Pour toujours

Il y a si longtemps, il y a si longtemps que je t'attends. Tu es venu un soir et mon coeur rempli d'espoir n'a pas eu le temps de décliner pour toi ce cercle à peine imaginé, à peine profilé que déjà tu t'éloignais.
 J'ai attendu des mois ce moment où ensemble on partirait pour des balades comme avant où nous pourrions échanger nos vues sur le monde, nos craintes, nos espoirs. Aujourd'hui dans ce monde de crainte plus que d'espoir nous franchissons une à une les étapes qui nous éloignent définitivement.
Nul retour possible vers cette tendre enfance. Nul retour sur nos erreurs, nos chemins se séparent.
 Bientôt il ne restera de nous que le souvenir des jours heureux, ceux que nous ne savions pas qu'ils finiraient. Ceux dont nous ne doutions pas  que nous allions longtemps en profiter. tout fini. Mais tout recommence aussi. 
 A chacun de vous je voudrais dire ceci : vous êtes unique. Rien ne remplacera jamais la complicité que nous avons ensemble établie.
Si demain tout s'achève, vous pourrez être fiers, l'un et l'autre de ce chemin ensemble parcouru. Comme je suis fière de vous avoir connu.
 Je vous ai connu enfants, puis adultes vous êtes devenus. Si parfois la vie nous éloigne, je sais que vous n'êtes jamais trés loin. Inutile de le dire, chaque seconde qui s'écoule est un grain de temps qui passe, comme la goutte d'eau qui va vers l'océan. Nous ne nous noierons pas dans ces flots que certains n'ont de cesse de rendre tumultueux. Nous saurons garder le cap du bateau que nous avons ensemble mis sur l'eau.
Des valeurs transmises par nos ancêtres à celles que vous avez reçues nous avons tissé maille aprés maille  la chaine qui nous relie au delà de toute adversité. Envers et contre tous nous résisterons ensemble à ce naufrage que la vie, cette garce, a pour nous prévu. Nous c'est pour toujours,  les liens qui nous lient sont indéfectibles, c'est ce que j'ai depuis longtemps compris.
 

5 commentaires:

  1. De qui parles tu ?
    Tu m'inquiètes là, ça sent les adieux !

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  2. Voilà, je suis comme Le Goût, du coup je n'ai pas osé commenter hier !
    Explique nous.
    Gros bisous

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  3. Quel joli texte ! je pense que tu parles de tes enfants ? il y a de la nostalgie mais aussi du présent et du futur.

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  4. Bonjour à tous. Je ne pensais pas que vous vous seriez inquiété.
    Juste un petit coup de blues en regardant mes enfants marcher devant moi, loin devant. Je me suis juste dit que la vie passe trop vite et qu'on ne profite pas assez des jolis moments ni de l'instant présent. J'ai voulu illustrer le passage du temps, l'éloignement de ceux qu'on aime et comment on se retrouve bête à les regarder partir, nous qui restons là planté derrière quand notre route s'enlise avant de s'arrêter. Un peu comme le train de la vie de d'Ormesson https://positivr.fr/le-train-de-ma-vie-texte-inspiration-jean-d-ormesson/

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  5. Bonjour Délia,
    J’avais lu ton message directement dans ma messagerie puisque je suis abonnée à tes textes, avant de venir le relire ici.
    Comme les amis précédents, j’ai eu un coup au cœur (comme disait ma grand-mère) et je n’ai d'abord pas osé commenter.
    J’ai cru qu’il était arrivé quelque chose à l’un de tes proches.
    Oui, la vie file et ce n’est pas facile. Il y a quelques jours, ma fille m’a demandé de lui montrer des photos de ma vie d’avant, des photos d’un temps où elle n’était même pas née ! Ma sœur les a regardées aussi et on a eu le cafard en chœur lol
    Mais justement, on a eu une vie, avant nos enfants. Il n’y a pas de raison qu’elle s’arrête « après ». Bien sûr, la vie change à jamais une fois que nos enfants sont nés. Pour autant, il faut essayer de continuer à avoir de bons moments sans eux. Même si ce n’est ni facile, ni évident, suivant les épreuves que la vie nous inflige.
    J’espère que ton petit coup de blues est passé.
    Je te fais de gros bisous Délia ♥

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Rire aux larmes

Je l’ai repérée, voire reconnue, tout de suite. Elle m’a évidemment ramené à l’époque où je ne pensais pas à des tas de choses sans intérêt....