Parce que.

Parce qu'Ambre en a si bien parlé et parce que j'adore l'artiste. Celui ci comme le suivant
Parce que des cris de vie, d'amour et de tristesse sont tissés dans ces mots, ici et là bas.
Parce que je pense à mes enfants pour qui, avec qui le temps fut si court.
Parce qu'aujourd'hui et le premier des jours où bascule ma vie de maman. Les deux enfants partis et moi seule à la maison avec leur père avec qui je vais vieillir.  
Parce que je trouve dure la séparation et que j'ai besoin de le dire.
Parce que l'écrire ne change rien mais que les mots des autres apaisent le chagrin.
Parce que passe le temps, et qu'il faut bien que vie se vive. Qu'il leur faut vivre la leur et que je sais combien c'est dur.
Parce qu'en tant que maman je n'ai pas su ou pas pu les protéger autant qu'il le fallait.
Parce qu'un jour tout s'efface et qu'il ne reste que des regrets.
Parce la vie est parfois une farce et qu'on ne le sait pas toujours et bien longtemps aprés.
Parce  que l'aventure si belle soit elle prend fin un jour.
Parce qu'une fois fanées les roses, il ne reste que les épines.


15 commentaires:

  1. Bonjour Délia,
    Ton post est magnifique et me laisse sans voix. Néanmoins, ne sachant que trop bien ce que c’est de traverser ce genre de moment, et combien des mots amis peuvent faire du bien, ces mots, je vais les formuler.
    Oui, lorsque nos enfants nous quittent, on se dit : "Quoi ? Mon bébé a grandi ? Déjà ??".
    Lorsque nos enfants nous quittent, nous qui avons fait tourner notre vie autour d’eux, il faut bien le reconnaître, on se retrouve bien seule, comme amputée. C’est dur et on a besoin de le dire, de l’exprimer, au sens de l’extraire. Il faut que ça sorte, c’est le premier pas, et ne te gêne pas pour le faire. Et le faire et le refaire.
    Tu dis que l’écrire ne change rien ? Bien sûr que si : ça change tout. Tu le sors de toi, tu le déposes. Allez hop, un petit paquet de chagrin par ci, un petit paquet de chagrin par là ; petit à petit, la place sera libre pour autre chose. Autre chose, comme par exemple vivre un peu pour toi (même si aujourd’hui, tu t’en fous complètement, je sais).
    J’ai un pas d’avance sur toi : ce que tu traverses, je l’ai vécu il y a quatre ans. Bien sûr il y avait eu mes deux aînées, mais comme pour toi avec la Ponette, mon fils était le dernier, l’enfant qui, quand il part, nous met face à cette dernière ligne droite qui s’appelle la vieillesse (bravo d’avoir prononcé ce mot que plus personne n’ose dire, comme si c’était contagieux, LOL !!).
    Ma chère Délia, nous nous sommes bien trouvées et je crois que ce n’est pas un hasard ; nous nous sommes trouvées pour que je puisse te promettre qu’une fois fanées les roses, il ne reste pas que des épines ; il reste un champ merveilleux de fleurs multicolores. Ce sont les fleurs de ton propre jardin, celui que tu n’as jamais pris le temps d’arroser, tout occupée que tu étais d’arroser celui de tes enfants.
    Nous nous sommes trouvées pour que je puisse te promettre que l’aventure si belle ne prend pas fin. Oh que non ! Elle ne fait que commencer. Plus exactement, elle va continuer, avec de nouveaux éléments qui vont enrichir tout le monde. As-tu pensé au fait que possiblement, ta fille pourra te donner des petits-enfants ? Crois-tu vraiment que la belle aventure est terminée quand on devient grand-mère ? Ah ! Je peux t’assurer que non !
    En revanche, je suis d’accord avec toi lorsque tu dis que la vie est une farce : elle nous joue des tours pendables, nous réserve des épreuves douloureuses, comme celle que tu traverses en ce moment, où tu as un chagrin lourd dans le cœur, face à une solitude immense, tu as l’impression que plus jamais jamais tu ne retrouveras de joie à rien. La bonne farce est qu’en réalité, crois-moi, c’est un sacré cadeau… Si tu savais ce que demain te réserve...
    Allez, hop hop, "Hauts les coeurs" comme disait ma maman!
    D'ailleurs, je te fais de gros bisous du coeur!

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    1. Je sais Ambre que tes bisous viennent du coeur comme tes mots, comme ton amitié ici. Ta bonne humeur, enfin celle qui émane de tes écrits,est réconfortante. Je sais que pour toi aussi, les choses ne sont pas toujours aussi simples et que parfois les coups de blues se font sentir Et comme tu l'écris en réponse à un de mes coms chez toi, " quand on a la chance de recevoir des marques d’amitié et de bienveillance par le biais du blog, c’est vraiment super." Et je dois bien vous remercier vous qui êtes passé par là ces jours ci. Une rupture est une rupture, quel qu'en soit le mode et le moment, elle vous remet en question et vous force à vous adapter à d'autres choses que vous refusiez ou n'aviez pas prévu en tout cas pas choisies. C'est en quelques sortes un traumatisme qui même léger reste un traumatisme. Je sais bien que la vie continue autrement et que mes enfants sont toujours et seront toujours mes enfants. Que je pourrais encore vivre de belles choses avec eux, pour eux. Mais ces moments tirés directement du quotidien vont me manquer car ils sont encore tout chauds. Plus tard, je rirais sans doute de ma peine ridicule face à celle de bien des gens qui sont réellement dans la galère. Tu te souviens de la petite fille avec son ballon qui s'est envolé ? Je suis cette petite fille aujourd'hui. Je te promets de redevenir trés vite l'adulte qui a grandi pour accomplir sa dernière ligne droite. Non pas sa dernière ligne droite, j'espère gravir encore bien des montagnes et j'aime les routes sinueuses où on découvre et s'émerveille devant de somptueux paysages . Comme tout montagnard qui se respecte ! (lol)

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  2. Beaucoup d'émotion et de nostalgie dans ton écrit Délia.
    J'espère de tout coeur que tu surmonteras cette épreuve du nid qui se vide ! Tout n'est pas fini au contraire tout se prolonge.
    Tu n'as pas perdu tes enfants, ils seront toujours là pour toi et quand tu seras à ton tour grand mère tu en profiteras encore plus.
    La vie à deux après une vie de famille s'apprivoise et crois moi elle est aussi très belle.
    Positives Délia et tournes toi vers un futur rayonnant.

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    1. Merci Brigou, oui tu as raison, il me faut me tourner vers le futur. Il dépend en parti de ce que j'en ferai alors à moi de ne pas le gaspiller. On ne sait pas le temps qu'il nous reste pour en disposer. Demain la vieillesse et la maladie peut être, d'autres solitudes encore plus dures à vivre que celle ci et des jours où il n'y a pas que des lendemains qui chantent. Comme disait mon voisin (ce trop de Roger comme disait sa vieille mère, (j'en parle des fois): " on aura bien le temps d'y voir !" Alors je te promets à toi aussi, de jouer les prolongations, le plus longtemps possible

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  3. Oui, Délia, un jour ils partent et on reste sans voix, les bras ballants devant la chambre vide. Pourtant, nous l'avons fait, autrefois. C'est toujours ce qui m'a consolé : le cycle de la vie. Rien n'est perdu, tout est donné. Ils sont partis avec leur bagage. On aurait pu faire mieux ? Sans aucun doute ! Mais il leur fat de l'espace, de la liberté, pour créer. Et ce sera avec tout ce qu'ils ont emporté. Ils ne vont pas oublier. Ils emportent leur mémoire. On ne veut pas les assombrir pour qu'ils gardent les souvenirs et aient envie de revenir. Ils savent. On les veut heureux et accomplis et ils le veulent aussi. Rien n'est fini. Tout commence. Le bonheur des messages, l'écoute à la demande, la porte ouverte aux passages, vacances, retrouvailles. Et tout ce qui viendra, ce qu'ils apporteront de neuf, leur joie de montrer et de partager. Et de ton côté, la chance de se retrouver à deux. Les heures tendres, le labeur partagé. Un autre regard à porter, la bienveillance, l'entraide, la gaieté, les projets.
    Ce n'est qu'une étape. Tu as le cœur gros mais le coeur plein. Il te reste encore beaucoup à donner. Courage. Les belles heures sont là. Toujours.
    Je t'embrasse.

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    1. Lakévio, Je te remercie aussi beaucoup pour ces mots doux, ta première phrase résume toute la situation qui est la mienne. Hier, premier des jours du reste de ma vie, je suis restée un moment interdite au milieu de cette chambre vide, où ne trainait qu'une ou deux bricoles oubliées ou délaissées. Je me suis sentie comme elles, et suis restée là les bras ballants avant de me décider à les ranger et passer l'aspirateur. Il me faut à présent reconsidérer l'espace avant de me le réapproprier. Et puis oui, tu as raison, ils ne sont pas parti sans bagages et les meilleurs sont ceux qu'on leur a donné. Il ne me reste qu'à leur souhaiter bonne route et a l'espérer la plus douce possible. Avec des virages et des détours pour savourer de merveilleux paysages et découvrir à leur tour des choses nouvelles qu'ils transmettront aussi un jour à d'autres qui leur feront la même peine que celle que j'éprouve aujourd'hui, car c'est la vie et qu'il le faut ainsi pour l'équilibre de tous. Je le sais mais jusqu'à ce matin, c'était dur pour moi de le dire. Voilà c'est fait.

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  4. Ils ne sont pas partis, ils commencent leur vie d'adulte mais le reste à venir est plein de bonheur, un jour, ils te feront grand'mère, tu deviendras gâteuse et tu n'auras que du plaisir.
    Tu pourras profiter de ton temps libre pour faire d'autres choses, des expo, lire, marcher, profiter de ton homme. Allez un petit sourire.

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    1. Merci Heure Bleue. Je trouve que ton pseudo te va à ravir. Tu me mets du bleu au coeur. Le bleu c'est gai et donne envie de rêver.
      Quand nous étions petits, et que nous rêvassions, ma mère nous disait tout le temps :"à quoi tu penses ? A ce que deviendront les enfants de tes petits enfants ? " Certes nous ne pensions pas si loin, mais maintenant que le temps d'y être se profile, pourquoi ne pas y rêver en effet ? Jusqu'alors je ne l'ai jamais envisager et le temps ne me pressait pas. Mais si nous considérons bien les choses, et si nous donnons du temps au temps, nous pouvons dire que la vie n'est pas si mal faite en définitive. Alors je suis là et te souris.

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  5. Ils sont partis avec ce qu'il ont de plus merveilleux
    L'amour que leurs parents leur on donné et le droit de s'envoler
    L'éducation qui les suivra toute leur vie
    Certes oui comme toi tant de fois j'ai pleuré sur le bord de leur lit vide
    Mais lorsque le téléphone sonne et que j'entends Maman , je suis rassurée nous sommes toujours une famille , un pilier sûr ... et maintenant mes filles , mes petits enfants sont les moteurs qui me font avancer dans la vie , et même si ma vielle carcasse souffre , la douleur n'est pas la même ...
    Ton billet est émouvant , tu l'as écrit avec tes tripes
    Merci pour le choix des chanteurs, ces textes sont uniques
    Bonne journée
    Merci d'être passée me lire
    Affectueusement

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    1. Toutes les mère se ressemblent quelque part. Merci Rose, toi qui me donne des vues superbes de ton géant. Quand il me manque, je viens le voir chez toi, car c'est moins loin... et je sais que le regard que tu lui portes est bienveillant. Parfois je fais un clin d'oeil, parfois je le contemple en silence, mais je lis tes mots. Comme j'ai lu ceux que tu as posé ici pour me réconforter. Ils m'ont fait chaud au coeur d'autant qu'ils sonnent si juste et sont le reflet de la réalité, la mienne aujourd'hui. Le lit vide de l'un, et la chambre vide de l'autre. Une chambre qui se vide et une vie qui se rempli. Mais des coeurs toujours pleins, ailleurs ou ici. Quant à ce qu'ils emportent, leurs linges et leurs meubles, leurs livres et leurs babioles, tu as raison, ce n'est pas ce qui constitue leurs vrais bagages. Ils partent riches de leur vécu. Je vois bien, en regardant autour de moi, que leurs valeurs ne sont pas les plus mauvaises ! Parfois je me dis :les ai-je assez armés pour affronter la jungle qu'est devenu ce monde ? Mais je suis quand même fière de voir que je n'ai pas élevé des monstres et que leur esprit solidaire ira s'ajouter à d'autres qui feront ensemble bouger les lignes et avancer l'espoir.
      Merci aussi pour l'appréciation des morceaux de musique que j'ai choisis ici. Je suis trés touchée de tes marques d'affections.

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  6. Bonjour les filles, je vous remercie beaucoup pour votre empathie. J'aurai voulu vous répondre plus tôt, mais à cru comme ça, il y avait trop d'émotion, j'ai choisi d'attendre un moment plus apaisé, car je le trouvais pus propice. Maintenant je vais répondre à chacune de vous car vous imaginez sans doute le bien que vos mots m'ont fait. Et ce n'est rien de le dire ! Merci encore à toutes, d'abord de m'avoir lu et d'avoir pris le temps de me réconforter.

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  7. Tu es bien silencieuse, ma chère Délia, j'espère que tout va bien!
    Grosses bises!

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  8. Gros bisous Ambre, ne t'inquiète pas, je vais revenir !

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  9. Je suis venue te faire un petit coucou
    Une semaine qui redémarre
    Bisous
    Bonne journée :)

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  10. Merci Rose, d'être passée. Une semaine qui va s'empiler sur la première et ainsi de suite jusqu'à un équilibre retrouvé. Ton petit coucou fait du bien, c'est comme la chanson de l'Auvergnat ! Bisous et bonne journée à toi.

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Spleen (le jeune)

 Pas bien facile d'écrire en ce moment. La vie qui vient la vie qui va. Souvent la même avec ses enchantements ou pas. Il faut bien dire...