Reponses au jeu "Ah la vache"

 Tout d'abord, je voudrais remercier trés chaleureusement toutes celles et ceux qui ont bien voulu se prêter à ce jeu, difficile j'en conviens, mais vous n'en avez que plus de mérite !   Vous avez fait l'effort et m'avez fait plaisir. C'est pourquoi, je vous attribue à tous 20 bons points, 10 images et un billet d'honneur. Certaines réponses ont pu être faussées par la  qualité des images et le fait qu'il ne soit pas mentionné de précision sur le lieu des prises de vues. Enfin certaines races bovines sont tellement proches et appartiennent plus ou moins au même rameau (d'où des  ressemblances et déclinaisons). En tout cas, bravo à tous et encore un grand merci. Maintenant voilà les  réponses.


  Numero 1 : Alpine d'Herens, originaire des hautes vallées alpines Françaises,  Suisses et Italienne, vache rustique et trés ancienne, aujourd'hui menacée, c'est la vache du combat des reines. Mais pas que. Excellente mère de famille elle est élevée pour ses qualités maternelles et allaitantes,  plutôt laitière mais sa viande trés appréciée, en fait une bonne bouchère. Son lait trés crémeux est utilisé pour la fabrication beurrière principalement.





numero 2 : Limousine origine Limousin, spécialité bouchère, sa robustesse en fait une vache trés réputée partout dans le monde .
vache allaitante résistante aux intempéries et aux climats difficiles, ses qualités maternelles sont appréciées pour les  élevages en plein air. Contrairement aux idées reçues, elle aime se faire prendre en photos, surtout si c'est moi derrière l'objectif ! (lol)


 
numéro 3 : Bretonne pie noire : c'est la vache des landes bretonnes faites de tourbières, de granite et de terre à bruyère. Son berceau : les Cornouailles. De petite taille, trés rustique, elle est principalement répandue dans les terres pauvres du massif armoricain. Excellente laitière, elle possède un  taux butyreux d'exception ce qui la fait apprécier des éleveurs pour la fabrication du beurre.


numéro 4 :Montbéliarde, origine  l'est de la France, principalement Bourgogne Franche Comté,  race laitière française, réputée partout dans le monde pour la qualité de son lait. Cependant les améliorations génétiques qu'elle a subi lui confèrent une certaine fragilité. A l'origine, c'était une race mixte descendant du rameau Tacheté de l'Est, comme nombre de races locales aujourd'hui disparues.  Elle aussi a bien failli disparaitre lors de la guerre des vaches au début des années 60, quand les technocrates de Bruxelles lui préféraient la Hollandaise, devenue Holstein depuis. Il fallu un combat acharné et sans merci de la part des éleveurs de Montbéliardes pour imposer d'autres choix. Fort heureusement, ils ont gagné, mais ils y ont laissé des plumes et elle son authenticité (d'où sa fragilité d'ailleurs).



numéro 5 : Brune des Alpes ou Brune Suisse (les 2 appellations sont correctes). Ses principales qualités sont ses aptitudes d'adaptation aux zones de montagne, dont elle est originaire, excellente laitière la qualité de son lait la fait préférer à la Montbéliarde moins robuste, et dont la qualité butyreuse est moins bonne. Elle possède des qualités maternelles d'exception. Ses veaux sont appréciés pour leur viande. C'est une vache trés sociable et endurante qui en fait une mère d'excellence et d'exception. (pour l'avoir expérimenté moi même, je peux en témoigner !)

numéro 6 : Aubrac : vache du plateau de l'Aubrac d'où elle tire son nom. . Elle fait partie des races mixtes, lait, viande, trait. C'est elle qui est à l'origine de la fabrication du Laguiole, fromage fabriqué dans le sud du Cantal et dans l'Aveyron principalement, sans oublier le sud ouest de la Lozère. La belle aux yeux maquillés ne manque pas de charme avec ses cornes en forme de lyre relevées vers le haut, sa robe nuancée allant du brun clair au gris charbonné et ses yeux de diva. Divine Diva car elle fait le bonheur des promeneurs et randonneurs qui la croisent sur leur chemin. Comme ses soeurs Salers et Ferrandaises, elle contribue à l'entretient des pacages de montagne, se contentant d'une herbe rase. Comme ses cornes, elle porte haut le blason de l'Auvergne dont elle est une véritable ambassadrice..


numéro 7 : Jersiaise : de petite taille (c'est surement la plus petite de notre cheptel)  originaire de l'ile de Jersey elle se caractérise par ses qualités beurrières  et son apport butyreux non négligeable sert à améliorer le lait des vaches Holtein dont le lait est de piètre qualité.





numéro 8 : Normande : son berceau c'est la Normandie. Mais son origine trouve ses racines dans la refonte des élevages normands de la fin du 19 ième où on regroupa les vaches Cotentines, Augeronnes  et Brayonnes sous une même appellation  avant de leur injecter un gène Durham, d'où elle tire sa stature et sa couleur panachée. C'est incontestablement la meilleure laitière à l'état pur (sans amélioration artificielle), en qualité et en quantité. Ajouté à cela des qualités bouchères substantielles, les vaches rousses blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie n'ont rien à envier à aucune autre race.




numéro 9 : Tarine : ou Tarentaise, originaire du Beaufortin et des  vallées  Tarentaise/Maurienne, de taille fine,  elle s'adapte parfaitement au sol rocailleux des hautes  montagnes. De bonne performance laitière, elle est à la source de la fabrication de la tomme de beaufort. Sa robustesse la fait préférer à d'autres races moins rustiques dans des conditions climatiques et géologiques difficiles.



numero 10 : Vosgienne : le massif des Vosges est son berceau. Elle était connue pour ses qualité de trait essentiellement pour le débardage du bois. Mais elle a bien d'autres atouts, laitiers particulièrement où on apprécie sa qualité pour la fabrication du munster.






numéro 11 : Bazadaise : C'est une vache du sud Ouest. Ses origines sont controversées, mais vraisemblablement trés anciennes. Probablement d'origine Ibérique. Son implantation est la région de Bazas, son rayonnement s'étend de la Gironde aux Pyrénées. Race bouchère, élevée pour la qualité de sa viande et sa facilité de vêlage, grâce à sa morphologie bien adaptée.








numéro 12 : Nantaise : Elle est en quelque sorte le trait d'union entre les races dites Bretonne et les races blondes du sud Ouest comme la Maraichine ou la Parthenaise.  (elle appartient au rameau Vendéen ou Poitevin, mais est génétiquement proche de la Pie Noire Bretonne. Longtemps affiliée et finalement assimilée à la Parthenaise, elle possède des qualités laitières intéressante. Elle était élevée autrefois pour le travail, aujourd'hui, elle fait partie des races menacées et on ne la trouve plus guère que sur le pourtour du bassin de la Loire, en région Nantaise.  







numéro 13 : Saosnoise : Espèce aujourd'hui menacée, sa reconnaissance est  récente. Comme la rouge des prés, dont elle est proche, ses origines sont à rechercher dans la fusion de plusieurs autres races locales auxquelles du sang Durham a apporté quelques modifications. Présente en particulier dans la Sarthe, c'est une vache bouchère dont la croissance précoce permet d'excellents rendements.








numéro 14 : Lourdaise :  apparentée aux blondes des Pyrénées, c'est sans conteste la meilleure laitière des races pyrénéennes dont le rayonnement se limite à la région des Hautes Pyrénées, bordée à l'est par la Casta et à l'ouest par la Béarnaise, deux autres races également menacées par la fusion avec la blonde d'Aquitaine.







numéro 15 : Abondance :  Elle appartient aux  tachetées de l'Est dont le rameau Chablaisien tire son origine. Plus présente dans la région de Savoie, Haute Savoie, c'est une excellente laitière et fromagère d'exception. Son lait sert à la fabrication de nombreux fromages dont l'Abondance, le reblochon et le Beaufort en commun avec la Tarine. Excellente marcheuse, elle est particulièrement adaptée aux zones de hautes montagnes. Elle est présente dans de nombreuses régions, principalement le massif alpin et le massif central.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

                                                                                                                                                                                               





numéro 16 : Gasconne appelée aussi Mirandaise, gasconne du Gers ou Gasconne auréolée, c'est une race bouchère dont la viande persillée en fait la réputation bien au delà de son berceau d'origine. Aujourd'hui les sujets élevés sont issus de croisement entre des races locales, telles que la Garonnaise, la Gasconne du Lauraguais et les boeufs du Piemont. C'était avant la mécanisation, une vache de trait.







numéro 17 : Villard de Lans originaire des plateaux du Vercors, peu présente sur le territoire français, c'est une race à petits effectifs. Pourtant sa rusticité en fait un beau spécimen de vaches de montagne. Rude à la tâche et au mal elle s'adapte bien aux hivers rigoureux. Plutôt bouchère que laitière, on  lui doit cependant la fabrication de nombreux fromages dont le plus renommé est sans doute le saint Marcelin. Espèce menacée, seule survivante des race blondes de l'Est,  elle a été sauvée de l'oubli, par des éleveurs passionnés.








numéro 18 : Maine Anjou ou rouge des prés
 C'est une race bouchère,  des plaines de l'ouest et du bassin angevin. Elle a changé souvent de nom et est le résultat de différents regroupements de races locales plus typiques comme la Mancelle aujourd'hui disparue, dont le croisement avec la Durham a considérablement modifié la génétique au point d'en faire une vache bouchère presqu' exclusivement. Le bassin allaitant tendant à se développer bien au delà des limites de sa région d'implantation.


numéro 19 : Salers : origine monts du Cantal spécialité fromagère,  pour la fabrication de la fourme du cantal en particulier celle de Salers, bouchère, de trait. C'est une vache mixte aux nombreuses capacités d'adaptation à des conditions de vie difficiles. Excellente mère de famille c'est une vache complète dont on ne saurait se passer, idem à sa petite soeur la Ferrandaise dont elle possède tous les atouts, étant probablement la souche mère de cette dernière. Mais comme les vrais spécialistes ne sont pas d'accord sur la question des origines de l'une comme de l'autre, je ne me prononcerai pas sur  ce cas problème. Bien que la Salers n'accepte de donner son lait qu'en présence de son veau, alors que la Ferrandaise accepte la traite manuelle sans rechigner,  les deux étant trés proches, même si on ne sait pas laquelle est mère de l'autre, on ne peux qu'être d'accord sur leurs qualités respectives et similaires qui en font deux vaches d'exception dont les origines remontent à des temps immémoriaux. Raisons pour lesquelles nous sommes trés fiers de nos vaches, nous les Auvergnats.


numéro 20 : La Ferrandaise, typiquement Puydomoise, c'est "ma vache" , celle attachée à mes propres racines, celle qui me nourrit de son lait depuis ma naissance. Celle qui fut ma confidente par les mauvais jours d'angoisse, celle à qui on doit tout ou partie, c'est à dire beaucoup. Celle que j'ai pleurée en silence et parfois à gros sanglots. La vache à tout faire et par tous les temps. Originaire des deux montagnes Auvergnates, les Monts Dores et le Livradois cette rustique bougnate a bien failli disparaitre et ne doit son salut qu'à l'opiniâtreté de quelques éleveurs passionnés. C'est une race mixte, dont la robe se décline en 6 variétés différentes : barrée, breignée ou poudrée, soit pie rouge, soit pie noire. Ses qualités bouchères lui valent  une bonne réputation sur les tables parisiennes. Ses qualités maternelles trés poussées de même que sa longévité et sa robustesse la faisaient apprécier de toutes les étables d'Auvergne, Puy de Dôme, Creuse, Corrèze, Haute Loire, Loire et  Cantal dans une moindre mesure, toutefois, celui ci ayant sa propre race équivalente, dont il n'est pas exclu que la Ferrandaise en soit issue. Son lait doux et parfumé donne d'excellents fromages comme le Saint Nectaire, la fourme d'Ambert et de Montbrisson , ou mieux encore, le fromage de ferme, rond et couvert d'arterons commercialisé sous le nom bizarre "d'artisou" trés prisé des nostalgiques citadins. Je l'appelais, moi, le fromage de la mémé Simone. Et je peux vous dire que j'en ai placé quelques uns auprés de mes collègues parisiens, du temps où la mémé Simone faisait encore des fromages. En plus de toutes ses qualités, calme et docile, elle était la vache de trait des petites exploitations familiales qui n'avaient pas les moyens de posséder une paire de boeufs, un cheval ou un tracteur. Le débardage du bois se faisait souvent grâce à ses capacités de résistance à la fatigue et à son adresse sur les terrains difficiles d'accès.




numéro 21 : vache milka, origine multinationale, spécialité chocolat au lait. peu recommandée pour ses qualités gustatives, consommée à forte dose, elle peut s'avérer dangereuse pour la santé en particulier en cas de diabète ou d'obésité.  Ses spécialités  sont de faire grossir et principalement le porte feuille des actionnaires. Et je ne peux pas vous dire pourquoi c'est la marmotte qui enveloppe le chocolat dans le papier.

4 commentaires:

  1. Bonjour Délia,
    PURÉE! si je savais siffler c'est ce que je ferais, je suis admirative! On peut dire que quand tu aimes quelque chose ou "quelques-unes" tu ne fais pas semblant! Merci pour ce très intéressant article!
    Mais ce serait chouette de refaire ce genre de jeu de temps en temps; je suppose qu'il existe quelques "espèces" principales de vaches et ensuite des "rameaux". Comme je n'y connais rien peut être pourrais tu commencer par simplement les grandes "familles" de vaches.
    En fait les vaches, toutes les vaches font tellement partie de ta vie et de ton histoire que tu en parles presque comme des membres de ta famille en supposant que tout le monde les connaît... ce que je comprends très bien.
    Merci encore pour ce bel article, je t'embrasse bien fort et te souhaite un excellent week-end!

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  2. Merci Ambre, tu le sais bien que j'aime les vaches ! mais tu as raison quand j'aime c'est comme quand je n'aime pas, je ne sais pas faire semblant ! Pour la proposition, tu as sans doute raison j'y suis allé tellement fort dés le départ, il faudra que je recommence avec beaucoup plus simple. J'étais tellement sûre qu'il n'y aurait que xoulec qui participerait ! Mais bon vous vous êtes tous bien défendu quand même. bonne journée et gros bisous. Moi je retourne vaquer à mes saines occupations.

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  3. Tiens voilà des vaches chez une amie dans les Deux Sèvres :
    https://www.facebook.com/lafermeduplaisiraugout/photos/a.363196954203140/453637918492376/?type=3&theater
    Bonne journée et bisous

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  4. Ah ! merci Fabie ! je me rends compte que j'ai été un peu "vache" avec mes interlocuteurs, leur infligé ça ! mais bon ! Il n'est pas si aisé de reconnaitre sur photo, en fonction de la luminosité, de la posture, (loin, pas loin, de face, de profil, de dos...) Sur la page de ton amie, je n'ai pas bien distingué toutes ces vaches (réponse du vacher à la bergère !)et carrément pas vu la Gersiaise croisée Montbéliarde) La HONTE !Mais je suis quand même contente. Dimanche, en voiture, la Ponette en en a vu une de dos avec beaucoup d'os, marron ... et en passant vite ! je ne l'ai pas vu, moi. Je ne sais pas quelle race m'a - t - elle dit. Moi non plus, sans doute une gersiaise ? Je te souhaite une belle journée. ici le soleil vient de se lever, je vais pouvoir mettre ma lessive dehors (quoi, un quart d'heure ? Ben on verra bien !

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Rire aux larmes

Je l’ai repérée, voire reconnue, tout de suite. Elle m’a évidemment ramené à l’époque où je ne pensais pas à des tas de choses sans intérêt....