Hugo Barahona

Hier la Ponette est partie avec son amoureux, vers la capitale. Je pensais faire du tourisme. Ce qui est agréable en cette saison. Flaner le long des quais, redécouvrir des lieux familiers, évocateurs de souvenirs d'enfance. De sa tendre enfance puisque c'est une vraie parisienne de naissance.  Comme Montmartre, théatre de notre périple ô combien heureux. La Seine et l'ile de la Cité, Notre Dame, le Luxembourg, Montparnasse où nous aimions aller, Les buttes Chaumont ou bien encore le jardin des plantes, Vincennes, le canal Saint Martin .... Il y a tant de choses ! Chaque quartier est évocateur d'un souvenir particulier. Y compris les couloirs du métro. Nous aimions prendre le métro. Moyen de transport rapide, efficace et qui plus est, allie facilité et proximité.


Un de nos souvenirs communs est notre rencontre avec l'immense artiste qu'est Hugo Barahona. Les  inconditionnels de la butte le connaissent bien, car il est un des habitués de la place du Tertre où chacun peut découvrir de jolis morceaux de musique Sud américaine, magnifiquement joués à la harpe dont il est le spécialiste. J'emprunte ici, un morceau au net, car impossible pour moi de retrouver un morceau de ma collection personnelle, pour vous le faire découvrir ; (mais vous le savez, je ne suis pas très douée !)
Nous en parlons souvent toutes les deux et les larmes me viennent aux yeux.
La première fois que je l'ai entendu, c'était dans un couloir du métro à République. Je ne sais plus où je me rendais. Il jouait un  morceau intitulé Songoro. Je tombais immédiatement sous le charme. Je m'arrêtais à sa hauteur et après avoir écouté un ou deux morceaux, il s'arrêta un moment pour reposer son bras. Nous avions échangés brièvement quelques mots et je lui avais acheté une cassette (c'était courant à l'époque et je n'avais pas de chaine hi-fi, la première que j'eus me fut offerte par les camarades lors de mon départ de Paris. Elle marche encore à la perfection.).
La fois suivante, j'étais avec la toute petite Ponette, nous avions décidé d'une balade dans Paris. Quand j'entendis le son mélodieux de la harpe, je lui dis : "vite, c'est Barahona, allons l'écouter" et nous nous mîmes à courir comme de petites folles à travers les couloirs, c'était à Châtelet cette fois. Arrivées à sa hauteur, nous l'avons regardé religieusement jouer. Quand il eut terminé son morceau de musique, nous avons discuté un moment puis il nous proposa d'en choisir un nouveau pour nous rien que pour nous ! Vous vous rendez compte, il a joué rien que pour nous ! J'ai voulu lui acheter un CD. Celui qu'il me proposa était le second qu'il avait enregistré, merci lui dis-je, j'ai déjà le premier"." Je sais, je me souviens" me dit il ! Non seulement il a joué pour nous, mais en plus il se souvenait de moi. Extraordinaire !!
Bien d'autres souvenirs  ont émaillés notre vie Parisienne. En 20 ans, vous pouvez bien penser. Avec les enfants nous allions souvent au jardin des plantes. Mon grand se régalait en admirant les oiseaux et les ours. Nous partions de bonne heure et faisions notre tournée au zoo, puis au musée. Parfois nous faisions suivre un pic nique, souvent, seulement un goûter.
Quand depuis ma province je dus revenir pour les besoins de la cause que je défendais ou pour mon travail, je descendais à Austerlitz et parcourais souvent à pied jusqu'à Montparnasse le trajet qui me séparait de la gare du lieu où je me rendais. J'empruntais naturellement le chemin du jardin des plantes.
 Cela me manque aujourd'hui. Je n'ai jamais re-rencontré Barahona. Reviendrais je un jour, dans ces lieux que j'aimais ?


8 commentaires:

  1. j'avais pas vu ton nouvel article j'étais partie au marché. Séquence souvenirs et émotions. Cela m'arrive aussi quelquefois quand je retourne sur des lieux anciens lieux de ma naissance par exemple ou de mon enfance.On est toutes un peu nostalgique du passé quand on se retourne en arrière. Mais ce sont de bons souvenirs alors ça fait du bien et met du baume au cœur. Pour la recherche d'appart patience ça viendra, mais il est vrai que c'est pas facile à trouver dans ce secteur. j'ai écouté la vidéo agréable à écouter et apaisant. bOnne journée ensoleillée. Bisous;

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    1. Marie Jeanne, j'ai répondu à ton com, c'est après la réponse que j'ai faite à Heure Bleue, je pense que nos messages se sont télescopés !

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  2. Je vais souvent à Montmartre, j'y achète parfois mon pain, j'ai pris le métro et souvent j'ai du changer à République.
    Je ne l'ai jamais vu.
    J'irai vérifier Place du Tertre et je te le dirai.

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    1. Merci Heure Bleue, Place du tertre ou en haut des escaliers de la butte, c'est là qu'il se met le plus souvent. Donnes moi de ses nouvelles, et s'il a d'autres oeuvres à son actif, où est ce qu'on peut les trouver (je suis exigeante, hein !) A l'époque dont je parle, c'est à dire il y a plus de 20 ans, il avait un contrat avec la RATP pour jouer dans le métro. Certains artistes le faisaient, cela donnait un charme spécial aux trajets parisiens. Tu parles d'acheter le pain là bas, tu es près de la butte ? J'achetais le mien rue Marcadet, à l'angle de la rue Ramey, il y avait là une boulangerie où on trouvait un très bon pain de campagne, cuit au feu de bois. Le boulanger était Aveyronnais. Sa spécialité était la fouace avec fruits confits, angélique et fleur d'oranger. Je n'en ai jamais mangé de meilleure ; on faisait la queue loin parfois, certains jours. Mais quel régal !

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  3. Je crois que c'est le lot de tout le monde et j'allais dire heureusement, car cela signifie qu'on a tous eu des jolis moments.
    Pour l'appartement, on dit chez moi, patience, la queue du chien est bien venue ! (comme je sais ta tendresse pour les chiens lol!) Sinon, elle est à Paris pour la journée et pour le salon de la BD japonaise ( tu sais ce que lisent les jeunes, des mangas, ils disent) sinon il est quand même plus facile de se loger à Limoges qu'à Paris, mais il y manque Montmartre, Barahona et plein d'autres choses encore ! Bisous et bon weeck end si on ne se recroise pas par ci ou par là.

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  4. Justement le bon pain par exemple, les tripes de la rue des Abbesses aussi dont le commerce était tenu par les parents d'un copain à nous. Les glaces Bertillon, le boucher Limousin de la rue Mont-orgueil et les crêpes banane chocolat de la crêperie Belgrand rue du même nom dans le 20°.... tant d'autres choses dont j'ai encore l'eau à la bouche rien que d'y penser.

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  5. Que de souvenirs remontent en moi quand j'écoute ce morceau, et quand je lis tes commentaires, il y avait aussi les pizzas de l'avenue michelet en bas de chez nous, les sorties au zoo et à l'aquarium de vincenne. Les jeux dans le parc en bas de l'immeuble.
    La ponette

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  6. Le zoo de Vincennes ! tu te souviens ? ton frère me demandait tout le temps d'y aller, il voulait à tout prix savoir pourquoi on donnait des sous aux crocodiles ! il y avait aussi celui de Thoiry et celui d'Attilly où nous allions parfois, ainsi que le parc de Chantereine. Te souviens tu aussi les mercredi en revenant de Robert Debret ? S'il faisait beau nous restions pic niquer aux Buttes Chaumont. Nous prenions alors le PC depuis la porte de Clignancourt . Au retour nous faisions le trajet à pied depuis la porte de Cli jusqu'à la maison. Et puis il y avait l'école, parfois Christiane ou Madeleine vous récupérait et vous gardait jusqu'à notre retour à ton père ou à moi. Et puis il y avait Caline qui s'échappait par le balcon de la salle à manger. La voisine la découvrait sur son canapé où elle faisait parfois ses griffes. Nos WE à Sognes, nos départs en vacances, la voiture chargée à bloc et les embouteillages du retour ! Tant de choses en effet. Bisous La Ponette, bonne nuit.

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Rire aux larmes

Je l’ai repérée, voire reconnue, tout de suite. Elle m’a évidemment ramené à l’époque où je ne pensais pas à des tas de choses sans intérêt....