Souvenir(s) semaine 44/52


ma maison natale

1er novembre, jour  de la toussaint, fête dédiée à tous les saints. Journée de recueillement et du souvenir.  Faut - il un jour particulier pour penser à ceux que nous aimons ? A ceux présents, comme à ceux qui nous ont quittés ?  Moi c'est tous les jours que je pense à eux, d'un biais ou d'un autre. 

Le monde de mes souvenirs est immense. J'aime les retrouver, les partager, même. Et mes lectrices préférées me disent être intéressées par ce que je leur raconte, ici, comme ailleurs.

Même si je ne sais pas exactement à quand remontent les premiers, ceux de mon enfance sont précieux. Source de bonheur. Source de plaisir. Source d'amour pour beaucoup. Pourtant certains sont tristes. Empreints de nostalgie. De ma campagne à la ville, de la trés grande ville à une autre campagne, ils émaillent, illuminent et émerveillent ce qui reste de mes nuits, de mes jours aussi. 

Si je devais en partager un ici, je serais bien embarrassée. Tant de choses me viennent à l'esprit. C'est pourquoi je ne le ferai pas. Je vous parlerai seulement  de mains. D'abord celle de maman. Si douce et réconfortante. Rassurante par tous les temps. Qu'ils soient de querelle, ou de mauvais temps. Quand vint pour moi le jour de quitter la ferme pour l'école, c'est celle qui m'accompagna des jours durant. Quand vinrent les premiers tourments, c'est encore elle qui me guida. La main de maman. 

Maman, Nathalie sur le chemin de la Grande Sagne, en lisière du bois des Barthes avec Nours et sa copine Missou


Il y avait aussi celle de mon père. Ferme et lourde sur mes doigts encore fluets.  Quand je quittais définitivement la maison familiale, c'est elle qui fit fleurir les premiers mots tracés sur l'enveloppe tant attendue, avec à l'intérieur, les nouvelles qui me parleraient de là bas. Là où mon coeur n'a jamais cessé d'être. Là bas tout prés des bois. Au coeur de l'Auvergne où croisées à jamais, en les évoquant,  je retrouve le chemin tracé pour toujours et que je ne dévierais pas. La main de papa. 

Le bois des Barthes, au loin le Puy de Dôme








Silence semaine 43/52

 Au bruit succède le silence. Enfin presque. Il y des silences encore plus assourdissants que le bruit. Pour exemple celui du méprisant de la république et de son .gouv en réponse au despoir des populations, des plus jeunes aux plus agés, aucun  ne trouvera ni grace ni SOLUTION À SES PROBLÈMES.  Au contraire. C’est le bruit des bottes qui couvrira le cri du peuple outragé, méprisé, maltraité, matraqué. Et c’est bien connu, la mlsère se vit cachée, sans bruit.

Bruit. semaine 42/52

 Jusqu’à Washinton on dit l’avoir entendu. Vance avance la piste des immigrés. Le président de l'association des maires de France, les communistes. Celui de Limoges, la main de Mélenchon. Mais bien sur ! surement un LFIste communiste immigré noir et Arabe de préférence, aussi pendant que vous y êtes. 

Le résident de l'Elysée, lui ne voit que du feu et l'occasion de renforcer l'autoritarisme. Des manifestants dans les rue ? Ah bon, où ça ? Une population en colère face à un pouvoir inflexible et sourd aux problèmes et revendications d'un peuple asphyxié par la course foule des prix des biens et denrées de première nécessité, auquel s'ajoute la  casse du service public, dont l'éducation Nationale, la Santé et l'ensemble des services sociaux, les transports et tout le reste. Ah bon, mais où ? Et surtout pourquoi ? Non lui ne voit rien. N'entend rien. Le bruit, les clameurs d'un peuple saturé par sa politique en faveur des ultras riches, il s'en fou. Lui ne voit que des dangereux manifestants perturbateurs. Même les casseurs, il ne les voit pas, et pour cause ! il les met tous dans la même nasse. 

Si rien ne peut justifier et encore moins accepter la violence avec laquelle nos villes et institutions ont été frappées ce samedi 17 octobre, en marge des manifestations, disons le clairement, cela n'est pas sans rappeler certains évènements de l'Histoire.  

Si on cherche à qui profite le crime, on s'apercevra vite que ce n'est pas aux manifestants, qu'ils  soient jeunes, étudiants, syndicalistes, salariés, agriculteurs, chômeurs ou retraités, descendus dans la rue pour exprimer  leurs justes revendications : salaires, revenus, emploi, services publics, conditions de vie et de travail, avenir, inquiétude face à un dérèglement climatique qui s'emballe, tout cela pendant qu'une infime minorité engrange de super profits et continue la casse de notre tissus économique dans son ensemble. 

On s'apercevra aussi que ce n'est pas non plus aux populations ni aux forces politiques d'opposition qui proposent une autre politique que celle de nos chers dirigeants (chers car hors de prix, pas que nous les aimions !)

Peut être que cela profite par contre, justement à ceux qui ne parlent que de répression, de maintien de l'ordre et n'ont qu'un mot à la bouche : sécurité. La sécurité ne peut pas être dans l'insécurité sociale.

A Clermont Ferrand, où je me trouvais, nous n'avons pas pu manifester. Ceux qui étaient déjà place de Jaude y ont été nassés, gazés depuis les toits, matraqués et bien sûr, empêchés de défiler. Lorsque nous sommes arrivés à quelques rues de la place une fumée noire et irrespirable montait  de Jaude, le bruit des tirs de lacrimos emplissait l'espace. De manifestants nous n'avons vu que les quelques qui avaient pu s'extirpés des rues en amont de la nasse. 

A Limoges, où je ne suis arrivée qu'hier soir à la nuit, quelques fumerolles s'échappaient encore de la mairie devant laquelle s'était rassemblée dans le recueillement, une foule nombreuse et dépitée.  C'était comme un deuil. Celui d'une démocratie. Celui d'une République malmenée. 

Et cela n'est pas sans nous rappeler que si l'Histoire ne se répète pas toujours de la même manière, il lui arrive de bégayer. 

 Pour mémoire, rappelons nous du 27 février 1933. 

Invisible semaine41/52

 Que peut bien donner une photo invisible ?




Encore que, on y voit du noir en ce moment, pas du bleu, ni la vie en rose !

Samedi soir dernier, gros orage. Il a plu à torrent. La gouttière du voisin TDC débordait et inondait chez nous. Par contre, lui si prompt à s'occuper de nos activités au point que dès que nous mettons le nez dehors, le sien pointe à l''horizon, là, il  était invisible.

Autre question de visibilité, au cours de notre dernière épopée, le Patou a perdu son couteau. Nous avons refait la même balade avec la Ponette  et son chien détective, deux jours plus tard,


mais de couteau, point trouvé. Perdu en route, il restait invisible. Dommage car c'était un vrai couteau, pas un couteau Suisse à la Mac Gyver, non, un couteau fabriqué à Thiers, la capitale de la coutellerie.



Thiers, bien perchée sur sa montagne, dont on aime à dire que de n'importe où que l'on se place on n'en voit que le tiers, les deux autres étant invisibles. 

Thiers où je suis allée une ou deux fois, il y a longtemps
 mais où je n'ai jamais fait de photo qui de ce fait va resté invisible ici. 

Ce n'est pas tout ! si le couteau a été perdu, c'est que la poche était percée. Autre conséquence, si la poche était percée, j'ai du la raccommoder. Et là, je vous l'assure, je ne suis pas bonne en couture. En tout cas, je ne suis pas la reine de la couture invisible. La preuve !

Vous voyez  le travail ?

Improvisation semaine 40/52

 Thème large et ouvert. Il me convient tout à fait. J'improvise souvent.  Tant en cuisine qu'en création. Tant en terme d'occupation que de villégiature. Souvent au dernier moment je change mes plans. Cela me vaut parfois quelques surprises. J'avoue que cela me procure souvent un sentiment de liberté avec moi même et mon emploi du temps.

Plutôt sur le pouce et à la dernière seconde que longtemps à l'avance. Confirmant ainsi l'adage de mon grand père, selon lequel compter à l'avance c'était compter deux fois. Par paresse et par commodité, je préfère compter le moins possible, donc plutôt une que deux. Par contre illustrer le mot de la semaine, si cela ne me semble pas difficile, m'offre l'embarras du choix. 

Que vais je trouver ? 

Ma dernière balade afin de profiter des derniers jours de septembre pourrait bien  m'offrir ce choix.

Le lac de Vassivière en Limousin,  avec ses 1 000 ha d'étendue d'eau et ses 45 km de rivages, un des plus grands lacs artificiels de France offre des airs de Canada. trois ans jour pour jour séparent ces 2 photos prises au même endroit


ainsi que ces 2 autres, au même endroit également




Il manque environ 8 m de hauteur d'eau en moyenne. Le niveau continue de baisser et depuis mardi, la navigation est interdite sur le lac. Presque 6 mois sans pluie, mis à part quelques pluies éparses de nature à ne même pas noyer une grenouille. 



 Il  ressemble à un paysage lunaire par endroits.
Pourtant, il reste si plein de charme que j'ai apprécié faire le tour complet de l'ile où les couleurs de l'automne déjà s'affichaient.


La tomée du soir offrait quelques reflets propices à l'improvisation de tableaux spectaculaires autant qu'improbables.





C'était beau.  Préoccupant, mais beau. 

Les vaches du presbytère

Il y a 3 ans, j'avais pris ces photos, c'était en octobre aussi, le 21 je crois. 




Hier j'ai refait cette même balade. La rivière en contre bas du presbytère était à sec. 


Laissant découvrir en son lit presqu' inperceptibles des rochers moussus sur lesquels tombent les premières feuilles de l'automne. Sur les rives, les pauvres vaches, cherchent une herbe quasiment disparue et peinent à se nourrir des quelques feuilles encore présentes. 

A mesure que nous progressons sur la route balisée, nous apercevons le village entre les feuillages clairsemés. 

Puis nous tombons sur ce joli pont de pierre

avant de continuer notre balade entre les murets.  Les murets, c'est l'intitulé de ce circuit qui nous fait apprécier un joli bâti et un patrimoine exceptionnel.




Jusqu'à l'arbre indélicat qui nous montre ses fesses. 

Puis nous poursuivons  entre les murs jusqu'à la zone de démarcation où des jardins potagers métropolitains devaient voir le jour.  Et là, je vous laisse apprécier l'état de cette zone pour qui un troupeau de jolies vaches brune tâchées de blanc, fut décimé.







Passant par le joli hameau bordé jadis par un étang, nous avons continuer notre chemin

Passant à l'ombre d'un ancien monastère édifier en l'honneur du saint patron de la paroisse

jusqu'à la croix de saint Gaucher qui ne protège  décidément pas grand chose



Pauvres vaches mortes pour rien. Pauvre monde prêt à tout et propre à rien ! 
J'en avais parlé déjà, même la presse locale s'en était émue dans un article publié en octobre 2022. ici

La saint Michel.

 Nous sommes le 29 septembre, jour de la Saint Michel. Traditionnellement ce jour correspondait au renouvellement des baux ruraux. Beaucoup de fermes se vidaient, entrainant misère et vagabondage des  moins fortunés. C'est lors des foires de la Saint Michel que les fermiers et métayers devaient quitter la ferme où ils louaient leurs bras, avec femmes, enfants, leur peu de cheptel s'ils en avaient leur rudimentaire mobilier et souvent les nippes qu'ils portaient. Vous souvenez vous peut être de cette image extraite de l'Arbre aux sabots, palme d'or du festival de Canne 1978,  où l'on voit une famille de métayer chassée de sa ferme pour une paire de sabots.  

l'arbre aux sabots

S'ils n'avaient pas trouvé un  nouveau bail, c'était catastrophique pour eux, commençait alors une période d'errance fort difficile. 






Les valets, servantes et ouvriers agricoles louaient leurs bras lors de ces foires traditionnelles. 





C'est en 1946  à la libération sous le ministère de François Billoux, alors ministre communiste de l'agriculture que le statut des fermiers s'est amélioré avec la quasi  transformation du statut de métayage  et son abandon au profit du fermage.

Souvenir(s) semaine 44/52