Droit et Devoir d'etoffe

Sur une proposition de Lakévio, intégrer dans le texte la phrase suivante : 

"Au lieu donc de me laisser aller au désespoir, j'ai pris le parti de mélancolie active pour autant que j'avais la puissance d'activité, en d'autres termes j'ai préféré la mélancolie qui espère et qui aspire et qui cherche, à celle qui, morne et stagnante, désespère."



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 Ce début d'année 2019 sera bien dans la veine de l'année précédente. Que dis je ? Des années précédentes. Jupiter en son langage l'a confirmé  : cette année on continue : les retraites, la sécu, la réforme de l'état, et bien d'autres choses encore dont je ne vous parle pas... il n'y a pas de raison qu'on arrête, je suis suis là pour appliquer "mon" programme et je le ferai. 
Fin de non recevoir.
Gilets jaunes, bonnets phrygiens, chiffons rouges, blousons noirs, chapeaux melon et bottes de cuirs, vous pouvez tous descendre dans la rue, me traquer sur les ronds points, me narguer sur les réseaux, m'alpaguer dans les assemblées, me dénigrer sur vos blogs... je n'en ferai qu'à ma guise, celle qu'en grand duc de la finance, pour laquelle j'ai été choisi. Et son programme, dicté par les richissimes banquiers, par l'Europe à leur service  et par les financiers du monde entiers, c'est celui qu'il nous inflige !
  
Bon ben, alors si c'est comme ça, pas la peine de faire croire aux bougres que nous sommes, qu'on nous écoute puisqu'on ne nous entend pas. Pas la peine de faire tant de discours puisqu'on reste sourd à toute marque de bon sens. 
On a bien remarqué que pour tous ceux là, qui n'aspirent qu'à dévorer le festin commun, il y a une certaine confusion entre les intérêts   collectifs et leurs intérêts particuliers. Mais à ce point ? 
C'en est tellement écoeurant que les trois quart de la planète en crève et nous avec. Désespérant !

Pourtant sous la pression de la rue, il arrive que l'édifice vacille. Que quelques coups bien assénés déstabilisent et qu'afin de préserver un peu plus longtemps ses privilèges, la classe dominante, consente à quelques sacrifices momentanés. Chose qu'à la première occasion elle rattrapera
 et bonifiera  quand la foule rendormie se calmera. 
Tout est question de circonstances. Choisir les bonnes ne s'improvise pas. Déstabiliser ne suffit pas. Pour qu'un édifice s'ébranle, il faut toucher la pierre angulaire. La toute petite pierre qui au coeur du maillage de la construction, entrainera toutes les autres. Et si cette pierre, c'était Bénalla ? Ou autre chose, ou un autre quelqu'un ? N'y a-t-il pas quelque part quelque chose qui fera qu'un jour petit marquis et ses laquais devront rabattre leur caquet ?
 Car par Jupiter ou par un autre, il ne serait pas le premier qui droit dans ses bottes aurait dit : " je ne cèderai jamais". D'autres aussi illustres et grands hommes divins se crurent-ils, l'ont dit aussi et qui emportés par la vague déferlante,  par la petite porte sont sortis. On peut citer Napoléon, le tsar de Russie, Pétain, Musolini, .... et combien d'autres encore... Dans nos livres d'histoire, chaque page de sang et de larmes écrite nous rappelle que si rien n'est jamais  définitivement acquis, c'est vrai pour eux aussi.

 C'est pour ça, qu' "au lieu donc de me laisser aller au désespoir, j'ai pris le parti de mélancolie active pour autant que j'avais la puissance d'activité, en d'autres termes j'ai préféré la mélancolie qui espère et qui aspire et qui cherche, à celle qui, morne et stagnante, désespère." 

Parce que ma vie n'est pas finie, parce que j'ai des enfants, parce que d'autres aprés moi viendront et continueront à leur tour de le  porter, le chiffon rouge de la liberté,  j'y crois encore, moi aux lendemains qui chantent et jusqu'au bout de mes dernières forces, au bout de mon dernier souffle, je continuerai de lutter et surtout d'espérer.

14 commentaires:

  1. Quel beau message d'espérance! Toi aussi tu choisis de ne pas te laisser aller à la mélancolie ambiante!

    PS t'as oublié d'évoquer les "stylos rouges"!

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    1. ah oui ! les stylos rouges. Si on additionne tout le monde ça commence à faire du monde !

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  2. J'espère bien ! Rester dans l’espérance. Celui qui croyait être un géant avait des pieds d'argile. Le temps viendra. Ah, ça ira, ça ira, ça ira !

    Merci pour ton devoir et sa dose d'optimisme.

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    1. Oui car garder l'espoir reste indispensable pour avancer.

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  3. bravo! moi aussi je veux continuer à y croire :-)
    (que faire d'autre, d'ailleurs? baisser les bras?)

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    1. Surement pas baisser les bras ! non ! déjà que quand on se tient bien droit ce n'est pas facile, alors si on baisse les bras ! Mais comme tu dis, nous n'avons pas le choix !

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  4. Bravo ! ça fait plaisir de lire ces lignes. Moi aussi je reste pleine d'espoir.
    Bonne semaine

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    1. Merci alors parce qu'ensemble on peut surement de grandes choses.

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  5. Il ne reste plus qu'à vous souhaiter un jour d'orange... un jour d'épaule nue et une matinée qui se lève...

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    1. Un jour comme un oiseau, sur la plus haute branche. Même en des temps différents certes, mais surement pas plus faciles, ils se sont levé parce qu'eux aussi ils y croyaient, celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas et d'un même combat, quand les blés étaient sous la grêle, est née une même force qui a permis de belles avancées de société, des avancées sociale. C'est pourquoi même au plus profond de nos nuits noires, il faut garder cette lueur qu'on appelle l'espoir. Merci pour ces vers d'Aragon qu'on ne se lasse pas d'écouter.

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  6. Bravo ! Je reste moi aussi dans l'espérance ! il le faut !
    Colette

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  7. Ne dit on pas que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ? Je crois que l'espérance reste source de vie malgré tout.

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  8. Rappelez-vous Churchill qui à son peuple avait promis "du sang, de la sueur et des larmes"...
    et son peuple l'avait cru !

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  9. Pour une fois, les promesses avaient été tenues !

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Rire aux larmes

Je l’ai repérée, voire reconnue, tout de suite. Elle m’a évidemment ramené à l’époque où je ne pensais pas à des tas de choses sans intérêt....