Quoi de neuf ?

Sous le ciel bleu de mon Auvergne jolie ensoleillée et préférée ? Petite soeur n'a pas le moral. Nous avons passé deux heures 30 hier au téléphone. Elle essaie de s'en sortir. Pas facile quand on est seule abandonnée de tous. Son petiot qui fait les 400 coups, et lui donne beaucoup de soucis. Son employeur (la poste, vous connaissez ? ) Un des pire que je connaisse pour ma part, au niveau des grandes administrations. Pire que sa petite soeur France Télécom, c'est dire ! Son employeur donc qui l'a plongé dans une mouise noire mais de chez noire, du genre à ne pas sortir la tête hors de l'eau. Plutôt à bien vous enfoncer d'ailleurs ! Son frère qui s'était occupé d'elle l'an dernier  quand elle était au fond du trou, qui joue les Casanova (et personne ne peut le lui reprocher, car il a bien morflé lui aussi,) auprès d'une belle qui est si belle et en tout cas tout ce qu'il y a de gentil et d'adorable. Et puis la solitude. Celle des jours sans pain. Celle des jours sans fin. Je lui ai fait promettre de ne pas défaire les valises qu'elle a préparer et de venir chez moi quand j'irai (bientôt) me ressourcer. Je l'embarquerai dans mes bagages et quand elle voudra, je la remmènerai chez elle vers sa solitude, mais chez elle. Là où on est encore le mieux quand on a mal à l'âme et que partout on est mal. J'irai avec elle, flâner le long des quais,
les quais de la Vienne


le pont de chemin de fer

le pont Neuf (route de Clermont)

la cathédrale et le pont Saint Étienne

 et sur mon ile, je lui ferai connaitre mes vaches et Robot Cop.
robot cop

la roue à aube


les vaches de l'ile
Je la promènerai sur mes sentiers (ceux que je trouverai  d'assez plat pour ses pauvres jambes qui ne la portent qu'à peine et à grand peine.  Nous irons faire les boutiques, et découvrir les quartiers de ma ville, tranquilles et remplis d'histoire, que je lui conterai chemin faisant.

le pont saint Etienne

le quartier de la boucherie


le pont st Martial
la gare

le quartier de la boucherie et des petits ventres
Et puis nous revisiterons notre passé. Nos vielles photos de famille que précieusement je garde. Je lui parlerai des jours heureux. Nos souvenirs se conjugueront et peut être que j'en ferai un livre. Celui qui est en projet et dort dans le fond de mes dossiers, derrière le clavier de mon ordinateur.  Nous évoquerons ceux qui chers à notre coeur nous ont quitté un beau matin. La mort survient souvent le matin. En tout cas, c'est là qu'on la découvre, tapie dans son coin.
Nous nous reposerons dans le jardin où la végétation ne manquera pas de nous revivifier et nous régalera de ses couleurs, de ses parfums.

fraise de mon jardin

pivoine de mon jardin

rose de mon jardin (jaune, c'est le moi du jaune)

sur mes sentiers de balade

rodo de mon jardin

lupin de mon jardin

pivoine de mon jardin

confluent Briance - Ligoure

chalucet la tour Jeannette

la gardienne de mes mémoires cachées au fond de mon ordinateur, elle s'appelle Plume !

la maison de la grand mère

mes chemins de traverse

mes brumeux matin
Cela pourra ressembler au bonheur et pour sûr rien qu'un instant, cela en sera. Toujours ça de pris et que la finance ne touchera pas. Je n'aime pas beaucoup parler de la finance. D'ailleurs au départ, au début de ma vie, je veux dire, la Finance c'est le nom d'une vache. D'une grosse Ferrandaise qui appartenait à mon grand père. Je ne sais pourquoi, malicieux, mon père lui donna ce nom. Mais je sais qu' au Cadet une autre Ferrandaise, elle était liée. Qu'elles conduisaient les attelages, participaient aux fenaisons, aux moissons et aux labours. Je sais qu'elles étaient vaillantes et courageuses. C'est de leur lait que je fus nourrie les deux premières années. Par les Enclos, elles accomplissaient tous les labeurs de la terre. Elles concourraient vaillamment aux travaux les plus pénibles, sans jamais rechigner. Sans jamais regimber. 
brégnée (ou pigée)

barrée

poudrée ces 3 types de robe existent aussi en noir.
Dociles, affectueuses et reconnaissantes envers ces familles qu'elles servaient. Avec Petite Soeur, nous avons de grands moments à partager. J'aimerai tant pouvoir l'aider. Mais la vie est ainsi faite, on est nombreux à ne  pouvoir faire que comme on peut.

4 commentaires:

  1. Tu as là un beau projet pour ta petite sœur, j'espère que tu pourras lui redonner le sourire et du baume au cœur, même si on pense que ça ne peut pas faire grand chose, je suis sûre que ça lui fera du bien de se sentir moins seule, de se sentir écoutée.

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  2. Merci Virevolte. Je pense quand même que ce sera difficile à réaliser. Je me dis juste que ces moments passés au téléphone, même si on parle de choses qui ne prendront jamais corps, lui permettent de s'évader de son quotidien trop dur à supporter. Pour réaliser tout ça, il suffirait qu'elle le décide, mais elle n'en est pas là, plus là et c'est trés cruel, surtout pour elle.

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  3. Ta soeur semble vivre de très douloureux moments. Tu fais preuve de beaucoup d'humanité de t'occuper d'elle, cependant ce doit être difficile... pourtant les idées foisonnent en toi pour la distraire, la "relever", l'aider. Bon courage Delia, je t'embrasse.

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  4. Merci Praline. Elle souffre d'une maladie qu'elle seule peut combattre. Tout ce que nous pouvons faire et dire ne sert à rien si elle ne prend pas nos mains. Nous déployons beaucoup d'énergie et de temps, mais en vain et pourtant nous continuons encore. Nous savons qu'il n'y a guère d'issue, sauf si elle le décide. Alors nous nous accrochons. Des bises pour toi, Praline je te souhaite un bon dimanche.

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D'un 21 septembre ...

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