Partie de campagne 2 ou un retour pas si tranquille que ça.

 Donc comme je le sous entends dans mon précédent sujet, notre aventure était loin d'être terminée. Le lendemain du jour d'avant nous a vu visiter nos petits diables et pour le plus grand bonheur du plus grand des petits diables, j'avais oublié mon appareil à la maison.  J'ai bien regretté de n'avoir pas fait l'effort de rouvrir la porte pour le récupérer, feignasse comme je suis ! Nous avons quand même passé un excellent aprés midi. Le soleil était de la  partie, j'aurais eu l'occasion de faire de belles photos, mais voilà ! comme la veille quand j'ai négligé de m'arrêter pour photographier deux magnifiques faisans qui du reste se seraient vite envolés à mon approche !   occupés à se raconter des histoires de chasse au bord du fossé, qu'ils étaient. 

Par contre le lendemain, nous sommes parties à la chasse au fromage, pas à celui de 4 semaines, non celui là nous le laissons aux amateurs de mauvaise bouche. Et là ce fut un festival ! plein de bons fromages, plein de délices et spécialités, de quoi remplir un coffre et vider un porte monnaie !

En passant un petit tour du bourg de Cunlhat



Et sur le retour , évidemment !

 C'est donc avec l'entrain que donne une telle satisfaction que l'aprés midi nous vit rechausser chaussures de marche, bâtons de pèlerin en main parcourir le canton de Saint germain avec lequel j'eus envie de me réconcilier soudain. J'ai pu vous dire ailleurs et ici lors de différents échanges, combien Saint Germain l'Herm était pour moi,  synonyme de torture ! Et bien cela n'a pas changé, voyez vous. Je ne veux plus que personne ne me parle plus jamais de tout ce qui est plus haut et plus Sud Ouest d'Aix La Fayette ! 

La balade fut une série de faux chemins, de fausses directions, de faux balisages, de côtes abruptes et de descentes ravinées saccagées par les forestiers. Et là j'ai eu un gros coup de blues en pensant à la souffrance infligée à tous ces arbres, massacrés, martyrisés, violentés, mais pas libérés ! Ouille ouille ! la si belle forêt ! 300 mètres de dénivelé sur moins de 7 km, 50 mètres sur le dernier  ! Aïe Aïe Aïe ! Mes jambes et celles de la Ponette n'en pouvaient plus !




Bien que la majeure partie de la balade se soit déroulée dans les bois, je n'ai pas pris de photo de la forêt au dessus de Saint Germain sans aucun intérêt, (la mienne est bien plus belle !) réservant mes prises aux lieux à découverts, ayant bien plus de charme.
Forêt qui nous a quand même réservé d'autres belles prises !

Aprés plusieurs écarts dû au mauvais balisage ou à son absence, nous avons enfin retrouvé notre itinéraire, mais ce fut laborieux !

La fraicheur du Doulon ne nous ayant qu'à peine offert une petite pause, nous sommes reparties à l'assaut de la colline d'en face de celle que nous avions gravie puis descendue avec tant de difficultés.

 

Puis ce fut enfin le retour sur un passage abrupte qui ressemblait plus à de l'escalade  qu'à une promenade de santé ! 

Ainsi nous n'avions pas fait ce que nous avions prévu au départ, mais l'heure tardive allait nous réserver bien de bien belles surprises, arrivées à Aix La Fayette  avec une vue bien dégagée à 180 degrés

sur les monts Dôme
coucher de soleil sur les Monts Dore

Sur le Cantal et le Cézalier

Décidément la nature sait nous gâter si on sait l'aimer !

Hélas une semaine passe si vite ! le lendemain, profitant de son jour de liberté de l'une de nos petite maman nous avions promis une visite à sa petite famille, avant de regagner nos pénates...  mais sur le trajet en allant faire un petit coucou au jardin de nos chers aînés : parents ou grands parents, nous ne pouvons les oublier.

les brumes automnales se levaient sur les Liards et au loin sur la Comté


C'est donc cette dernière mission accomplie que nous sommes reparties apaisées, vers un autre jardin où la vie s'épanouie dans toute sa puissance.

Petit bonhomme s'empresse de remplir son panier.

L'Allier déroule son fil
Corent sur sa colline perché nous regarde nous promener... et admirer les  couleurs chatoyantes d'une vigne vierge enflammée (la vigne du moins.  La vierge ? Il serait temps qu'elle le soit si elle ne veut pas le rester !)

Le lendemain nous avions décidé de rester un peu et de prolonger ces instants précieux dont on ne sait pas quand on pourra les retrouver.
Mais hélas, trop courte la journée et il va bien falloir repenser à rentrer ! enfin si madame qui nous transporte le veut bien ! 

Car évidemment l'aventure ne s'arrête pas là, enfin pas comme ça !

Au plein milieu d'une rue en pente (c'est ça l'Auvergne ! toujours en pente !) la teuf ne voulant rien savoir, nous avons créé notre petit bouchon dominical ! Mais qui dit circulation bloquée, dit aussi secours assuré et de bien braves gens nous ont aidé à pousser madame sur le côté, où heureusement une place de stationnement nous attendait. Nous étions dimanche, il pleuvait...

Sous la protection du seigneur hôte de l'église Saint Joseph tout à proximité, mon grand assura les secours qui allaient  nous permettre de repartir. Qu'ils furent longs les presque 200 km !  Avec quelle angoisse aussi, nous les avons accomplis ! Toujours est-il que nous sommes cependant, arrivées à bon port, mais que la suite envisagée a pris une autre tournure qui vous voit entrain de me lire et moi de me morfondre avec mes projets avortés !

Si madame veut bien se donner la peine et si le président des ultras riches et des choses qui les concernent nous le permettent encore, ce sera pour plus tard, j'attends depuis mars, je peux bien attendre encore !


 




11 commentaires:

  1. Oh la la que de péripéties ! et des photos merveilleuses malgré tout, cela te fera quand même de beaux souvenirs pour plus tard :-)
    Quelle guigne ce problème de voiture qui met tous tes projets à l'eau ! tu dois être fort déçue et j'en suis désolée pour toi..
    Mais comme on dit "ce qui est pris n'est plus à prendre" et c'est toujours ça que les yankies n'auront pas :-)
    De gros bisous, Délia, bonne journée !

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    1. Tu as raison, faut rien leur laisser aux yankies !

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  2. Pfff, c'est la plaie les voitures ! On se ruine toujours en réparation ! Bon, le coin était joli quand même, j'aurais eu dumal moi aussi avec les montées et les descentes ! ;)

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    1. C'est ça, on a quand même profité de la semaine et ce qui est pris est pris.

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  3. Il est fort mignon le petit bonhomme, je crains fort de ne pas voir mes petites filles pendant les vacances.
    Tu as traversé de forts beaux coins.

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  4. Bon la voiture a eu la "gentillesse' de ne tomber en panne qu'après une semaine de vacances, cela aurait pu être au départ (je dis cela car ça m'est arrivé).
    De bien jolies photos sur tes deux articles, et de bien beaux souvenirs aussi, de quoi te redonner quelques forces après ces longs mois d'attente pour pouvoir t'évader un peu !
    Gros bisous Délia

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  5. Que la campagne est belle. On est bien loin de Paris. Une balade bien sportive avec une fin un peu ennuyeuse. Ah, les pannes de voiture, c'est toujours désagréable!

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  6. Belle promenade.
    Dommage que ta voiture soit tombée en rade.
    Mais si tu habitais dans mon coin, entre la maison et le Sacré Coeur, sur 1100 m il y a 74 m de dénivellation...

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  7. Bonjour Délia; et bien que d'aventures dans ce trajet, je vois que les vaches étaient toujours au rendez-vous. Ce sont des coins superbes et pour les balades quel plaisir ce doit être?; je te souhaite un bon wekk-end pas trop perturbé par le couvre feu, on se croirait du temps de la guerre. Bisous.

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Spleen (le jeune)

 Pas bien facile d'écrire en ce moment. La vie qui vient la vie qui va. Souvent la même avec ses enchantements ou pas. Il faut bien dire...