Je vous aime ...

Je vous aime.  C'est le cri du coeur jailli de celui de la Ponette. Je vous quitte mais je vous aime. Je vous aime mes chats ! dit elle à la Zéphir qui faisait des câlins à ... sa gamelle ! aprés avoir retrouver le calme, la sérénité et le bien être suite au départ des envahisseurs.

On le sait bien, ma Ponette que tu les aimes tes chats ! et même nous on sait que tu nous aimes, même si tu nous quittes. Il le faut bien. La roue tourne et à chaque tour, une nouvelle page s'écrit. Et alors, moi qui t'aie donné la vie, je t'empêcherais de la vivre ? Cela n'aurait pas de sens, voyons ! Mais je suis triste, quand même ! Je suis triste parce que tu pars et te détache du fil qui nous uni. Je suis triste parce que on n' a pas le temps de le dire, que tout s'en va déjà. On n'a pas le temps de le vivre, et tout s'en va déjà. Pas le temps de l'écrire qu'il s'en va déjà....
J'ai bien vu tout à l'heure quand tu mettais tes cartons dans l'entrée, dans la sortie pour toi, que quelque chose de pas ordinaire se passait aussi en toi.
J'ai bien vu que sous les ailes de l'indépendance se pointait toujours le fil, aussi ténu soit - il  de  l'enfance attachée à moi, à nous, à ce qui fut nous. A ta maison. A ta chambre. A tes chats. A tes souvenirs et à ce temps qui passe et ne repassera pas. J'ai bien senti ce pincement au bout de tes lèvres qui disait ... déjà ! Comme si chaque heure qui passe t'éloignait un peu plus de moi. De nous, ce qui fut nous. Mais tu le sais pourtant, que nous serons toujours attachées nous deux. Tu le sais pourtant que le temps ne tue pas les moments merveilleux.
La complicité attachée à la chaine du coeur qui bat. La  duplicité à celle de nos communs combats. Et la fusionalité à tous nos éclats. Depuis ce jour où tu as illuminé le ciel de nos vies à tous les 3, nous avons toujours cherché le meilleur pour toi. Peut -être a -t-on failli. Et si c'est le cas, je t'en demande pardon. Pardon de n'avoir pas vu. Pardon de n'avoir pas su. Pardon de n'avoir pas pu. Pardon de n'avoir été qu'imparfaite quant tu méritais la perfection. Pardon de n'avoir été qu'humaine quand tu méritais l'absolu.
Je ne rattraperai jamais ce temps perdu mais qui s'en est allé sans que je ne m'en aperçoive. Pardon d'avoir laisser filer ces doux instants où nous étions toi et moi à l'unissons et qu'il aurait fallu garder précieusement pour qu'ils durent encore jusqu'à la nuit des temps.
 Je t'aime mon bébé. Plus que je n'ai jamais aimé. Pars tranquille. Vas. Suis ta route, tu peux toujours compter sur moi.

5 commentaires:

  1. Réponses
    1. Merci Anne. Souvent je pense à toi avec les tiens qui partent aussi ou sont sur le point de partir. Je me dis que les mères ont quand même du courage !

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  2. J'ai été si émue en lisant tes mots, Délia. Et quelle résonance, tu t'en doutes, d'ailleurs c'est un des premiers sujets qu'on a abordés toi et moi... Mais au moins la séparation se fait relativement en douceur... pas de cassure comme ça arrive quelquefois.
    "Mes chers parents je pars, je vous aime mais je pars...."
    Eh oui. Il faut bien qu'un jour ou l'autre le fruit mûr se détache de l'arbre qui l'a porté.
    Sois heureuse, Ponette.
    Et toi Délia, tu es toute triste et chamboulée pour l'instant, mais tu es une maman, alors c'est bien normal. Dis toi juste que ça ne sera pas toujours comme ça, que dans quelques temps la chape qui te plombe le coeur va s'alléger. Et puis elle ne part pas si loin ta Ponette :-) Essayons de lister tous les points positifs :-)
    Mille gros bisous d'amitié.

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  3. Je crois que je n'ai jamais laissé de message mais là tu me fais presque pleurer alors je te dis que je te comprends (j'ai vécu cela 3 fois...)...et c'est très beau ce que tu écris...

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  4. Manou et Ambre, l'émotion m'empêche de vous répondre, là. Je le ferai plus tard.

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Rire aux larmes

Je l’ai repérée, voire reconnue, tout de suite. Elle m’a évidemment ramené à l’époque où je ne pensais pas à des tas de choses sans intérêt....