Que d'eau !


Que d'eau, que d'eau ! Bonjour madame la pluie.
Depuis deux semaines, pas un jour sans vous ! Il serait peut-être temps pour vous de prendre congé, d'aller voir ailleurs si j'y suis. Vous avez perturbé mes sorties, vous avez gâché mes après midi. Et pour finir, je me suis enrhumée. Grâce à vous. J'ai pris froid, fièvre, et céphalées. Je n'ai pu risquer aucune activité. J'ai tenté la lecture : trop fatigant pour mes yeux irrités. J'ai essayé le tricot : impossible de me concentrer. Je me suis mise à l'écriture, cela n'a pas marché. J'ai alors entrepris de dormir, mais impossible de respirer. Alors j'ai fini par capituler. Si je vais mieux aujourd'hui, c'est parce qu'au chaud je suis restée. Bien sous mes couvertures. J'ai juste envie d'une balade dans la forêt. Un petite juste pour voir si les fougères ont repris leur couleur dorée. Si les champignons ont poussé. Avec vous madame la Pluie, il parait qu'ils montrent leur nez. 

 Avec vous l'horizon est bouché. C'est comme en politique ou à peu prés.
C'est noir ou gris clair  suivant les circonstances,



mais en aucun cas nous avons un paysage lumineux qui laisse la moindre lueur d'espérance de croire en des matins nouveaux.


Pourtant, moi j'y aspire et du soleil levant de l'aube qui s'étire jusqu'au soir du couchant, j'utilise mes forces à construire un monde pour les vivants.

Un monde de lumières aux crépuscules incandescents.


A peine ouaté du satin de l'écume que la rosée répand.  Aux nuits éclairées par la  lune qui s'offre à pleines mains.
 Sous n'importe quel ciel, et en quelqu' infortune, je combat la peste brune, le choléra paré d'or fin. Oui, je crois en l'humain. Je mise en ses forces vives. Il en existe de par le vaste monde qui   font tant et tant que le jour viendra où chacun pourra dire : "nous avons eu raison d'y croire, nous avons fait notre possible pour que l'espoir continue de s'écrire comme un livre au présent".
Comme un chat sous la lune, tourné vers l'Orient, je regarde les hommes qui se heurtent aux puissants. Ceux qui n'en n'ont cure devraient se poser la question de savoir jusqu'où ils pourront conduire encore leur char dans les étraves d'un monde finissant.

 Je crois pour ma part qu'il vaudrait mieux tôt que tard et se lever maintenant si on veux construire pour les générations futures, pour ceux qu'on aime, pour nos enfants, un avenir sous le ciel d'azur d'un été resplendissant.
 
 Sous le roc se dressent les forces vives de la nature, nous ne sommes pas les maîtres du monde
et si le soleil nous inonde, c'est pour nous dire chaque instant est unique, gardons le précieusement. Quand  à nous, il s'applique la loi immuable des ans, demain il fera jour, la nature a plus de ressources et de tours dans son sac à jeter en pâture comme l'âne de Buridan.
Si nous ne savons pas nous conduire et respecter ses lois, un de ces jours, c'est sûr, il nous en cuira.
On pourra  se jeter à corps perdu dans la faille d'un échappatoire, s’envoler à toute allure aussi loin qu'on voudra, du vieux monde et de ses cendres, plus rien il ne restera.
Un nouveau pourra venir alors et donner à l'oiseau, aux montagnes et aux lacs une chance de refaire à notre place tout ce que nous avons détruit. Ce que nous avons fait mourir, grâce à eux renaitra.
 
 

2 commentaires:

  1. Un texte dans les champs d'une belle poésie portant un message d'Espoir pour notre Humanité.
    Il en faudrait lire des plus comme celui-ci afin que ces mots s'infusent dans le cœur des hommes.

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  2. Je suis contente de te retrouver July, quant au coeur des hommes, je pense qu'il faut savoir l'arroser régulièrement avec beaucoup de patience et de culture pour qu'il ne devienne pas complètement sec.

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