avec la venue de ses enfants, comme il a grandi le bébé de son fils et comme il lui ressemble avec ses belles bouclettes, un peu comme elle aussi quand elle était enfant (tous les parents ne se ressemblent pas et heureusement !😉à une mamy qui aimerait bien pouvoir en dire autant). Se retrouver ensemble et partager encore un peu ce qu'il nous reste de bon dans ce monde pourri de fous furieux.
Encore des aller-retours pour les deux ou trois semaines qui viennent puis le bouquet final, le grand saut, feu d'artifice de longs mois d'attente et de sacrifices aura lieu. Un autre décor s'invitera à mes yeux, avec 3 bons étages d'un mauvais escalier à la place d'une vieille traque d'ascenseur qu'on est bien content de trouver.
Si je ne suis pas hyper motivée par ce futur compliqué pour moi, je suis contente pour mon fils qui aura bien mérité ce nouveau confort (lui a des jambes bien meilleures que les miennes) où il n'aura pas à subir canicules et froids sibériens, suivant le désordre des saisons. Il me faudrait un coeur tout neuf, des jambes de moins de 40 ans, un souffle d'alpiniste et agilité de chamois pour apprécier parfaitement ce changement, mais ce ne sera que le temps de courts séjours et j'aurai la joie de profiter de bonnes conditions d'hébergement. Il faut bien qu'il y ai des compensations, non ?
Tout cela est très émouvant Délia :-)
RépondreSupprimerMerci. Je pense que cela m'aurait au moins permis de trouver un angle plus intéressant pour le sujet de dimanche, mais voilà, j'avais écrit déjà sur le sujet des émotions.
RépondreSupprimerJe comprends ton émotion d’avoir retrouver ces trésors en faisant les cartons, et cela m’émeut aussi.
RépondreSupprimerPour les escaliers, je compatis, mon fils avait les mêmes dans son appartement, je n’y suis allée qu’une fois 😉 Bon en plus on ne pouvait pas se garer…
Ici aussi tout est bien arrosé, tes roses sont superbes 🤩
Je t’embrasse ma Délia
Je plains surtout les déménageurs ! Mais quelle idée il a eu ce sacré bougre de gamin ? Pour les roses, la pluie a tout abimé, elles sont couvertes de pucerons et de taches noire et certaines ont les feuilles complètement sèches, genre passés au grill. J'ai préparé ma solution magique : bicarbonate + savon noir+ vinaigre blanc. On verra bien s'il ne pleut pas d'abord, ce que donnera le résultat. Bon courage Fabie et Zhom. Je vous embrasse.
RépondreSupprimer