La chanson des blés d'or

Mignonne, quand la lune éclaire
La plaine aux bruits mélodieux,
Lorsque l'étoile du mystère
Revient sourire aux amoureux,
As-tu parfois sur la colline,
Parmi les souffles caressants,
Entendu la chanson divine
Que chantent les blés frémissants ?

Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encore,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
Nous irons écouter la chanson des blés d'or !
                         ~~~~~~~~~~~

Que d'émotion ! Que d'émotion ! Oui, que d'émotions en regardant ce film magnifique "Les gardiennes" d'après le roman de Perochon. Certes il n'en est pas la fidèle réplique, mais quel grand hommage à toutes ces femmes qui ont fait tourner la machine et  bouillir la marmite, toutes ces années durant. Prenant soin des enfants, des aïeux et des biens pour qu'à leur retour les valeureux soldats retrouvent en bon état ce qu'ils avaient laissé en partant au combat.  Et quelle émotion en entendant Iris Bry interpréter cette jolie mélodie que mon grand père, le père de ma mère aimait chanter lors des banquets de batteuse, des mariages ou des bals à l'entre deux guerres. Me reviennent  en mémoire tant de souvenirs et tant d'anecdotes racontées par ma mère évoquant ce passé. Évoquant cette époque mais aussi celle qui a suivi. Fille de la terre, chaque scène de ce film m'a renvoyé à mes propres racines, Hortense, c'est la femme forte comme l'était de nombreuses paysannes, elle m'évoque la Francine que j'évoquais lors de mon  précédant billet. C'est aussi l'Anna, ma tante qui du faire face durant la seconde guerre, son mari prisonnier durant plus de cinq ans. Et puis ce sont mes deux grand mères à qui je pense souvent. A travers Clovis de retour de guerre, je revois aussi mon père et sa propre émotion lors de l'achat de son premier tracteur.
Dans les années cinquante, qui furent celles de ma prime enfance, j'ai eu à vivre les scènes de labours, de semailles,  et de moissons. Les gestes des actrices sont précis, appliqués, comme si ce métier de la terre, était le leur. Les attelages, conduits par Francine ressemblaient étrangement à ceux conduits par maman, par l'autre Francine, par Odette, par Anna et par bien d'autres. Esclaves des travaux des champs, elles étaient considérées sans profession. Toutes de condition si laborieuse pourtant. Femmes de mon enfance, je vous aime éperdument. Ce film est comme une ode à vous toutes, c'est pour cela que je l'ai beaucoup, beaucoup aimé.
Et la Ponette qui me dit en sortant :"pendant tout le film j'ai pensais à ma grand mère !"
Je n'ai moi même pas cessé de penser à maman. Merci Ponette, je t'aime tant !

3 commentaires:

  1. Bonjour Délia,
    pour commencer je croyais que la poésie était de toi :-)
    Tu parles si bien de ce film que cela donne vraiment envie de le voir. Mais je comprends, il a fait vibrer tant de choses en toi...
    Tu devais en avoir les larmes aux yeux..

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  2. Merveilleuse chanson d'une époque enfuie. Beaucoup d'émotion dans ton billet, délia.
    J'aime beaucoup !
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Merci les filles ! oui beaucoup d'émotion. La Ponette, toute retournée en a écrit deux textes ce matin, dont une lettre à sa grand mère. Si j'osais lui demander de les mettre en commentaires, je ne suis pas sûre qu'elle accepterait. Mais c'est dommage.
    Quelques larmes ? Oui, bien sûr en écoutant la chanson des blé d'or ( chanson d'Armand Mestral)à la fin du film, quand la Ponette m'a dit "pendant tout le film, j'ai pensé à ma grand mère", mes larmes ont surgit et se sont misent à couler en cascades d'une émotion continue et contenue pendant les 2 heures qu'a duré le film.

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