Au printemps de quoi révons nous ?

De soleil et d'aventure, de beaux jours et de fleurs nouvelles, de feuillages et de pâturage, mais pas que.
Cet après midi, la première belle après midi depuis bien longtemps, j'aurais dû aller me promener, profiter du ciel enfin bleu, et du soleil enfin chaud, mais pas trop. De la campagne renaissante, des chants d'oiseaux. Mais voilà, j'ai fait un autre choix. Celui d'aller dire à un directeur d’hôpital que les merles ne chanteront pas toujours comme les grives, surtout s'il continue sa politique de suppression de lits, de personnel, d'avantages acquis. Notre CHU en effet perd de sa substance depuis quelques années déjà. Si bien que dernièrement, un classement des plus mauvais hôpitaux de France en matière de services d'urgences le place en 3eme position derrière de petits hôpitaux de campagne. Donc premier d'une grande ville de plus de 100 000 habitants.

Des personnels dont des médecins épuisés par des rythmes de travail sans cesse aggravés, une précarité galopante, des patients mécontents,  et un directeur satisfait qui s'est fait l'avocat de la politique d'austérité et de destruction des services publics dont celui de la santé devant plus de 200 personnes venues l'interpeller, voilà le bilan de cette journée de lutte pour des rêves fous : ceux de pouvoir vivre dignement pour les uns, se soigner décemment pour d'autres, et ne pas mourir en instance faute de soin, dans un couloir d'hôpital vandalisé par le profit, la gestion des coûts au moins disant et l'irresponsabilité de nos dirigeants politiques.
 
200 salariés du CHU ont manifesté ce jeudi 5 avril. / © F3 - Annaïck Demars
ce jour devant le CHU (image du net)


Comme les cheminots contre la réforme de la SNCF, comme les enseignants contre celle de l'éducation et de l'université, comme les électriciens et gaziers contre le bradage de l'énergie aux grands groupes privés, comme les postiers et beaucoup d'autres qui défendent le service public et leurs emplois, leurs statut et leurs conditions de vie et de travail, , en tant qu'usagers, nous avons tout intérêt a nous mobiliser à leur côté si on ne veut pas voir notre pays régresser à un niveau inférieur à celui d'avant la révolution. Dire non pendant qu'il en est encore temps, à cette société dirigée par la finance pour la finance.


Je crois en l'humain, en ses valeurs, je crois qu'il est toujours possible d'arrêter le massacre entrepris contre les peuples. Vive les jours heureux !

6 commentaires:

  1. entièrement d'accord avec vous

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  2. Ça fait plaisir ! merci de votre soutien et de venir apporter une pierre à l'édifice de la résistance.

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  3. Que dire de plus, que tu as très bien dit ! Je suis complétement d'accord avec toi.

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  4. Bonjour Xoulec, je crois qu'on n'a pas fini !

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  5. Comme on se retrouve!
    Remettre l'humain au centre, c'est une évidence. Sauf pour ceux qui pensent avec leur porte monnaie. Ce qui est le cas de ceux qui nous gouvernent.

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    1. Bonjour Anne, je crois bien oui ! Je crois aussi que ceux qui ont mis en place ces derniers par intérêt pour les uns et par égocentrisme et individualisme pour les autres, ne sont pas du même monde que nous ! Je voudrais te mettre un lien vers une chanson de Jean Marie Vivier, mais je n'y parviens pas, je crois que je vais faire autrement et le mettre dans un prochain post.

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Elle part. Comme on part prendre le train. Tout au bout de la route et de notre chemin Elle part vivre sa vie ma boucle de Sarrasin. El...