Le temps des cerises.

Après le temps du muguet où il n'y a pas eu de muguet, voici le temps des cerises. Des cerises il y en a. Beaucoup. Pour les merles et les corbeaux qui malgré notre présence s'acharnent à tout becqueter. Nous en avons quand même pu cueillir, hier. Heureusement et je vais vous dire pourquoi.
Hier comme vous avez pu le savoir, c'était la fête des mères. Fête pétainiste instaurée pour célébrer la famille et celle sans qui il n'y en aurait pas.  Chez nous on préfère la journée de la femme où chacun part en manif et dès 15h 40 porte un foulard violet.
Mais surtout hier s'achevait la première semaine de liberté retrouvée. A cette occasion, mes enfants ont pu venir m'embrasser. Il était tant ! je n'en pouvais vraiment plus de cet éloignement forcé.
J'avais, pour l'occasion, mis les petits plats dans les grands et nous avons pu déguster quelques unes de mes non spécialités. Par exemple pomme de terre à la mode de télé poche (c'est une sorte de gratin dauphinois avec beaucoup de crème, et en beaucoup moins bon que mes pommes de terre au four) ainsi une basse côte faussement grillée que j'aurais pu cuisiner autrement  et des légumes sans saveur revisités à la marinade, quelques crustacés assortis d'un ailloli parfaitement réussi (trés bon l'ailloli). Mais surtout, un Paris Brest que même Maurice Diot n'aurait pas apprécié. (Maurice diot : vainqueur de la course cycliste Paris Brest Paris réeditée en 1951, le 13 septembre exactement, soit 2 jours avant l'évènement majeur qui prédestina mon avènement.)
Il ne l'aurait pas apprécié et voici pourquoi. Le premier (car il en eut un second et même un troisième !) ressemblait à de la belide  (terme Auvergnat désignant une sorte de bouillie infâme et informe tout juste bonne à nourrir les cochons) aprés que j'eus décuplé la quantité de liquide nécessaire à sa fabrication. Le second ressemblait plus à du béton qui eut fait dire à un ancien président, qu'après l'avoir tâter nous étions sans dent.  IL fallu donc attendre la troisième mouture pour avoir enfin quelque chose d'à peu prés ressemblant et qui aurait pu faire l'affaire si notre impatience n'en avait stoppé la préparation. Heureusement nous eûmes à déguster quelque cerises du verger. A peine mures, et déjà piquées. L'eau de ces quatre ou cinq derniers jours en ayant largement compromis la qualité. Mais avant qu'elles ne soient mangées par les merles, n'est ce pas !

11 commentaires:

  1. Une bien belle journée pour toi, donc, qui avait si hâte de revoir tes petits (enfin, tes "petits-grands" lol, tu me comprends)
    Les cerises, c'est bien aussi pour se rassembler :-) (je serais incapable de confectionner un Paris Brest!
    Gros bisous à toi

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    1. Une superbe journée, comme celle de la veille mes petits grands ont été super présents et même avec les râtés culinaires (on s'en foutait d'ailleurs) on a profité un maximum du bonheur d'être ensemble. Paris Brest ce n'est décidément pas pour moi, chaque essai s'est conclu par un carnage. Je ne recommencerai plus, promis. Je réussi mieux le clafoutis et c'est meilleur ! Je vous promets ! Bisous Ambre.

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  2. Moi aussi, j'ai vu les enfants, et c'est eux qui ont cuisiné, mais on n'avait pas de cerises, je rêve d'un clafoutis.
    Des bises.

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    1. C'est super, tu as pu profiter de tes merveilles, même sans cerises vermeilles.

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  3. J'aime bien la façon dont tu racontes le repas ! ;)
    Contente pour toi que tu aies pu passer une bonne journée avec tes enfants ! ;)

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    1. Ce fut une excellente journée et nous avons ri de mes insuccés. Les enfants ont rattrapé le coup en se collant eux mêmes à la tâche délicate de la fabrication de la pâte !

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  4. Ah ah ah !
    Je suis heureux de voir que je ne suis pas le seul à rater un repas avec talent !
    (j'ai un souvenir comme ça de crème "chibouste" particulièrement ratée...)
    Mais je suis sûr que ce fut une bonne journée.
    J'aurais au moins appris que le Paris-Brest vient d'une course cycliste.

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    1. J'en sais surement plus (même sans en savoir beaucoup) sur la course cycliste que sur le gâteau ! Contrairement à toi, je ne compte que peu de réussites dans le domaine culinaire. D'ailleurs je ne sais pas non plus faire le chou fleur au gratin.

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  5. Mais c'était quand même bien ! patates au four et aïoli j'aurais adoré !
    Samedi j'aurai, pour la première fois depuis 3 mois 1/2 mon fils, ma belle-fille et mes 3 petites filles, le bonheur ! J'ai commencé à préparer ma ratatouille caramélisée, ma belle-fille se charge du dessert.
    Bisous Délia, bonne journée.

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    1. C'est vrai ? bon un jour si je t'invite (pourquoi pas ?) je saurai quoi faire à manger. Je renonce définitivement au Paris brest, c'est pas pour moi, et me concentrerai uniquement sur ce que je maitrise (civet de lapin, pomme de terre au four, aioli pour accompagner des oeufs mimosa, par exemple, pompe aux pommes biscuit de Savoie...
      C'est cool pour toi, je ne doute pas que tu vas les gâter tes petits ; comme tu dois avoir hâte de les serrer contre ton coeur !

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  6. Bon, il faut dire que tu avais mis la barre haut, un Paris Brest, jamais je n'aurais envisagé de m'y attaquer, d'autant que je n'en suis pas fan.
    Mes spécialités sont le bœuf bourguignon, le gratin dauphinois, la quiche (mes petits enfants l'adorent), il parait que mon couscous n'est pas mal...
    De toutes façons lorsque nous recevons nos enfants, peu importe ce que l'on mange, le plaisir est ailleurs.
    Et puis, souvent les ratages laissent plus de souvenirs que les plats réussis.
    Et enfin, après ces longs mois sans nos proches, les revoir n'a pas de prix.
    Gros bisous Délia, et bonne soirée

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Spleen (le jeune)

 Pas bien facile d'écrire en ce moment. La vie qui vient la vie qui va. Souvent la même avec ses enchantements ou pas. Il faut bien dire...